Forum Opéra

Musique à la cour d’Espagne à Dijon

Partager sur :
Brève
31 janvier 2014
Musique à la cour d’Espagne à Dijon

A l’égal de Jordi Savall, même si sa notoriété n’est pas comparable, Luis Antonio Gonzalez et son ensemble Los Musicos de Su Alteza défrichent avec patience et soin le répertoire baroque ibérique. Sous l’intitulé « Musique à la Cour d’Espagne », avant de se produire à Gand, ils faisaient étape à Dijon où l’on affichait complet. Assurée au clavecin ou à l’orgue, avec un violoncelle baroque, la basse continue s’enrichit d’une harpe, baroque elle aussi, qui lui confère une couleur très particulière. Torres, Cabanilles, Duron, Valls, Martin y Coll et Martinez de la Roca nous ont laissé de belles pages défendues ici avec conviction par Olalla Aleman, soprano à la voix chaude, avec un splendide médium. On aimerait l’écouter aussi dans Cavalli et ses contemporains italiens. Le concert s’achevait par l’aria finale d’une cantate longtemps attribuée à Haendel, qui n’en était que le copiste. Les pièces retenues, toutes profanes, appartenant au début du XVIIIe siècle traduisent la richesse et la variété des influences subies par une Espagne convoitée par les puissances européennes, rivales. Ces œuvres pratiquement inconnues, et cet ensemble rare, qui ne se produit guère que dans les festivals spécialisés, ont rassemblé un public nombreux qui n’a pas mesuré ses ovations. [Yvan Beuvard]

Musique à la cour d’Espagne. Los musicos de Su Alteza. Olalla Alemán (soprano), Pedro Reula (violoncelle), Manuel Vilas (Harpe baroque espagnole), Luis Antonio González (clavecin, orgue, direction musicale). Dijon, mercredi 29 janvier 2014

Commentaires

VOUS AIMEZ NOUS LIRE… SOUTENEZ-NOUS

Vous pouvez nous aider à garder un contenu de qualité et à nous développer. Partagez notre site et n’hésitez pas à faire un don.
Quel que soit le montant que vous donnez, nous vous remercions énormément et nous considérons cela comme un réel encouragement à poursuivre notre démarche.

Nos derniers podcasts

Nos derniers swags

Plus qu’un témoignage, une somme capitale
LivreSWAG

Les dernières interviews

Les derniers dossiers

Zapping

Vous pourriez être intéressé par :

De ce chef-d’œuvre de l’opéra russe, il n’existe qu’une quinzaine d’enregistrements disponibles au disque, l’essor du DVD expliquant en partie ce phénomène pour les dernières décennies du XXe et les premières du XXIe siècle (avec notamment les versions Gergiev/Carsen de 2008 et tout récemment Altinoglu/Pelly de 2025). En CD, plus encore que Solti 1974, Levine 1987 ou Bychkov 1992, c’est cet enregistrement déjà ancien qui nous semble réunir les qualités principales requises pour rester aujourd’hui encore au sommet de la discographie.
Brève
[themoneytizer id="121707-28"]