Maraïna, un opéra de Jean-Luc Trulès créé à La Réunion en novembre 2005, fait des vagues outre-mer. Sa représentation gratuite, vendredi 31 octobre, à Saint-Paul, paisible chef lieu d’arrondissement de l’ex île Bourbon, a mis en ébullition le dernier conseil municipal. C’est le coût de l’opération – 117 000 € – qui a provoqué la colère des élus de l’opposition. Clicanoo, le journal de l’île de la Réunion, raconte que, face à la levée de boucliers, le député-maire, Huguette Bello, s’est lancée « dans un grand plaidoyer pour l’opéra et le chant lyrique, citant Nietzsche et Pavarotti et soulignant sa volonté d’ouvrir Saint-Paul à toutes les musiques ». Arguments philanthropiques qui n’ont pas convaincu ses détracteurs. Très vite, la discussion a viré au vinaigre et l’épouvantail du colonialisme brandi. Il a fallu pour calmer les esprits que Suzelle Boucher, nouvelle élue à la culture, s’exclame : « La culture gratuite, ça n’a pas de prix ! ». Qui a dit que l’art lyrique était moribond ? Christophe Rizoud
Polémique à La Réunion autour de Maraïna
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Brève
30 octobre 2009
Polémique à La Réunion autour de Maraïna
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De ce chef-d’œuvre de l’opéra russe, il n’existe qu’une quinzaine d’enregistrements disponibles au disque, l’essor du DVD expliquant en partie ce phénomène pour les dernières décennies du XXe et les premières du XXIe siècle (avec notamment les versions Gergiev/Carsen de 2008 et tout récemment Altinoglu/Pelly de 2025). En CD, plus encore que Solti 1974, Levine 1987 ou Bychkov 1992, c’est cet enregistrement déjà ancien qui nous semble réunir les qualités principales requises pour rester aujourd’hui encore au sommet de la discographie.
Si Les Troyens de Berlioz ont dû attendre une soixantaine d’années pour être joués dans leur intégralité, selon les intentions du compositeur, les maisons de disques n’ont jamais délaissé le magnus opus lyrique de l’enfant terrible du romantisme français.
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