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	<title>Jake HEGGIE - Compositeur - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
	<lastBuildDate>Thu, 26 Oct 2023 00:30:20 +0000</lastBuildDate>
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	<title>Jake HEGGIE - Compositeur - Forum Opéra</title>
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		<title>HEGGIE, Dead Man Walking – New-York (Streaming)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Christian Peter]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 24 Oct 2023 04:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Fidèle à sa volonté de promouvoir la musique d’aujourd’hui, le Met ouvre sa saison avec Dead Man Walking, premier opéra de Jake Heggie, qui a connu depuis sa création à San Francisco en 2000 près de soixante-dix productions à travers le monde, ce qui en fait l’opéra contemporain le plus joué du vingt-et-unième siècle. Un &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Fidèle à sa volonté de promouvoir la musique d’aujourd’hui, le Met ouvre sa saison avec <em>Dead Man</em> <em>Walking</em>, premier opéra de <strong>Jake Heggie</strong>, qui a connu depuis sa création à San Francisco en 2000 près de soixante-dix productions à travers le monde, ce qui en fait l’opéra contemporain le plus joué du vingt-et-unième siècle. Un texte magnifiquement travaillé, une musique puissante, des interprètes vocalement au sommet et impliqués scéniquement, une direction d’orchestre énergique, tout contribue à faire de cette représentation un spectacle «&nbsp;coup de poing&nbsp;» qui cloue littéralement le spectateur sur son fauteuil.</p>
<p>Le livret est inspiré du roman de sœur Helen Prejean, une religieuse qui a accompagné jusqu’à leur dernier souffle plusieurs condamnés à la peine capitale et qui est devenue l’une des plus éminentes opposante à la peine de mort aux Etats-Unis. Le spectacle commence et se termine par une mise à mort hyperréaliste dont le but est d’impressionner le public. Durant l’ouverture, est projeté sur un cube géant au-dessus du plateau, le crime sordide perpétré par les frères de Rocher qui agressent deux jeunes gens dans une clairière au bord d’un lac. L’un abat le jeune homme d’une balle à bout portant et sera condamné à la perpétuité, l’autre, Joseph, viole la jeune fille avant de la poignarder pour mettre fin à ses cris. La dernière scène nous montre l’exécution de Joseph, également projetée pour les spectateurs du Met sur le cube géant afin qu’aucun détail ne leur soit épargné : les sangles avec lesquelles le meurtrier est maintenu sur la table d’exécution, l’injection en gros plan, le liquide vert qui s’écoule dans la veine du condamné, ses soubresauts spasmodiques jusqu’à son immobilisation définitive. Entre ces deux scènes difficilement soutenables, nous assistons à la rencontre entre sœur Helen et Joe de Rocher dans le pénitencier d’Etat de Louisiane, l’acharnement avec lequel la religieuse tente de faire avouer son crime au condamné qui se dit innocent, leur espoir déçu lors de l’audience de la commission de réhabilitation, la confrontation entre la religieuse et la mère du condamné ainsi qu’avec les parents des victimes qui l’accablent pour avoir choisi de soutenir le bourreau de leurs enfants. La partition qui fait la part belle aux cordes et aux vents, colle parfaitement au drame, comme une musique de film. Elle fait alterner des moments de violence inouïe lorsqu’elle dépeint les meurtres notamment, et des passages mélodieux, tel l’hymne chanté par sœur Helen « He will gather us around » qui devient son leitmotiv tout au long de l’opéra jusqu’à la scène finale où elle le susurre à l&rsquo;oreille de de Rocher agonisant. On y entend également des réminiscences de gospel, voire de jazz. Chacun des personnages principaux a au moins un monologue. L’ensemble qui conclut le premier acte est particulièrement impressionnant.</p>
<p>Les décors de <strong>Jan Versweyveld</strong> sont extrêmement sobres. Quatre murs gris ornés de portes, éclairés par des teintes chaudes pour la scène à Hope House, la mission de sœur Helen, et froides pour le parloir du couloir de la mort. Pas de barreaux ou de parois en plexiglass ni de menottes pour entraver les conversations entre le condamné et sa conseillère spirituelle. Le crime durant le prologue se déroule pendant la nuit, tandis que l’exécution finale a lieu sous une lumière crue. &nbsp;La direction d’acteur d’<strong>Ivo van Hove</strong>, cohérente et efficace souligne discrètement les états d’âme des divers personnages. L’utilisation de la vidéo est pertinente, en particulier les gros plans sur les visages des personnages qui traquent leurs émotions.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="438" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Dead-Man-Walking-©-Karen-Almond-Metopera-1024x438.jpg" alt="" class="wp-image-148727"/><figcaption class="wp-element-caption"><sup>Dead Man Walking <strong>©</strong> Karen Almond Metopera </sup></figcaption></figure>


