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Rinaldo au cirque ou au pensionnat ?

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Brève
28 juillet 2014
Rinaldo au cirque ou au pensionnat ?

Il paraît désormais bien difficile de monter un opéra de Haendel sans en transposer les données dans un univers tout autre. Paris a eu son Jules César au musée du Caire, mais cet été, le public britannique a le choix entre deux versions de Rinaldo où le monde des Croisades disparaît au profit de l’évocation d’un milieu a priori sans rapport. A Glyndebourne à partir du 9 août, on s’apprête à reprendre la production de Robert Carsen, qui fait du héros une sorte de Harry Potter soucieux de défendre son Almirena à lunettes contre de méchants profs sado-masos (voir notre compte rendu du DVD Opus Arte). Et à Longborough (Gloucestershire), dans une petite salle accueillant tout juste cinq cents spectateurs, Rinaldo vu par la metteuse en scène Jenny Miller se déroule sous un chapiteau, parmi les clowns ; le héros éponyme est un athlète, Goffredo devient Monsieur Loyal et Argante un dresseur de tigres. Après ces deux représentations de Rinaldo qui ont conclu l’édition 2014 (Tosca et Le Barbier de Séville), le festival de Longborough s’apprête à proposer l’an prochain rien moins que Tristan et Isolde.

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Rinaldo à Longborough © DR

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De ce chef-d’œuvre de l’opéra russe, il n’existe qu’une quinzaine d’enregistrements disponibles au disque, l’essor du DVD expliquant en partie ce phénomène pour les dernières décennies du XXe et les premières du XXIe siècle (avec notamment les versions Gergiev/Carsen de 2008 et tout récemment Altinoglu/Pelly de 2025). En CD, plus encore que Solti 1974, Levine 1987 ou Bychkov 1992, c’est cet enregistrement déjà ancien qui nous semble réunir les qualités principales requises pour rester aujourd’hui encore au sommet de la discographie.
Brève
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