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KUHNAU, Complete Sacred Works

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CD
16 janvier 2026
Une nouvelle somme, à découvrir

Note ForumOpera.com

4

Infos sur l’œuvre

 

 

Détails

Johann Kuhnau
Complete Sacred Works

CD 1

Es steh Gott auf (cantate de Pâques), 1703

Mein Alter kommt, ich kann nicht sterben (cantate pour la purification de Marie), 1696

Daran erkennen wir, dass wir in Ihm bleiben (Cantate de Pentecôte)

Welt adieu, ich bin dein müde (cantate pour le 24ème dimanche après la Trinité)

Tristis est anima mea

Wenn ihr fröhlich seid an euren Festen (cantate de Pâques), 1716

CD 2

Lobe den Herren, meine Seele (cantate d’après le psaume 103)

Christ lag in Todes Banden (Cantate de Pâques), 1693

Gott, der Vater, wohn uns bei (Cantate de la Trinité)

Lobe den Herrn, meine Seele (cantate pour le 7ème dimanche après la Trinité, d’après le psaume 103), 1722

Schmücket das Fest mit Maien (cantate de Pentecôte)

CD 3

Magnificat, avec interpolation de mouvements de Noël

O heilige Zeit (cantate pour le troisième jour de Noël) *

O heilige Zeit (seconde version)

Frohlocket, ihr Völker, und jauchzet, ihr Heiden (cantate pour le premier jour de Noël) *

CD 4

Ich  hebe meine Augen auf (cantate d’après le psaume 121)

Missa brevis

Ach Gott, wie lässt Du mich verstarren, aria, 1681

Muss nicht der Mensch auf dieser Erden in stetem Streite sein ?, 1715

In te, Domine, speravi (cantate pour le 13ème dimanche après la Trinité, d’après le psaume 31)

Gott hat uns nicht gesetzt zum Zorn

Was Gott tut, das ist wohlgetan

CD 5

Gott sei mir gnädig nach deine Güte (cantate pour Quniquagésime, d’après le psaume 51), 1705

Ich habe Lust abzuscheiden (cantate pour la purification de la Vierge), 1717

Erschrick, mein Herz, vor dir (cantate pour le 14ème dimanche après la Trinité), 1712

Weicht, ihr Sorgen, aud dem Herzen (cantate pour le 15ème dimanche après la Tinité)

Singet dem Herrn ein neues Lied (cantate d’après le psaume 98)

CD 6

Ihr Himmel, jubiliert, von oben (cantate pour l’Ascension), 1717

Bone Jesu, care Jesu (cantate pour le 13ème dimache après la Trinité), 1690

Ich freue mich im Herrn (cantate pour le 2ème dimanche après l’Epiphanie), 1712

Laudate pueri Dominum (cantate d’après le psaume 113)

Lobet, ihr Himmel, den Herrn (cantate pour l’Ascension)

CD 7

Nicht nur allein am frohen Morgen (cantate pour le second jour de Noël), 1718

Und ob die Feinde Tag und Nacht (cantate pour le 23ème dimanche après la Trinité)

Wie schön leuchtet der Morgenstern (cantate pour le premier jour de Noël)

Uns ist ein Kind geboren (cantate pour le premier jour de Noël)

Die Alte ist vergangen (cantate pour le Jour de l’An)

CD 8

Kommt, ihr Musen

Musik aus der Schauspiel « Von Jacobs doppelter Heyrath »

Spirite clementes

Musik aus dem Schauspiel « In eine Parodie eines neuen Peter Seauenzens von lautern Absurdis Comicis »

Ach Herr, wie sind meiner Feinde so viel (cantate d’après le psaume 3)

Ende gut alles gut (cantate pour le 27ème dimanche après la Trinité), 1778

Drei Arien [Was der Himmel selbsten / Entferne sich, was Unmuh macht / Sacra pellat taeda bella].

 

Opella Musica (Isabel Schicketanz, Heidi Maria Taubert, David Erler, Tobias Hunger, Friedeman Klos)
Camerata Lipsiensis
Direction musicale
Gregor Meyer

8 CD CPO 555 774-2, de 8h 57mn 8 s, enregistrés de 2013 à 2021, à Rötha (Saxe), St.Georgen

(*) premier enregistrement

En dehors du bonheur à retrouver des cantates et œuvres sacrées déjà illustrées par d’autres, comme d’en découvrir de fort belles, gravées pour la première fois, cet enregistrement sous forme de coffret de l’intégrale de œuvres sacrées de Kuhnau est aussi l’occasion de resituer Bach en son temps, et de mesurer combien il est redevable à ses prédécesseurs comme à ses contemporains. Si les attributions sont parfois hasardeuses, malgré le travail des chercheurs, la cantate Uns ist ein Kind geboren est maintenant confirmée comme écrite par Kuhnau dans sa majeure partie, alors que des générations l’ont crue de la main de Bach (BWV 142).  Il en va de même du motet Tristis anima mea, jadis attribué à Bach, qui se serait contenté d’y adapter un texte allemand. De telles confusions attestent bien l’égale qualité d’écriture des deux cantors, et justifieraient à elles seules la redécouverte de son œuvre. Kuhnau apparaît comme un chaînon essentiel entre la grande tradition polyphonique (Lassus entre autres) et son aboutissement ultime.