<p>C’est une distribution solide et sans faille qui a été réunie ici, saluée par une ovation debout lors du rideau final. Les seconds rôles sont tous remarquables, citons <strong>Justin Austin</strong>, impeccable dans le rôle du motard qui arrête la religieuse en route vers le pénitencier pour excès de vitesse, une séquence humoristique qui détend l’atmosphère après la scène de l’agression. <strong>Chad Shelton</strong> campe un aumônier cynique et peu amène à l’égard de sœur Helen tandis que le directeur de la prison incarné par <strong>Raymond Aceto</strong> ravit grâce à sa bonhommie. Des quatre parents des victimes, tous excellents, se détache <strong>Rodney Gilfry</strong> qui, au premier acte, se montre agressif à l’égard de sœur Helen et catégorique en ce qui concerne la peine de mort qu’il appelle de ses vœux, avant d’être saisi par le doute au moment de l’exécution. Belle performance théâtrale et vocale du baryton américain dont la voix a conservé tout son impact. <strong>Susan Graham</strong> qui en 2000 avait créé le rôle de sœur Helen, livre une interprétation magistrale de la mère du condamné qui voue une dévotion indéfectible à son fils. Son monologue poignant dans la scène de l’audience de la commission de réhabilitation, constitue un des moments forts de la soirée. Les gros plans sur son visage halluciné et désespéré montrent que nous avons affaire à une grande tragédienne qui incarne son personnage avec une voix douloureuse dont l’effet est saisissant. <strong>Latonia Moore</strong> campe avec une voix solide dont le registre aigu onctueux fait merveille, sœur Rose, la confidente de sœur Helen dont l’humour est salutaire dans la situation dramatique que vivent les principaux protagonistes, en particulier le condamné. Celui-ci est incarné par <strong>Ryan McKinny</strong>, baryton à la voix corsée et au physique d’athlète qui n’hésite pas à exécuter sur scène une vingtaine de pompes tout en chantant ! S’il se montre hostile et buté lors de sa première rencontre avec sœur Helen, il finit par tomber petit à petit le masque jusqu’à son aveu déchirant et sa demande de pardon aux parents, juste avant son exécution. Une interprétation magistrale des sentiments contradictoires qui tourmentent ce personnage complexe servie par une voix solide, capable de rugir sa colère comme d&rsquo;émettre de délicates demi-teintes lorsqu’il libère sa conscience. <strong>Joyce DiDonato</strong> enfin, omniprésente, porte l’ouvrage sur ses épaules. La mezzo-soprano américaine trouve ici sans doute l&rsquo;un de ses plus grands rôles. Elle campe avec conviction, une sœur Helen volontaire et déterminée qui affronte crânement la réprobation de ses consœurs, les remarques acides de l’aumônier, l’agressivité des prisonniers à son égard, l’hostilité du condamné, les reproches des parents des victimes et poursuit sa mission jusqu’au bout malgré les doutes qui ne manquent pas de l’assaillir. Musicalement le rôle sollicite essentiellement son medium corsé et bien projeté. Avec son timbre pur et chaleureux, elle traduit admirablement tous les affects de ce personnage attachant et sensible qu’elle avait déjà incarné à Houston en 2012, à Madrid en 2018 et gravé dans une <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/latlantique-est-un-abime/">intégrale en CD</a> parue chez Virgin. Au pupitre, <strong>Yannick Nézet-Seguin</strong>, adulé par le public new-yorkais qui lui réserve une belle ovation, propose une direction fluide et contrastée, théâtralement spectaculaire et insuffle à un orchestre du Metropolitan Opera en grande forme un rythme alerte et soutenu. </p>
