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	<title>Thierry ESCAICH - Compositeur - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Thierry ESCAICH - Compositeur - Forum Opéra</title>
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	<item>
		<title>POULENC, La Voix humaine / ESCAICH, Point d&#8217;orgue &#8211; Paris (TCE)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/poulenc-la-voix-humaine-escaich-point-dorgue-paris-tce/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Mar 2026 06:22:07 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>On se souvient des conditions particulières dans lesquelles fut porté sur les fonts baptismaux le diptyque formé par La Voix humaine de Francis Poulenc et Point d’orgue de Thierry Escaich, voulu comme un dialogue entre les deux compositeurs. Lorsque le spectacle voit le jour le 3 mars 2021, en pleine période de pandémie, les salles &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>On se souvient des conditions particulières dans lesquelles fut porté sur les fonts baptismaux le diptyque formé par <em>La Voix humaine</em> de Francis Poulenc et <em>Point d’orgue</em> de Thierry Escaich, voulu comme un dialogue entre les deux compositeurs. Lorsque le spectacle voit le jour le 3 mars 2021, en pleine période de pandémie, les salles sont encore fermées ; la création doit se faire sans public, <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/la-voix-humaine-et-point-dorgue-paris-tce-un-cocktail-poulenc-escaich-streaming/">en streaming, depuis le Théâtre des Champs-Élysées</a>. Sept mois plus tard <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/la-voix-humaine-point-dorgue-bordeaux-un-trio-de-choc-de-tendresse-et-damour/">à Bordeaux</a>, les consignes sanitaires ont été assouplies ; le projet trouve enfin sa véritable dimension scénique. Le voilà cette saison de retour sur le lieu même de sa naissance, dans la même mise en scène, portés par les mêmes chanteurs qu’à la création mais avec un nouvel entourage musical.</p>
<p>Œuvre de courte durée – moins d’une heure –, <em>La Voix humaine</em> à sa création fut appariée avec <em>Isoline</em>, un opéra féérie d’André Messager sans lien aucun avec la tragédie lyrique de Poulenc. L’idée ici est de lui offrir un véritable symétrique destiné à renouer le dialogue entre « Elle » et « Lui ». Chez Poulenc – d’après Cocteau –, une femme seule au téléphone tente de retenir l’homme qui la quitte ; Escaich et Py imaginent ce qui pourrait advenir ensuite, en donnant enfin un visage et une voix à celui qui restait hors champ.</p>
<p>En un jeu biaisé de miroirs, <em>La Voix humaine</em> épouse les inflexions de la parole avec une souplesse chambriste, au moyen d’une écriture d’une transparence douloureuse tandis que <em>Point d’orgue</em> déploie un langage plus heurté, plus orchestral, où les tensions harmoniques et les irruptions du fantastique viennent troubler le réalisme initial.</p>
<p>Le mérite est grand pour l’Orchestre National de France dirigé par <strong>Ariane Matiakh</strong> de passer d’un univers à l’autre : assumer la pudeur déchirante de Poulenc puis les couleurs changeantes, zébrées de dissonances et de fractures que propose Escaich, dans un juste respect du rythme et de l’architecture sonore, avec pour enjeu premier la cohérence dramatique du diptyque. L’équilibre fragile entre les deux partitions reposent sur une même attention au texte, un même sens du théâtre, et un même goût pour les lignes vocales mises à nu. C’est déjà beaucoup, dira-t-on, si on veut voir le verre à moitié plein.</p>
<p>Le livret d’<strong>Olivier Py </strong>prend le relais là où Cocteau s’arrêtait. À « Elle », la femme abandonnée, répond « Lui », l’homme, poète et musicien, sous l’emprise diabolique de « L’autre », amant, dealer, malfaiteur, dans un climat où le réel bascule peu à peu vers l’onirique. C’est à Marguerite, Faust et Méphisto que l’on pense avant toute correspondance coctelienne – cherchez l’erreur ! « Elle », enceinte, réussira à être sauvée alors que « Lui » s’abandonnera à ses démons personnifiés par « L’autre ».</p>
<pre style="text-align: center;"><img decoding="async" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Voixhumaine2-1294x600.jpg" />© Vincent Pontet</pre>
<p>Le décor spectaculaire imaginé par <strong>Pierre-André Weitz</strong> représente une chambre effectuant des rotations complètes sur elle-même au fil de certaines séquences, telle une machine à essorer les personnages. Aléas du direct en ce soir de première : un incident technique a empêché le dispositif de fonctionner dans <em>Point d’orgue</em>. Le résultat, d’une grande efficacité néanmoins, s’impose comme l’un des atouts majeurs de la production. Cette chambre, augmentée dans la deuxième partie d’une salle de bain et d’un vestibule, aide à glisser sans rupture d’une œuvre à l’autre comme si l’on restait prisonnier du même cauchemar.</p>
