Dimanche 25 janvier en matinée, le Teatro San Carlo a connu un de ces instants qui font les grandes heures de l’Opéra. Portée par la présence de Ludovic Tézier, impérial en Nabucco, et par l’Abigaille toutes griffes dehors de Marina Rebeka, la représentation* a trouvé son point d’incandescence dans l’incontournable « Va, pensiero » applaudi avec tant de ferveur que le chef d’orchestre, Riccardo Frizza l’a bissé, à la demande répétée du public (la seconde interprétation s’est d’ailleurs avérée supérieure à la première en termes de nuances et d’intentions, de l’attaque initiale à l’extinction de la dernière note accueillie dans un silence extatique – alors que précédemment, elle avait été interrompue par les acclamations).
*Cette représentation ne fera pas l’objet de compte rendu, les délais d’accréditation dans certains opéras en Italie ne permettant pas d’organiser à l’avance les déplacements et l’hébergement pour bénéficier de meilleures conditions financières (pour rappel, ces frais sont entièrement à la charge de nos rédacteurs, tous bénévoles).

