<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Le Cherche Midi - Editeur - Forum Opéra</title>
	<atom:link href="https://www.forumopera.com/editeur/le-cherche-midi/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://www.forumopera.com/editeur/le-cherche-midi/</link>
	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
	<lastBuildDate>Thu, 02 May 2024 18:19:52 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=7.1.3</generator>

<image>
	<url>https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/cropped-Favicon-32x32.png</url>
	<title>Le Cherche Midi - Editeur - Forum Opéra</title>
	<link>https://www.forumopera.com/editeur/le-cherche-midi/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Le dernier été de Gustav Mahler (Laurent Sagalovitsch)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/le-dernier-ete-de-gustav-mahler-laurent-sagalovitsch/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Thierry Verger]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 02 May 2024 04:00:00 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/?post_type=cd-dvd-livre&#038;p=161880</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le huitième roman de Laurent Sagalovitsch se concentre sur un détail tragique dans la vie de Gustav Mahler, en décortique la genèse et tire la longue ficelle d’une pelote mortifère. Nous sommes en 1910, c’est l’été et les Mahler (Gustav et Alma) ont trouvé à louer une charmante demeure à Toblach (aujourd’hui Dobiacco, non loin &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/le-dernier-ete-de-gustav-mahler-laurent-sagalovitsch/"> <span class="screen-reader-text">Le dernier été de Gustav Mahler (Laurent Sagalovitsch)</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/le-dernier-ete-de-gustav-mahler-laurent-sagalovitsch/">Le dernier été de Gustav Mahler (Laurent Sagalovitsch)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le huitième roman de Laurent Sagalovitsch se concentre sur un détail tragique dans la vie de Gustav Mahler, en décortique la genèse et tire la longue ficelle d’une pelote mortifère.<br />
Nous sommes en 1910, c’est l’été et les Mahler (Gustav et Alma) ont trouvé à louer une charmante demeure à Toblach (aujourd’hui Dobiacco, non loin de Cortina en Italie) au beau milieu des Alpes, des forêts et des lacs. Avant le fameux épisode tragique, Sagalovitsch retrace à grands traits la vie et surtout les dernières années de l’ancien directeur de l’Opéra de Vienne, celles qu’il vécut au côté d’Alma Schindler. Parce qu’Alma est en réalité l’héroïne de ce roman, le personnage de loin le plus complexe dont l’auteur entame le portrait psychologique avec force détails. Ouvrage bien documenté sur cette Alma, il y a quelques traces visibles du <em>Alma Mahler ou l’art d’être aimée</em> que Françoise Giroud publia en 1988. Sagalovitsch a lu aussi la correspondance d’Alma dont Henri-Louis de La Grange rend compte de façon quasi exhaustive dans son tome III de sa biographie-référence de Mahler. C’est l’ambivalence de ses sentiments envers Mahler ici (mais en réalité envers tous les – grands – hommes de sa vie) qui trouble le lecteur d’aujourd’hui, sa fidélité quoi qu’il en coûte à l’homme qu’elle accompagnera jusqu’à la fin de sa vie, au-delà de son dernier été donc, quitte à mettre en sursis et même en péril sa liaison avec son amant.<br />
Il y a aussi la description fine de tout ce qui, petit à petit, va séparer Gustav d’Alma. Leur différence d’âge (vingt ans), le renoncement à sa carrière qu’impose Gustav à Alma, la mort tragique de leur première fille Maria (surnommée Putzi), l’incapacité de Gustav à combler une épouse qui ne pouvait se satisfaire d’une vie trop tranquille : «  Au fond, elle n’était pas faite pour les seconds rôles ».<br />