Nos producteurs n’ont pas pêché par un excès de curiosité puisqu’il aura fallu attendre ces dernières années pour qu’enfin l’œuvre sacrée de Johann Kuhnau soit enfin enregistrée dans sa totalité (1). Ses sonates bibliques étaient fréquemment illustrées, depuis les années soixante, et quelques pages de son œuvre vocale sacrée se trouvaient dans telle ou telle anthologie, mais en dehors du Dresdner Kreuzchor et de rares formations, comme le King’s Consort, il fallait chercher. Kuhnau appartient à la génération précédant immédiatement celle de Bach, Haendel, Telemann et Rameau. Figure majeure du baroque germanique, il fut le prédécesseur immédiat de Bach à la Thomasschule où il fut nommé dès 1684 – un an avant la naissance de Johann Sebastian – pour accéder au poste de cantor en 1701. L’arrivée de Telemann à Leipzig participa à son émulation. Plus de la moitié de son œuvre vocale a disparu, n’ayant pas été publiée, à la différence de ses pièces pour clavier, dont les célèbres Sonates bibliques, qui, avec ses deux livres du Neue Clavier Übung, fondèrent sa renommée. L’entreprise, commencée en 2014 par Gregor Meyer et son équipe, à raison d’une moyenne de cinq cantates par an, s’est achevée sept ans plus tard, pour le trois-centième anniversaire de la mort de Kuhnau (2022). Elle s’appuie sur l’édition critique de Breitkopf & Härtel. C’est seulement maintenant que CPO nous propose l’ensemble de son œuvre sacrée, en un coffret de 8 CD.

Sept cantates au moins usent d’un livret (2) que reprendra Bach, sans oublier le recours à des chorals du corpus luthérien, ni le Magnificat. Voilà déjà matière à susciter la curiosité comme la comparaison. Commençons par ce Magnificat. La première version de celui de son successeur, comme le sien furent écrits pour être chantés à Noël (3). Les deux ouvrages font appel à la même formation, vocale comme instrumentale. Tous deux, à quelques interversions près, suivent le même découpage. Les trois chœurs de circonstance (Vom Himmel hoch, Freut euch und jubiliert, enfin Virga Jesse) figurent en une même place. En dehors des trois arias originales de Bach – le Quia fecit mihi magna (basse), le Deposuit (ténor) et l’Esurientes (alto) – et du chœur final de Kuhnau (Sicut erat in principio) le moule est bien le même, comme la durée globale, dictés par l’usage propre au lieu, aux interprètes. Par-delà la forme, l’écriture porte la marque de chaque personnalité, bien sûr. Bach développe de façon plus ample, et cela se vérifie particulièrement dans les cantates, dont les numéros sont généralement brefs. Même si l’exercice comparatif est malaisé, il faut oublier Wie schön leuchtet der Morgenstern, Christ lag in Todesbanden, et les autres en écoutant la lecture qu’en fait Kuhnau. Le choral, dont la mélodie structure souvent le propos de Bach, se réduit ici au chœur final, auquel l’assemblée est supposée se joindre. Pour autant, le plaisir est bien réel. La musique respire le naturel, la séduction, et la simplicité, malgré son écriture raffinée, parfois recherchée. Les cantates sont d’une surprenante beauté. Leur coupe adopte le modèle bien connu : à l’introduction instrumentale, ou au chœur d’ouverture, succèdent, en alternance, des solos, des récitatifs et des pages chorales, dont, le plus souvent, un choral conclusif.  Les arias, avec da capo, sont d’un lyrisme affirmé. Les chœurs font alterner passages homophones et fugués, pour une expression dramatique proche de celle de Bach, et l’on mesure ainsi combien ce dernier doit à ses maîtres comme à ses contemporains.

Les motets, dont l’écriture vocale est le plus souvent à 5 voix, s’ils sont majoritairement en allemand, comportent également des pièces en latin. A signaler également une messe brève, le latin n’étant pas totalement banni. A cappella comme avec cordes et basse continue, c’est un bonheur constant que l’ écoute des motets. La variété des formes, des formations et des expressions atteste les qualités de Kuhnau. Les trois Arien, sur lesquelles s’achève le dernier CD, sont autant de bijoux, notamment l’ultime, en écho.

Pratiquement inchangée au fil des enregistrements, l’équipe de solistes n’appelle que des éloges, tant leur maîtrise du discours et leurs qualités vocales sont patentes. Gregor Meyer, sur qui repose la réalisation, à la tête de sa Camerata lipsiensis [de Leipzig], formée au sein de la Musik Hochschule Mendelssohn, s’y montre exemplaire d’engagement et de probité. L’orchestre, d’instruments anciens, répond à tous nos critères interprétatifs et trouve les couleurs et les équilibres propres à valoriser la musique de Kuhnau. Seul regret, l’absence des textes chantés dans une notice succincte, destinée aux seuls germanistes et/ou anglicistes. Un lien vers un site susceptible de receler ces informations aurait été bienvenu.

