Ce ne fut qu’un bref passage. Renée Fleming chantait hier soir Les Quatre derniers Lieder à Paris, au Théâtre des Champs-Elysées, en première partie d’une soirée dont la Symphonie Alpestre du même Richard Strauss formait le plat de résistance. Une vingtaine de minutes scintillantes telle la robe émeraude de la soprano qui aborde le cycle à la manière d’un voyage sentimental dont Frühling (Printemps) marquerait la première étape lumineuse et Im Abendrot (Au crépuscule) le point final mélancolique. L’expression du visage, autant que la voix, raconte ce voyage en forme de courbe déclinante, le sourire de moins en moins radieux et le regard de plus en plus translucide au fur et à mesure que défile le paysage mélodique. Est-ce Renée Fleming d’ailleurs que le public acclame ou l’image de Renée Fleming immuable, élégante et sereine. Les souvenirs jaillissent les uns après les autres comme pour compenser ce que le chant n’offre pas tout à fait. Ici une inflexion désenchantée que l’on dirait empruntée à la Maréchale, là la douceur liquide de Rusalka et ce timbre toujours onctueux qui se soustrait encore aux règles imposées par le temps. Malheureusement, l’imagination seule ne peut pallier ce que la direction apathique de Christian Thielemann, à la tête de la Staatskapelle de Dresde, ne suscite pas. Aux applaudissements succèdent les applaudissements sans qu’un bis n’en récompense la ferveur.
Renée Fleming scintillante et acclamée à Paris
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Brève
20 mai 2017
Renée Fleming scintillante et acclamée à Paris
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