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	<title>Maurice RAVEL - Compositeur - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Maurice RAVEL - Compositeur - Forum Opéra</title>
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		<title>Nahuel Di Pierro, « Un grand sommeil noir »</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/un-grand-sommeil-noir-nahuel-di-pierro/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Charles Sigel]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 13 Mar 2026 04:45:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Cet album est le reflet d’un concert donné au Théâtre de l’Athénée en décembre 2024, articulé en deux parties, la première dédiée à quelques mélodies françaises (Debussy et Ravel notamment), la seconde à l’Argentine natale de Nahuel Di Pierro. Qui présente aussi ce récital comme une réflexion sur la théâtralité, sur la mise en scène &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Cet album est le reflet d’un concert donné au Théâtre de l’Athénée en décembre 2024, articulé en deux parties, la première dédiée à quelques mélodies françaises (Debussy et Ravel notamment), la seconde à l’Argentine natale de <strong>Nahuel Di Pierro</strong>. Qui présente aussi ce récital comme une réflexion sur la théâtralité, sur la mise en scène de soi-même quand, seul sur scène avec un pianiste, on doit créer autant d’univers qu’il y a de pièces dans le puzzle. Et aussi comme une série de variations sur le thème des marges de la société, de Villon à Borges en passant par Verlaine.</p>
<h4><strong>Les faubourgs et les marges</strong></h4>
<p>La partie argentine de ce choix est la plus immédiatement convaincante. On ne recourra pas au cliché du chanteur chantant dans son arbre généalogique, mais il y a quand même de cela… Nahuel di Pierro, né à Buenos Aires dans le quartier de Balvarena, est d’emblée de plain pied avec l’imaginaire d’un Jorge Luis Borges, fasciné dès l’adolescence par le monde insaisissable des <em>guapos</em>, des mauvais garçons, des <em>compadritos</em> (les « hommes des faubourgs »), des maisons de passe et des<em> cuchillos</em>, des poignards, un univers qu’il essayait de côtoyer, lui l’intellectuel des beaux quartiers. De là naquirent un ensemble de textes de milongas, publié dans le recueil « Pour les six cordes ». Certains furent mis en musique par Anibal Troilo, d’autres par Carlos Guastavino, Eladia Blásquez ou Julián Plazá, mais c’est surtout Astor Piazzolla qui les a marqués de sa patte.</p>
<p>Cette partie commence avec le caustique <em>Tango</em> de Stravinsky (en somme un tango pour en finir avec tous les tangos), distillé avec humour par <strong>Alphonse Cemin</strong>, auquel s’enchaîne la <em>Milonga de Manuel Flores</em>, un texte que Nahuel Di Pierro dit, très bien et très simplement, en le prenant au sérieux, avec tout le romantisme grave qu’il faut. Et un sens du tragique qu’on entend aussi dans les <em>Quatro Canciones porteñas</em> de Piazzolla. Nahuel Di Pierro use d’une voix qui n’est pas tout à fait sa voix d’opéra, mais tout de même timbrée, riche d’harmoniques, dans un parlé-chanté subtil, appuyé sur une diction évidemment authentique, avec une manière de grandeur, comme dans le superbe <em>Jacinto Chiclana</em> ou dans l’impétueux <em>Titere</em>, d’une violence épique, ou encore dans le quasi funèbre <em>A Don Nicanor Paredes</em>, manière d’ode à un Buenos Aires disparu.</p>
<p>La partie de piano, dans des arrangements superbes de Gustavo Beytelmann, constamment imaginative, inattendue, tissant une manière de commentaire songeur derrière les textes, ajoute à la paradoxale poésie de ces mélodies.</p>
<p>Le<em> Piedra y camino</em>, d’Atahualpa Yupanqui, relève d’un autre imaginaire, celui du monde des gauchos. Nahuel Di Pierro parvient là à suggérer en quelque trois minutes une errance mélancolique à travers de vastes espaces avec une sobriété et une économie de moyens étonnantes.</p>
<p>Superbe toucher d‘Alphonse Cemin dans la mélancolique <em>Danza de la moza donosa</em> de Ginastera, qui introduit deux <em>Canciones</em>, celle impalpablement nostalgique <em>al árbol del olvido</em> et celle plus radieuse <em>a la luna lunanca</em>. Là encore Nahuel Di Pierro trouve le ton juste, intime, retenu, délicat, dans un dosage impeccable des accents et des couleurs.</p>


<figure class="wp-block-image size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1772" height="997" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/nahuel-di-pierro-1-edited.jpg" alt="" class="wp-image-209437"/></figure>


<h4><strong><br />Affaire de style</strong></h4>
<p>La partie française du récital laisse une impression plus contrastée, et le chanteur semble ajuster plus difficilement le style de chaque écriture. Elle commence avec les rares <em>Deux poèmes de Verlaine</em> de Stravinsky, intrigants si l’on songe qu’ils sont contemporains de <em>Petrouchka</em>. <br />Le plus réussi (y compris par Stravinsky) est sans doute <em>Un grand sommeil noir</em>, d’une mâle simplicité. En revanche Stravinsky n’y va pas avec le dos de la cuillère dans <em>La lune blanche</em> où il assomme Verlaine avec désinvolture. C’est tout de même une chose curieuse que cette phrase qui monte sans cesse et qui va crescendo alors que le poème s&rsquo;alnguit : « Un vaste et tendre apaisement semble descendre du firmament »&#8230; et que dire de « C’est l’heure exquise » qui tombe comme un glas. Du moins on peut y remarquer la parfaite diction et la projection vocale de Nahuel Di Pierro.</p>
<p>Tout de même, ce sont (selon nous) les <em>Trois Ballades de François Villon</em> de Debussy qui sont le moment le moins convaincant du programme : le chanteur donne l’impression d’être embarrassé de sa grande voix dans ces œuvres d’ailleurs d’une prosodie déconcertante où la mélodie semble aller à l’encontre du texte et qui semblent ici écrasées par une interprétation surdimensionnée. La position du micro, un peu lointaine, n’aide guère non plus à la compréhension des mots.</p>
<p>Par bonheur, les trois mélodies extraites de <em>Fêtes galantes</em> sont davantage <em>dites</em>, notamment le très beau <em>Faune</em>. Mais <em>Les ingénus</em> comme <em>Colloque sentimental</em> oscillent entre de sensibles demi-teintes, aux frontières du <em>parlando</em>, très belles, et de soudains <em>forte</em> invasifs, quelque peu opératiques et désarçonnants. Broutilles inhérentes au concert sans doute.</p>
