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	<title>Tomas DE VICTORIA - Compositeur - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
	<lastBuildDate>Mon, 17 Jun 2024 14:24:54 +0000</lastBuildDate>
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	<title>Tomas DE VICTORIA - Compositeur - Forum Opéra</title>
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		<title>LUIS DE VICTORIA / NONO, Il Nuovo e l’Antico &#8211; Ravenne</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/luis-de-victoria-nono-il-nuovo-e-lantico-ravenne/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Tania Bracq]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 10 Jun 2024 06:20:18 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>A l&#8217;occasion du centenaire de la naissance du compositeur Luigi Nono, L&#8217;Ensemble vocal la Stagione Armonica investi un entrepôt séculaire sur le port de Ravenne, l&#8217;Artificerie Almagià. L&#8217;ancien et le nouveau président donc à la soirée dans les lieux même avant de s&#8217;imposer dans l&#8217;oreille du spectateur avec un balancier audacieux au cœur du programme. &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>A l&rsquo;occasion du centenaire de la naissance du compositeur Luigi Nono, L&rsquo;Ensemble vocal <strong>la</strong> <strong>Stagione Armonica</strong> investi un entrepôt séculaire sur le port de Ravenne, l&rsquo;<em>Artificerie Almagià</em>. L&rsquo;ancien et le nouveau président donc à la soirée dans les lieux même avant de s&rsquo;imposer dans l&rsquo;oreille du spectateur avec un balancier audacieux au cœur du programme.</p>
<p>Ce dernier met d&rsquo;abord en exergue <em>L’Officium Hebdomadae Sanctae</em> de Tomàs Luis de Victoria, compositeur espagnol du siècle d&rsquo;Or. En regard, <em>Das atmende Klarsein</em> de Luigi Nono, interprété en plusieurs langues – allemand, italien, grec –&nbsp;s&rsquo;inscrit également dans l&rsquo;histoire car le texte de cette méditation sur la mort combine celui de tablettes d&rsquo;or du cinquième siècle avant J.-C retrouvées dans les tombes d&rsquo;initiés au culte des mystères orphiques et dionysiaques avec les <em>Elégies de Duino</em> de R.M. Rilke.</p>
<p><em>L&rsquo;Office de la Semaine Sainte</em> est l’un des travaux les plus importants de Tomàs Luis de Victoria – élève de Palestrina à Rome –&nbsp;qui connut pour sa création les honneurs de la Chapelle Sixtine. Dans cette première partie, vingt chanteurs sont placés sous la direction aussi investie qu&rsquo;affutée de <strong>Sergio Balestracci</strong>.</p>
<p>Fragilisé par le manque de justesse du pupitre des ténors, l&rsquo;Ensemble fait montre néanmoins d&rsquo;une grande sensibilité dans l&rsquo;interprétation de ces extraits. La pâte sonore sait se faire tour à tour généreuse ou retenue, sobre mais ronde. Temps fort de la partition, le « Jerusalem » du <em>Caph</em> est dense, d&rsquo;une belle saturation sonore, tout comme l&rsquo;<em>Incipit</em> de la troisième Lectio. En contraste, le <em>Motectum</em> s&rsquo;épanouit dans une merveilleuse tendresse. Les chanteurs soignent l&rsquo;expressivité, sans afféterie, toujours au service d&rsquo;un texte parfaitement lisible, mettant en valeur l&rsquo;entrelacement des voix, les contrepoints de cette polyphonie mystique.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/ilNuovoelantico_-®MarcoParollo1X1A1967-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-165431"/><figcaption class="wp-element-caption"><sup>© Marco Parollo</sup></figcaption></figure>


<p>L&rsquo;ensemble se réduit ensuite à douze voix – au lieu des huit spécifiées lors de la création &#8211; pour aborder l&rsquo;oeuvre de Luigi Nono, compositeur, on le sait, qui réfléchit sur l&rsquo;émission sonore, la réverbération, la relation avec l’espace. Cela s&rsquo;avère effectivement prégnant dans <em>Das atmende Klarsein</em> : La pièce mêle matériel musical préfixé et improvisation. Elle associe une bande enregistrée avec des interprètes sans oublier une installation électronique en direct confiée à deux collaborateurs fidèles du composteur, déjà présents lors de la Première : <strong>Roberto Fabbriciani </strong>et <strong>Alvise Vidolin</strong>. La flûte basse du premier a un rôle central et alterne avec les interventions du choeur. </p>