Et puis donc cette rencontre avec Walter Gropius, au hasard d’une cure thermale, rencontre qui va raviver l’étincelle amoureuse et mettre le feu au couple Mahler par l’intermédiaire de cette lettre d’amour que Walter écrit à Alma et qu’il adresse (par quel acte manqué, par quelle folle étourderie ? Nul ne le saura) à Herr Direktor Mahler ! Détail tragique donc : c’est quand Gustav trouve cette lettre sur son piano et qu’il la lit que le roman commence. La triangle amoureux est mis en place (on le retrouve joliment sur le montage de la couverture du roman) et Sagalovitsch va prendre plaisir à laisser la pelote se dérouler quasiment jusqu’à son terme, c’est-à-dire la mort en mai 1911. En occultant de fait les derniers mois de la vie de Mahler (notamment son ultime séjour à New York en compagnie d’Alma), Sagalovitsch trace une ligne directe entre l’infidélité d’Alma et le dépérissement de Gustav. Pourquoi pas ?<br />
Aux côtés d’Alma, la personnalité de Mahler va sembler bien terne ; hypocondriaque,  jamais vraiment au clair avec sa judéité (sa conversion au christianisme a très vite été décriée comme opportuniste), empêtré qu’il est par l’amour aveugle qu’il voue à son épouse ;  tout se passe comme si le monde s’était arrêté de tourner depuis ce sinistre moment et ses conséquences en cascade ; on ne le voit plus guère composer (en l’occurrence sa dixième symphonie)  – ce n’est pas un ouvrage qui va nous éclairer sur sa musique ni sur ses activités professionnelles en général. L’essentiel est ailleurs, c’est l’éclairage porté sur les petits à-côtés domestiques et leurs conséquences tragiques, y compris pour les grands de ce monde.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/le-dernier-ete-de-gustav-mahler-laurent-sagalovitsch/">Le dernier été de Gustav Mahler (Laurent Sagalovitsch)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Les maîtres de Bayreuth</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/les-maitres-de-bayreuth/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Thierry Verger]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 28 Aug 2023 04:00:00 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/?post_type=cd-dvd-livre&#038;p=138637</guid>

					<description><![CDATA[<p>Voilà un roman qui sort à point nommé, au moment où les dernières lumières du Festival de Bayreuth s&#8217;éteignent. Ceux qui en reviennent se replongeront avec bonheur dans l’ambiance et dans une fiction souvent plus vraie que nature ; ceux qui n’en étaient pas pourront y trouver matière à quelques réflexions bien trempées sur la &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/les-maitres-de-bayreuth/"> <span class="screen-reader-text">Les maîtres de Bayreuth</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/les-maitres-de-bayreuth/">Les maîtres de Bayreuth</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Voilà un roman qui sort à point nommé, au moment où les dernières lumières du Festival de Bayreuth s&rsquo;éteignent. Ceux qui en reviennent se replongeront avec bonheur dans l’ambiance et dans une fiction souvent plus vraie que nature ; ceux qui n’en étaient pas pourront y trouver matière à quelques réflexions bien trempées sur la wagneromania omni-présente un mois durant en Haute-Franconie. Car il s’agit bien d’un ouvrage tournant exclusivement autour de Richard Wagner et plus précisément autour de la tétralogie (les quatre chapitres portent le titre des quatre opus du Ring) ; de là à faire de ces « Maîtres de Bayreuth » un livre à réserver aux seuls inconditionnels de Wagner, il n’y a qu’un pas que nous serons bien tentés de franchir. Cela tient à la fois aux forces et aux faiblesses de l’ouvrage, qui vaut essentiellement pour les développements argumentés et toujours intéressants sur le Ring, le travail du critique musical et celui des metteurs en scène, davantage que pour l’argument du roman, qui semble être plus un prétexte qu’une fin en soi.</p>
