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	<title>Caligula - Oeuvre - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Caligula - Oeuvre - Forum Opéra</title>
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		<title>Caligula délire grave !</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/caligula-delire-grave/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 26 Sep 2022 06:52:37 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La coïncidence ne laisse pas de surprendre : Caligula, l&#8217;empereur mégalomane et sanguinaire, se retrouve au cœur de l’actualité musicale en cette rentrée, qui plus est au travers de deux ouvrages aussi rares l’un que l’autre. Alors que le Festival de Laon vient de s’ouvrir avec Caligula, cantate scénique de Gabriel Fauré tirée d’une tragédie d’Alexandre Dumas &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p dir="ltr" style="margin: 0cm; font-size: medium; font-family: &quot;Times New Roman&quot;, serif; caret-color: rgb(0, 0, 0); color: rgb(0, 0, 0);">La coïncidence ne laisse pas de surprendre : Caligula, l&#8217;empereur mégalomane et sanguinaire, se retrouve au cœur de l’actualité musicale en cette rentrée, qui plus est au travers de deux ouvrages aussi rares l’un que l’autre. Alors que le Festival de Laon vient de s’ouvrir avec<a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="/concert-douverture-du-34e-festival-de-laon-laon-ainsi-chantait-caligula"> </a><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="/concert-douverture-du-34e-festival-de-laon-laon-ainsi-chantait-caligula"><em style="color: rgb(59, 59, 59); font-family: &quot;open sans&quot;, verdana, arial, sans-serif; font-size: 14px;">Caligula</em></a>, cantate scénique de Gabriel Fauré tirée d’une tragédie d’Alexandre Dumas qui met en scène le meurtre du tyran, <em style="color: rgb(59, 59, 59); font-family: &quot;open sans&quot;, verdana, arial, sans-serif; font-size: 14px;">Caligula delirante </em>de Pagliardi sera à l’affiche de l’Orchestre Philharmonique Royal de Liège le 8 octobre prochain. C’est dans le cadre du Festival des Nuits de Septembre, coproducteur de l’événement, que <strong style="color: rgb(59, 59, 59); font-family: &quot;open sans&quot;, verdana, arial, sans-serif; font-size: 14px;">Vincent Dumestre</strong> et son <strong style="color: rgb(59, 59, 59); font-family: &quot;open sans&quot;, verdana, arial, sans-serif; font-size: 14px;">Poème harmonique </strong>remettront sur le métier cet <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/spectacle/caligula-maximus">ouvrage exhumé il y a une dizaine d’années</a>. Si les turpitudes des empereurs romains ont souvent inspiré les librettistes du Seicento, comme en témoignent <em style="color: rgb(59, 59, 59); font-family: &quot;open sans&quot;, verdana, arial, sans-serif; font-size: 14px;">Il Nerone, ossia L’Incoronazione di Poppea </em>(Busenello/ Monteverdi) ou <em style="color: rgb(59, 59, 59); font-family: &quot;open sans&quot;, verdana, arial, sans-serif; font-size: 14px;">Eliogabalo</em> (Busenello/Cavalli), <em style="color: rgb(59, 59, 59); font-family: &quot;open sans&quot;, verdana, arial, sans-serif; font-size: 14px;">Caligula Delirante </em>demeure à ce jour l’unique opéra baroque consacré au prédécesseur de Claude dont la partition a été conservée et exhumée. Entiché d’une jeune reine mauritanienne, ce dernier déclenche la fureur de l’impératrice Cesonia qui lui verse un philtre magique : il plonge dans la folie, répudie son épouse et sera démis par le Sénat avant de recouvrer <em style="color: rgb(59, 59, 59); font-family: &quot;open sans&quot;, verdana, arial, sans-serif; font-size: 14px;">in extremis</em> – <em style="color: rgb(59, 59, 59); font-family: &quot;open sans&quot;, verdana, arial, sans-serif; font-size: 14px;">lieto fine</em> oblige – la raison. Sur ce canevas fantaisiste imaginé par Domenico Gisberti, le Génois Giovanni Battista Pagliardi (1637-1702) élabore un drame typiquement vénitien dans son mélange des registres et ses ficelles dramaturgiques, mais dont le langage passionné, parfois étrange, et les chromatismes évoquent également les opéras florentins de l’époque. Pour ses débuts à Liège, le Poème harmonique proposera une version de concert de <em style="color: rgb(59, 59, 59); font-family: &quot;open sans&quot;, verdana, arial, sans-serif; font-size: 14px;">Caligula delirante </em>réunissant six chanteurs et sept instrumentistes, dont Paco Garcia, Caroline Meng et Camille Poul. </p>