<p>Le samedi 18 novembre, le Metropolitan Opera retransmettra dans les cinémas du réseau Pathé Live, <em>La Vie de Malcom X</em> un opéra d&rsquo;Anthony Davis</p><p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/heggie-dead-man-walking-new-york-streaming/">HEGGIE, Dead Man Walking – New-York (Streaming)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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		<title>Great Scott : après le CD, le DVD</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/great-scott-apres-le-cd-le-dvd/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 19 Apr 2021 04:01:16 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Déjà proposé en CD, Great Scott, cet « American Opera » en deux actes de Jake Heggie créé à Dallas en octobre 2015 est à présent disponible en DVD. L’occasion de retrouver en images Joyce DiDonato dans le rôle d’Arden Scott, une diva américaine qui revient dans sa ville natale pour sauver la compagnie d’opéra à l’origine &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Déjà proposé en <a href="https://www.forumopera.com/cd/great-scott-mais-surtout-quil-nous-refasse-rire">CD</a>, <em>Great Scott</em>, cet « American Opera » en deux actes de Jake Heggie créé à Dallas en octobre 2015 est à présent disponible en DVD. L’occasion de retrouver en images <strong>Joyce DiDonato</strong> dans le rôle d’Arden Scott, une diva américaine qui revient dans sa ville natale pour sauver la compagnie d’opéra à l’origine de sa carrière. Nul ne sera étonné que la mezzo-soprano fasse des étincelles dans cette partition pensée et écrite à son intention. <strong>Frederica Von Stade</strong>, <strong>Ailyn Pérez</strong>, <strong>Nathan Gunn</strong>, <strong>Anthony Roth Costanzo</strong> lui donnent la réplique sous la direction de <strong>Patrick Summers</strong> à la tête de l’orchestre et du chœur de l’Opéra de Dallas. </p>
<p><iframe allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/QVOcwPwuuK0" width="560"></iframe></p>
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		<item>
		<title>Songs for Murdered Sisters : pour en finir avec le féminicide</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/songs-for-murdered-sisters-pour-en-finir-avec-le-feminicide/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 25 Feb 2021 12:05:05 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Motiver 10.000 hommes à porter le ruban blanc, symbole de l’engagement à ne jamais commettre de violence basée sur le genre ou à dénoncer celles-ci, quoi qu&#8217;il en coûte : voilà ce vers quoi tend l&#8217;œuvre composée par Jake Heggie, sur des textes de l&#8217;iconique Margaret Atwood, autrice de la Servante écarlate. Les Songs for Murdered Sisters devaient &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Motiver 10.000 hommes à porter le ruban blanc, symbole de l’engagement à ne jamais commettre de violence basée sur le genre ou à dénoncer celles-ci, quoi qu&rsquo;il en coûte : voilà ce vers quoi tend l&rsquo;œuvre composée par Jake Heggie, sur des textes de l&rsquo;iconique Margaret Atwood, autrice de la <em>Servante écarlate</em>. Les <em>Songs for Murdered Sisters</em> devaient être créées à Houston l&rsquo;année dernière, mais elles ne le furent pas pour les raisons que l’on devine. Celui qui devait en être le créateur, le baryton Joshua Hopkins, accompagnée au piano par le compositeur, les enregistre désormais pour le label Pentatone. Il y a cinq ans, la sœur du chanteur figurait parmi les victimes d&rsquo;un multiple féminicide dans une communauté rurale de l&rsquo;Ontario. C&rsquo;est donc à la sœur du baryton, Nathalie, que ce cycle est dédié ainsi qu’aux autres victimes de féminicides. </p>
<p><iframe allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/BWKuaSiP1Yw" width="560"></iframe></p>
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		<item>
		<title>Great Scott</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/great-scott-mais-surtout-quil-nous-refasse-rire/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 12 Feb 2018 08:39:33 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>De la production lyrique de Jake Heggie, très parcimonieusement exportée hors des Etats-Unis, on avait jusqu’ici surtout retenu Dead Man Walking, créé en 2000 par Susan Graham et brillamment repris par Joyce DiDonato, ou Moby Dick (2010), deux œuvres qui ont triomphé outre-Atlantique et qu’ont proposé la plupart des maisons d’opéra américaines. En Europe, ce &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>De la production lyrique de Jake Heggie, très parcimonieusement exportée hors des Etats-Unis, on avait jusqu’ici surtout retenu <em>Dead Man Walking</em>, créé en 2000 par Susan Graham et brillamment <a href="https://www.forumopera.com/dvd/latlantique-est-un-abime">repris par Joyce DiDonato</a>, ou <em>Moby Dick</em> (2010), deux œuvres qui ont triomphé outre-Atlantique et qu’ont proposé la plupart des maisons d’opéra américaines. En Europe, ce succès avait pu laisser plus circonspect, face