<p>Les effets de spatialisation sont gérés avec parcimonie et apporte une vraie richesse d&rsquo;écho et de résonance à la partition, installant une étrangeté assez hypnotique qui se prolonge dans la ligne vocale planante du <em>Kaum messliches</em>, par exemple, bien que les sopranes doivent affronter des aigus pianissimo parfois très tendus. Elles brillent mieux dans le <em>Zwischen zwei Weilen</em> à la tessiture medium qui s&rsquo;avère particulièrement recueilli.<br />Si la superposition des textes et des langues les rendent en partie inintelligibles, les attaques comme les finales sont toujours très précises. En revanche, à nouveau, le pupitre des ténors se trouve à plusieurs reprises en difficulté face à une partition particulièrement exigeante.</p>
<p>Du deuil à une « clarté qui respire », la soirée trace un chemin mystique d’introspection et d&rsquo;espérance, exigeant pour l&rsquo;auditeur comme pour les artistes.</p><p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/luis-de-victoria-nono-il-nuovo-e-lantico-ravenne/">LUIS DE VICTORIA / NONO, Il Nuovo e l’Antico &#8211; Ravenne</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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		<title>Tomas Luis de Victoria &#8211; Officium defunctorum</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/tomas-luis-de-victoria-officium-defunctorum-mort-ou-est-ta-victoire/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yvan Beuvard]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 08 Apr 2021 04:31:22 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La vie de Marie d’Autriche (ou d’Espagne) fut riche. Première fille de Charles-Quint et d’Isabelle du Portugal, sœur de Philippe II, elle épousera Maximilien II, son cousin, et deviendra impératrice du Saint-Empire, reine de Bohême (1562), de Hongrie (1563), de Germanie (1563), archiduchesse d’Autriche. Mère de seize enfants – sa seconde fille sera reine de &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>La vie de Marie d’Autriche (ou d’Espagne) fut riche. Première fille de Charles-Quint et d’Isabelle du Portugal, sœur de Philippe II, elle épousera Maximilien II, son cousin, et deviendra impératrice du Saint-Empire, reine de Bohême (1562), de Hongrie (1563), de Germanie (1563), archiduchesse d’Autriche. Mère de seize enfants – sa seconde fille sera reine de France, épouse de Charles IX – elle finira ses jours en 1603, âgée de 74 ans. Tomas Luis de Victoria soutenait sa vie spirituelle dès 1579, à Rome. Il la suivra à Madrid en 1584 où elle entra comme oblate au couvent des <em>Descalzes Reales</em> [Déchaussées royales]. C’est là qu’il servait, comme aumônier et organiste. Il s’y retira en 1587, jusqu’à sa mort en 1611. Cet office des défunts, sans doute longuement élaboré, chanté à l’occasion des funérailles impériales est le testament musical de Victoria, son « chant du cygne » (l’expression est de lui).  Considéré comme le sommet de la musique du siècle d’or espagnol, nous l’écoutons ici avec les Vigiles des défunts, dont c’est le premier enregistrement mondial. Ces pièces étaient chantées, en principe, la veille du service funèbre.</p>
<p>L’ouvrage, écrit pour 6 voix (deux parties de <em>superius</em> 1, deux autres de <em>superius</em> 2, une de <em>contra</em> et une de <em>bassus</em>) ajoute à la messe de requiem trois sections : un motet en style libre, le répons <em>Libera me</em> qui fait alterner monodie et polyphonie, et la <em>Lectio</em>, déclamation solennelle, homophone. Chaque partie s’ouvre par l’intonation grégorienne qui s’intègre ensuite à la polyphonie, résolument tonale. Dans cet enregistrement, le plain-chant « véritable armature qui soutient la cérémonie religieuse » est essentiel. Son alternance avec la polyphonie lui confère un relief extraordinaire. La douçaine (ou dulciane, ancêtre du basson) double la basse : son emploi était imposé pour les offices de défunts, comme chez nous le serpent, plus tard.</p>
<p>Le premier CD nous offre les Vigiles des défunts, soit les offices de matines, les trois nocturnes, laudes, s’achevant par le Cantique de Zacharie. Le second est totalement dédié à la <em>Missa pro defunctis</em>, présentée ici dans son intégralité, c’est-à-dire avec l’alternance naturelle du plain-chant et de la polyphonie, comme dans les Vigiles. L’unité de style et d’interprétation est manifeste.</p>
