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	<title>Genuin - label - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Genuin - label - Forum Opéra</title>
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		<title>Gedankenverloren</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/gedankenverloren-tout-le-monde-na-pas-la-chance-dechapper-au-battage/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 10 May 2018 05:14:05 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Régulièrement, l’industrie du disque jette son dévolu sur un(e) jeune artiste qu’elle décide de porter artificiellement au pinacle, à grand renfort de premiers disques bâclés et de vidéos promotionnelles ruisselantes de mauvais goût. Par bonheur, ce mal ne frappe que quelques (mal)heureux élus, et il y a beaucoup plus de chanteurs et de chanteuses dont &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Régulièrement, l’industrie du disque jette son dévolu sur un(e) jeune artiste qu’elle décide de porter artificiellement au pinacle, à grand renfort de premiers disques bâclés et de vidéos promotionnelles ruisselantes de mauvais goût. Par bonheur, ce mal ne frappe que quelques (mal)heureux élus, et il y a beaucoup plus de chanteurs et de chanteuses dont le talent est reconnu sans qu’il leur faille passer par ce ridicule mais lucratif battage médiatique.</p>
<p>C’est le cas de <strong>Katharina Konradi</strong>. Ne cherchez pas, à moins de fréquenter Wiesbaden et Hambourg, vous n’avez probablement jamais entendu parler d’elle. Cette soprano kirghize a remporté en 2016 le prix décerné depuis 1975 dans le cadre du Deutscher Musikwettbewerb ; entre autres récompenses, l’occasion lui a été donnée d’enregistrer son premier récital. Et là, divine surprise, ce n’est pas un programme de bric et de broc concocté en vitesse qui nous est proposé, mais un exact reflet de ce que cette jeune chanteuse a travaillé pendant ses études et de ce qu’elle pu interpréter lors de différents concerts. Autrement dit, un répertoire assidument fréquenté et travaillé, des choix mûris et assumés qui ont en plus l’heur de nous entraîner hors des sentiers battus.</p>
<p>Bien sûr, il n’y a pas absolument que des raretés sur ce disque. « Morgen » est un tube de Richard Strauss, tout comme certaines des mélodies de Rachmaninov, et même les trois Schubert incluent quelques pages raisonnablement connues. Chez Debussy, on est quand même allé chercher la première version de « Clair de lune », par exemple. Et tout le reste relèvera pour beaucoup d’auditeurs, sans doute, de la découverte : deux <em>lieder</em> de Manfred Trojahn (dont le Staatsoper de Vienne donnera l’an prochain <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/cd/quel-culot">l’excellent opéra <em>Orest</em></a>), deux magnifiques mélodies de Lili Boulanger, qui commencent à peine à s’imposer dans les programmes, un cycle de Krenek et même du Lori Laitman. Si cette compositrice américaine ne nous avait guère convaincu avec <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/cd/the-scarlet-letter-ah-le-pale-ecarlate">son opéra <em>The Scarlet Letter</em></a>, ses <em>songs</em> permettent d’apprécier sa veine mélodique sans avoir à pâtir d’une orchestration banale et guimauve (même si le recours à une clarinette lorgnant sur le style klezmer n’est pas ce qui se fait de plus original pour mettre en musique des textes écrits par des enfants au camp de Terezin).</p>
<p>Quant à la voix, elle est infiniment charmante, et l’on comprend qu’elle ait pu séduire le jury du DMW. Toute en déployant une belle aisance dans l’aigu, Katharina Konradi parvient à préserver la pureté du son sans jamais paraître désincarnée, et s’invente des couleurs variées. Elle passe aussi sans heurts d’une langue à l’autre (allemand, russe, anglais et un français très correct – si l’on comprend moins bien le texte d’ « Apparition », c’est en partie à cause de Mallarmé et de Debussy). La collaboration précieuse de <strong>Gerold Huber</strong>, pianiste attitré de Christian Gerhaher, permet de rendre justice à des partitions ambitieuses.</p>