<p>Car ici « tout est noir », ainsi qu’aime à le répéter « Lui », seul dans sa nuit, violenté, humilié, accablé, la main en sang, le visage tuméfié. <strong>Jean-Sébastien Bou</strong> accepte les situations extrêmes auxquelles le soumet une écriture sans concession. Le texte n’est pas toujours compréhensible mais la voix, d’une grande souplesse expressive, rend perceptible l’ambiguïté du personnage, partagé entre culpabilité, désir et hantise.</p>
<p><strong>Cyrille Dubois</strong>, Joker désarticulé, comme branché sur une ligne à haute tension, donne à « L’autre » un relief saisissant, grâce à son timbre clair et sa diction très soignée – des trois chanteurs, il est le seul toujours intelligible. L’ardeur physique et vocale avec laquelle il se jette dans ce rôle démoniaque le pousse au-delà de ses limites. La voix, sursollicitée dans l’aigu, craque à plusieurs reprises, mais cette exacerbation n’est-elle pas consubstantielle à l’esprit de l’œuvre ?</p>
<p>Dans <em>La Voix humaine</em>, <strong>Patricia Petibon</strong> porte à elle seule le poids du drame, avec le tempérament qu’on lui connaît, jusqu’au-boutiste, au détriment d’une certaine graduation dans l’intensité des émotions. La ligne vocale, constamment suspendue entre parole et chant, la fragilité du timbre, les élans soudains composent cependant un portrait d’une grande force.<em> Point d’orgue</em> prend davantage en défaut un médium que l’on sent éprouvé par l’effort précédemment fourni.</p>
<p>Après <em><a href="https://www.forumopera.com/spectacle/poulenc-dialogues-des-carmelites-paris-tce/">Dialogues des Carmélites</a></em> et <em><a href="https://www.forumopera.com/spectacle/stravinsky-le-rossignol-poulenc-les-mamelles-de-tiresias-paris-tce/">Les Mamelles de Tirésias</a></em>, ainsi s’achève au Théâtre des Champs-Elysées la trilogie Poulenc par Olivier Py – à rebours de l’adage qui veut que l’on garde le meilleur pour la fin.</p>
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		<title>Trois raisons de découvrir La voix humaine / Point d’orgue au TCE</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/trois-raisons-de-decouvrir-la-voix-humaine-point-dorgue-au-tce/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Publi-rédactionnel]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 05 Mar 2026 06:52:32 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Du 9 au 17 mars, impossible de passer à côté de la production de La Voix humaine et Point d’orgue au Théâtre des Champs-Élysées, la seconde de ces œuvres composée par Thierry Escaich constituant une réponse à la première. Voici trois raisons de se laisser embarquer : Un diptyque audacieux et résolument modernePoint d’orgue ne cherche &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Du 9 au 17 mars, impossible de passer à côté de la production de <em>La Voix humaine</em> et <em>Point d’orgue</em> au Théâtre des Champs-Élysées, la seconde de ces œuvres composée par Thierry Escaich constituant une réponse à la première. Voici trois raisons de se laisser embarquer :</p>
<ol>
<li><strong>Un diptyque audacieux et résolument moderne</strong><br /><em>Point d’orgue</em> ne cherche pas à imiter <em>La Voix humaine</em>, mais à en proposer un miroir libre et contemporain. Entre jazz atonal, pseudo-tango, choral et passages pour voix seule, Escaich et Py explorent toutes les nuances du texte et de la psychologie des personnages. Les flux continus de « phases », les changements d’atmosphère et la variété des configurations vocales créent un spectacle imprévisible. Même ceux qui connaissent déjà le monologue de Poulenc seront surpris.</li>
<li><strong>Une distribution qui fait le lien entre les œuvres<br /></strong>La production réunit <strong>Patricia Petibon</strong>, <strong>Jean‑Sébastien Bou</strong> et <strong>Cyrille Dubois</strong>, accompagnés par l&rsquo;Orchestre National de France dirigé par <strong>Ariane Matiakh</strong>. Ces voix, confrontées aux exigences du diptyque, permettent d’entendre le lien entre <em>La Voix humaine</em> et <em>Point d’orgue</em> sous un jour nouveau, dans un équilibre entre tradition et écriture contemporaine.</li>
<li><strong>Une mise en espace pensée pour l’articulation des actes intérieurs</strong><br /><strong>Olivier Py</strong> souligne le côté prophétique de <em>La Voix humaine</em>, en montrant comment la dépendance affective et technologique transforme les relations. Avec <em>Point d’orgue</em>, il prolonge le récit en donnant corps aux tensions psychologiques et sociales sous-jacentes, explorant fragilité, isolement et domination sans recourir à des effets superficiels. La mise en scène rend ainsi le diptyque plus vivant et intensément humain.</li>
</ol>
<p>&gt; Plus d&rsquo;informations et réservation sur <a href="https://www.theatrechampselysees.fr/saison-2025-2026/opera-mis-en-scene/voix-humaine-point-orgue">le site du Théâtre des Champs-Elysées</a> </p>