<p>On laissera aux spécialistes du plain-chant le soin de caractériser la pratique de la <em>Schola Antiqua</em>. L’intonation élevée, claire, ouverte, surprend. La souplesse des lignes, l’expression maniérée, le timbre parfois efféminé de certaines intonations pourront déranger, mais on s’y accoutume très vite.. Dans les Vigiles, dès l’apparition de la polyphonie (<em>Deus in adjutorium</em>) en faux-bourdon, la plénitude rayonnante est confirmée. Elle ne se démentira jamais. Le <em>Credo quod redemptor</em> (<em>Responsorium I</em>) est superbe. On n’énumérera pas les parties : c’est un flot continu où tout s’enchaîne avec naturel. Il en ira de même dans la messe. Retenons le <em>Christe</em> à 4, d’une extrême douceur, encadré par les <em>Kyrie </em>confiés à la schola. Le <em>Sanctus</em> est affirmé puissamment, avant le motet <em>Versa est in luctum</em>. L’absolution (<em>Libera me</em>) est lumineuse, apaisée, d’une confiance sereine.</p>
<p><em>La Grande Chapelle</em> (2 chanteurs par partie) est admirable : équilibre, harmonie de l’émission, soutien, leur engagement au service de l’œuvre est absolu. Austère sans dramatisation, sombre, l’enregistrement porte la marque de son origine ibérique la plus authentique. Le recueillement, la ferveur doivent parler et émouvoir tout auditeur.</p>
<p>Nous disposions déjà de plusieurs enregistrements centrés sur la polyphonie, le dernier en date, dû à Philippe Herreweghe, en 2011 (voir l&rsquo;article : <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="/cd/un-instrument-parfait">un instrument parfait</a>), malgré ses éminentes qualités, est dorénavant relégué à l’état de jalon.</p>
<p><strong>Albert Recasens</strong>, qui dirige le chœur polyphonique, signe la riche et savante étude qui ouvre la brochure d’accompagnement (quadrilingue), de 110 pages, richement illustrée. Il situe et décrit minutieusement l’organisation des cérémonies de funérailles et se livre à la reconstruction la plus documentée. Rafael Zafra Molina enrichit le propos par une description visuelle qui permet au lecteur-auditeur de revivre ce moment exceptionnel.</p>
<p>Un enregistrement de référence, par la rigueur de son approche et son matériau original, déjà, mais surtout par les qualités musicales des interprètes : nous sommes au cœur de l’œuvre de Victoria. A réserver aux amoureux de polyphonie et de plain-chant, comme aux curieux, et, surtout, aux mélomanes épris de spiritualité.</p>
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		<item>
		<title>La Fiesta de Pascua en Piazza Navona</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/lheure-espagnole/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sylvain Fort]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 19 Sep 2012 07:57:55 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>  Dès la fin du XVe siècle, les congrégations religieuses espagnoles avaient pris l’habitude de célébrer avec faste les fêtes de Pâques sur la Place Navone, dont l’ovale se prêtait aux défilés. Le traité de Cateau-Cambrésis de 1559 conférant à l’Espagne une nouvelle suprématie sur l’Italie (Milan, Naples, mais aussi les Etats pontificaux) ne fit &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>           </p>
<p>			Dès la fin du XVe siècle, les congrégations religieuses espagnoles avaient pris l’habitude de célébrer avec faste les fêtes de Pâques sur la Place Navone, dont l’ovale se prêtait aux défilés. Le traité de Cateau-Cambrésis de 1559 conférant à l’Espagne une nouvelle suprématie sur l’Italie (Milan, Naples, mais aussi les Etats pontificaux) ne fit que renforcer ce mouvement. A la pointe, la Confrérie de la Très Sainte Résurrection des Espagnols, approuvée par le Pape en 1579. Tomas Luis de Victoria, arrivé à Rome en 1565, fut le grand ordonnateur musical de ces pompes, et s’était fait une spécialité de la fédération de musiciens – espagnols ou non – autour des nécessités de cette fête.</p>
<p>			 </p>
<p>			Le présent disque reconstitue en première mondiale les musiques de ces célébrations grandioses mobilisant tout l’arsenal de la démonstration de force : processions, adorations, messes, etc. Il n’existe, il est vrai, aucune playlist officielle de ces cérémonies. Mais les archives permettent d’en proposer une composition plausible, d’autant que toutes les formes de musiques sacrées semblent y avoir pris rang.</p>
<p>			 </p>