à une musique sans grande consistance, obstinément passéiste, peut-être plus encore que celle d’un Menotti. L’effet de contraste était d’autant plus frappant avec les ambitions affichées par les livrets choisis. Mais en 2015, pour une fois, Jake Heggie avait décidé de travailler non pas sur l’adaptation d’un livre, classique de la littérature ou document poignant, mais sur un sujet entièrement original, avec la complicité de Terrence McNally, auteur de théâtre surtout connu sur le vieux continent pour sa pièce <em>Master Class </em>(1995), inspirée par les cours de Maria Callas à la Juilliard School. Grand connaisseur d’opéra, McNally a imaginé une intrigue situé sur la scène et dans les coulisses d’un théâtre où l’on s’apprête à ressusciter une œuvre appartenant au belcanto romantique, <em>Rosa Dolorosa, figlia di Pompei</em>, composée en 1835 par à un certain Vittorio Bazzetti. Pour remonter ce chef-d’œuvre oublié, la compagnie « American Opera » compte sur la présence exceptionnelle d’Arden Scott, mezzo mondialement connue qui revient dans sa ville natale. Rivalités avec une ambitieuse soprano russe, vacheries entre chanteurs, répétitions catastrophiques, coïncidence de la première de l’opéra avec un match décisif pour l’équipe de football locale, retour imprévu d’un amour de jeunesse de la belle Arden, interrogation sur le sens du genre opéra à notre époque aux Etatst-Unis, visite du fantôme du compositeur… Le livret est riche en rebondissements et, à en juger d’après les rires incessants du public, fertile en répliques qui font mouche.</p>
<p>Autrement dit, Jake Heggie semble avoir un peu changé son fusil d’épaule et, s’il n’a pas renoncé à émouvoir (quelques moments bien guimauve sont là pour ça), il a découvert qu’il pouvait divertir son auditoire et, sur ce plan, on admettra volontiers qu’il ne s’y prend pas mal du tout. Dans un esprit parodique proche du Britten du dernier acte d’<em>A Midsummer Night’s Dream </em>et avec une <em>vis comica </em>qui évoque parfois le <em>Candide </em>de Bernstein, <em>Great Scott</em> regorge de pastiches musicaux, la musique attribuée à Bazzetti ressemblant fort à du Rossinellini ou à du Mercadantizetti, non sans lorgner assez anachroniquement du côté de Richard Strauss pour certaines arias.</p>
<p>Beaucoup de chanteurs d’opéra avouent qu’ils aimeraient avoir plus souvent l’occasion de faire rire, ce que le grand répertoire ne leur permet guère. <strong>Joyce DiDonato</strong> ne fait pas exception à cette règle, et <em>Great Scott</em> a été conçu sur mesure pour lui permettre de déployer tous ses talents : elle y chante magnifiquement, et en italien, des choses qui rappellent beaucoup le contenu de son disque <em>Stella di Napoli</em>. <strong>Ailyn Pérez</strong> semble bien s’amuser dans le rôle délicieusement caricatural de Tatiana Bakst, la soprano ouzbèque aux dents longues et à l&rsquo;accent à couper au couteau (on remarque surtout son air « Don’t be afraid, good people »). Il est émouvant d’entendre à leurs côtés <strong>Frederica Von Stade</strong> en riche mécène de l’opéra, et peu avant la fin de l’œuvre, ces dames unissent leurs voix pour un grand trio qui, bien qu’à cent coudées en dessous du modèle, regarde évidemment du côté du <em>Chevalier à la rose</em>. Tous les autres rôles, masculins, ne semblent pas appeler de grandes prouesses vocales et reposent plutôt sur la caractérisation. <em>Great Scott</em> est avant tout une comédie efficace, comme le cinéma américain sait encore parfois en produire. </p>
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		<title>HEGGIE, Dead Man Walking — Madrid</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/dead-man-walking-madrid-secrets-dalchimistes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yannick Boussaert]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 09 Feb 2018 07:27:26 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>« En Europe, les maisons d’opéra ne semblent pas se bousculer pour monter ses œuvres résolument néo-tonales, pour ne pas dire franchement passéistes » écrivait Laurent Bury en 2015 à propos de la prolifération de productions d’opéras composés par Jake Heggie outre-atlantique. Le Teatro Real de Madrid vient pourfendre cette constatation en ce début 2018 &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p dir="ltr">« <em>En Europe, les maisons d’opéra ne semblent pas se bousculer pour monter ses œuvres résolument néo-tonales, pour ne pas dire franchement passéistes </em>» <a href="https://www.forumopera.com/breve/jake-heggie-vous-ny-echapperez-pas">écrivait Laurent Bury en 2015</a> à propos de la prolifération de productions d’opéras composés par Jake Heggie outre-atlantique. Le Teatro Real de Madrid vient pourfendre cette constatation en ce début 2018 en important la production de <em>Dead Man Walking</em> du Lyric Opera de Chicago. En revanche et malgré l’excellence des interprètes réunis par la scène madrilène, ces représentations ne feront pas mentir cette autre sentence de notre confrère lors de la publication de la captation effectuée à Houston : « <a href="https://www.forumopera.com/dvd/latlantique-est-un-abime"><em>il ne s’est rien passé en cinquante ans</em> </a>».</p>