<p>On n’en appréciera que mieux le <em>Don Quichotte à Dulcinée</em> de Ravel, pleinement réussi.<br />Où l’on trouve les mêmes qualités que dans les pièces argentines : l’allègement de la voix dans la <em>Chanson romanesque</em> (d’une rayonnante sensualité), la ferveur tendre puis l’ampleur de la <em>Chanson épique</em> (et quel beau legato), la truculence de la <em>Chanson à boire</em>.</p>
<p>Trois pièces exactement pour le timbre de Nahuel Di Pierro, magistralement enlevées, raffinées dans le détail et très emballantes.</p><p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/un-grand-sommeil-noir-nahuel-di-pierro/">Nahuel Di Pierro, « Un grand sommeil noir »</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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		<title>RAVEL, L&#8217;Heure espagnole &#8211; Paris (Radio France)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/ravel-lheure-espagnole-paris-radio-france/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 11 Oct 2025 04:01:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>L’Heure espagnole, sous les rouages tintinnabulants des pendules et la précision horlogère de l’écriture ravélienne, abrite un autre mécanisme, plus discret mais également complexe : celui de la langue française. Cette comédie en un acte, née de la rencontre entre Maurice Ravel et le dramaturge Franc-Nohain, repose aussi sur la musicalité du verbe, sur la &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><em>L’Heure espagnole</em>, sous les rouages tintinnabulants des pendules et la précision horlogère de l’écriture ravélienne, abrite un autre mécanisme, plus discret mais également complexe : celui de la langue française. Cette comédie en un acte, née de la rencontre entre Maurice Ravel et le dramaturge Franc-Nohain, repose aussi sur la musicalité du verbe, sur la précision du mot, sur le naturel d’un phrasé que seule une articulation parfaite de notre langue peut traduire. Sans cette maîtrise intime du français – cette alliance de clarté, de légèreté et d’ironie – l’ouvrage perd une part essentielle de sa substance.</p>
<p>On s’interroge alors sur les raisons qui ont présidé au choix des interprètes de cette version de concert à l’Auditorium de la Maison de la Radio. <strong>Piotr Micinski</strong>, Don Inigo à la prononciation dure mais aux consonnes molles, moins digne notable en goguette que boyard échappé du Kremlin ; <strong>Matteo Macchioni</strong>, Torquemada à l’accent chantant au détriment de précision linguistique, moins horloger souffreteux que pizzaiolo ; <strong>Rodion Pogossov</strong>, muletier à l&rsquo;articulation exotique, qui plus est aux prises avec une écriture trop grave pour son baryton clair : voilà qui laisse perplexe. Que l’on fasse appel à des artistes dont le français est la langue maternelle, et le résultat s&rsquo;avère d’une autre tenue. Gonzalve est sans doute ténor trop léger pour <strong>Valentin Thill</strong>, qui en concert assume déjà Nadir, Alfredo, et Lenski. Mais la souplesse et une gestion habile de la voix mixte et de tête lui permettent de fleurir son chant à l’envi. Ornementation élégantes, notes filées et autres mélismes dessinent un poète moins précieux que raffiné, moins vaniteux que sensible. Surtout <strong>Isabelle Druet</strong> se glisse dans la peau de Concepcíon avec l’aisance d’une comédienne et le talent d’une diseuse, suivant en cela les conseils de Ravel qui conseillait de dire le rôle plus que le chanter – à l’exception de « la pitoyable aventure » abordée comme il se doit à la manière d’un grand air d’opéra avec des couleurs suggestives sans abus expressifs. On retrouve dans cette interprétation de l’Horlogère la précision d’orfèvre propre à Ravel. Chaque inflexion, chaque accent, chaque respiration placés à propos rappellent que la langue ne s’imite pas ; elle se possède, et que, face à ce petit bijou d’esprit gaulois travesti en farce ibérique, être français – sinon francophone – n’est pas un avantage accessoire, mais une condition nécessaire à sa pleine réussite.</p>
<pre style="text-align: center;"><img decoding="async" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/ABR8868-1294x600.jpg" />Répétition de l'Orchestre Philharmonique de Radio France dirigé par Kazuki Yamada (Auditorium de la Maison de la radio) © Christophe Abramowitz / Radio France</pre>
<p>Sous la baguette de <strong>Kazuki Yamada</strong>, appelé au dernier moment pour remplacer Pablo Heras-Casado, le Philharmonique de Radio France propose une lecture qui allie souplesse et précision sans jamais verser dans la sécheresse. La pâte orchestrale demeure claire, mobile, et épouse idéalement le raffinement comique de la partition. Chaque détail d’orchestration – clochettes, célesta, percussions, motifs hispaniques – reste perceptible. La précision rythmique et timbrique s’accompagne d’un sens aigu de l’équilibre : transitions souples, respiration naturelle entre les scènes, dosage subtil entre clarté et vivacité théâtrale. Revers de la médaille : ce mariage du détail et du souffle, de la précision et de la chaleur, confère à cette <em>Heure espagnole</em> une sophistication parfois excessive. Certains moments comiques semblent tempérés par le souci de préserver l’élégance au détriment de l’extravagance.</p>
<p>Ce même reproche de tempérance s’applique en première partie à <em>Pavane pour une infante défunte</em> enlisée dans un tempo trop lent quand, au contraire, <em>Ibéria </em>de Debussy claque comme un éventail andalou dans un festival de rythme et de couleurs.</p>
