Les temps sont durs pour l’Opéra de Vienne. Pour la saison prochaine, Dominique Meyer annonce seulement six nouvelles productions, dont bien peu suscitent un fol enthousiasme : on remarque Trois sœurs de Peter Eötvös, mais avec trois femmes dans les rôles initialement prévus pour des contre-ténors (parce que cela ne plairait pas au public autrichien ?), un nouveau Macbeth où Alain Altinoglu et Ludovic Tézier défendront les couleurs de la France, L’Affaire Makropoulos vue par Peter Stein, une Turandot et un Hänsel et Gretel, plus un opéra pour enfants en création mondiale. On se tournera donc avec intérêt vers les reprises, qui permettront d’entendre, entre autres, Anna Netrebko en Tatiana, Edita Grubevora en Anna Bolena, Véronique Gens dans La Clémence de Titus et dans Alceste, Anja Harteros en Maréchale, en Arabella et en Elisabeth de Valois, Jonas Kaufmann, Angela Gheorghiu et Bryn Terfel dans l’inusable (?) Tosca de Margherita Wallmann, Nina Stemme et Anne Schwanewilms dans Elektra, Krassimira Stoyanova dans Roussalka, Un bal masqué et Ariane à Naxos, Juan Diego Flórez en Roméo et en duc de Mantoue, Jean-François Borras en Rodolfo, Olga Peretyatko en Gilda, Diana Damrau en Manon… De quoi bien occuper vos soirées si vous êtes de passage à Vienne la saison prochaine, en tout cas. Et à condition d’être patient, la rumeur nous promet du miraculeux d’ici quelques saisons, puisque Jonas Kaufmann devrait faire en 2019 sa prise de rôle en Empereur dans La Femme sans ombre, avec Nina Stemme en Teinturière, le tout dirigé par Christian Thielemann.
Vienne 2015-16, les reprises vaudront peut-être mieux que les nouveautés
Partager sur :
Brève
9 avril 2015
Vienne 2015-16, les reprises vaudront peut-être mieux que les nouveautés
Commentaires
VOUS AIMEZ NOUS LIRE… SOUTENEZ-NOUS
Vous pouvez nous aider à garder un contenu de qualité et à nous développer. Partagez notre site et n’hésitez pas à faire un don.
Quel que soit le montant que vous donnez, nous vous remercions énormément et nous considérons cela comme un réel encouragement à poursuivre notre démarche.
Nos derniers podcasts
Nos derniers swags
Plus qu’un témoignage, une somme capitale
LivreSWAG
Les dernières interviews
Les derniers dossiers
Zapping
Vous pourriez être intéressé par :
De ce chef-d’œuvre de l’opéra russe, il n’existe qu’une quinzaine d’enregistrements disponibles au disque, l’essor du DVD expliquant en partie ce phénomène pour les dernières décennies du XXe et les premières du XXIe siècle (avec notamment les versions Gergiev/Carsen de 2008 et tout récemment Altinoglu/Pelly de 2025). En CD, plus encore que Solti 1974, Levine 1987 ou Bychkov 1992, c’est cet enregistrement déjà ancien qui nous semble réunir les qualités principales requises pour rester aujourd’hui encore au sommet de la discographie.
Si Les Troyens de Berlioz ont dû attendre une soixantaine d’années pour être joués dans leur intégralité, selon les intentions du compositeur, les maisons de disques n’ont jamais délaissé le magnus opus lyrique de l’enfant terrible du romantisme français.
[themoneytizer id="121707-28"]