<p>	En effet et sans le paraphraser, voilà une musique aussi confortable qu’insipide. Hormis quelque belles pages alors signalées, elle plonge ce drame contemporain autour de la justice, du deuil, des victimes et de la foi dans un tonalisme ronflant d’où n’émerge aucune couleur ou saveur particulières. La première partie laisse tout à fait dubitatif entre les poncifs du livret — les familles des victimes qui s’en prennent à Sœur Helen dans un manichéisme que même Hollywood récuse — et l’absence d’arêtes ou de tensions orchestrales auxquelles se raccrocher. La faute n’en incombe nullement ni à l’orchestre soyeux du Teatro Real ni à <strong>Mark Wigglesworth</strong>, dont la précision du geste vient fouetter les attaques ou porter le lyrisme des cordes dès que la partition le permet. Heureusement le deuxième acte et l’approche de l’exécution de la sentence tourmentent davantage l’écriture. Cependant et c&rsquo;est cruel pour le compositeur américain, <em>Peter Grimes</em>, entendu le lendemain à Valence, apparaît d&rsquo;une modernité autrement radicale bien qu&rsquo;il ait été composé 55 ans auparavant.</p>
<p>	L’oeuvre d’Heggie se sauve du morne intérêt qu’elle suscite par sa réalisation scénique. <strong>Leonard Foglia</strong> opte pour un dispositif léger de grillages et de passerelles qui descendent des cintres pour retranscrire l’univers carcéral. Cette simplicité et cette fluidité, bien mises en lumière, règlent rapidement les problèmes de changement de lieux et permet de focaliser sur l’essentiel : les personnages et leurs conflits. Cependant la lecture du metteur en scène reste à un niveau littéral — mais le livret permet-il autre chose ?</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="359" src="/sites/default/files/styles/large/public/deadmanw_0905.jpg?itok=UHA9Sxd6" title="© Javier del Real" width="468" /><br />
	© Javier del Real</p>
<p dir="ltr">Heureusement le Teatro Real a réuni sur scène une équipe de chanteurs alchimistes. Du plomb de la partition, ils dessinent des enluminures. <strong>Measha Brueggergosman</strong> en soeur Rose en premier lieu. La voix chaude de la soprano canadienne épouse le caractère enjoué et maternel de la confidente de l&rsquo;héroïne. <strong>Maria Zifchak</strong> est confondante de justesse dans son portrait de la mère dans le déni, prête à tout sauver son fils des griffes du système et de la vendetta des victimes. Les seconds rôles se placent dans ce niveau de justesse et d’engagement scénique : <strong>Damiàn Del Castillo</strong> (George Benton), <strong>Maria Hinojosa</strong> (Kitty Hart), <strong>Toni Morsol</strong> (Owen Hart) ou encore <strong>Pablo Garcia-Lopez</strong> (grand-frère). Le choeur du Teatro Real et les Jeunes Chanteurs de la ORCAM témoignent de la qualité artistique de leur institution. Enfin, le deux protagonistes partagent cette capacité à sublimer un matériau assez banal. Si la gueule et la carrure de <strong>Michael Mayes</strong> (Joseph De Rocher) le rendent tout de suite crédible en meurtrier, sa voix peu colorée et un timbre peu large viennent jurer avec son physique. C’est bien par l’intensité de son jeu et son engagement vocal que le baryton texan emporte l’adhésion. Il en va de même pour <strong>Joyce DiDonato </strong>qui fait corps avec le rôle d’Helen Prejean à tel point que son chant devient secondaire. En conséquence, certains aigus sont trop bas, certains sauts de registres hasardeux. Mais l’on s’en rend compte après coup, tant on est happé par cette présence fluette qui marche d’un pas décidé, affronte l’horreur d’un système judiciaire qui ne fait que des perdants et interroge sa foi et ses enseignements. Après son ultime prière, la salle se retrouve vidée émotionnellement. La quasi totalité des premiers rôles reviendra saluer sans pouvoir contenir ses larmes.