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Notre disque du mois : le legs Sutherland

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Brève
3 février 2026
La Stupenda forever

Et de trois ! Après un coffret consacré à ses récitals puis une première fournée d’intégrales (1959-1970), ce nouvel arrivage, qui réunit les intégrales lyriques que Joan Sutherland a gravées pour DECCA entre 1971 et 1988, ne pouvait évidemment pas laisser indifférents les membres de la rédaction. Entourée du gratin du chant de l’époque (Pavarotti, Bergonzi, Domingo, Aragall, Caballé, Horne, Ludwig, Gobbi, Milnes, Ramey…), la Stupenda nous offre ici des incarnations définitives, que ce soit chez Bellini (La Somnambule, Norma, Les Puritains), Donizetti (Lucia di Lammermoor, Maria Stuarda, Anna Bolena, Lucrezia Borgia), Verdi (Ernani, I masnadieri, Rigoletto, Le Trouvère, La Traviata) ou Puccini (étonnantes Suor Angelica et Turandot), avec quelques incursions dans des répertoires moins attendus (Le roi de Lahore et Esclarmonde de Massenet, L’Oracolo de Leoni, et The Beggar’s Opera de Pepusch) – et j’en passe ! Nous vous renvoyons au compte-rendu très complet de Jean-Michel Pennetier pour davantage de précisions sur cette somme, véritable pierre de touche de la discothèque de tout lyricomane.

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De ce chef-d’œuvre de l’opéra russe, il n’existe qu’une quinzaine d’enregistrements disponibles au disque, l’essor du DVD expliquant en partie ce phénomène pour les dernières décennies du XXe et les premières du XXIe siècle (avec notamment les versions Gergiev/Carsen de 2008 et tout récemment Altinoglu/Pelly de 2025). En CD, plus encore que Solti 1974, Levine 1987 ou Bychkov 1992, c’est cet enregistrement déjà ancien qui nous semble réunir les qualités principales requises pour rester aujourd’hui encore au sommet de la discographie.
Brève
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