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<div class="ast-oembed-container" style="height: 100%;"><iframe title="🎬 TRAILER / La Voix humaine / Point d&#039;orgue I F. Poulenc, O. Py / T. Escaich, O. Py" width="1200" height="675" src="https://www.youtube.com/embed/U5iVZV_Qdms?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></div>
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		<title>Destins de Reines , récital Patricia Petibon &#8211; Ambronay</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/destins-de-reines-recital-patricia-petibon-ambronay/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yvan Beuvard]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 02 Oct 2023 04:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Pour présenter la nouvelle et ambitieuse œuvre de Thierry Escaich, Tombeau pour Aliénor, commande du Festival et de l’ensemble Amarillis, Patricia Petibon et Héloïse Gaillard ont choisi de l’associer à deux autres figures de reines : la Reine Mary (à travers Purcell), et Agrippine (que Haendel illustre dans son opera seria et une ample cantate). &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Pour présenter la nouvelle et ambitieuse œuvre de Thierry Escaich, <em>Tombeau pour Aliénor</em>, commande du Festival et de l’ensemble Amarillis, <strong>Patricia Petibon</strong> et <strong>Héloïse Gaillard</strong> ont choisi de l’associer à deux autres figures de reines : la Reine Mary (à travers Purcell), et Agrippine (que Haendel illustre dans son opera seria et une ample cantate). Aliénor d’Aquitaine, dont le gisant repose à l’abbaye de Fontrevaud – où l’œuvre fut créée il y a peu – a inspiré à Olivier Py sept poèmes, en alexandrins, de 14 vers chacun (à l’exception des deux derniers). Chacun d’eux sera l’occasion pour le compositeur de multiples séquences, contrastées, dont l’instrumentation raffinée tire des textures inouïes d’un ensemble instrumental réduit à sept musiciens : <em>Amarillis</em>, auquel s&rsquo;est joint un percussionniste virtuose. Quant à la voix de ce monodrame, souveraine, le plus souvent présente, elle prend toutes les formes imaginables, faisant appel aux techniques les plus variées, du chuchotement, du cri, du récit recto-tono, du <em>sprechgesang</em>, du <em>recitativo cantando</em>, du souffle au chant paroxystique.</p>
<p>Si Thierry Escaich conclut l’œuvre (VII. Chaconne et Azur) en empruntant à Purcell, l’osmose vaut en sens inverse : tout le programme, musicalement et visuellement, porte l’empreinte de cette pièce centrale. Ainsi les percussions extra-européennes, exotiques, s’immiscent-elles dans la musique de Purcell, au risque de froisser les puristes. Les improvisations d’Héloïse Gaillard, dont on connaît les extraordinaires talents de flûtiste et de hautboïste, sont admirables, mais interrogent aussi (1). Le jeu de Patricia Petibon en dialogue avec le percussionniste, qui intensifie ses frappes en élevant son instrument, nous prépare au spectaculaire de la pièce centrale.</p>
<p>« Dans le silence, entendez-vous ma voix de marbre ? », chanté à découvert par Patricia Petibon, fascine avant que les instruments s’insèrent dans son propos. Olivier Py la ramène à la vie, elle nous confie ses désirs, ses rêves, ses sensations, ses douleurs (<em>Stabat mater</em>), sa force et sa fragilité. Les déplacements, la chorégraphie, la gestique participent pleinement à l’émotion de cette production spectaculaire. Patricia Petibon est fidèle à elle-même, totalement investie, émouvante, fantasque, légère et âpre, furie, victime, visionnaire. A l&rsquo;égal de son chant, son engagement physique, ses déambulations hallucinées nous vont droit au cœur. Peut-on rester insensible à cette incarnation ?</p>
<p>La proposition est fascinante, courageuse sinon toujours convaincante. Ainsi, l&rsquo;ampleur du texte interdit-elle d’en apprécier toute la richesse à la première écoute : le sujet, les références, les propositions, l’incarnation fabuleuse d’Aliénor nous laissent pantelants. A la différence de Fontrevaud, où chaque auditeur avait présent à l’esprit l&rsquo;image du gisant et son attitude, ceux d’Ambronay qui ne le connaissaient pas, ou l’avaient oublié, perdaient une des clés de compréhension (2). Quoi qu&rsquo;il en soit, une union, une fusion du verbe et de la musique pour un spectacle d’où l’on sort abasourdi.</p>
<p>Malgré ses éminentes qualités, la seconde partie, dominée par les récitatifs, arias et pièces instrumentales de Haendel, relève du concert traditionnel, à quelques détails près. On connait la familiarité des interprètes avec ce répertoire où ils excellent. Mais les ondes de choc laissées par la cantate de Thierry Escaich sont encore trop fortes pour en apprécier toutes les valeurs. Il faudrait réécouter Agrippine (la cantate) dans un contexte renouvelé.</p>
<pre>(1) Ainsi, le solo de flûte qui amorce le récital. Virtuose à souhait, digne des pièces de Van Eyck, dérange nos habitudes. 