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		<title>Une rose pour Maurice Ravel</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/une-rose-pour-maurice-ravel/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Sep 2025 06:23:53 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le château de Chantore (sud-Manche), labellisé « jardin remarquable », inaugurera dimanche 28 septembre 2025 à 11 heures sa nouvelle roseraie. L’événement sera marqué par la présentation de la collection 2025 de roses du rosiériste normand Christian de Chausey, figure reconnue depuis plus de trente ans dans l’art de la création variétale. Cette nouvelle série &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p data-start="138" data-end="480">Le château de Chantore (sud-Manche), labellisé « jardin remarquable », inaugurera dimanche 28 septembre 2025 à 11 heures sa nouvelle roseraie. L’événement sera marqué par la présentation de la collection 2025 de roses du rosiériste normand Christian de Chausey, figure reconnue depuis plus de trente ans dans l’art de la création variétale.</p>
<p data-start="482" data-end="994">Cette nouvelle série de roses rend hommage aux arts, à la musique et à la danse. Une rose <strong data-start="572" data-end="589">Maurice Ravel</strong> a été conçue spécialement pour le 150e anniversaire de la naissance du compositeur : une fleur blanche aux reflets rose pâle, au parfum subtil mêlant bergamote, muguet, miel et sauge. Elle sera accompagnée d&rsquo;autres variétés, notamment dédiées au pianiste <strong data-start="828" data-end="849">Alexandre Tharaud</strong>, à l’étoile du ballet <strong data-start="872" data-end="889">Hugo Marchand</strong> et au ténor <strong data-start="902" data-end="923">Luciano Pavarotti</strong>, dont le 90e anniversaire aurait été célébré le 12 octobre prochain.</p>
<p data-start="996" data-end="1221">Le projet bénéficie du soutien de la Région Normandie, de la Fondation Signature et de l’association des Amis de Maurice Ravel.</p>


<blockquote class="instagram-media" data-instgrm-captioned data-instgrm-permalink="https://www.instagram.com/reel/DOZSd3Ak9Dh/?utm_source=ig_embed&amp;utm_campaign=loading" data-instgrm-version="14" style=" background:#FFF; border:0; border-radius:3px; box-shadow:0 0 1px 0 rgba(0,0,0,0.5),0 1px 10px 0 rgba(0,0,0,0.15); margin: 1px; max-width:540px; min-width:326px; padding:0; width:99.375%; width:-webkit-calc(100% - 2px); width:calc(100% - 2px);"><div style="padding:16px;"> <a href="https://www.instagram.com/reel/DOZSd3Ak9Dh/?utm_source=ig_embed&amp;utm_campaign=loading" style=" background:#FFFFFF; line-height:0; padding:0 0; text-align:center; text-decoration:none; width:100%;" target="_blank"> <div style=" display: flex; flex-direction: row; align-items: center;"> <div style="background-color: #F4F4F4; border-radius: 50%; flex-grow: 0; height: 40px; margin-right: 14px; width: 40px;"></div> <div style="display: flex; flex-direction: column; flex-grow: 1; justify-content: center;"> <div style=" background-color: #F4F4F4; border-radius: 4px; flex-grow: 0; height: 14px; margin-bottom: 6px; width: 100px;"></div> <div style=" background-color: #F4F4F4; border-radius: 4px; flex-grow: 0; height: 14px; width: 60px;"></div></div></div><div style="padding: 19% 0;"></div> <div style="display:block; height:50px; margin:0 auto 12px; width:50px;"><svg width="50px" height="50px" viewBox="0 0 60 60" version="1.1" xmlns="https://www.w3.org/2000/svg" xmlns:xlink="https://www.w3.org/1999/xlink"><g stroke="none" stroke-width="1" fill="none" fill-rule="evenodd"><g transform="translate(-511.000000, -20.000000)" fill="#000000"><g><path d="M556.869,30.41 C554.814,30.41 553.148,32.076 553.148,34.131 C553.148,36.186 554.814,37.852 556.869,37.852 C558.924,37.852 560.59,36.186 560.59,34.131 C560.59,32.076 558.924,30.41 556.869,30.41 M541,60.657 C535.114,60.657 530.342,55.887 530.342,50 C530.342,44.114 535.114,39.342 541,39.342 C546.887,39.342 551.658,44.114 551.658,50 C551.658,55.887 546.887,60.657 541,60.657 M541,33.886 C532.1,33.886 524.886,41.1 524.886,50 C524.886,58.899 532.1,66.113 541,66.113 C549.9,66.113 557.115,58.899 557.115,50 C557.115,41.1 549.9,33.886 541,33.886 M565.378,62.101 C565.244,65.022 564.756,66.606 564.346,67.663 C563.803,69.06 563.154,70.057 562.106,71.106 C561.058,72.155 560.06,72.803 558.662,73.347 C557.607,73.757 556.021,74.244 553.102,74.378 C549.944,74.521 548.997,74.552 541,74.552 C533.003,74.552 532.056,74.521 528.898,74.378 C525.979,74.244 524.393,73.757 523.338,73.347 C521.94,72.803 520.942,72.155 519.894,71.106 C518.846,70.057 518.197,69.06 517.654,67.663 C517.244,66.606 516.755,65.022 516.623,62.101 C516.479,58.943 516.448,57.996 516.448,50 C516.448,42.003 516.479,41.056 516.623,37.899 C516.755,34.978 517.244,33.391 517.654,32.338 C518.197,30.938 518.846,29.942 519.894,28.894 C520.942,27.846 521.94,27.196 523.338,26.654 C524.393,26.244 525.979,25.756 528.898,25.623 C532.057,25.479 533.004,25.448 541,25.448 C548.997,25.448 549.943,25.479 553.102,25.623 C556.021,25.756 557.607,26.244 558.662,26.654 C560.06,27.196 561.058,27.846 562.106,28.894 C563.154,29.942 563.803,30.938 564.346,32.338 C564.756,33.391 565.244,34.978 565.378,37.899 C565.522,41.056 565.552,42.003 565.552,50 C565.552,57.996 565.522,58.943 565.378,62.101 M570.82,37.631 C570.674,34.438 570.167,32.258 569.425,30.349 C568.659,28.377 567.633,26.702 565.965,25.035 C564.297,23.368 562.623,22.342 560.652,21.575 C558.743,20.834 556.562,20.326 553.369,20.18 C550.169,20.033 549.148,20 541,20 C532.853,20 531.831,20.033 528.631,20.18 C525.438,20.326 523.257,20.834 521.349,21.575 C519.376,22.342 517.703,23.368 516.035,25.035 C514.368,26.702 513.342,28.377 512.574,30.349 C511.834,32.258 511.326,34.438 511.181,37.631 C511.035,40.831 511,41.851 511,50 C511,58.147 511.035,59.17 511.181,62.369 C511.326,65.562 511.834,67.743 512.574,69.651 C513.342,71.625 514.368,73.296 516.035,74.965 C517.703,76.634 519.376,77.658 521.349,78.425 C523.257,79.167 525.438,79.673 528.631,79.82 C531.831,79.965 532.853,80.001 541,80.001 C549.148,80.001 550.169,79.965 553.369,79.82 C556.562,79.673 558.743,79.167 560.652,78.425 C562.623,77.658 564.297,76.634 565.965,74.965 C567.633,73.296 568.659,71.625 569.425,69.651 C570.167,67.743 570.674,65.562 570.82,62.369 C570.966,59.17 571,58.147 571,50 C571,41.851 570.966,40.831 570.82,37.631"></path></g></g></g></svg></div><div style="padding-top: 8px;"> <div style=" color:#3897f0; font-family:Arial,sans-serif; font-size:14px; font-style:normal; font-weight:550; line-height:18px;">Voir cette publication sur Instagram</div></div><div style="padding: 12.5% 0;"></div> <div style="display: flex; flex-direction: row; margin-bottom: 14px; align-items: center;"><div> <div style="background-color: #F4F4F4; border-radius: 