En ce calme lundi de Pentecôte, chômé pour la plupart d’entre nous, Google glisse par hasard sur notre écran une photo de Luciano Pavarotti, toute langue sortie, sur l’épaule dénudée de Renata Scotto. Nos lecteurs, plus incollables que nous, trouveront l’année, la scène et l’opéra correspondant à l’image. Ce cliché est l’occasion de revenir, non sur les hauts et les bas de la relation entre les deux chanteurs, déjà abondamment commentée depuis une fameuse Gioconda en 1978 à San Franciso, mais sur l’artiste phénoménal que fut Luciano Pavarotti. Physique d’ogre, personnalité généreuse, voix radieuse, recordman des ventes de disques et des rappels – le Guiness en dénombre 165 à Berlin le 24 février 1988 à l’issue d’une représentation de L’elisir d’amore… Rien ne saurait expliquer un tel phénomène mais puisque l’on parle de langue, une des raisons de la santé vocale du ténor, pour bon nombre d’experts, vient de ce qu’il n’a interprété que des opéras en italien. Pour d’autres, ce refus de de chanter dans un autre langage que le sien tenait surtout à sa paresse légendaire. Pfft… ! Les mauvaises langues !
Pavarotti n’avait pas sa langue dans sa poche
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Brève
5 juin 2017
Pavarotti n’avait pas sa langue dans sa poche
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Boesmans – dont on s’apprête à fêter le 90e anniversaire de la naissance – n’était a priori pas favorable à ce que ses opéras paraissent sans support visuel. C’est qu’une grande partie de son travail naît de la rencontres d’artistes du visible, comme ici le dramaturge Luc Bondy ou le décorateur Erich Wonder.
Relativement délaissé par le disque pendant plusieurs décennies, à l’image des maisons d’opéras, Simon Boccanegra connaît désormais une floraison de publications, essentiellement tirées d’enregistrements publics (on ne compte que 6 intégrales en studio). Mais quelles que soient leurs qualités, elles n’égalent pas le classique qu’est devenu l’enregistrement dirigé par Claudio Abbado voici presque 50 ans, en marge de représentations légendaires à la Scala de Milan mises en scène par Giorgio Strehler.
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