1. MGG (7/1833) signale les incipits de deux cantates qui font défaut (Ich freue mich im Herrn; Vom Himmel hoch, da komm ich her). N’en aurait-on conservé que le livret ? 
2. Les emprunts à Neumeister sont communs aux deux compositeurs.
3. Un enregistrement de Masaaki Suzuki rassemble les enregistrements de trois Magnificat (Kuhnau, Bach et Zelenka), mais - hélas – pour les deux qui nous intéressent, ils sont amputés des parties liées à la Nativité, comme la seconde version de celui de Bach.

				

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❤️❤️❤️❤️🤍 : Supérieur aux attentes
❤️❤️❤️🤍🤍 : Conforme aux attentes
❤️❤️🤍🤍🤍 : Inférieur aux attentes
❤️🤍🤍🤍🤍 : À oublier

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Mein Alter kommt, ich kann nicht sterben (cantate pour la purification de Marie), 1696

Daran erkennen wir, dass wir in Ihm bleiben (Cantate de Pentecôte)

Welt adieu, ich bin dein müde (cantate pour le 24ème dimanche après la Trinité)

Tristis est anima mea

Wenn ihr fröhlich seid an euren Festen (cantate de Pâques), 1716

CD 2

Lobe den Herren, meine Seele (cantate d’après le psaume 103)

Christ lag in Todes Banden (Cantate de Pâques), 1693

Gott, der Vater, wohn uns bei (Cantate de la Trinité)

Lobe den Herrn, meine Seele (cantate pour le 7ème dimanche après la Trinité, d’après le psaume 103), 1722

Schmücket das Fest mit Maien (cantate de Pentecôte)

CD 3

Magnificat, avec interpolation de mouvements de Noël

O heilige Zeit (cantate pour le troisième jour de Noël) *

O heilige Zeit (seconde version)

Frohlocket, ihr Völker, und jauchzet, ihr Heiden (cantate pour le premier jour de Noël) *

CD 4

Ich  hebe meine Augen auf (cantate d’après le psaume 121)

Missa brevis

Ach Gott, wie lässt Du mich verstarren, aria, 1681

Muss nicht der Mensch auf dieser Erden in stetem Streite sein ?, 1715

In te, Domine, speravi (cantate pour le 13ème dimanche après la Trinité, d’après le psaume 31)

Gott hat uns nicht gesetzt zum Zorn

Was Gott tut, das ist wohlgetan

CD 5

Gott sei mir gnädig nach deine Güte (cantate pour Quniquagésime, d’après le psaume 51), 1705

Ich habe Lust abzuscheiden (cantate pour la purification de la Vierge), 1717

Erschrick, mein Herz, vor dir (cantate pour le 14ème dimanche après la Trinité), 1712

Weicht, ihr Sorgen, aud dem Herzen (cantate pour le 15ème dimanche après la Tinité)

Singet dem Herrn ein neues Lied (cantate d’après le psaume 98)

CD 6

Ihr Himmel, jubiliert, von oben (cantate pour l’Ascension), 1717

Bone Jesu, care Jesu (cantate pour le 13ème dimache après la Trinité), 1690

Ich freue mich im Herrn (cantate pour le 2ème dimanche après l’Epiphanie), 1712

Laudate pueri Dominum (cantate d’après le psaume 113)

Lobet, ihr Himmel, den Herrn (cantate pour l’Ascension)

CD 7

Nicht nur allein am frohen Morgen (cantate pour le second jour de Noël), 1718

Und ob die Feinde Tag und Nacht (cantate pour le 23ème dimanche après la Trinité)

Wie schön leuchtet der Morgenstern (cantate pour le premier jour de Noël)

Uns ist ein Kind geboren (cantate pour le premier jour de Noël)

Die Alte ist vergangen (cantate pour le Jour de l’An)

CD 8

Kommt, ihr Musen

Musik aus der Schauspiel « Von Jacobs doppelter Heyrath »

Spirite clementes

Musik aus dem Schauspiel « In eine Parodie eines neuen Peter Seauenzens von lautern Absurdis Comicis »

Ach Herr, wie sind meiner Feinde so viel (cantate d’après le psaume 3)

Ende gut alles gut (cantate pour le 27ème dimanche après la Trinité), 1778

Drei Arien [Was der Himmel selbsten / Entferne sich, was Unmuh macht / Sacra pellat taeda bella].

 

Opella Musica (Isabel Schicketanz, Heidi Maria Taubert, David Erler, Tobias Hunger, Friedeman Klos)
Camerata Lipsiensis
Direction musicale
Gregor Meyer

8 CD CPO 555 774-2, de 8h 57mn 8 s, enregistrés de 2013 à 2021, à Rötha (Saxe), St.Georgen

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