<p> </p>
<p><em>Renseignements :</em> <a target="_blank" href="https://www.oprl.be/fr/concerts/caligula" rel="nofollow">https://www.oprl.be/fr/concerts/caligula</a></p>
<p> </p>
<p style="margin: 0cm; font-size: medium; font-family: &quot;Times New Roman&quot;, serif; caret-color: rgb(0, 0, 0); color: rgb(0, 0, 0);">
<p dir="ltr" style="margin: 0cm; font-size: medium; font-family: &quot;Times New Roman&quot;, serif; caret-color: rgb(0, 0, 0); color: rgb(0, 0, 0);"> </p>
<p style="margin: 0cm; font-size: medium; font-family: &quot;Times New Roman&quot;, serif; caret-color: rgb(0, 0, 0); color: rgb(0, 0, 0);">
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		<title>FAURÉ, Caligula — Laon</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/concert-douverture-du-34e-festival-de-laon-laon-ainsi-chantait-caligula/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Rousseau]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 18 Sep 2022 04:15:33 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La haute ville est quasiment déserte à moins d&#8217;une heure du concert d&#8217;ouverture du 34e Festival de Laon. La vaste nef de la cathédrale Notre-Dame sera pourtant bien remplie à 19 heures. Oui, 19 heures pour un concert sans entracte qui s&#8217;achèvera avant 20h30 ! Une idée pour les concerts à Paris et dans les &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>La haute ville est quasiment déserte à moins d&rsquo;une heure du concert d&rsquo;ouverture du 34e Festival de Laon. La vaste nef de la cathédrale Notre-Dame sera pourtant bien remplie à 19 heures. Oui, 19 heures pour un concert sans entracte qui s&rsquo;achèvera avant 20h30 ! Une idée pour les concerts à Paris et dans les grandes métropoles ?</p>
<p>Pour une fois, les inévitables discours d&rsquo;entrée – le Maire, le président du festival – sonnent juste : il fallait une dose certaine d&rsquo;audace et d&rsquo;inconscience aux fondateurs de la manifestation, à commencer par son infatigable directeur artistique Jean-Michel Verneiges, pour lancer d&rsquo;abord, et surtout maintenir au fil des décennies et des changements électoraux, un festival à l&rsquo;ambition artistique avérée qui rassemble pour des programmes originaux la crème des ensembles vocaux et orchestraux français et prend appui, quasiment dès l&rsquo;origine, sur un partenariat avec Radio France. Cette nouvelle édition ne déroge pas à la règle (voir le programme ci-dessous).</p>
<p>Ce sont justement deux des formations de Radio France, la Maîtrise dirigée par <strong>Sofi Jeannin</strong>, et l&rsquo;Orchestre Philharmonique sous la houlette de son directeur musical <strong>Mikko Franck</strong> que l&rsquo;on retrouvait ce 15 septembre (la veille de leur rentrée parisienne) dans un programme intrigant : deux raretés, un « tube ». </p>
<p><strong>Ainsi parlait Mikko Franck</strong></p>
<p>Commençons par la fin, le tube : une semaine tout juste après avoir entendu le très jeune compatriote de Mikko Franck (43 ans), <strong>Klaus Mäkelä</strong> (26 ans) empoigner le poème symphonique de Richard Strauss <em>Also sprach Zarathustra </em>à la tête de l&rsquo;Orchestre de Paris et en déployer les épisodes parfois bruyants dans la grande salle Pierre Boulez de la Philharmonie, on pouvait se demander ce qu&rsquo;allait donner la même oeuvre (bravo la coordination entre les orchestres parisiens !) dans une acoustique de cathédrale. Et quelle vision en livrerait Mikko Franck qui illustrera sa dilection pour le compositeur bavarois à plusieurs reprises au cours de la saison. On avait gardé un souvenir ébloui des débuts de Mikko Franck à la tête de l&rsquo;orchestre philharmonique de Vienne, en juin 2014, où il dirigeait <em>Till Eulenspiegel </em>et une danse des sept voiles de <em>Salome</em>, vénéneuse à souhait. Mikko Franck tient la bride courte à un orchestre philharmonique de Radio France en grande forme : une fois passé le portique