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Cinq questions à Paolo Arrivabeni

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Interview
5 juin 2024
A l’Opéra de Marseille, Paolo Arrivabeni dirigera dans quelques jours Un ballo in maschera marquant ainsi le vingtième anniversaire de sa présence. 

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A l’Opéra de Marseille Paolo Arrivabeni dirigera dans quelques jours Un ballo in maschera marquant ainsi le vingtième anniversaire de sa présence. 

 Maître, ce Ballo in maschera marque le vingtième anniversaire de votre présence à l’Opéra de Marseille. Comment y êtes-vous arrivé la première fois ?
Je suis venu à l’invitation de la direction d’alors, qui était exercée par Renée Auphan, pour diriger un opéra de Rossini, Il Turco in Italia. Je n’étais jamais venu à Marseille, et je débutais dans le titre. Je peux dire que cela m’a porté chance puisque de nombreuses invitations pour diriger cet opéra ont suivi. Je vivais alors en Italie, j’avais déjà dirigé plusieurs fois en Espagne mais Marseille a été mon premier contact avec la France. Je me suis trouvé très bien, tant au théâtre que dans la ville.

D’hier à aujourd’hui, à votre avis, quels ont été les changements les plus notables à l’Opéra de Marseille ?
Pour ce qui me regarde directement, je peux dire que l’orchestre a été en grande partie renouvelé, et que sont arrivés de nouveaux musiciens à la fois jeunes et talentueux. Le public s’est toujours montré très chaleureux, mais aussi très exigeant et critique ! Pour les spectacles auxquels j’ai participé, les mises en scène ont toujours été très respectueuses de la musique. Maurice Xiberras, le directeur de l’Opéra, me semble veiller avec une particulière vigilance au choix des titres et des mises en scène. Je pense que le public doit éprouver du plaisir au théâtre, tant pour les oreilles que pour les yeux !

Votre répertoire inclut des compositeurs germaniques et russes. Ne vous sentez-vous pas prisonnier du rôle de spécialiste de l’opéra italien ?
J’aime beaucoup le répertoire allemand, j’ai dirigé quelques titres, mais pas en Allemagne, où je dirige exclusivement le répertoire italien, domaine dans lequel nous, les chefs d’orchestre italiens, sommes particulièrement appréciés. Mais comme je séjourne parfois longuement en Allemagne j’ai pu écouter beaucoup le répertoire allemand et eu l’occasion de discuter, d’avoir des échanges avec des collègues allemands sur le langage de ce répertoire. Et réciproquement ils m’ont interrogé sur le nôtre ! Je ne me sens pas « prisonnier », ce répertoire fait partie de mon ADN, c’est donc normal que j’y sois recherché et que j’aime le diriger. Mais je ne ferme pas la porte à d’autres opportunités…par exemple ici, à Marseille, j’ai dirigé beaucoup d’opéras italiens mais aussi Boris Godounov et Lohengrin.

Vingt ans, c’est comme un mariage. Y a-t-il eu des hauts et des bas ?
Comme dans tous les théâtres que je fréquente assidument, il y a des moments plus, heureux que d’autres. Mais c’est une chose naturelle, normale, je dirai : physiologique, en considérant que ce Ballo in maschera est le dix-septième titre que je dirige à Marseille. Si le rapport est basé sur une estime réciproque, il est solide, et il n’y a pas de problèmes.

Vingt ans…et après ?
Eh bien le parcours va se poursuivre : la saison prochaine je reviendrai à Marseille pour Madama Butterfly, que j’adore, et d’autre projets sont à l’étude. Et je serai aussi à Zurich pour Simon Boccanegra, à Copenhague pour Maria Stuarda, à Dresde pour Butterfly, à Hambourg pour Il Trovatore et à Berlin pour Aida et Nabucco.

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