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	<title>Il signor Bruschino - Oeuvre - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Il signor Bruschino - Oeuvre - Forum Opéra</title>
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		<title>ROSSINI, Il signor Bruschino &#8211; Bad Wildbad</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Maurice Salles]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 26 Jul 2023 03:16:00 +0000</pubDate>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>C&rsquo;est avec un large sourire que l&rsquo;on sort de cette représentation, qui comble les oreilles et les yeux ! Sur une idée du scénographe Anton Lukas, Jochen Schönleber a conçu un décor inattendu mais fonctionnel qui se prête à des allées et venues proches de celles du vaudeville à la Feydeau. Comme rien n&rsquo;indique le lieu de l&rsquo;action, sinon «le château de Gaudenzio», le voici en bord de mer, peut-être au lido de Venise, ville où l&rsquo;oeuvre fut créée. Gaudenzio y exploite un établissement balnéaire dont on peut voir l&rsquo;entrée, avec ses trois cabines de plages, la hampe pour hisser les fanions de sécurité, quelques sièges et un immense réfrigérateur. Ce dernier deviendra un refuge salvateur pour un père Bruschino accablé par la chaleur avant que, une pause ayant permis que le décor soit inversé, on ne l&rsquo;en voie sortir à reculons. Surmontant le tout une immense enseigne bordée d&rsquo;ampoules multicolores annonce «I bagni Gioachino».</p>
<p>Dans ce décor de fantaisie, les personnages arborent des tenues diverses aux coupes et aux couleurs évocatrices des années 60 du siècle dernier. Si l&rsquo;aubergiste est ceint d&rsquo;un torchon de travail, Marianna, la camériste ici bonne à tout faire, porte soit un uniforme de soubrette soit une robe éloquente dont un modèle proche fut porté par Sofia Loren et Marylin Monroe. La garde-robe de Sofia, ici fausse ingénue bien plus avertie que ne le croit son père, va du maillot de bain deux pièces superbement porté à la sortie de bain, en passant par une robe imprimée à la Missoni jusqu&rsquo;à une robe virginale pour le mariage final. Seul Bruschino père reste engoncé dans veste, gilet et pantalon qui n&rsquo;ont rien de léger et contribuent certainement à la sensation de chaleur dont il se plaint répétitivement.</p>
<p>La mise en scène suit au plus près la musique, amenant par exemple Sofia à chasser l&rsquo;eau de ses oreilles, après son bain, par des mouvements synchrones au rythme musical, comme le sera la boiterie du vieux Bruschino.. Elle exploite au mieux, on l&rsquo;a compris, les ressources que lui offre le décor. Du réfrigérateur sortiront des sacs rafraîchissants qui seront impuissants contre le volcan intérieur du père Bruschino. Marianna se précipite vers la hampe pour changer la couleur du fanion : selon que les échanges virent à l&rsquo;orage ou s&rsquo;apaisent elle hisse le rouge ou le vert, mais l&rsquo;attention empressée dont elle entoure Gaudenzio est-elle amoureuse, servile ou intéressée? Elle monte autour de Sofia une garde vigilante et complique ainsi les échanges entre la jeune fille et Florville, jusqu&rsquo;au moment où elle y renoncera, contre quelques billets. Le personnage échappe ainsi à la représentation sommaire de la servante dévouée mais effacée, l&rsquo;interprète secondant brillamment cette conception du rôle. On ne peut guère prédire l&rsquo;avenir vocal de Camilla Carol Farias, tant ses interventions sont exigües, mais en tous cas elle réussirait au théâtre ! Autre exemple, le retournement du décor révèle l&rsquo;intérieur des cabines; tandis que son père essaie de lui expliquer sans entrer dans les détails la relation induite par le mariage, dans l&rsquo;une d&rsquo;elles l&rsquo;innocente Sofia, étreinte par Fiorville, joindra des accents suggestivement rythmés aux réponses équivoques qu&rsquo;elle adresse à son géniteur.</p>