50%; height: 12.5px; width: 12.5px; transform: translateX(0px) translateY(7px);"></div> <div style="background-color: #F4F4F4; height: 12.5px; transform: rotate(-45deg) translateX(3px) translateY(1px); width: 12.5px; flex-grow: 0; margin-right: 14px; margin-left: 2px;"></div> <div style="background-color: #F4F4F4; border-radius: 50%; height: 12.5px; width: 12.5px; transform: translateX(9px) translateY(-18px);"></div></div><div style="margin-left: 8px;"> <div style=" background-color: #F4F4F4; border-radius: 50%; flex-grow: 0; height: 20px; width: 20px;"></div> <div style=" width: 0; height: 0; border-top: 2px solid transparent; border-left: 6px solid #f4f4f4; border-bottom: 2px solid transparent; transform: translateX(16px) translateY(-4px) rotate(30deg)"></div></div><div style="margin-left: auto;"> <div style=" width: 0px; border-top: 8px solid #F4F4F4; border-right: 8px solid transparent; transform: translateY(16px);"></div> <div style=" background-color: #F4F4F4; flex-grow: 0; height: 12px; width: 16px; transform: translateY(-4px);"></div> <div style=" width: 0; height: 0; border-top: 8px solid #F4F4F4; border-left: 8px solid transparent; transform: translateY(-4px) translateX(8px);"></div></div></div> <div style="display: flex; flex-direction: column; flex-grow: 1; justify-content: center; margin-bottom: 24px;"> <div style=" background-color: #F4F4F4; border-radius: 4px; flex-grow: 0; height: 14px; margin-bottom: 6px; width: 224px;"></div> <div style=" background-color: #F4F4F4; border-radius: 4px; flex-grow: 0; height: 14px; width: 144px;"></div></div></a><p style=" color:#c9c8cd; font-family:Arial,sans-serif; font-size:14px; line-height:17px; margin-bottom:0; margin-top:8px; overflow:hidden; padding:8px 0 7px; text-align:center; text-overflow:ellipsis; white-space:nowrap;"><a href="https://www.instagram.com/reel/DOZSd3Ak9Dh/?utm_source=ig_embed&amp;utm_campaign=loading" style=" color:#c9c8cd; font-family:Arial,sans-serif; font-size:14px; font-style:normal; font-weight:normal; line-height:17px; text-decoration:none;" target="_blank">Une publication partagée par 日本モーリス・ラヴェル友の会 Les Amis de Maurice Ravel au Japon (@amisraveljapon)</a></p></div></blockquote>
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			</item>
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		<title>RAVEL, Boléro &#8211; Evian</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/ravel-bolero-evian/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Tania Bracq]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 02 Jul 2025 04:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La danse s&#8217;invite aux Rencontres Musicales d&#8217;Evian pour une ambitieuse soirée entre répertoire et création. Le Béjart Ballet&#160;Lausanne a traversé le Léman pour offrir son Boléro dans une version inédite, celle pour chœur de voix mixtes initiée par l&#8217;Ensemble des Métaboles.L&#8217;air de rien, ainsi, un vent quasi révolutionnaire souffle sur l&#8217;institution suisse garante de l&#8217;héritage &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>La danse s&rsquo;invite aux<strong> Rencontres Musicales d&rsquo;Evian</strong> pour une ambitieuse soirée entre répertoire et création. Le <strong>Béjart Ballet</strong>&nbsp;<strong>Lausanne</strong> a traversé le Léman pour offrir son<em> Boléro</em> dans une version inédite, celle pour chœur de voix mixtes initiée par l&rsquo;Ensemble des <strong>Métaboles</strong>.<br>L&rsquo;air de rien, ainsi, un vent quasi révolutionnaire souffle sur l&rsquo;institution suisse garante de l&rsquo;héritage du chorégraphe&nbsp;: c&rsquo;est peut-être la première fois que ses formidables danseurs se produisent dans leur programme phare sur une musique qui n&rsquo;est pas celle de la version historique.<br><strong>Thibault Perrine</strong> en a écrit une transcription pour chœur mixte à la demande de <strong>Léo Warynski</strong>. L&rsquo;ensemble, qui fête ses quinze ans, relève là un défi de taille : alors que la voix est l&rsquo;un des seuls instruments à ne pas être utilisé par Maurice Ravel dans son <em>Boléro</em> ; transformer une apothéose de l&rsquo;orchestre en ivresse vocale.<br>Indéniablement, l&rsquo;a cappella renforce la dimension primitive et tribale de l’œuvre, cassant l&rsquo;aspect savant de la partition. Onomatopées, sifflements, percussions corporelles enrichissent discrètement la technique lyrique classique.<br>Les chanteurs, magnifiquement installés sur la galerie, en fond de scène, parmi les troncs de bouleaux, surplombent le plateau, participant à une cérémonie mystérieuse relevant de la transe incantatoire.<br>La superposition des timbres, très individualisés, constitue un joli écho à celui des vents qui entrent successivement au début du <em>Boléro</em>, mais il n&rsquo;est pas simple pour l&rsquo;oreille d&rsquo;accueillir cette perturbation et aussi riche que soit le travail de couleur des Métaboles, elles peinent à atteindre la plénitude de la version orchestrale.</p>
<p>Rendre le colossal crescendo symphonique par la seule présence des voix semble une gageure quasi impossible à relever. L&rsquo;ensemble ne démérite pas et propose un travail très abouti bien que la justesse s&rsquo;avère parfois hasardeuse.<br>Happé par l&rsquo;hypnotique chorégraphie, submergé par cette sensualité triomphante, le spectateur ne peut que s&rsquo;enthousiasmer devant l&rsquo;extraordinaire prestation de la soliste, <strong>Kathleen Thielhelm</strong> et du Béjart Ballet.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/MJ3_3696-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-193663"/><figcaption class="wp-element-caption"><sup>© Les Mélèzes &#8211; Matthieu Joffres</sup></figcaption></figure>


<p>Avant l&rsquo;hymne à la vie que constitue le Boléro, deux courts ballets avaient explorés son revers, le thème d&rsquo;une fin inéluctable. L&rsquo;occasion de découvrir la proposition prenante, pleine de souffle des frères <strong>Pierre et Théo Fouchenneret</strong> de l&rsquo;adagio cantabile de la sonate pour violon n7 de Ludwig van Beethoven. Cet <em>Adage pour deux</em>, superbement dansé par <strong>Elisabet Ros</strong> et <strong>Julien Favreau</strong> reprend le propos du ballet <em>Rendez-vous</em> de Roland Petit&nbsp;: un homme rencontre son destin&nbsp;; sa mort a visage de femme.</p>