(2) Dans le même ordre d'idées, quelques changements d'éclairages en relation avec le texte et ses climats musicaux auraient facilité l'immersion de chacun.</pre>
<p><strong> </strong></p>
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		<item>
		<title>ESCAICH, Shirine — Lyon</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/shirine-lyon-bouche-cousue/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Andre Peyregne]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 05 May 2022 04:01:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Par les temps qui courent, rares sont les opéras qui proposent des créations mondiales. Lyon est de ceux-là. Quoi qu’on ait pu penser du spectacle, la création de Shirine qui vient d’avoir lieu est à mettre à l’actif de cet opéra, de son directeur Richard Brunel qui a assuré la mise en scène et d’un de &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Par les temps qui courent, rares sont les opéras qui proposent des créations mondiales. Lyon est de ceux-là. Quoi qu’on ait pu penser du spectacle, la création de<em> Shirine</em> qui vient d’avoir lieu est à mettre à l’actif de cet opéra, de son directeur <strong>Richard Brunel </strong>qui a assuré la mise en scène et d’un de nos meilleurs compositeurs contemporains, Thierry Escaich. Louons l’audace lyonnaise. Encourageons le « made in Lyon ».</p>
<p>Bouche cousue : c’est sur cette image d’une femme aux lèvres méchamment closes que s’ouvre le spectacle. Le sujet est l’émancipation de la femme vue par le poète perse&#8230; du XIIe siècle Nizami, reprise par le romancier contemporain afghan Atiq Rahimi. Un sujet en or pour cet écrivain qui a été chassé de son pays par les troupes soviétiques et s’est réfugié en France, où il obtint un prix Goncourt ! L’histoire est celle de l’amour impossible entre le souverain iranien Khosrow et de la princesse arménienne chrétienne Shirine. Le romancier, d’ailleurs, ne dit pas « amour » mais « aimance ». « L’ aimance est une errance » dit-il joliment.</p>
<p>C’est lui qui a écrit le livret de l’opéra. Et c’est là que le bât blesse. Car on peut être excellent romancier et librettiste moins habile. Par moments, le spectacle traîne. Les dialogues manquent d’efficacité. Rahimi met dans la bouche de ses personnages des commentaires là où on aimerait voir de l’action. La reine Chamira dit par exemple : « Koshrow revient de la guerre. Il demandera la main de Shirine, certes, me délaissant dans la douleur et la perte ». On est ici dans le commentaire, pas dans l’action. Plus loin le chœur chante (à la manière des chœurs antiques) : « Shirine se consume dans sa solitude, elle ne s’occupe plus de son royaume, ses terres sont devenues arides&#8230; » Là encore on est dans la narration. Or la scène a besoin d’action.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/shirine_2.jpg?itok=KOZDCV0K" title="Des belles images d'enluminures persanes (Photo Jean-Louis Fernandez)" width="468" /><br />
	Des belles images d&rsquo;enluminures persanes © Jean-Louis Fernandez</p>
<p>La mise en scène s’en ressent. Douze tableaux se succèdent sur un plateau tournant. Malgré la beauté de quelques images d’enluminures persanes projetées çà et là, il y a beaucoup de murs blancs et de portent qui claquent. On aurait imaginé quelque chose de plus poétique pour illustrer un conte oriental. Le ballet central correspond bien peu à l’opulence de la musique qui le porte.</p>
<p>La musique de Thierry Escaich, excellemment mise en valeur par l’orchestre et le chœur sous la direction de <strong>Franck Ollu</strong>, est le point fort du spectacle. Le traitement de la voix chantée est souvent proche de la déclamation parlée. Tout en utilisant un langage moderne, Thierry Escaich ne renie pas son sens de la mélodie. Son orchestre est souple, équilibré entre vents et cordes. Il évoque l’Orient en utilisant des tournures modales et des intervalles augmentés et faisant appel à des instruments à vent orientaux ainsi que des percussions digitales.</p>
<p><strong>Jeanne Gérard </strong>s’investit à fond dans son personnage de Shirine, faisant notamment briller ses aigus. A ses côtés, on applaudit l’assurance et le timbre velouté de <strong>Majdouline Zerari</strong> en reine d’Arménie.</p>
<p><strong>Julien Behr</strong> domine la distribution. Voix intense, solide, généreuse, il incarne puissamment le rôle de Koshrow. A ses côtés, <strong>Jean-Sébastien Bou</strong> assume avec fermeté le rôle de Chapour, son confident. Il est particulièrement à l’aise dans le parlé-chanté .</p>
<p>Deux autres barytons méritent des éloges en Barbad – le conteur et Fahrad – le sculpteur : <strong>Laurent Albaro </strong>et <strong>Florent Karrer.</strong></p>
<p>Le ténor <strong>Stephen Mills</strong>, issu de l’Opéra Studio de Lyon, à la voix non encore affirmée, n’intervient pas pour rien dans l’histoire : c’est lui qui, à la fin, tue le héros !</p>
<p>Quant au contre-ténor <strong>Théophile Alexandre</strong>, bien investi dans son rôle de messager mais dont le timbre manque de rondeur, il s’avance vers le public à la fin et pose cette question : « Vous qui avez entendu cette histoire, croyez-vous l’avoir seulement perçue ? »</p>
<p>Comme dirait Shakespeare : « That is the question ! »</p>
<p> </p>
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			</item>
		<item>