d&rsquo;entrée (on perçoit la rumeur du public qui reconnaît la musique de <em>2001 Odyssée de l&rsquo;espace</em>) d&rsquo;une majesté un rien démonstrative, le chef finnois va privilégier les épisodes chambristes, une narration qui évite les boursouflures d&rsquo;une partition qui n&rsquo;en est pas avare, au risque parfois d&rsquo;en atténuer les contrastes. Là où on est placé, dans les premiers rangs, on est agréablement surpris par le rendu acoustique de ce grand orchestre (dont on a quand même rogné les effectifs de cordes) : la précision, la définition sont au rendez-vous. Les solistes, très sollicités, brillent de tous leurs feux : mention spéciale pour le violoncelle d&rsquo;<strong>Eric Levionnois</strong> et surtout le violon solo du jeune <strong>Nathan Mierdl </strong>(24 ans), qu&rsquo;on avait repéré dans les rangs de l&rsquo;Orchestre national, et qui étrenne ce jeudi sa nouvelle position de premier violon super-soliste de l&rsquo;Orchestre philharmonique de Radio France.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/orchestre_radio_france_festival_de_laon_1.jpeg?itok=oFC2qe5N" title="Mikko Franck dirigeant Ainsi parlait Zarathoustra (Photo François-Xavier Dessirier)" width="468" /></p>
<p><strong>Soulage sans s et avec trio</strong></p>
<p>Avant Richard Strauss, le programme proposait une rareté, dont on n&rsquo;a pas bien perçu le sens, sauf à comprendre que Radio France se doit de faire une plus large place aux compositrices ? Personne autour de moi, ni moi non plus, ne connaissait  le nom de <strong>Marcelle Soulage</strong> (1894-1970), professeur de solfège au conservatoire de Paris durant une vingtaine d&rsquo;années après la Seconde Guerre mondiale. Mais c&rsquo;était une très bonne idée de faire jouer sa <em>Légende</em> op.13, une brève pièce écrite en 1919, et d&rsquo;y faire briller trois magnifiques solistes de l&rsquo;Orchestre philharmonique de Radio France : <strong>Magali Mosnier</strong> à la flûte, <strong>Olivier Doise</strong> au hautbois et <strong>Nicolas Tulliez</strong> à la harpe.</p>
<p><strong>Un duo pour Caligula</strong></p>
<p>Mais ce qui motivait notre présence à ce concert, c&rsquo;était une autre vraie rareté, la suite tirée de la musique de scène écrite par <strong>Gabriel Fauré</strong> pour la pièce <em>Caligula</em> d&rsquo;un enfant du pays, Alexandre Dumas. Alexandre Dumas est né à Villers-Cotterêts, à une soixantaine de kilomètres du chef-lieu de l&rsquo;Aisne. Le Festival 2022 est placé sous les auspices de la future Cité internationale de la langue française, en cours d&rsquo;installation dans le château où François 1er édicta en 1539 sa fameuse <em>Ordonnance sur le fait de la justice </em>qui stipule en ses articles 110 et 111 que le français devient la langue officielle du droit et de l&rsquo;administration en lieu et place du latin.</p>
<p>A défaut de notices sur les oeuvres dans le programme remis au public, on emprunte au <em>Palazzetto Bru Zane &#8211; Centre de musique romantique française</em> ce qu&rsquo;on doit savoir de l&rsquo;oeuvre donnée en ouverture qui rassemblait ce jeudi le grand effectif de la Maîtrise de Radio France préparé par sa cheffe Sofi Jeannin et l&rsquo;orchestre philharmonique de Radio France dirigé par Mikko Franck.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/orchestre_radio_france_festival_de_laon_2.jpeg?itok=LcLZM76L" title="La Maîtrise de Radio France (direction Sofi Jeannin) dans Caligula de Fauré (Photo François-Xavier Dessirier)" width="468" /></p>
<p>Le directeur du théâtre de l&rsquo;Odéon, Paul Porel, reprend en 1888 la tragédie <em>Caligula</em> d&rsquo;Alexandre Dumas, créée en 1837. Il sollicite Gabriel Fauré pour une musique de scène qui n&rsquo;interviendra que dans le prologue et le 5e acte. La nouvelle production, créée le 8 novembre, connaîtra 34 représentations. Fauré arrange sa partition pour le concert, il remplace le petit ensemble instrumental par l&rsquo;orchestre, mais ne change rien à la structure de sa musique de scène. La première de cette suite est donnée le 6 avril 1889 à la Société nationale de musique. </p>