<p>On pourrait tordre le nez devant certains jeux de scène, comme l&rsquo;échange des mouchoirs souillés, mais ils font désormais partie des gags référentiels, comme l&rsquo;irruption de la folie de Lucia dans le délire de Bruschino père, et ils ne pèsent rien en regard du plaisir continu né du spectacle. Plaisir né des interprètes, tels les élèves de l&rsquo;Académie, la mezzosoprano Camilla Carol Farias, déjà mentionnée, Francesco Bossi, baryton solide sachant nuancer son émission et de bonne tenue scénique, Francesco Luci, ténor, réduit aux «tito-tito» du fils dévoyé que l&rsquo;on a vu pendant l&rsquo;ouverture téter la bouteille avec application, et le baryton Filiberto Bruno qui campe le commissaire de police venu enquêter sur l&rsquo;usurpation d&rsquo;identité avec une belle présence.</p>
<p>Très joli couple celui formé par le ténor coréen <strong>Hyunduk Kim </strong>et <strong>Eleonora Bellocci</strong>, tous deux très à l&rsquo;aise au plan vocal comme au plan dramatique. Il se produit pour l&rsquo;heure essentiellement en zone germanique mais ses qualités devraient le faire apprécier plus avant. Si son apparence physique le rend plus proche d&rsquo;un adolescent que d&rsquo;un homme prêt à s&rsquo;assumer, sa voix est robuste, homogène, et il en use avec le souci des nuances qui font le charme du rôle. Commentaire qu&rsquo;on peut appliquer à sa partenaire, dont on retrouve l&rsquo;extension vocale, l&rsquo;éclat métallique des aigus lancés en force, mais aussi la précision et la virtuosité volubile, ainsi que la plastique enviable révélée par le maillot de bain initial.<strong> Giorgio Caoduro</strong> campe un Gaudenzio conforme à ce que dit son nom, un homme encore jeune  jouissant sereinement de la vie désireux et d&rsquo;assurer l&rsquo;avenir de sa fille par un mariage arrangé; l&rsquo;interprétation  est irréprochable, loin de tout histrionisme, et la prestation vocale conforme aux attentes, avec la portée, le brillant et l&rsquo;agilité nécessaires pour les passages en <em>staccato</em>. Désormais un ancien de Bad Wildbad, <strong>Emmanuel Franco </strong>est méconnaissable sous l&rsquo;attirail scénique qui outre un ventre factice lui impose boiterie, perruque, chapeau et lunettes à triple foyer. Sa prestation en homme impatient accablé par la chaleur a toute la saveur espérée et son potentiel vocal donne une présence qui s&rsquo;impose à son personnage, tandis que sa maîtrise technique se déploie souverainement dans les passages d&rsquo;agilité.</p>
<p>Dans la fosse, secondés par le clavier impeccablement disert de <strong>Gianluca Aschieri</strong>, les musiciens de l&rsquo;orchestre philharmonique de Cracovie répondent avec une souplesse que l&rsquo;on savoure à la direction corsée de <strong>José Miguel Pérez-Sierra</strong><strong>, </strong>qui pétrit la partition en alliant vigueur et moelleux, faisant crépiter et reluire toutes les facettes de la musique avec une verve où le rythme le plus marqué s&rsquo;allie au lyrisme le plus sensible. Il nous confiait à l&rsquo;occasion de sa venue à Marseille pour <em>Les Huguenots</em>, en juin dernier, aimer par dessus tout travailler en équipe. On ne peut alors douter qu&rsquo;il ait pris plaisir à apparaître dans la fosse en peignoir-éponge et coiffé d&rsquo;un bonnet de bain, pour la grande joie des spectateurs qui y étaient ainsi mis avant même la première note.  </p>
<p> </p>


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		<title>ROSSINI, Il signor Bruschino — Pesaro</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/il-signor-bruschino-pesaro-deux-barbons-sont-dans-un-bateau/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Antoine Brunetto]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 27 Aug 2021 04:30:47 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Revenir au Teatro Rossini de Pesaro est un plaisir en soi. Qu’importe alors que, pour des raisons sanitaires, l’orchestre occupe le parterre, tandis que les spectateurs (peu nombreux du fait d’une jauge limitée) sont rejetés tout autour dans les loges du charmant théâtre à l’italienne. Pour ce qui est de l’orchestre, l’acoustique ne souffre aucunement &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Revenir au Teatro Rossini de Pesaro est un plaisir en soi. Qu’importe alors que, pour des raisons sanitaires, l’orchestre occupe le parterre, tandis que les spectateurs (peu nombreux du fait d’une jauge limitée) sont rejetés tout autour dans les loges du charmant théâtre à l’italienne.</p>