		<title>La Voix humaine&#124;Point d&#039;orgue — Bordeaux</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/la-voix-humaine-point-dorgue-bordeaux-un-trio-de-choc-de-tendresse-et-damour/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Claude Meymerit]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 06 Oct 2021 04:39:56 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Anne-Catherine Gillet, Jean-Sébastien Bou et Cyrille Dubois triomphent actuellement sur la scène du Grand Théâtre de Bordeaux dans La Voix humaine de Françis Poulenc et Point d’orgue de Thierry Escaich, mis en scène par Olivier Py, dont la création mondiale a eu lieu au TCE en mars dernier, sans public hélas en raison de la pandémie &#8230;</p>
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<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/la-voix-humaine-point-dorgue-bordeaux-un-trio-de-choc-de-tendresse-et-damour/">La Voix humaine|Point d&#039;orgue — Bordeaux</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Anne-Catherine Gillet</strong>, <strong>Jean-Sébastien Bou</strong> et <strong>Cyrille Dubois </strong>triomphent actuellement sur la scène du Grand Théâtre de Bordeaux dans <em>La Voix humaine</em> de Françis Poulenc et <em>Point d’orgue</em> de Thierry Escaich, mis en scène par <strong>Olivier Py</strong>, dont la <a href="https://www.forumopera.com/la-voix-humaine-et-point-dorgue-paris-tce-un-cocktail-poulenc-escaich-streaming">création mondiale</a> a eu lieu au TCE en mars dernier, sans public hélas en raison de la pandémie de Covid-19.</p>
<p>Il y a soixante années, sur cette même scène bordelaise, le public découvrait <em>La Voix humaine</em>, créée à l’Opéra-Comique jour pour jour deux ans auparavant. La présence de Denise Duval, star des années cinquante dans une œuvre très moderne pour l’époque, dans le décor et la mise en scène de Jean Cocteau, avait attiré la curiosité du public bordelais. Pour ne pas trop le brusquer et perpétrer une tradition très française portant sur la longueur des spectacles, la soirée avait été prolongée par l’opéra farce de Jacques Ibert,<em> Angélique,</em> suivi du ballet <em>Les Sylphides</em>. Aucun lien entre ces trois œuvres. A la création de <em>La Voix humaine</em> à la salle Favart à Paris, <em>Isoline</em>, opéra féérie d’André Messager, complétait l’affiche. À l’époque ce méli-mélo d’ouvrages lyriques plaisait beaucoup. En 2007 à Bordeaux, Mireille Delunsch avait eu l’idée d’adjoindre à la tragédie lyrique de Poulenc le rarissime <em>Mort de Cléopâtre</em> d’Hector Berlioz dont les deux thématiques semblaient assez proches. Tentative louable mais discutable. Il a donc fallu attendre 2021 pour que <em>La Voix humaine</em> trouve enfin son œuvre sœur, et forme avec <em>Point d’orgue</em> un véritable diptyque.</p>
<p>L’impressionnant et unique décor de <strong>Pierre-André Weitz</strong>, représente une chambre tournant sur elle-même à 360° lors de quelques séquences. Tous les objets, vêtements  et literie valsent dans l’espace en créant des images à couper le souffle. Les artistes au milieu de ce charivari se fraient des passages en évitant certains éléments. Même si le regard est absorbé par la rotation du décor, on ne perd pas une bribe de texte, de musique et d’action. Bien au contraire, ce « foutoir » organisé conforte les drames scéniques en soutenant leurs propos psychologiques et physiques. Tout est dit et se complète. Du très grand <strong>Olivier Py</strong>.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/la_voix_humaine_onb2021_ceric_bouloumie_01102021-7931-hd.jpg?itok=ROgPhUl6" width="468" /><br />
	© Eric Bouloumie</p>
<p><strong>Anne-Catherine Gillet</strong>, pour une prise de rôle, est Elle dans les deux ouvrages. Vêtue d’une chemise de nuit satinée rouge, les yeux dégoulinant de maquillage, elle capte l’auditoire dès les premières répliques, justes et percutantes. Comédienne jusqu’au bout des ongles, à la diction parfaite, elle occupe l’espace du décor très accidenté en criant son amour sans se départir d&rsquo;une élégance naturelle. Contrairement aux productions traditionnelles de<em> La Voix humaine</em>, l’absence d’un combiné de téléphone entre ses mains, apporte en stimulant l&rsquo;imagination une dimension beaucoup plus intérieure. Lui, tant sollicité pendant les quarante cinq minutes de l’ouvrage apparait discrètement en compagnie de son amant, le diabolique L’Autre. Ce qui permet de les retrouver après l’entracte dans <em>Point d’orgue</em> où <strong>Jean-Sébastien Bou</strong> et <strong>Cyrille Dubois</strong> explosent d’énergie sans mettre un seul moment en péril leur qualité musicale et leur engagement vocal. Quelle fougue ! Du parler au chant, en passant par des jeux de scène presque acrobatiques, le metteur en scène ne les a pas épargnés. Pendant que le «  Je t’aime moi non plus » entre les deux protagonistes masculins continue à provoquer des dégâts psychiques et physiques, principalement sur Lui, Elle, en entrant, ne fait qu’empirer la situation. Le rideau tombe sur Lui, aveuglé par « la lumière blanche », abandonné et perdu, dans une grande douceur lyrique et poétique, provoquant une vive et rare émotion.</p>
<p>Ce spectacle fortement visuel et théâtral est porté par l’<strong>Orchestre national de Bordeaux Aquitaine</strong> qui, immédiatement après <a href="/robert-le-diable-bordeaux-denfer">le torrent musical de <em>Robert le Diable</em></a>, empoigne avec ardeur et précision les deux partitions contemporaines, sous la direction de <strong>Pierre Dumoussaud</strong>. La création mondiale publique <em>Point d’orgue</em><strong> </strong>imbriquée avec grande finesse à <em>La Voix humaine</em>, permet à ces deux œuvres, basées sur des textes bouleversants et des écritures musicales assez proches, d’être désormais indissociables.</p>
