Toujours plus de politiquement correct à l'opéra

Par Laurent Bury | jeu 12 Octobre 2017 | Imprimer

Une fois de plus, le politiquement correct frappe le monde de l'opéra. Alors qu'il deviendra bientôt impossible de confier Aïda à une soprano non-africaine et que l'on préfère désormais ne plus passer les Otello européens au brou de noix, les représentations de The Golden Dragon, de Peter Eötvös, proposées par Music Theatre Wales ont suscité outre-Manche l'indignation de certaines personnalités bien-pensantes. Cet opéra de chambre, censé se dérouler dans un restaurant chinois, et dont les personnages sont asiatiques, est actuellement interprété par des chanteurs « caucasiens », ce qui scandalise notamment la metteuse en scène Kumiko Mendl. Apparemment, l'absence de chanteurs asiatiques serait plus acceptable si au moins quelques non-blancs issus d'autres continents figuraient dans la distribution. Avis aux directeurs de casting, qui ont du souci à se faire la prochaine fois qu'ils voudront recruter pour Butterfly ou Turandot