<p>Pour ce qui est de l’orchestre, l’acoustique ne souffre aucunement de cette disposition atypique, qui permet de goûter dès l’ouverture (avec ses célèbres coups d’archet sur les pupitres qui firent scandale à la création) à la belle sonorité de la Filarmonica Gioachino Rossini, en formation réduite (du fait du compositeur et non du COVID cette fois !), dirigée avec précision et enthousiasme par <strong>Michele Spotti</strong>. Les voix, en revanche, ont parfois du mal à parvenir jusqu’aux loges de côté.</p>
<p><em>Il Signor Bruschino</em>, opéra en un acte d’un Rossini âgé de vingt ans, ne souffre pas de temps mort. Florville aime Sofia, fille de Gaudenzio. Le décès du père de Florville, ennemi juré de Gaudenzio, pourrait ouvrir la voie à un possible mariage, mais Sofia a été promise au fils d’un certain Signor Bruschino. Qu’à cela ne tienne, Florville se présente auprès de Gaudenzio comme le fils Bruschino (le véritable fils étant retenu pour causes de dettes). Tout cela serait parfait n’était l’arrivée du fameux Signor Bruschino. Après avoir été tourné en bourrique par son faux fils et sa fiancée, il donnera finalement son consentement au mariage, Gaudenzio découvrant alors, dans un finale échevelé, qu’il a été berné et a donné pour époux à sa fille, l’enfant de son pire ennemi.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="468" src="/sites/default/files/styles/large/public/_dsc1634_marina_monzo_-_jack_swanson_resized.jpg?itok=48GqN8zn" title="Marina Monzo (Sofia), Jack Swanson (Florville) © ROF / Studio Amati Bacciardi" width="309" /><br />
	Marina Monzo (Sofia), Jack Swanson (Florville) © ROF / Studio Amati Bacciardi</p>
<p>Le Signor Bruschino a ce soir les traits et la voix de <strong>Pietro Spagnoli</strong>. Quel plaisir de sentir la jubilation scénique et vocale du baryton romain ! Si les ans ont blanchi le timbre, il n’ont pas élimé sa technique souveraine (notamment sa science du chant syllabique) et surtout sa gourmandise scénique. Qui peut résister à ce barbon grisant, d’abord dindon de la farce, qui prend<em> in fine</em> sa revanche ? L’autre père ridicule, Gaudenzio, est incarné par <strong>Giorgio Caoduro</strong>. Si le baryton fait montre d’une belle extension vocale avec graves sonores et aigus puissants, on déplore ça et là des duretés et des rudoiements de la ligne vocale.</p>
<p>Le couple de tourtereaux est charmant, tout en nuance dans le délicat duo « Quant’è dolce a un’alma amante ». Lui (<strong>Jack Swanson</strong>), est malheureusement le plus défavorisé par l’acoustique particulière. Elle (<strong>Marina Monzó</strong>), possède toute la rouerie pour rendre honneur à l’air « Ah donate il caro sposo », passant sans coup férir de la caresse à la colère. La soprano espagnole a par ailleurs de l’agilité, une projection confortable et un timbre qui accroche l’oreille : voilà un nom que l’on pourrait retrouver dans un avenir proche !</p>
<p>Les seconds rôles ne sont pas en reste, du mâle tavernier de <strong>Gianluca Margheri </strong>à la servante sonore de <strong>Chiara Tirotta</strong> en passant par <strong>Manuel Amati</strong> (le fils Bruschino) qui n&rsquo;a pourtant que quelques phrases à la fin de l&rsquo;opéra pour exister.</p>
<p>Mise en scène, décors et costumes sont signés par le duo français <strong>Barbe &amp; Doucet</strong>. Le décor, un port accablé de soleil où est amarré le bateau de Gaudenzio, est esthétique avec ses tons chauds. Si la direction d’acteurs est minutieuse on regrette un comique parfois un peu appuyé, mais qui n’enraye en rien la verve Rossinienne.</p>
<p>Voilà au final un amuse-bouche distrayant pour cette semaine dédiée au maître de Pesaro.</p>
<p> </p>