<p>Nota : Les fans d’Olivier Py ont pu assister successivement à deux de ses productions : <a href="https://www.forumopera.com/la-gioconda-toulouse-justice-est-rendue"><em>La Gioconda</em> à Toulouse</a> et <em>La Voix humaine/Point d’orgue</em> à Bordeaux.<br />
 </p>
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		<title>Anne-Catherine Gillet, la nouvelle Elle</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/anne-catherine-gillet-la-nouvelle-elle/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 02 Oct 2021 11:05:22 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Après le Théâtre des Champs-Elysées où il a été créé en mars dernier, le dyptique La Voix Humaine / Point d’orgue sera présenté à l’Opéra National de Bordeaux du 4 au 10 octobre prochains. Pierre Dumoussaud dirige l&#8217;Orchestre National Bordeaux Aquitaine ; Olivier Py met en scène. Si les deux solistes masculins – Jean Sébastien Bou (Lui) et Cyrille Dubois &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Après le Théâtre des Champs-Elysées <a href="https://www.forumopera.com/la-voix-humaine-et-point-dorgue-paris-tce-un-cocktail-poulenc-escaich-streaming">où il a été créé en mars dernier</a>, le dyptique <em>La Voix Humaine </em>/ <em>Point d’orgue</em> sera présenté à l’Opéra National de Bordeaux du 4 au 10 octobre prochains.<strong> Pierre Dumoussaud </strong>dirige l&rsquo;Orchestre National Bordeaux Aquitaine ; <strong>Olivier Py </strong>met en scène. Si les deux solistes masculins – <strong>Jean Sébastien Bou</strong> (Lui) et <strong>Cyrille Dubois </strong>(L’Autre) – sont inchangés, ce n&rsquo;est pas <strong>Patricia Petibon </strong>mais <strong>Anne-Catherine Gillet </strong>qui interprètera le rôle d&rsquo;Elle. Une nouvelle prise de rôle pour la soprano belge, décidément sous les projecteurs en ce début de saison : <a href="https://www.forumopera.com/la-fille-de-madame-angot-paris-lecocq-en-pate">l&rsquo;enregistrement en juillet dernier de <em>La Fille de Madame Angot</em></a> dans lequel Anne-Catherine Gillet chante Clairette, doit paraître prochainement dans la collection Opéra français du label Bru-Zane. </p>
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		<title>La Voix humaine&#124;Point d&#039;orgue — Paris (TCE)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/la-voix-humaine-et-point-dorgue-paris-tce-un-cocktail-poulenc-escaich-streaming/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Andre Peyregne]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 27 Mar 2021 05:20:05 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Ca commençait à bien faire ! Voilà plus de soixante ans qu’on se demandait qui se trouvait au bout du fil dans la conversation téléphonique de l’opéra la Voix humaine de Poulenc ! Eh bien, le compositeur Thierry Escaich et l’écrivain scénographe Olivier Py nous ont apporté une réponse. Ils l’ont fait dans un ouvrage intitulé Point &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Ca commençait à bien faire ! Voilà plus de soixante ans qu’on se demandait qui se trouvait au bout du fil dans la conversation téléphonique de l’opéra <em>la</em> <em>Voix humaine</em> de Poulenc !</p>
<p>Eh bien, le compositeur <strong>Thierry Escaich</strong> et l’écrivain scénographe <strong>Olivier Py</strong> nous ont apporté une réponse. Ils l’ont fait dans un ouvrage intitulé <em>Point d’orgue</em>, dont la création a eu lieu sans public, captée en vidéo, au Théâtre des Champs Elysées, en deuxième partie d’une représentation de ladite <em>Voix Humaine</em>.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="301" src="/sites/default/files/styles/large/public/20210223-01vp.jpg?itok=-tNMek10" title="Patricia Petiton dans la &quot;Voix humaine&quot;" width="468" /><br />
	Patricia Petiton dans <em>la Voix humaine</em> © Vincent Pontet</p>
<p>Voici leur réponse : l’individu au bout du fil n’était pas le macho qu’on attendait mais un être dépressif essayant de calmer sa détresse en vivant avec un autre homme. Telle est la vision du duo Escaich-Py. Il faut l’accepter ainsi. Leur point de vue et leur  <em>Point d’orgue</em> sont en tout cas fascinants.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" alt="" class="image-large" height="313" src="/sites/default/files/styles/large/public/20210303-41vp.jpg?itok=LYotf88B" title="La rotation du décor imaginée par le metteur en scène Oivier Py" width="468" /><br />
	La rotation du décor imaginée par le metteur en scène Oivier Py @ Vincent Pontet</p>
<p>Leur ouvrage nous a éclaté au visage avec autant de force théâtrale que musicale.</p>
<p>Total respect, maître Escaich ! Vous êtes arrivé à traiter la voix chantée dans l’exacte continuité de Poulenc. Votre orchestre vit, vibre, est animé d’un permanent élan rythmique. Votre musique « post moderne », ni tonale ni dissonante, entretient le suspens, chauffe le drame. Les pizzicatos pleuvent, un clavecin se fait entendre, la trompette luit d’un éclat métallique, les cloches sonnent lorsque la femme dit « adieu », l’orchestre imite l’orgue : tout cela est d’une foisonnante richesse sonore.</p>
<p>Les interprètes étaient de premier ordre.</p>