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Le temps passe pour Susan Graham</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/le-temps-passe-pour-susan-graham/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Mar 2017 11:01:30 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Ne vous laissez pas abuser par la photographie illustrant cet article : contrairement aux apparences, Susan Graham n&#8217;est absolument pas devenue une mémère permanentée dans la vraie vie. Cette dégaine invraisemblable est celle qu&#8217;elle arbore dans Dead Man Walking, l&#8217;opéra de Jake Heggie, monté à Washington par Francesca Zambello. Si l&#8217;on voit que le temps &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Ne vous laissez pas abuser par la photographie illustrant cet article : contrairement aux apparences, <strong>Susan Graham</strong> n&rsquo;est absolument pas devenue une mémère permanentée dans la vraie vie. Cette dégaine invraisemblable est celle qu&rsquo;elle arbore dans <em>Dead Man Walking</em>, l&rsquo;opéra de Jake Heggie, monté à Washington par Francesca Zambello. Si l&rsquo;on voit que le temps passe pour la mezzo américaine, créatrice en 2000 du rôle principal, celui de sœur Helen Prejean, c&rsquo;est surtout parce qu&rsquo;elle cède aujourd&rsquo;hui la place à sa jeune collègue <strong>Kate Lindsey</strong> et se rabat sur le rôle de Mrs De Rocher, la mère du criminel condamné à mort. Heureusement pour Susan Graham, son répertoire actuel n&rsquo;est pas fait que de ménagères de plus de cinquante ans : après une récente Didon des <em>Troyens</em>, elle sera cet été le prince Orlovski à Santa Fe, et retrouvera la très glamour Hanna Glawari dans <em>La Veuve joyeuse </em>au Met en décembre.</p>
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		<title>Après le « feel-good movie », le « feel-good opera »</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/apres-le-feel-good-movie-le-feel-good-opera/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 06 Sep 2016 10:42:31 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Jake Heggie est l&#8217;un des compositeurs lyriques américains les plus joués dans son pays, et il ne se passe pas une saison sans que les maisons d&#8217;opéra du Texas ou de Californie programment une de ses œuvres. Son Moby Dick a connu les honneurs du DVD, et son Dead Man Walking , d&#8217;après le livre &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Jake Heggie</strong> est l&rsquo;un des compositeurs lyriques américains <a href="http://www.forumopera.com/breve/jake-heggie-vous-ny-echapperez-pas">les plus joués dans son pays</a>, et il ne se passe pas une saison sans que les maisons d&rsquo;opéra du Texas ou de Californie programment une de ses œuvres. Son <em>Moby Dick</em> a connu les honneurs du DVD, et son <a href="http://www.forumopera.com/dvd/latlantique-est-un-abime"><em>Dead Man Walking</em></a> , d&rsquo;après le livre de soeur Helen Prejean ayant inspiré un film à Tim Robbins, est très souvent repris outre-Atlantique. Et comme, ces derniers temps, les classiques du cinéma sont de plus en plus sollicités comme source de livrets efficaces pour des opéras (voir le récent <a href="http://www.forumopera.com/notorious-goteborg-tuer-le-pere"><em>Notorious</em></a> ou bientôt <a href="http://www.forumopera.com/breve/ingmar-bergman-a-lopera"><em>Sonate d&rsquo;automne</em></a>), Jake Heggie sacrifie à son tour à cette mode avec une nouvelle création mondiale annoncée pour le mois de décembre à Houston : <em>It&rsquo;s a Wonderful Life</em>. Eh oui, <em>La Vie est belle</em>, nous assurait Frank Capra en 1946, et nul doute que l&rsquo;opéra dispensera le même message optimiste, typique de ces films qui redonnent aux spectateurs le goût de vivre, les <em>feel-good movies. </em>A Houston, la mise en scène sera assurée par <strong>Leonard Foglia</strong>, dont on avait pu voir au Châtelet en 2011 <em>Cruzar la Cara de la luna</em>, « opéra mariatchi », et les rôles principaux seront tenus par la soprano <strong>Talise Trevigne</strong>, reprenant le rôle tenu à l&rsquo;écran par Donna Reed, et par le ténor <strong>William Burden</strong>, succédant à James Stewart.</p>