<p>Le point de départ est l’arrivée à Bayreuth, en plein festival, de Moshe Griebnisch, critique musical, capable de faire la pluie et le beau temps, de faire et défaire des productions. Le Festival connaît des interrogations qui courent aujourd’hui à son sujet&nbsp;: &nbsp;«&nbsp;Depuis que Petula Stark dirigeait le Festival, le prestige de celui-ci déclinait&nbsp;»&nbsp;; «&nbsp;on pouvait obtenir des places de dernière minute&nbsp;»… Dans sa longue carrière, Moshe Griebnisch a démoli quatre Tétralogies et en a distingué trois, porté aux nues des dizaines d’artistes, tandis que d’autres ne se sont jamais remis de ses coups de griffe. Aujourd’hui, seul le Ring l’intéresse. Ami et confident de la directrice du Festival, il forme avec elle une sorte de couple emblématique, et en public, comble du snobisme, tous deux échangent volontiers à coup de citations extraites du Ring. Alors que, dans une auberge située non loin du Festspielhaus, il entame après la représentation de <em>Rheingold</em> son traditionnel monologue attendu de tous, où il va dire ce qu’il convient de penser de cette nouvelle production, il est interrompu par un inconnu qui va le contredire brutalement. La même scène se reproduira à l’issue des quatre représentations du cycle. Ces échanges vont nous mener à découvrir l’histoire personnelle des deux contradicteurs qui sont en réalité plus proches l’un de l’autre qu’on pouvait l’imaginer.</p>
<p>Mais si l’on doit retenir ce roman, c’est avant tout pour le plaisir qu’on a à y découvrir des réflexions pertinentes sur l’art lyrique, des références érudites sur nombre de représentations et enregistrements. Charlie Roquin s’est de toute évidence bien renseigné sur son sujet (étonnant alors qu’il ait à deux reprises – pages 15&nbsp; et 181 – laissé entendre qu’on pouvait donner un Ring complet en quatre jours calendaires). Les remerciements en fin d’ouvrage nous éclairent à ce sujet en nous en disant un peu plus sur le dédicataire du livre, Jean-Claude Capèle, professeur en classes préparatoires au lycée Janson-de-Sailly et qui initia ses élèves, dont l’auteur, à l’univers de la Tétralogie.</p>
<p>Le travail du critique musical est sondé avec acribie et sans indulgence. «&nbsp;Des journalistes et influenceurs attendaient l’avis de Moshe Griebnisch&nbsp;». «&nbsp;Aussi enthousiasmé ou dépité qu’on fût, on craignait de se tromper puis d’avoir à se renier&nbsp;» . «&nbsp;Avant de prendre position, mieux valait attendre l’avis de Moshe Griebnisch&nbsp;».</p>
<p>Mais ce sont les propos sur les mises en scène qui fournissent les échanges les plus fournis. La mise en scène de cette Tétralogie proposée par le Français Louis Forette (toute ressemblance avec un certain Valentin Schwarz serait fortuite) est décrite par le menu. La nouvelle production est un Ring écolo : le Trésor du Nibelung est figuré par une montagne de smartphones, l’anneau est une Apple watch, Brünnhilde est une Femen, le Dragon a le visage d’Elon Musk, Erda est remplacée par une enceinte Google Home et les Nornes sont équipées d’Airpods et de casques de réalité virtuelle. Bref, tout ce qu’on pourrait qualifier de <em>Regietrash</em>. Les échanges entre les deux protagonistes principaux révèlent que ce que l’un trouve admirable, l’autre, avec tout autant d’arguments, le démonte avec un parfait systématisme : « Vous les extasiés du Regietheater, trouvez brillant que le texte dise une chose et la scène son contraire ».</p>
<p>Au sortir de ces échanges à fleurets non mouchetés, le lecteur averti se fera son idée ; chacun pourra aussi se retrouver dans les nombreuses références discographiques, avantageusement déclinées en fin d’ouvrage grâce à des QR codes qui renvoient vers des enregistrements hébergés par les principaux services de musique en ligne. Un glossaire synthétique décline personnages, lieux et objets du Ring.</p>
<p>Charlie Roquin, déjà remarqué pour «&nbsp;Le roi&nbsp;», livre ici son amour pour le maître de Bayreuth. Les critiques qui parsèment l’ouvrage ne sont jamais <em>ad hominem</em>. Aux côtés de ceux qu’il vénère (Elisabeth Teige, Georg Zeppenfeld, Klaus-Florian Vogt, Stephen Gould, Andreas Schager, Nina Stemme), les chefs, metteurs en scène ou chanteurs sur le grill sont discrètement voilés sous de pudiques pseudos.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/les-maitres-de-bayreuth/">Les maîtres de Bayreuth</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
