Forum Opéra

Philippe Jaroussky, l’Orfeo de Naples

Partager sur :
Brève
26 mars 2018
Philippe Jaroussky, l’Orfeo de Naples

Du 22 mai prochain au 2 juin au Théâtre des Champs-Elysées puis les 8 et 10 juin à Versailles, Philippe Jaroussky chantera l’Orfeo de Gluck mis en scène par Robert Carsen et dirigé par Diego Fasolis non dans sa version de Vienne pour alto, de Paris pour ténor ou de Berlioz pour contralto mais dans une version moins connue dite de Naples datée de 1774. Le rôle d’Orfeo y est transposé pour castrat aigu et celui d’Eurydice pour soprano colorature. Outre ces changements de tessiture, divers remaniements modifient le visage de l’ouvrage, telle la substitution de l’air « Che fiero tormento » par un autre air attribué à l’aristocrate dilettante Diego Naselli. Altération de notes, de tonalités, d’instrumentation, de tempos et de dynamiques contribuent à engendrer une partition à la fois entièrement reconnaissable et pourtant différente. En plus des représentations prato-elyséennes et versaillaises, un enregistrement à paraître chez Erato donnera à apprécier cette nouvelle version à une différence près. Ce n’est pas Patricia Petibon qui y interprètera le rôle d’Eurydice comme sur scène mais Amanda Forsythe.

Addendum : c’est finalement la version de Vienne qui a été retenue pour les représentations au Théâtre des Champs-Elysées et à Versailles. L’enregistrement Erato, seul, permettra de découvrir la version de Naples.   

Commentaires

VOUS AIMEZ NOUS LIRE… SOUTENEZ-NOUS

Vous pouvez nous aider à garder un contenu de qualité et à nous développer. Partagez notre site et n’hésitez pas à faire un don.
Quel que soit le montant que vous donnez, nous vous remercions énormément et nous considérons cela comme un réel encouragement à poursuivre notre démarche.
Philippe Jaroussky © DR

Nos derniers podcasts

Nos derniers swags

Plus qu’un témoignage, une somme capitale
LivreSWAG

Les dernières interviews

Les derniers dossiers

Zapping

Vous pourriez être intéressé par :

Si l’on en croit le précieux site OpéraDIS(cography), il n’existe qu’une trentaine d’enregistrements du Guillaume Tell de Rossini, presque tous captés sur scène, en concert ou à la radio : on ne compte que deux enregistrements en studio, l’un en italien (Chailly chez Decca) et l’autre dans la version originale en français (Gardelli chez EMI/Warner). Les deux appartiennent à la décennie 1970 et c’est bien le moment où l’on a commencé à observer un basculement : après des décennies d’enregistrements en italien, c’est le retour à la version en français. Cette dernière s’impose depuis 50 ans et singulièrement depuis le début des années 2000.
Brève
Les enregistrements de La Bohème poussent comme herbes folles dans les prés. Qu’un ténor émerge, qu’une soprano se fasse remarquer, et a fortiori que les deux s’accordent et aient une frimousse passable, La Bohème est pour eux, avec comparses obligés et orchestre de rencontre.
Brève
[themoneytizer id="121707-28"]