<p>La soprano <strong>Patricia Petibon</strong> nous a fait un numéro époustouflant de chanteuse et d’actrice. Sa voix a épousé à merveille le style de Poulenc. Elle a poussé à l&rsquo;extrême les égarements de son personnage. Le baryton<strong> Jean-Sébastien Bou</strong> et le ténor <strong>Cyrille Dubois </strong>n’ont pas été en reste. Tous deux sont allés au bout d’eux-mêmes dans leur performance vocale et physique.</p>
<p>Olivier Py n’a pas hésité à faire tourner autour d’eux la chambre dans laquelle ils se trouvaient. Les murs se sont transformés en toboggans et le plafond en plancher. Ca c’est du théâtre ! Py en est un maître. Dans <em>la Voix humaine</em> il a remplacé le vieux téléphone de Poulenc par un écran vidéo moderne. On n’arrête pas le progrès ! Mais cela rendait caduque la sonnerie de téléphone jouée par le xylophone à l’orchestre.</p>
<p>L’orchestre, justement, était celui de Bordeaux-Aquitaine. Présent et précis, il fut très bon sous la direction de Jérémie Rhorer.</p>
<p>Il nous a servi jusqu’à l’ivresse un breuvage inédit qui pourrait faire un malheur par la suite : le cocktail Poulenc-Escaich.</p>
<p> </p>
<p> </p>
<p style="margin-left: 0.6cm;margin-right: 0.6cm;margin-bottom: 0cm;line-height: 100%"> </p>
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		<title>Patricia Petibon au coeur du prochain opéra de Thierry Escaich</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/patricia-petibon-au-coeur-du-prochain-opera-de-thierry-escaich/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 04 Feb 2020 07:04:15 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Grâce à la liste des projets retenus en vue de l&#8217;attribution du prix FEDORA, on apprend que la saison prochaine, au Théâtre des Champs-Elysées, Patricia Petibon tiendra le rôle principal de Point d&#8217;orgue, le nouvel opéra de Thierry Escaich. Cette œuvre courte sera donnée le même soir que La Voix humaine, dont la soprano sera &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Grâce à la liste des projets retenus en vue de l&rsquo;attribution du prix FEDORA, on apprend que la saison prochaine, au Théâtre des Champs-Elysées, <strong>Patricia Petibon</strong> tiendra le rôle principal de <em>Point d&rsquo;orgue</em>, le nouvel opéra de Thierry Escaich. Cette œuvre courte sera donnée le même soir que <em>La Voix humaine</em>, dont la soprano sera vraisemblablement aussi l&rsquo;héroïne. L&rsquo;orchestre sera dirigé par Jérémie Rhorer et la mise en scène assurée par Olivier Py. Dans <em>Point d&rsquo;orgue</em>, coproduit par l&rsquo;Opéra de Dijon et le New York City Opera, Patricia Petibon aura pour partenaires <strong>Cyrille Dubois et Jean-Sébastien Bou</strong>.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" alt="" class="image-large" height="263" src="/sites/default/files/styles/large/public/rwidiom8nhuutdubxhpz.jpg?itok=ojSCMzh4" title="Le décor de Pierre André-Weitz © DR" width="468" /><br />
	Le décor de Pierre André-Weitz © DR</p>
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		<title>Thierry Escaich en dit plus sur son prochain opéra</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/thierry-escaich-en-dit-plus-sur-son-prochain-opera/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 07 Dec 2017 17:45:04 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>On sait depuis quelque temps que Thierry Escaich prépare pour Lyon son deuxième opéra, qui devrait être créé la saison prochaine, opéra très attendu après le succès remporté par son premier essai dans le genre lyrique, Claude (2013). Il se trouve que le festival Présences 2018 aura pour héros ce même Thierry Escaich, et c’est &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>On sait depuis quelque temps que <strong>Thierry Escaich</strong> prépare pour Lyon son deuxième opéra, qui devrait être créé la saison prochaine, opéra très attendu après le succès remporté par son premier essai dans le genre lyrique, <em>Claude </em>(2013). Il se trouve que le festival Présences 2018 aura pour héros ce même Thierry Escaich, et c’est avec l’espoir de découvrir quelques indices sur cette future création lyonnaise qu’on feuillette la brochure de présentation. Le 6 février, le festival parisien s’ouvrira sur un concert incluant notamment <em>Cris</em>, de Thierry Escaich, d’après le roman du même titre dû à Laurent Gaudé. Après Robert Badinter d’après Victor Hugo, le romancier lauréat du prix Goncourt 2004 serait-il le librettiste choisi par le compositeur ? Erreur, comme nous apprend <a href="http://file:///C:/Users/Laurent%20Bury/Downloads/DP%20PRESENCE2018%20(1).pdf">l’entretien publié dans le dossier de presse</a> : ce librettiste sera un autre prix Goncourt <strong>Atiq Rahimi</strong>, lauréat 2008 et déjà auteur pour l’Opéra de Lyon du livret de <em><a href="https://www.forumopera.com/spectacle/quont-ils-fait-des-voix">Terre et cendres</a> </em>; le sujet de ce nouvel opéra sera « <em>la légende des rois de Perse</em> ». Thierry Escaich annonce qu’il introduira « <em>certainement des instruments traditionnels iraniens dans l’orchestre</em> », et qu’il explorera d’autres facettes de la voix que dans <em>Claude</em>. Et il ajoute cette mise en garde : « <em>Je n’écris pas du chant pour du chant, destiné à ravir les amateurs de contre-ut</em> ». Nous voilà prévenus. </p>
<p> </p>
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		<item>