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		<title>The Moon&#039;s a Gong, Hung in the Wild</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/the-moons-a-gong-hung-in-the-wild-le-charme-sans-surprise/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Nov 2015 06:11:37 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Alors que l’opéra Great Scott réunit en ce moment à Dallas une partie du gratin lyrique états-unien, il faut bien se faire à cette réalité : Jake Heggie est aujourd’hui le compositeur américain qui écrit le plus pour les voix, tant pour la scène que pour le concert, au point qu’il paraît s’être détourné de la &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Alors que l’opéra <em>Great Scott </em>réunit en ce moment <a href="http://www.forumopera.com/breve/joyce-didonato-les-aime-costauds">à Dallas </a>une partie du gratin lyrique états-unien, il faut bien se faire à cette réalité : Jake Heggie est aujourd’hui le compositeur américain qui écrit le plus pour les voix, tant pour la scène que pour le concert, au point qu’il paraît s’être détourné de la musique instrumentale, ces dernières années. Dans le domaine de la mélodie, sa production ne cesse d’augmenter, notamment en collaboration avec le poète Gene Scheer, auquel il doit le livret de son opéra <em>Moby-Dick</em>, mais aussi le texte de plusieurs cycles, dont <em>Camille Claudel : Into the Fire</em> (2012). Ce qui ne l’empêche pas de mettre également en musique les plus grands classiques américains (Walt Whitman, Emily Dickinson).</p>
<p>Ses mélodies attirent depuis longtemps les meilleurs chanteurs des Etats-Unis, soucieux de défendre leur répertoire national : en 1999, le disque <em>The Faces of Love</em> réunissait, entre autres, Renee Fleming, Sylvia McNair, Jennifer Larmore, Carol Vaness et Brian Asawa. Frederica Von Stade fut un temps l’égérie de Heggie, Joyce DiDonato lui a succédé, et les deux mezzos sont réunies dans <em>Great Scott</em>.</p>
<p>La nouveauté, cependant, est que cette musique attire maintenant des artistes non-américains, puisque <strong>Angelika Kirchschlager </strong>vient d’enregistrer un disque consacré aux mélodies de Heggie. Certes, le répertoire de la mezzo autrichienne se focalise désormais sur la musique des XX<sup>e</sup> et XXI<sup>e</sup> siècles : ces deux dernières années, on l’a vue dans <em>La Mère coupable</em> de Milhaud, dans <em>L’Opéra de quatre sous</em> et dans une création, <em>Geschichten aus dem Wiener Wald</em>. Cette musique fait appel à de tout autres qualités que les Mozart et Strauss de ses débuts, et correspond sans doute à ce que la chanteuse est le mieux à même d’offrir à présent.  D’ailleurs, le programme de ses récitals les plus récents se partage entre Schumann et Heggie.</p>
<p>Dans le livret d&rsquo;accompagnement, le <em>Liederkreis</em> dudit Schumann est précisément invoqué comme la principale influence s’exerçant sur l’art de Heggie, pour qui il semble que toute mélodie doive être associée un rythme de danse, et que le texte doive être généreusement agrémenté d’onomatopées « musicales » du genre <em>Hou hou, Tralalala, </em>ou<em> Daï daï daï.</em> Bien sûr, cela prête à ses compositions une séduction immédiate, permet de les mémoriser facilement, mais les rend aussi terriblement prévisibles, dès qu’on en a entendu les premières mesures. Loin de nous l’idée que la musique sérieuse doive être dénuée de tout charme pour l’oreille, mais par volonté de plaire, faut-il ainsi succomber à une facilité proche de la chanson de grande consommation ?</p>
<p>Tout ici gambille et chantonne, depuis la pièce la plus ancienne, les <em>Songs to the Moon</em>, destinées à Frederica von Stade, créés en août 1998 au festival de Ravinia, Illinois. Le cycle <em>Statuesque </em>(2005) donne la parole à trois sculptures : avec la statue de Henry Moore, on se croirait chez Kurt Weill, peut-être à cause du vers « I am a mystery to myself », dont les accents rappellent « I am stranger here myself ». La mélodie confiée à la Victoire de Samothrace prend des airs de danse populaire, et l’on s’avance parfois jusqu’aux rythmes galopants du Bernstein de <em>West Side Story. </em>Certes, Poulenc a composé des valses chantées, mais pas seulement !</p>
<p>Les trois mélodies de 2011, <em>The Breaking Waves</em>, offrent un peu plus de profondeur. Sur ces textes de sœur Helen Prejean (l’héroïne de son opéra <em>Dead Man Walking</em>), Heggie se montre un rien plus audacieux, surtout dans « Music », entièrement <em>a cappella</em>. De manière générale, le pianiste néerlandais <strong>Maurice Lammerts van Bueren</strong> ne semble pas surmené par les accompagnements. De la musique facile, donc, pour l’essentiel de ce disque, mais peut-être la sélection opérée ici n’est-elle pas la plus représentative de l’œuvre de Jake Heggie.</p>