<p>En ouverture, cinq danseurs illustraient les <em>quatre derniers Lieder</em> de Richard Strauss, dans une chorégraphie toute aussi classique. <strong>Marianne Croux</strong> et Théo Fouchenneret – habitués du festival –&nbsp;en offrent une version sensible et habitée qui mène la chanteuse au bord des larmes au moment des saluts.<br>La soprano franco-belge a déjà travaillé avec les danseurs de l&rsquo;opéra de Paris en 2019 comme soprano solo dans les <em>Noces</em> de Stravinsky. Elle termine cette saison avec deux beaux succès à son actif, avec d&rsquo;une part, un <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/bizet-integrale-des-melodies/">disque des <em>mélodies</em> de Bizet</a>, et d&rsquo;autre part une <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/mozart-don-giovanni-paris-tce/">Donna Anna</a> remarquée au Théâtre des Champs Elysées.</p>
<p>Ce soir encore, le timbre est opulent, rond et bien couvert. Le legato se fait sensuel et les nuances caressantes dans « September ». Si la diction est perfectible, en quatre Lieder, du printemps au soleil couchant, l&rsquo;émotion est prégnante ; l&rsquo;écoute, intense. Désemparée dans« Beim Schlafengehen », elle reprend – après la ligne surprise du violon qui s&rsquo;invite un instant, comme un clin d&rsquo;oeil à la version orchestrale –&nbsp;dans un beau crescendo, bien canalisé, qui flatte l&rsquo;ampleur de la voix avant que cette dernière ne s&rsquo;épanouisse dans une déchirante lamentation.<br>Le piano, très affirmé dans « Im Abendrot &nbsp;», sait également se nuancer de beaucoup de délicatesse et s&rsquo;avère d&rsquo;un soutien sans faille face à la belle présence hiératique et fragile de la cantatrice.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/MJ3_1705-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-193654"/><figcaption class="wp-element-caption"><sup>© Les Mélèzes &#8211; Matthieu Joffres</sup></figcaption></figure>
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		<title>Notre livre du mois : Ravel, correspondance, écrits et entretiens</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/notre-livre-du-mois-ravel-correspondance-ecrits-et-entretiens/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Jacques Groleau]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 06 Apr 2025 17:35:59 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Anniversaire oblige, la parution dans la collection Tel Gallimard de cette somme s&#8217;est vite imposée au sein de la rédaction comme l&#8217;événement du mois. Cette édition, qui fait suite à une première « intégrale » parue en 2018 aux éditions Le Passeur, permet à Manuel Cornejo de compléter le (déjà) formidable travail qu&#8217;il avait alors accompli. Il &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Anniversaire oblige, la parution dans la collection <em>Tel</em> Gallimard de cette somme s&rsquo;est vite imposée au sein de la rédaction comme l&rsquo;événement du mois. Cette <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/maurice-ravel-correspondance-ecrits-et-entretiens/">édition</a>, qui fait suite à une première « intégrale » parue en 2018 aux éditions Le Passeur, permet à Manuel Cornejo de compléter le (déjà) formidable travail qu&rsquo;il avait alors accompli. Il réunit sur près de 3000 pages l&rsquo;ensemble de la correspondance du compositeur, ses écrits et entretiens, le tout agrémenté d&rsquo;annexes, documents et autres index précieux pour suivre pas à pas l&rsquo;œuvre de Ravel, mais aussi mieux appréhender son caractère ainsi que toute son époque. Une Bible, pour reprendre le terme d&rsquo;<a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/maurice-ravel-correspondance-ecrits-et-entretiens/">Yvan Beuvard</a>, qui tombe à point nommé. Bon anniversaire, cher Ravel !</p>
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		<title>Correspondance, écrits et entretiens (Maurice Ravel)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/maurice-ravel-correspondance-ecrits-et-entretiens/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yvan Beuvard]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 12 Mar 2025 05:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>L’œuvre extra-musicale de Ravel aura été le projet d’une vie, celle de Marcel Cornejo, auquel nous étions déjà redevables de la plus riche publication de ses lettres, écrits, articles et entretiens. En 2018, sa première version, maintenant épuisée, fut saluée comme le monument que chacun attendait . Elle comportait 1771 p. ; les deux tomes &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/maurice-ravel-correspondance-ecrits-et-entretiens/"> <span class="screen-reader-text">Correspondance, écrits et entretiens (Maurice Ravel)</span> Lire la suite »</a></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>L’œuvre extra-musicale de Ravel aura été le projet d’une vie, celle de Marcel Cornejo, auquel nous étions déjà redevables de la plus riche publication de ses lettres, écrits, articles et entretiens. En 2018, sa <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/maurice-ravel-lintegrale-correspondance-1895-1937-ecrits-et-entretiens-pour-ravel-le-plus-beau/">première version</a>, maintenant épuisée, fut saluée comme le monument que chacun attendait . Elle comportait 1771 p. ; les deux tomes de la nouvelle publication en comptent 2933&#8230; Nous disposions déjà de la correspondance de Debussy, éditée en 2005 par François Lesure et Denis Herlin (déjà chez Gallimard). Le cent-cinquantenaire du compositeur nous vaut cette édition, enrichie de plus de 250 nouveaux documents.</p>
