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Yes indeed, Yes we can, à Paris

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Brève
8 janvier 2016
Yes indeed, Yes we can, à Paris

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Les amateurs de vieilles cires connaissaient « Moi je cherche un emploi » enregistré dès 1928 par Arletty. Felicity Lott et Julie Fuchs nous avaient bien donné envie d’en savoir plus sur une œuvre dont elles avaient gravé l’air emblématique. On en rêvait, Les Frivolités Parisiennes l’ont fait : Yes ! de Maurice Yvain renaît de ces cendres, et il s’agit là incontestablement du spectacle le plus abouti que cette troupe ait livré. D’abord, l’opérette elle-même est un petit bijou, sur un livret habilement troussé  par Pierre Soulane et Roger Pujol d’après leur propre roman Totte et sa chance. La musique d’Yvain se situe au même niveau que ses chefs-d’œuvre reconnu, Ta bouche qui fit les beaux soirs des Brigands en 2005, ou Pas sur la bouche cher à Alain Resnais ; les lyrics sont eux aussi à la hauteur de la réputation d’Albert Willemetz, qui n’est plus à faire. Mais le meilleur, c’est que le spectacle est une réussite totale : la restitution de la version initiale pour deux pianos est totalement convaincante, la mise en scène imprime à cette soirée un rythme qui ne se relâche pas une seconde, et les chorégraphies sont parfaitement maîtrisées. Composée de brillants chanteurs-acteurs, la distribution ravit. Plus pétillante que jamais, Sandrine Buendia confirme ici les dons éclatants qu’elle avait déjà eu l’occasion de manifester avec les Frivolités parisiennes. L’inénarrable Charlène Duval est extraordinaire dans un personnage à la Carmen Miranda. Il faudrait tous les citer, tant chacun de leurs partenaires caractérise admirablement son rôle. Encore deux représentations, mais il faut espérer qu’il y en aura bientôt d’autres. Toute absence serait injustifiable, et vous regretterez longtemps de ne pouvoir dire vous-même : « J’étais là, telle chose m’advint »…

 

Yes, mise en scène Christophe Mirambeau, direction musicale Jean-Yves Aizic, les 7, 8 et 9 janvier, au Café de la Danse

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© Louis Barsiat

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