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		<title>Joyce DiDonato les aime costauds</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/joyce-didonato-les-aime-costauds/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 05 Nov 2015 06:11:07 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Dirigé par Patrick Summers et mis en scène par Jack O’Brien, Great Scott est le nouvel opéra du compositeur américain Jake Heggie créé à Dallas le 30 octobre dernier. Si l’on parle beaucoup de cette création, c’est entre autres parce qu’elle bénéficie d’une distribution exceptionnelle : Ailyn Pérez, Frederica von Stade, Nathan Gunn et Joyce &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Dirigé par <strong>Patrick Summers</strong> et mis en scène par <strong>Jack O’Brien</strong>, <em>Great Scott</em> est le nouvel opéra du compositeur américain <a href="http://www.forumopera.com/breve/jake-heggie-vous-ny-echapperez-pas"><strong>Jake Heggie</strong> </a>créé à Dallas le 30 octobre dernier. Si l’on parle beaucoup de cette création, c’est entre autres parce qu’elle bénéficie d’une distribution exceptionnelle : <strong>Ailyn Pérez</strong>,<strong> Frederica von Stade</strong>, <strong>Nathan Gunn</strong> et <strong>Joyce DiDonato</strong>, très à son fait dans le rôle d’Arden Scott, la diva qui revient dans sa ville natale sauver la compagnie d’opéra à l’origine de sa carrière. Accessoirement aussi, <a href="http://barihunks.blogspot.fr/2015/11/michael-mayes-sexy-and-fun-debut-at.html?spref=tw">le blog Barihunks</a>, toujours à la recherche de basses et barytons dont le plumage égale le ramage, entretient le buzz en diffusant des photos musclées de Michael Mayes également à l’affiche de <em>Great Scott.</em><em> </em>Cet ancien footballeur qu’une blessure a contraint à changer son fusil professionnel d’épaule fait ainsi ses débuts à Dallas. Ce ne sont pas ses partenaires féminines qui s&rsquo;en plaindront.</p>
<blockquote class="twitter-tweet" lang="fr" xml:lang="fr">
<p dir="ltr" lang="en" xml:lang="en">This is OBVIOUSLY posted here due to my Honorary Barihunk status, Mike &#8211; don&rsquo;t be offended, dude! 🙂 <a href="https://t.co/uySJUBO4wb">https://t.co/uySJUBO4wb</a></p>
<p>	— Joyce DiDonato (@JoyceDiDonato) <a href="https://twitter.com/JoyceDiDonato/status/661970349882372097">4 Novembre 2015</a></p>
</blockquote>
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		<title>Jake Heggie, vous n&#8217;y échapperez pas</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/jake-heggie-vous-ny-echapperez-pas/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 19 Aug 2015 13:32:08 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Aux Etats-Unis, le compositeur d’opéra qui a le vent en poupe est incontestablement Jake Heggie. Fin octobre, cet heureux homme (né en 1961) aura le privilège de voir se succéder en l’espace de deux jours une création mondiale et une reprise d’un de ses principaux succès. Le 30 octobre, à Dallas, ce sera Great Scott, &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Aux Etats-Unis, le compositeur d’opéra qui a le vent en poupe est incontestablement <strong>Jake Heggie</strong>. Fin octobre, cet heureux homme (né en 1961) aura le privilège de voir se succéder en l’espace de deux jours une création mondiale et une reprise d’un de ses principaux succès. Le 30 octobre, à Dallas, ce sera <em>Great Scott</em>, conçu sur mesure pour Joyce DiDonato, comme nous l’annoncions <a href="http://www.forumopera.com/breve/un-nouvel-opera-sur-mesure-pour-joyce-didonato">l’an dernier </a>; on sait désormais que la Yankee Diva aura notamment face à elle le baryton Nathan Gunn et une illustre mezzo américaine d’une génération antérieure, en la personne de Frederica Von Stade (coproduit par l’Opéra de San Diego, l’œuvre y sera donnée en mai 2016, avec Isabel Leonard dans le rôle principal). Et le 31, à Los Angeles, Heggie verra son <em>Moby-Dick</em> de 2010 dirigé par James Conlon, le rôle du capitaine Ahab étant tenu par le ténor wagnérien Jay Hunter Morris, le tout dans la production immortalisée par une captation réalisée en 2013 (un DVD San Francisco Opera). A signaler, plus tard dans la saison, la création mondiale de l’opéra <em>Out of Darkness</em>, en mai 2016 à Seattle. Et on ne vous parle même pas des différentes productions de <em>Dead Man Walking </em>(2000) dont sera émaillée la saison 2015-16, dans l’Indiana ou en Louisiane. Difficile, donc, d’échapper à Jake Heggie outre-Atlantique ; en Europe, les maisons d’opéra ne semblent pas se bousculer pour monter ses œuvres résolument néo-tonales, pour ne pas dire franchement passéistes.</p>
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