<p>			De fait, on pouvait craindre un effet fourre-tout, voire une succession hétéroclite de morceaux sacrés sans cohérence. Tout au contraire, on est frappé par l’unité esthétique de ces deux disques, construit autour des divers moments de la journée (mâtines, procession, vêpres). Généralement courtes (trois minutes en moyenne), les pièces présentées mêlent majesté et recueillement, splendeur et intériorité. La douce mélopée de mâtines donne le ton, avec un <em>Tantum Ergo</em> de Victoria d’une pudeur et d’une hauteur sans pareilles. Les trompettes de la fanfare ouvrant la procession ne sont pas éclat, mais noblesse et annonce. Toute la procession maintient ce ton de recueillement et d’offrande : la Fête de la place Navone n’a pas le faste tapageur, loin de là ! La ferveur domine et l’on se représente avec une sorte de frémissement sacré la foule à l’unisson de cette oraison. La plus belle partie est peut-être celle de vêpres, en l’église San Giacomo degli Spagnoli par la chaleur de la psalmodie, la pénétration de la prière et cette élévation finale, un <em>Regina Coeli</em> à huit voix de Victoria simplement bouleversant.</p>
<p>			 </p>
<p>			L’ensemble espagnol la Grande Chapelle dirigée par Albert Recasens (et dont Lauda est le label) est d’une justesse fascinante, et fait vibrer cette musique avec un sens aigu de la religiosité. Les voix à aucun moment ne sont froides ou fixes, ni faussement confites en dévotion. Elles sont vraies et belles, raffinées et sincères.</p>
<p>			 </p>
<p>			Une merveille, en somme.</p>
<p>			 </p>
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			</item>
		<item>
		<title>Officium Defunctorum</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/un-instrument-parfait/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Claude Jottrand]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 06 Aug 2012 14:09:09 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>  Parfois aussi intitulé Requiem, composé en 1605 pour les funérailles de la princesse Marie, sœur de Philippe II d&#8217;Espagne et veuve de l&#8217;empereur Maximilien II, L&#8217;Office des défunts de Tomas Luis de Victoria est généralement considéré comme son chef d&#8217;œuvre, sa partition la plus aboutie, dépassant tout ce que le compositeur avait pu écrire &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>           </p>
<p>			Parfois aussi intitulé Requiem, composé en 1605 pour les funérailles de la princesse Marie, sœur de Philippe II d&rsquo;Espagne et veuve de l&#8217;empereur Maximilien II, <em>L&rsquo;Office des défunts</em> de Tomas Luis de Victoria est généralement considéré comme son chef d&rsquo;œuvre, sa partition la plus aboutie, dépassant tout ce que le compositeur avait pu écrire auparavant. De fait, cette partition se révèle d&rsquo;une somptueuse richesse polyphonique, aussi savante que belle et puissante. Conçue pour un chœur à six voix (les pupitres de sopranos et de ténors sont dédoublés), la musique remplit tout l&rsquo;espace avec une continuité parfaite, quasiment sans silence ni répit, provoquant rapidement à l&rsquo;écoute une véritable ivresse sonore, propice à l&rsquo;élévation spirituelle. L’ouvrage est présenté ici avec en complément de programme quatre motets du même Victoria, choisis parmi les plus représentatifs de son style et de sa science de la composition, et qui ne déparent en rien l&rsquo;œuvre majeure du programme.</p>
<p>			 </p>
<p>			Derrière l&rsquo;apparente austérité &#8211; tout espagnole &#8211; de l&rsquo;écriture musicale, dictée par le sujet religieux, ces partitions révèlent en fait une sensualité diffuse, mais présente à tous les instants, que le <strong>Collegium Vocale</strong> met particulièrement bien en lumière. La remarquable homogénéité du chœur, sa couleur très reconnaissable, beaucoup plus riche que ce que l&rsquo;on entend généralement dans ce type de musique, confèrent à cet enregistrement une intensité et une profondeur extrêmement convaincantes, sans aucune exagération mystique, l&rsquo;autre écueil fréquent dans ce répertoire.</p>
<p>			 </p>
<p>			On ne peut évidemment séparer les éloges faits au chœur de ceux qu&rsquo;on doit au chef, <strong>Philippe Herreweghe</strong>, qui le dirige depuis plus de quarante ans, qui en a conçu l&rsquo;esthétique et la couleur, qui l&rsquo;a patiemment construit et peaufiné au fil des années pour aboutir à l&rsquo;instrument quasiment parfait que l&rsquo;on entend aujourd&rsquo;hui. Ils montrent ici, aussi bien que dans la musique allemande – celle de Bach en particulier qu&rsquo;ils pratiquent le plus fréquemment – leur parfaite maîtrise du style, de la prononciation et de l&rsquo;esprit de l&rsquo;œuvre.</p>
<p>			 </p>
<p>			Une réussite de plus à l&rsquo;actif de cette exceptionnelle phalange belge.</p>
<p>			 </p>
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