<p>Dans la pièce, la musique apparaît à la fin du prologue, les <em>Fanfares</em> annoncent l&rsquo;arrivée de César, la <em>Marche</em> accompagne le cortège en l&rsquo;honneur de Caligula, avant le <em>Choeur des Heures</em>, martial pour les « heures guerrières » et lyrique pour les « heures heureuses ». Le <em>Quasi adagio</em> est une marche qui annonce la mort de Lepidus. Mais ce sont surtout les morceaux du 5e acte qui, du vivant de Fauré, sont déjà des succès. <em>L&rsquo;Hiver s&rsquo;enfuit</em> est un choeur charmant tandis que l&rsquo;<em>Air de danse </em>(orchestré avec Vincent d&rsquo;Indy), cherche à « donner l&rsquo;impression d&rsquo;une danse de caractère antique » (une lettre de Fauré à son fils Philippe mentionne l&rsquo;usage par le compositeur du <em>mode lydien</em>). Après le <em>mélodrame</em> avec violon et violoncelle solos, introduisant le choeur<em> De roses vermeilles</em> un <em>mélodrame</em> mystérieux annonce le choeur <em>César a fermé la paupière </em>(Source : Palazzetto Bru Zane).</p>
<p>On reconnaît immédiatement la patte de Fauré, dans des pages joliment descriptives, où n&rsquo;affleure qu&rsquo;allusivement le drame qui se joue sur scène. D&rsquo;autant que la suite de concert ne fait que juxtaposer des éléments composites. La direction trop placide du chef, malgré le bel engagement de la Maitrise de Radio France, renforce ce sentiment d&rsquo;une musique décorative sans grand relief. On réécoutera au retour le seul disque que nous connaissons de cette musique de scène – Michel Plasson et le Capitole de Toulouse – qui, par contraste, frôle presque l&rsquo;agitation ! Mais c&rsquo;était l&rsquo;occasion ou jamais de ressusciter cette part méconnue de Fauré, à l&rsquo;orée d&rsquo;une édition 2022 d&rsquo;un Festival qui promet encore bien des découvertes sous le signe des « <a target="_blank" href="https://festival-laon.fr" rel="nofollow">Mots à la clef  </a>! »</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/orchestre_radio_france_festival_de_laon_10.jpeg?itok=4W71jwQg" title="La Maîtrise de Radio France, l'Orchestre philharmonique de Radio France et Mikko Franck (Photo François-Xavier Dessirier)" width="468" /></p>
<p>Le concert du 16 septembre avec les mêmes interprètes à la Maison de la radio et de la musique à Paris est diffusé en direct et en podcast sur <em><a target="_blank" href="https://www.radiofrance.fr/francemusique/podcasts/le-concert-du-soir/concert-de-rentree-de-l-orchestre-philharmonique-de-radio-france-et-son-directeur-musical-mikko-franck-1610771" rel="nofollow">Francemusique.fr</a></em></p>
<p><strong>Les prochains concerts du 34e <a target="_blank" href="https://festival-laon.fr" rel="nofollow">Festival de Laon</a> :</strong><br />
22/09 Le Poème Harmonique / Vincent Dumestre : Le Ballet des Jean-Baptiste de Poquelin à Lully<br />
23/09 Ensemble Aedes, Les Siècles / Mathieu Romano : Janequin, Pärt, Poulenc<br />
25/09 Orchestre de Picardie / Leo McFall : Mozart, Richard Strauss<br />
27/09 Vanessa Wagner piano, Marianne Denicourt comédienne : La Nature et les oiseaux<br />
30/09 Vannina Santoni soprano, Karolos Zouganelis, piano : Du Lied à l&rsquo;opéra<br />
02/10 Le Concert de la Loge, les Chantres de Versailles (CMBV), Stéphanie d&rsquo;Oustra, Cyrille Dubois, Tassis Christoyannis, Jean-Sébastien Bou / Julien Chauvin : Glück Iphigénie en Aulide<br />
04/10 Timothy Ridout alto / Frank Dupree piano : Prokofiev, Schumann <br />
07/10 Quatuor Asasello, Eva Resch soprano : Mozart, Verdi, Schoenberg<br />
14/10 Octuor Talents et Violoncelles : Schubert, Hahn, Dvorak, Bizet<br />
16/10 Choeur Les Eléments / Joël Suhubiette Julia Wischniewski soprano, Lise Nougier mezzo, Yu Shao ténor, Matthieu Heim basse : Rossini Petite messe solennelle<br />
 </p>
<p> </p>
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		<item>
		<title>PAGLIARDI, Caligula — Paris (Athénée)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/caligula-maximus/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Marcel Humbert]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 08 Mar 2012 09:49:55 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/spectacle/caligula-maximus/</guid>