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		<item>
		<title>En 2021, le ROF prend sa revanche</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/en-2021-le-rof-prend-sa-revanche/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 29 Jan 2021 14:34:45 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Quatre nouvelles productions – Moïse et Pharaon, Elisabetta regina d’Inghilterra, Il signor Bruschino –, Il viaggio a Reims par l&#8217;Accademia Rossiniana – comme à l’habitude –, 8 concerts et le gala inaugural de l&#8217;Auditorium Scavolini pour le 25e anniversaire de Juan Diego Flórez à Pesaro, soit au total 25 représentations : Du 9 au 22 août 2021, &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Quatre nouvelles productions – <em>Moïse et Pharaon</em>, <em>Elisabetta regina d’Inghilterra</em>, <em>Il signor Bruschino</em> –, <em>Il viaggio a Reims</em> par l&rsquo;Accademia Rossiniana – comme à l’habitude –, 8 concerts et le gala inaugural de l&rsquo;Auditorium Scavolini pour le 25e anniversaire de Juan Diego Flórez à Pesaro, soit au total 25 représentations : Du 9 au 22 août 2021, le Rossini Opera Festival veut prendre sa revanche sur une édition 2020 malmenée par le COVID-19 (voir détails ci-dessous, sous toute réserve évidemment et malheureusement).</p>
<hr />
<p><em>Moïse et Pharaon</em>, avec Roberto Tagliavini, Erwin Schrott, Andrew Owens, Eleonora Buratto, Vasilisa Berzhanskaya, Alexey Tatarintsev, Matteo Roma, Monica Bacelli et Nicolò Donini, Orchestre Symphonique National de la RAI et le Chœur du Teatro Ventidio Basso sous la direction de Giacomo Sagripanti, mise en scène par Pier Luigi Pizzi assisté de Massimo Gasparon, chorégraphie de Gheorghe Iancu. Vitrifrigo Arena, les 9, 12, 16 et 19 août.</p>
<p><em>Il signor Bruschino</em>, avec Marina Monzò, Pietro Spagnoli, Giorgio Caoduro, Jack Swanson, Gianluca Margheri, Chiara Tirotta, Manuel Amati et Enrico Iviglia, Filarmonica Gioachino Rossini sous la direction de Michele Spotti, une production conçue par Barbe &amp; Doucet, avec des éclairages de Guy Simard. Teatro Rossini, les 10, 13, 15 et 18 août (en coproduction avec le Royal Opera House Muscat).</p>
<p><em>Elisabetta regina d’Inghilterra</em> avec Karine Deshayes, Sergey Romanovsky, Salome Jicia, Sonia Prina, Barry Banks et Valentino Buzza, Orchestre Symphonique de la RAI et le Chœur du Teatro Ventidio Basso sous la direction d&rsquo;Evelino Pidò, mise en scène par Davide Livermore, avec des décors de Giò Forma, costumes de Gianluca Falaschi, éclairage par Nicolas Bovey et vidéodesign par D-Wok. Vitrifrigo Arena, les 11, 14, 17 et 21 août (en coproduction avec la Fondazione Teatro Massimo de Palerme).</p>
<p><em>Stabat Mater</em> avec Giuliana Gianfaldoni, Vasilisa Berzhanskaya, Ruzil Gatin et Riccardo Fassi, Filarmonica Gioachino Rossini et Chœur du Teatro Ventidio Basso sous la direction de Jader Bignamini, mise en scène, décors et costumes de Massimo Gasparon. Vitrifrigo Arena, le 20 août.</p>
<p>Gala Rossini pour l’inauguration du nouvel Auditorium Scavolini, un lieu polyvalent pouvant accueillir un millier de personnes pour des opéras et des concerts et deux mille personnes pour des événements sportifs. Il s’agit après restauration de l&rsquo;ancien PalaFestival, qui jusqu&rsquo;en 2005 a présenté certaines des productions les plus importantes de l&rsquo;histoire du Festival, notamment <em>Matilde di Shabran</em> qui vit en 1996 les débuts à Pesaro de Juan Diego Flórez. Ce 25e anniversaire sera célébré par ce concert. Michele Spotti dirigera l&rsquo;Orchestre Symphonique National de la RAI et le Chœur du Ventidio Basso Theatre. Juan Diego Flórez sera accompagné par Eleonora Buratto, Salome Jicia, Marina Monzò, Sonia Prina, Pietro Spagnoli, Sergey Romanovsky, Giorgio Caoduro, Jack Swanson, Matteo Roma, Manuel Amati, Nicolò Donini.</p>