<p>Malgré son « aversion pour la correspondance » (G. Jean-Aubry), Ravel se conforma aux usages de son temps, bien révolus. Les 2000 pièces publiées en témoignent, qui, par-delà l’homme et l’œuvre, permettent de reconstituer ses liens et son activité. On nous pardonnera de citer notre critique de la première édition : « Le propre de la correspondance est de révéler le caractère du scripteur, de le situer dans son réseau de connaissances, d’en suivre l’activité, les réactions, les évolutions, d’entrer en quelque sorte dans son intimité. Si la littérature épistolaire est riche, la plus authentique reste encore celle rédigée sans autre intention que de communiquer avec le destinataire. Elle nous permet d’accompagner Maurice Ravel au quotidien, de partager la servitude des corrections, des obligations en tous genres, le bonheur des amitiés, mais aussi le travail fécond, de la genèse à l’achèvement et à la diffusion des œuvres. Nous y croisons ses proches, ses amis, ses mécènes, ses pairs, les éditeurs et la critique, toutes les composantes de ce milieu parisien, depuis la &lsquo;Belle époque&rsquo; jusqu’à l’entre-deux guerres. Les anecdotes y abondent, amusantes, parfois truculentes, toujours instructives. La santé de ses chats comme les relations du microcosme du Tout-Paris en sont d’excellentes illustrations. Son sens inné de l’humour, son esprit piquant, ses réparties séduisent et constituent un trait essentiel de sa personnalité. Mieux qu’aucune des nombreuses études qui lui ont été consacrées, cette mise en perspective nous permet de mesurer ses qualités humaines, dont témoignaient ceux qui l’avaient connu. Le bon Roland-Manuel, l’ami fidèle, en a dressé le portrait le plus juste, le plus clairvoyant : tout est ici confirmé. L’homme apparaît tel qu’en lui-même, direct, affable, jovial, ouvert, généreux, attentif à chacun. La qualité littéraire est indéniable, qu’il s’agisse de croquer un portrait, de narrer un voyage, en province, en Europe, la tournée aux Etats-Unis, de décrire les péripéties d’une composition, de sa correction, de sa création et de son édition. Le style de Ravel est délicieux, sa plume se prête à toutes les expressions, de la mondanité à la franche camaraderie, avec concision et, surtout, avec esprit. La clarté, l’ordre, la virilité, l’humour en sont la marque, comme dans sa musique. »</p>
<p>Décrite en début du tome I, la méthode est exemplaire de clarté et de rigueur. Pas loin de cent pages sont consacrées à la chronologie détaillée, précieux outil.&nbsp;La correspondance est organisée chronologiquement avec le plus grand soin, mêlant lettres de Ravel à celles reçues, et à d’autres le concernant, écrites par ses proches, toutes fort instructives. Les notes de bas de page les localisent et les éclairent.</p>
<p>Les écrits et entretiens (avec un facétieux « Dictionnaire musical humoristique ») complètent le corpus. En annexe, le tableau documenté des correspondants du compositeur, les carnets d&rsquo;adresse, les décorations, les contrats et documents comptables, la santé&#8230; et on en passe : tout, assorti des index, de la bibliographie. La Bible ravélienne.</p>
<p>Nous reprenons à dessein la conclusion de notre compte rendu de la première édition, maintenant enrichie : « cette somme, contribution fondamentale à la connaissance de Ravel, est appelée à faire date : la référence. Cette richesse ne doit pas constituer un écueil à la diffusion de l’ouvrage. D’une lecture aisée, rafraichissante, le livre aurait vocation à devenir le compagnon idéal des insomniaques, pouvant être interrompu et repris à tout moment. Le simple curieux de la vie musicale, quotidienne et mondaine, du Tout-Paris comme de la province, de France comme de l’étranger, comme le mélomane épris de Ravel, ou le spécialiste en feront leur miel ».</p>
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		<title>7 mars 1875 : joyeux anniversaire, Maurice !</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/7-mars-1875-joyeux-anniversaire-maurice/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Cedric Manuel]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 07 Mar 2025 05:44:47 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Tous les familiers de la côte basque le savent, c&#8217;est à Ciboure, dans une élégante maison sur les quais de la Nivelle juste en face de Saint-Jean de Luz, qu&#8217;est né Maurice Ravel voici tout juste 150 ans. Son père Joseph est un ingénieur d&#8217;origine suisse et sa mère, Marie, est elle-même née à Ciboure. &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Tous les familiers de la côte basque le savent, c&rsquo;est à Ciboure, dans une élégante maison sur les quais de la Nivelle juste en face de Saint-Jean de Luz, qu&rsquo;est né Maurice Ravel voici tout juste 150 ans.<br />
Son père Joseph est un ingénieur d&rsquo;origine suisse et sa mère, Marie, est elle-même née à Ciboure. Joseph et Marie, couple très aimant, est aussi féru d&rsquo;art. La musique entre donc très tôt dans la vie du petit Maurice, qui commence le piano à l&rsquo;âge de 6 ans, alors que la famille s&rsquo;est installée à Paris (Ravel n&rsquo;a pas du tout grandi au Pays basque où il reviendra néanmoins souvent en vacances) et il entrera au Conservatoire à 14 ans avec Gabriel Fauré comme professeur de composition. Il y reste 11 ans et se présente au Prix de Rome juste après. Il remporte un Second prix avec la cantate Myrrha, mais ce concours prestigieux sera pour lui tout à la fois une source d&rsquo;amère déception et aussi une belle publicité. Les deux années qui suivent son Second prix le verront s&rsquo;y représenter et par deux fois il échouera. En 1905, il retente sa chance mais, à 30 ans, on lui interdit de se présenter au motif qu&rsquo;il a dépassé de peu la limite d&rsquo;âge. Scandale mémorable car entre-temps, Ravel à commencé à se faire un nom. La campagne de presse qui s&rsquo;ensuit provoque la démission de Théodore Dubois, directeur du Conservatoire et conservateur opposé à un musicien qui ose alors affirmer qu&rsquo;il admire Erik Satie ou Emmanuel Chabrier&#8230; Gabriel Fauré succède à Dubois et apprécie profondément son ancien élève qui n&rsquo;a par ailleurs rien d&rsquo;une tête brûlée même si cet épisode montre qu&rsquo;il ne manque pas de caractère, ce qu&rsquo;on verra à nouveau plus tard lorsqu&rsquo;il refusera la Légion d&rsquo;honneur.<br />
Mais en 1905, plus besoin de Prix de Rome. Sa renommée est faite et on sait combien elle grandira dans le monde entier jusqu&rsquo;à sa mort, 32 ans plus tard et sans jamais retomber depuis : Ravel est et restera l&rsquo;un des plus grands compositeurs francais de tous les temps.<br />
Pour célébrer ce grand anniversaire et puisqu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;une oeuvre fort rare et encore précoce, voici la cantate Myrrha qui lui valut son seul prix de Rome, bien que second !</p>