					<description><![CDATA[<p>  Les marionnettes siciliennes Opera dei Pupi, nées au début du XIXe siècle et extrêmement répandues il y a encore une cinquantaine d’années, ont vu un grand nombre de compagnies cesser progressivement leur activité. Fort heureusement, quelques marionnettistes, dont Mimmo Cuticchio à Palerme, consacrent leur vie à sauver cet art populaire inscrit en 2001/2008 au &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>           </p>
<p>			Les marionnettes siciliennes <em>Opera dei Pupi</em>, nées au début du XIXe siècle et extrêmement répandues il y a encore une cinquantaine d’années, ont vu un grand nombre de compagnies cesser progressivement leur activité. Fort heureusement, quelques marionnettistes, dont <strong>Mimmo Cuticchio</strong> à Palerme, consacrent leur vie à sauver cet art populaire inscrit en 2001/2008 au titre du patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’UNESCO. Les marionnettes qui jouent ce soir à l’Athénée mesurent 80 cm (d’autres types peuvent mesurer 1,20 m et peser jusqu’à une vingtaine de kilos). Caractéristiques par leur haut crochet métallique et leurs deux tiges de fer (la première pour le maintien général, la seconde pour mouvoir la main droite, la gauche étant mue par des fils souples), elles sont fabriquées sur une armature de bois avec de riches étoffes et des ornements et armes métalliques, chacune étant manipulée par un marionnettiste habillé de noir qui l’accompagne dans ses déplacements sur scène. Des fonds de toiles peinte et deux portants complètent l’organisation spatiale.</p>
<p>			La marionnette fait bon ménage avec l’opéra : qui ne connaît notamment les marionnettes (à fils) de Salzbourg ? Et qui ne se souvient du mémorable <em>Béatrice et Bénédict</em> présenté en 2010 à l’Opéra Comique (voir <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/index.php?mact=News,cntnt01,print,0&amp;cntnt01articleid=1550&amp;cntnt01showtemplate=false&amp;cntnt01lang=fr_FR&amp;cntnt01returnid=54">recension</a>) : la représentation nous avait déjà entraînés dans le monde magique de la marionnette sicilienne. Aujourd’hui, c’est la quintessence du genre, mené à son plus pur achèvement, qui est née d’une véritable rencontre artistique entre <strong>Vincent Dumestre</strong> et Le Poème Harmonique d’une part, Mimmo Cuticchio et le théâtre des Pupi d’autre part. L’un et l’autre ont voulu retrouver l’esprit de merveilleux propre au baroque, en restituant le genre particulièrement original de l’opéra pour marionnettes, qui est apparu à Venise dès 1670. L’opéra choisi, <em>Caligula</em>, composé en 1672 par Giovanni Pagliardi sur un livret de Domenico Gisberti, retrace le parcours de l’empereur romain entre folie, passion et pouvoir. Énorme succès à sa création, cette œuvre mêle tous les genres : désir, jalousie, espoir, amour et joie, comique et tragique… De chaque côté du podium installé au centre de la scène de l’Athénée, six chanteurs habillés de noir prêtent leur voix aux interprètes de bois. Les musiciens sont dans la fosse.                               </p>
<p>			On ne sait ce que l’on doit admirer le plus dans cette réalisation, d’où l’on sort avec des étoiles dans les yeux : la qualité musicale, d’abord, qui mêle une direction qui n’est plus à vanter à des instrumentistes qui feraient aimer le baroque et les instruments anciens aux plus réticents. Ensuite, six chanteurs vraiment extraordinaires, <strong>Jan van Elsacker, Caroline Meng, Florian Götz, Jean-François Lombard, Luanda Siqueira et Serge Goubioud</strong>, aux qualités vocales et techniques supérieures, qui roucoulent, racontent, changent de voix, et surtout animent l’espace d’une manière étonnante avec leurs intonations en mimétisme parfait avec les attitudes des marionnettes, réalisant ainsi un doublage que beaucoup de films auraient à leur envier. Enfin, les manipulateurs qui donnent vie à ces personnages de bois et de métal, au point que plus d’une fois on se laisse prendre aux attitudes et aux mimiques. Une heure vingt de rêve, qui passe comme un éclair. Du grand art.</p>
<p>			Le spectacle continue sa tournée à travers la France : s’il passe près de chez vous, ne le manquez pas, et s’il passe loin, faites le voyage, vous ne serez pas déçus !</p>
<p>			 </p>
<p>			 </p>
<p>			 </p>
<p>			 </p>
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