La question du « black face » et des minorités passe une étape supplémentaire ! C’est à Toronto, dans l’opéra dont Alexander Neef a encore la charge, que l’affaire se joue. La saison s’ouvrait par Turandot mis en scène par Robert Wilson, une production déjà vue à Madrid, sans polémique aucune. Mais l’on apprend dans un article de CBC News (média public canadien) que le metteur en scène et des conseillers du comité pour la « l’équité, la diversité et l’inclusion » ont choisi de simplement changer les noms jugés offensant des Masques du dernier chef d’œuvre de Puccini, situé dans une chine de conte de pacotille. « L’art doit être inclusif » assène Bob et voici donc Ping, Pong et Pang renommés Jim, Bob et Bill… Instruit de ce fait, on ne saurait que recommander aux institutions nord-américaines, en proie à des enjeux de société bien différents de ceux qui travaillent les nôtres européennes et à des publics bien plus sensibles sur ces enjeux, de suivre les recommandations les plus virulentes de leurs « comités » et de simplement cesser de représenter les œuvres qu’elles jugent problématiques au lieu de les défigurer par bienséance puritaine. Reste aussi la possibilité de créer de nouvelles œuvres pour questionner. En vrac, voici des enjeux forts, capables de faire d’excellents livrets : le racisme institutionalisé, le génocide des populations natives américaines et surtout le puritanisme automatisé qui désormais traque les tétons de femmes sur Instagram, entre autres manifestations sordides.
On repeint Turandot : « L’art doit être inclusif »
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Brève
4 octobre 2019
On repeint Turandot : « L’art doit être inclusif »
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