<div class="ast-oembed-container" style="height: 100%;"><iframe title="Ravel - MYRRHA" width="1200" height="675" src="https://www.youtube.com/embed/Ao-gdQs_tuc?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></div>
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		<title>Récital Elsa Dreisig – Paris (Philharmonie)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/recital-elsa-dreisig-paris-philharmonie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Guillaume Picard]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 18 Feb 2025 05:01:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Dans le cadre des célébrations du 150e anniversaire de la naissance de Maurice Ravel, la Philharmonie de Paris accueillait autour d’Elsa Dreisig un récital de mélodies qui allait des premières compositions du maître, avec la Ballade de la reine morte d’aimer (1893), aux splendides Trois Poèmes de Stéphane Mallarmé de 1913. Puis, au quatuor à &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Dans le cadre des célébrations du 150<sup>e</sup> anniversaire de la naissance de Maurice Ravel, la Philharmonie de Paris accueillait autour d’Elsa Dreisig un récital de mélodies qui allait des premières compositions du maître, avec la<em> Ballade de la reine morte d’aimer</em> (1893), aux splendides <em>Trois Poèmes de Stéphane Mallarmé</em> de 1913. Puis, au quatuor à cordes de Ravel succédait <em>La Bonne Chanson</em> de Gabriel Fauré, non sans humour, car l’ancien professeur de Ravel et dédicataire du quatuor avait désapprouvé les audaces de son élève. Le Studio de la Philharmonie était pour l’occasion bondé, signe sans doute de l’enthousiasme soulevé par la soprano française qui a marqué les esprits parisiens <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/gounod-romeo-et-juliette-paris-bastille/">en Juliette l’année dernière</a>.</p>
<p>Grâce au <strong>collectif INTEGRAAL</strong> et à la politique d’inclusivité de la Philharmonie, la représentation est « chansignée » : deux artistes se relaient pour exprimer les paroles des mélodies par des gestes qui relèvent à la fois de la langue des signes et de la danse. Plus que de traduire, il s’agit de faire corps avec la musique, même dans les mesures non chantées, pour proposer de transcrire dans d’autres sensations les impressions sonores. Le résultat est assez hypnotisant : pour le spectateur valide qui ne connaît pas la langue des signes, la performance s’assimile à une danse tantôt mimétique, tantôt mystérieuse qui s’accorde bien avec la musique de Ravel. Le public est largement composé de personnes malentendantes, qui ont été, semble-t-il, comblées par l’expérience.</p>
<p>En plus du piano attentif et expressif de <strong>Célia Oneto Bensaid</strong>, le récital pouvait compter sur des <strong>musiciens de l’orchestre de Paris</strong>, qui ont accompagné les <em>Trois Poèmes de Stéphane</em> et <em>La Bonne Chanson</em>, et qui ont fait entendre le splendide quatuor de Ravel, dont se détachait particulièrement le violoncelle poétique de <strong>Manon Gillardot</strong>.</p>
<p>Côté chant, <strong>Elsa Dreisig</strong> a pour elle une voix fraîche, lumineuse, presque sans défauts : les registres sont parfaitement unis, la voix est libre jusque dans des aigus filés au vibrato irréprochable, les graves, un peu durs au début, finissent par résonner sans détonner alors même que ce répertoire semble mener la soprano à l’extrême de son ambitus. À cela s’ajoutent un legato et une gestion du souffle admirables, ainsi qu’une projection naturelle jamais forcée qui permet à Elsa Dreisig de se fondre dans l’ensemble instrumental sans se singulariser, surtout dans les <em>Trois Poèmes de Mallarmé</em>, où la soprano s&rsquo;intègre avec bonheur à la palette sonore de l&rsquo;ensemble instrumental. Tous les sons sont très beaux, toutes les phrases, toutes les notes sont là (jusqu’aux enthousiasmants « tralalilala » de <em>Tripatos</em>) et pourtant on regrette un petit quelque chose. La voix, qui affronte régulièrement et avec bonheur les sommets du répertoire lyrique, paraît un rien trop tubée, trop ronde pour ce répertoire. L’ensemble manque d’intimité et d’expressivité, au service des textes de Mallarmé ou de Verlaine. Peu aidée, il est vrai, par de régulières incursions dans le haut de la tessiture, la diction pourrait être plus soignée : certains vers nous échappent intégralement. De surcroît, sans doute pour éviter d’interférer avec le travail des artistes chansigneuses, Elsa Dreisig bouge peu et cet immobilisme semble avoir entravé en partie son interprétation.&nbsp;Le récital est trop court pour qu’on se lasse d’une voix aussi formidable, qu’on se pressera d’applaudir à nouveau dès que possible – en ayant oublié, sans doute, ce récital ravélien.</p>
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		<title>Création d’un opéra au Festival Ravel 2025</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/creation-dun-opera-au-festival-ravel-2025/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 05 Dec 2024 14:33:53 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>L&#8217;édition 2025 du Festival Ravel aura lieu du 28 août au 7 septembre à Saint-Jean-de-Luz, Ciboure et dans d&#8217;autres communes du Pays Basque. À l&#8217;occasion des 150 ans de la naissance du compositeur, un opéra a été commandé à Ramon Lazkano sur un livret tiré de Ravel, le livre de Jean Echenoz. Intitulé La Main &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>L&rsquo;édition 2025 du Festival Ravel aura lieu du 28 août au 7 septembre à Saint-Jean-de-Luz, Ciboure et dans d&rsquo;autres communes du Pays Basque. À l&rsquo;occasion des 150 ans de la naissance du compositeur, un opéra a été commandé à <strong>Ramon Lazkano </strong>sur un livret tiré de <em>Ravel</em>, le livre de Jean Echenoz. Intitulé <em>La Main gauche</em>, cet opéra sera donné en création mondiale par l&rsquo;Ensemble intercontemporain et les chanteurs <strong>Marie-Laure Garnier</strong>, <strong>Peter Tantsits</strong> et <strong>Thomas Oliemans</strong>.</p>