<p>Excellente surprise donc que ce disque d’une jeune artiste qui a choisi la voie de la sagesse : au cours de la saison prochaine, qu’elle passera entièrement à Hambourg, son rôle le plus exposé sera Oscar du <em>Bal masqué</em>.</p>
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		<title>Russian Arias</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/russian-arias-tout-ce-quelle-ne-chante-jamais/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Dec 2015 06:44:15 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Nous l’annoncions il y a quelque temps, Vesselina Kasarova fera son retour à Paris en Maddalena de Rigoletto au printemps prochain. Ces dernières années, ses apparitions se sont faites plus rares, et pas seulement en France. L’une des dernières œuvres dans lesquelles on a pu l’entendre fut Le Château de Barbe-Bleue, et c’est bien l’un &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Nous l’annoncions il y a quelque temps, Vesselina Kasarova fera son retour à Paris en Maddalena de <em>Rigoletto</em> <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/breve/vesselina-kasarova-a-lopera-de-paris-oui-mais">au printemps prochain</a>. Ces dernières années, ses apparitions se sont faites plus rares, et pas seulement en France. L’une des dernières œuvres dans lesquelles on a pu l’entendre fut <em>Le Château de Barbe-Bleue</em>, et c’est bien l’un des rares opéras « de l’Est » qu’elle ait été interprété au cours de sa carrière. Malgré la diversité de son répertoire, qui va chronologiquement de la Pénélope de Monteverdi à l’Octavian du <em>Chevalier à la rose</em>, les compositeurs russes sont étrangement absents de son parcours. Les rôles pour voix graves ne manquent pourtant pas, chez Tchaïkovski, Moussorgski ou Rimski-Korsakov, pour ne citer que les trois principaux compositeurs que la mezzo bulgare a enfin choisi d’enregistrer, non sans s’éloigner un tant soit peu des sentiers battus, avec <em>Le Convive de pierre</em> de Dargomijski. Jeunes garçons (ici représentés par l’air de Vania dans <em>Une vie pour le tsar</em>), vierges guerrières (Jeanne d’Arc), ambitieuses sans scrupules (Marina), amantes délaissées, et ainsi de suite, il y en a pour tous les goûts.</p>
<p>Il y en a aussi pour toutes les voix, et il ne suffit pas d’être « mezzo » pour pouvoir aborder tous les rôles. L’air d’Olga dans <em>Eugène Onéguine</em> semble ainsi manquer un peu de grave, et pour plusieurs personnages ici présents (Marfa, Kontchakovna), le mélomane aura en tête des versions gravées par des timbres autrement plus sombres et plus à l’aise dans les extrêmes. Par ailleurs, les reprises de souffle sont parfois extrêmement audibles, et l’interprète s’accorde une pause très nette avant de lancer l’ultime aigu dans l’air de Jeanne d’Arc. Peut-être est-ce le prix à payer pour un investissement dramatique incontestable, une intensité voulue dans l’expression, qui n’exclut pas une certaine simplicité quand cela s’avère nécessaire. A ce point de sa carrière, Vesselina Kasarova se situe à un tournant où elle devra tôt ou tard choisir entre deux types de rôle. De <em>La Dame de Pique</em>, elle enregistre ici à la fois l’air de Pauline et celui de la Comtesse, mais ce dernier personnage lui convient peut-être mieux, d’autant plus que pour Pauline, la danse russe qui suit la lugubre romance manque un peu d’entrain.</p>
<p>Et l’on touche là au principal défaut de ce disque : le manque de tension de la lente et lourde direction de <strong>Pavel Baleff</strong>, chef attitré de <strong>l’orchestre philharmonique de Baden-Baden</strong>. L’ouverture de cette même <em>Dame de Pique</em> en est un parfait exemple : dans la partie lente, qui devrait vibrer d’émotion, c’est le calme plat, à la limite de l’assoupissement. Est-ce la raison pour laquelle la plainte de Lioubacha – écrite <em>a cappella </em>par Rimski-Korsakov – s’avère si touchante ?</p>
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