		<title>Claude &#8211; Escaich</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/claude-escaich-un-chant-damour/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sonia Hossein-Pour]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 Apr 2015 05:42:56 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/claude-escaich-un-chant-damour/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Pour Michel Foucault, dans l’incipit de Surveiller et punir, le système carcéral s’est constitué, des siècles durant, dans l’idée qu’« [i]l est juste qu’un condamné souffre physiquement plus que les autres hommes ». La médiatisation de la prison des Baumettes à Marseille en 2012 rappelle que la question des conditions de détention des prisonniers demeure encore brûlante. &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="rtejustify">Pour Michel Foucault, dans l’incipit de <em>Surveiller et punir</em>, le système carcéral s’est constitué, des siècles durant, dans l’idée qu’<em>« </em><em>[i</em><em>]l est juste qu’un condamné souffre physiquement plus que les autres hommes »</em>. La médiatisation de la prison des Baumettes à Marseille en 2012 rappelle que la question des conditions de détention des prisonniers demeure encore brûlante. Ce n’est pas tout à fait un hasard si <strong>Robert Badinter</strong>, ancien garde des Sceaux, détracteur de la peine de mort qu’il a incliné à faire abolir en 1981, s’est intéressé au personnage de Claude Gueux dans le roman éponyme de Victor Hugo, un homme condamné et révolté entre quatre murs.</p>
<p class="rtejustify">Immortalisant la création de <em style="line-height: 1.5;">Claude</em>, le 27 mars 2013 (<a href="http://www.forumopera.com/spectacle/la-justice-saisie-par-lopera">voir le compte-rendu</a>), fruit d’une collaboration féconde entre Robert Badinter, librettiste pour l’occasion, et le compositeur et organiste <strong style="line-height: 1.5;">Thierry Escaich</strong>, ce DVD témoigne de la réussite de cet opéra qui tient tout d’abord à la mise en scène magistrale d’<strong style="line-height: 1.5;">Olivier Py</strong>. Celui-ci a en effet su rendre avec intelligence et ingéniosité toute la dureté et la froideur de l’enfer carcéral dans lequel les personnages, victimes ou bourreaux, sont réduits à leur état d’humanité primitive. Les plans d’ensemble nous permettent d’observer les allers retours incessants des détenus dans leurs cellules ainsi que des bêtes en cage, et les structures métalliques tout comme les lumières blanchâtres de <strong style="line-height: 1.5;">Bertrand Killy</strong> achèvent de nous plonger dans une ambiance austère et suffocante. Pour Robert Badinter, la prison est elle-même un personnage à part entière, monstre qui engloutit et détruit les prisonniers comme la mine avaleuse d’hommes du <em style="line-height: 1.5;">Germinal</em> de Zola.</p>
<p class="rtejustify">La captation permet de considérablement dramatiser le spectacle et offre l’avantage de nous faire voir de plus près le jeu bluffant de <strong style="line-height: 1.5;">Jean-Sébastien Bou</strong> qui interprète le rôle principal de Claude. Servi par la vraisemblance d’une réalisation qui plus est élégante, le baryton livre une interprétation d&rsquo;une densité remarquable qui n’a d’égal que sa diction, parfaitement intelligible. Si Hugo décrivait le personnage d’Albin comme un <em style="line-height: 1.5;">« jeune homme pâle, blanc, faible »</em>, <strong>Rodrigo Ferreira</strong>, ce contre-ténor à la voix éthérée, conserve de ce portrait une attachante fragilité. A travers un cadrage subtil, le tableau de la complicité de Claude et Albin possède la tendresse d’une <em style="line-height: 1.5;">pieta</em> avant de se mouvoir en un chant d’amour genétien. Enfin, l’apparition en travelling avant de <strong style="line-height: 1.5;">Jean-Philippe Lafont </strong>en Directeur est formidable, au sens étymologique du terme, et, vu de près, le chant brutal qui anime son visage de tortionnaire inspire véritablement l’effroi. On regrettera cependant la diction imparfaite de certains interprètes non francophones, comme <strong>Philip Sheffield</strong> qui interprète le Deuxième personnage, ainsi que la moindre qualité du livret en regard de la musique, comme souvent dans l&rsquo;opéra en vérité.</p>
<p class="rtejustify">En arrière-plan, le chœur et les voix qui s’en détachent émettent un chant d’espoir irréel que Claude, rongé par la faim, semble entendre dans un accès de fièvre. Sous la baguette de <strong style="font-size: 14px; line-height: 21px; text-align: justify;">Jérémie Rohrer</strong>, la musique de Thierry Escaich, inquiétante et sourde à la fois, s&rsquo;entremêle ainsi d&rsquo;instants de grâce où se retrouve la verve moralisatrice et humaniste de Victor Hugo : <em>« Cette tête de l&rsquo;homme du peuple, cultivez-là, défrichez-là, arrosez-là, fécondez-là, éclairez-là, moralisez-là, utilisez-là : vous n&rsquo;aurez pas besoin de la couper »</em>.</p>
<p class="rtejustify"> </p>
<p><iframe allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/FCjOFs1ydPg?rel=0" width="560"></iframe></p>
<p><strong><a href="http://www.amazon.fr/gp/product/B00TOTNZM8/ref=as_li_tl?ie=UTF8&amp;camp=1642&amp;creative=6746&amp;creativeASIN=B00TOTNZM8&amp;linkCode=as2&amp;tag=forumopera-21&amp;linkId=5K4XIH4ZSAGSEVTV">Commander ce DVD Claude / Thierry Escaich</a></strong></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/claude-escaich-un-chant-damour/">Claude &#8211; Escaich</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
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	</channel>
</rss>