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		<title>WILLEMSE, RAVEL, Anders ingekleur, Chansons madécasses &#8211; Sare</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/willemse-ravel-anders-ingekleur-chansons-madecasses-sare/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Tania Bracq]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 30 Aug 2024 04:01:00 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/?post_type=spectacle&#038;p=171060</guid>

					<description><![CDATA[<p>Entre piliers symphoniques et bijoux chambristes, Bertrand Chamayou construit cette année sa première programmation pour le festival Ravel, après trois années de co-direction avec Jean-François Heisser, son ancien professeur à l&#8217;académie Ravel. Après plus de cinquante ans, cette seconde institution conserve une formidable énergie, alternant masterclasses et concerts publics dans sept disciplines dont le chant &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Entre piliers symphoniques et bijoux chambristes, Bertrand Chamayou construit cette année sa première programmation pour le festival Ravel, après trois années de co-direction avec Jean-François Heisser, son ancien professeur à l&rsquo;académie Ravel.<br />
Après plus de cinquante ans, cette seconde institution conserve une formidable énergie, alternant masterclasses et concerts publics dans sept disciplines dont le chant et la composition.</p>
<p>Désormais fusionnés, festival et académie s&rsquo;irriguent l&rsquo;un l&rsquo;autre comme en cette fin d&rsquo;été, aux pieds de la Rhune dans le cadre superbe de l&rsquo;église de Sare.<br />
La soirée prend la forme d&rsquo;une ode à la jeunesse puisque le pianiste est entouré de musiciennes de l&rsquo;académie, dont l&rsquo;excellente <strong>Clarisse Dalles</strong> que l&rsquo;on connaît notamment dans le répertoire d&rsquo;opérette avec les Brigands ou les Frivolités Parisiennes, et qui avait brillé ici dans <em>Véronique</em> en 2018. La formation est complétée par la flûtiste <strong>Zofia Neugebauer</strong> et la violoncelliste <strong>Maria-Andrea Mendoza.</strong></p>
<p>Clarisse Dalles est la voix de <strong>Christiaan Willemse</strong>, lauréat du prix de composition l&rsquo;an passé, qui crée ce soir un cycle de trois mélodies à la demande du festival.<br />
Le compositeur vient de diriger une création orchestrale en Autriche, au festival de Grafenegg, mais le répertoire lyrique lui est familier : chef d&rsquo;un chœur liturgique, il chante en chorale depuis l&rsquo;enfance.<br />
<strong>Bertrand Chamayou</strong> lui a suggéré de travailler en écho avec les <em>Chansons madécasses</em> de Ravel, avec le même instrumentarium et une thématique commune. Une suggestion dont le musicien sud-africain de vingt-six ans s&rsquo;est saisi avec brio, mettant en musique trois poèmes de la journaliste et poétesse Antjie Krog, en afrikaans. Elle avait assisté à la « Commission de la vérité et de la réconciliation » dans les années 1990. De cette expérience est né un recueil de poésies : <em>Kleur kom nooit alleen nie</em> – <em>La couleur ne vient jamais seule</em>.<br />
Le thème de l&rsquo;apartheid répond ainsi à la mélodie clairement anticolonialiste « Aoua » – « Méfiez vous des blancs, habitants du rivage » – de Ravel.</p>
<pre style="text-align: center;"><img decoding="async" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Concert-Dalles-Neugebauer-Mendoza-Chamayou-du-27-aout-2024-a-Sarec-Festival-Ravel-KOMCEBO-6-1294x600.jpg" alt="" />© Festival Ravel - Mathieu Mengaillou</pre>
<p>L&rsquo;angoisse tombe comme une chape dès les premières notes de « Woordeloos » &#8211; « Je suis sans voix ».<br />
Les quatre interprètes imprègnent l&rsquo;air d&rsquo;une atmosphère angoissante à l&rsquo;étrangeté singulièrement prenante qui n&rsquo;est pas sans évoquer un mythe antique où le Fatum pèserait de tout son poids sur le destin des hommes. Remarquablement expressive, Clarisse Dalles jouit d&rsquo;une diction limpide qui donne l&rsquo;impression de parfaitement suivre l&rsquo;aquarelle de ses émotions – même si le sens du texte nous est inintelligible en l&rsquo;absence de traduction dans le programme de salle. La projection superbe, les médiums sonores se teintent d&rsquo;une rythmique entêtante dans « Tussen jou en my » &#8211; « Entre toi et moi » où la colère succède à la douleur et s&rsquo;achève en cri de révolte.<br />
« L&rsquo;épilogue », constitué en réalité de dernier poème du recueil, est porteur d&rsquo;espoir et des ferments de la réconciliation. Entre le feulement de la flûte et la déclamation pleine d&rsquo;autorité de la chanteuse, cette troisième mélodie s&rsquo;achève en une méditation apaisée.</p>
<p>Les potentialités des instruments sont utilisées avec une grande créativité. Zofia Neugebauer à la flûte et Maria-Andrea Mendoza au violoncelle, sont formidables d&rsquo;engagement et de précision, faisant fi de l&rsquo;ambitieux langage microtonal des instruments. Elles susurrent, chuchotent, grincent où se libèrent d&rsquo;un poids trop lourd en une brusque envolée. Bertrand Chamayou accompagne généreusement cette jeunesse talentueuse, se mettant au service de l’œuvre et des interprètes avec beaucoup de générosité, alternativement debout en percussionniste ou martelant le clavier en forme d&rsquo;orage.</p>
<p>Les artistes font montre des mêmes qualités dans les trois <em>Chansons madécasses</em> de Maurice Ravel.</p>
<p>Dans « Nahandove » Clarisse Dalles privilégie la tendresse, le naturel, l&rsquo;émission claire et franche soutenue par le violoncelle sensible de Maria-Andrea Mendoza.<br />
L&rsquo;appel à la rébellion d&rsquo;« Aoua » sonne tout en contraste mettant en avant cette fois la flûte rythmique de Zofia Neugebauer, en parfaite harmonie avec les consonnes expressives remâchant une profonde colère. La soprano, très investie dans ce texte pourtant difficile, ne lâche jamais le sentiment : son œil, toujours, raconte. C&rsquo;est également le cas avec la douce poésie d&rsquo;« Il est doux » où la force d&rsquo;invocation rend le paysage nocturne réel ; devant nous, la lune se lève.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/willemse-ravel-anders-ingekleur-chansons-madecasses-sare/">WILLEMSE, RAVEL, Anders ingekleur, Chansons madécasses &#8211; Sare</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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