Forum Opéra

Entretien avec Pier Luigi Pizzi et Maxim Mironov

arrow_back_iosarrow_forward_ios
Partager sur :
Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin
Partager sur pinterest
Partager sur whatsapp
Partager sur email
Partager sur print
Interview
27 août 2018
Entretien avec Pier Luigi Pizzi et Maxim Mironov

Infos sur l’œuvre

Détails

A l’occasion du Barbiere di Siviglia dont il signe la mise en scène, les décors et les costumes pour le Rossini Opera Festival, Pier Luigi Pizzi dialogue avec l’interprète du rôle d’Almaviva, Maxim Mironov.


Cher Maître, avec ce Barbiere di Siviglia, combien de titres rossiniens avez-vous mis en scène ? Et combien à Pesaro ?

En tout vingt. Et dix-sept pour le ROF

Mais est-ce vraiment votre premier Barbiere ?

Tout à fait. Cela peut sembler incroyable…Un rendez-vous important toujours remis à plus tard.

Pourquoi, comment ?

Les circonstances, le hasard.


Maestro Pier Luigi Pizzi et Maxim Mironov © amati-bacciardi

Maxim Mironov, connaissiez-vous le Maestro Pizzi avant de travailler avec lui dans La Pietra del paragone en 2017 ?

Oui, car j’ai eu le privilège de faire mes débuts en Italie dans sa mise en scène de Maometto secondo à Venise, à La Fenice, en 2005.

Maître, vous aviez donné à Giocondo, dans La Pietra del paragone, une élégance aristocratique. L’aviez-vous conçu ainsi à l’intention de Maxim Mironov ?

Oui, évidemment. J’ai toujours ma propre idée du personnage mais je suis toujours prêt à l’adapter au tempérament et au physique de l’interprète.

Maxim Mironov, vous avez déjà chanté Almaviva. Ce Barbiere du Maestro Pizzi vous a-t-il aidé à mûrir le rôle ?

Oui, oui, oui ! Le Maestro m’a fait découvrir en pleine lumière les aspects du rôle qui n’étaient pas aussi clairs pour moi auparavant.

Maestro, vos mises en scène ont un sceau d’élégance, à l’intérieur de fastueuses réminiscences picturales (Otello, Tancredi) ou dans un dépouillement d’une pureté essentielle (Tancredi), qui les caractérise. Qu’avez-vous imaginé pour ce Barbiere ?

Simplement ce qui me semblait indispensable pour une comédie d’intrigue, qui n’est pas une farce, et des personnages à l’individualité forte, qui ne sont pas de simples marionnettes.

Maxim Mironov, comment vous êtes-vous préparé à cette mise en scène ? Y a-t-il eu des rencontres préalables ?

Oui, nous avons fait une paire de séances de travail où la discussion a porté sur quelques aspects du personnage. Cela m’a été très utile. Il faut du temps pour composer un personnage et cette fois j’’en ai eu suffisamment.

Maestro, comment trouvez-vous Maxim Mironov au travail ?

Parfait ! Il a une personnalité affirmée et beaucoup de style, mais il est disponible et il prend plaisir à s’adapter aux propositions du metteur en scène, s’il les approuve.

Maxim Mironov, travailler avec un tel maître, est-ce facile ?

Ce n’est facile en rien, mais c’est très instructif et très divertissant. Maestro Pizzi fait une foule de propositions et est toujours disposé à trouver une solution en cas de problème. Mais c’est un perfectionniste intransigeant et il exige un engagement total et une concentration absolue pendant les répétitions.

Il semble exister entre vous une confiance réciproque, forgée par ce travail en commun. Serait-il excessif de parler d’affinités électives ?

PLP : la confiance mutuelle et l’entente sont déjà des affinités électives.

MM : je suis évidemment fasciné par le génie et la si vaste culture du Maître, et je cherche à apprendre de lui le plus possible.

Maestro, comment ressentez-vous cette curiosité de Maxim Mironov à votre égard ?

Comme un très fort stimulus à satisfaire cette curiosité.

Maxim Mironov, qu’est-ce qui vous étonne le plus chez Maestro Pizzi ?

Sa vivacité et sa jeunesse ! Sa façon de savourer la vie.

Avez-vous d’autres projets de travail ?

PLP : Pas pour l’instant mais j’espère vivement qu’il y en aura.

MM : Je rêve de continuer à chanter des opéras dans des mises en scène du Maître. Ce rêve se concrétisera-t-il ? Nous verrons.

Maestro, vous avez déjà réalisé des mises en scène pour des récitals de chant. Pourriez-vous en réaliser pour Maxim Mironov ?

Franchement je n’y ai pas pensé. Maxim n’a pas besoin de moi pour s’exprimer, comme il sait parfaitement le faire, en récital. Je préfère – et cela me passionne – l’aider à construire de nouveaux personnages.

Commentaires

VOUS AIMEZ NOUS LIRE… SOUTENEZ-NOUS

Vous pouvez nous aider à garder un contenu de qualité et à nous développer. Partagez notre site et n’hésitez pas à faire un don.
Quel que soit le montant que vous donnez, nous vous remercions énormément et nous considérons cela comme un réel encouragement à poursuivre notre démarche.

Infos sur l’œuvre

Détails

Nos derniers podcasts

Nos derniers swags

Les dernières interviews

Les derniers dossiers

Dossier

Zapping

Vous pourriez être intéressé par :

Il y a 200 ans, c’est Saint-Pétersbourg qui a la primeur de la première création intégrale de la Missa Solemnis.
Actualité
Le 339e numéro de l’Avant-Scène Opéra accompagne une nouvelle production de Guercœur à l’Opéra national du Rhin du 28 avril au 28 mai 2024.
Actualité
Les plus grands opéras du répertoire confiés non à des chanteurs mais à des stars du grand écran.
Actualité
Claveciniste, chef d’orchestre et directeur artistique de Concerto Copenhagen depuis près de vingt cinq ans, Lars Ulrik Mortensen dirige régulièrement, chez lui, à l’Opéra Royal de Copenhague.
Interview