<p>La 33e Accademia Rossiniana «Alberto Zedda», du 5 juillet au 19 juillet, s’achèvera par le concert final habituel au Teatro Sperimentale. Les élèves participeront également, les 15 et 18 août, au Teatro Rossini, au <em>Viaggio a Reims</em> mis en scène par Emilio Sagi et répété par Matteo Anselmi. L&rsquo;Orchestre Symphonique G. Rossini, qui fêtera sa vingtième année au ROF, sera dirigé par Luca Ballabio.</p>
<p>Huit concerts seront programmés au Teatro Rossini. Le 12 août, les Solisti Veneti interpréteront les <em>Sei sonate a quattro</em> (six quatuors à cordes) sous la direction de Giuliano Carella. Suivront trois concerts lirico-symphoniques interprétés par l&rsquo;Orchestre Sinfonica G. Rossini : le 13 août, Annick Massis dirigée par Yuval Zorn ; le 16 août, Maxim Mironov dirigé par George Petrou ; le 21 août, Erwin Schrott dirigé par Iván López-Reynoso. Enfin quatre concerts de Belcanto sont prévus : Alexey Tatarintsev (14 août), Roberto Tagliavini (17 août), Anna Bonitatibus (19 août) et Nino Machaidze (20 août).</p>
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		<item>
		<title>ROSSINI, Il signor Bruschino — Paris (TCE)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/il-signor-bruschino-paris-tce-le-charme-discret-de-rossini/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Guillaume Saintagne]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 16 Jun 2017 08:29:46 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Quatre mois avant la création de l’autrement rutilante Italienne à Alger, Rossini essuyait un échec vénitien avec son dernier opéra en un acte, Il Signor Bruschino. Malgré quelques reprises au XXe Siècle, l’œuvre ne reste célèbre que pour les coups d’archets sur les pupitres de son ouverture. L’occasion de l’entendre en entier était trop belle &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="rtejustify">Quatre mois avant la création de l’autrement rutilante <em>Italienne à Alger</em>, Rossini essuyait un échec vénitien avec son dernier opéra en un acte, <em>Il Signor Bruschino</em>. Malgré quelques reprises au XX<sup>e</sup> Siècle, l’œuvre ne reste célèbre que pour les coups d’archets sur les pupitres de son ouverture. L’occasion de l’entendre en entier était trop belle pour être manquée. L’intrigue bouffe cousue de quiproquo suit les manigances de deux amants, Sofia et Florville, qui cherchent à s’unir en dépit de la promesse faite par le père de marier Sofia au fils du Signor Bruschino. Florville se fait donc passer pour ce dernier et tournera en bourrique le risible père, totalement dépassé par la situation et qui répète à longueur d’opéra « Oh, che caldo ! » (« Ce qu’il fait chaud ! »). On trouve dans cet opéra tout ce qui fera le succès des opéras<em> buffa</em> plus célèbres du compositeur tant dans le livret (intrigue complexe et néanmoins très lisible, personnages stéréotypés à l’efficacité comique immédiate) que dans la musique (jeux syllabiques, ensembles assimilés à un capharnaüm organisé…) mais à dose homéopathique. Cette œuvre dégage un charme discret qui peut sembler fade comparée aux suivantes, mais qui, défendue par des artistes aussi roués que ce soir, s’avère d’une délicieuse délicatesse.</p>
<p class="rtejustify">Il faut dire qu’aucun rôle n’a été négligé. Avec seulement quelques phrases <strong>Jo</strong><strong>ão Pedro Cabral</strong> se glisse sans problème dans la peau du véritable fils prodigue et repentant de Bruschino, et <strong>Tomasz Kumiega</strong> incarne immédiatement un commissaire de police aussi sonore qu’inefficace. Pour Marianna, la femme de chambre de l’héroïne, c’est <strong>Sophie Pondjiclis</strong>, sans doute la meilleure Marcellina actuelle, qui, ici encore, pousse un personnage secondaire au premier plan par sa présence scénique et son timbre cuivré. Avec <strong>Christian Senn</strong> en Filiberto l’aubergiste, on jouit du savoir-faire d’une des meilleures basses belcantistes actuelles, grand diseur dans le baroque notamment. Si tous les chanteurs sont également investis dans la mise-en-espace du concert de ce soir, ce sont clairement ces rôles, n’intervenant que dans les récitatifs et les ensembles, qui en cimentent la réussite.</p>
<p class="rtejustify">Car l’on ne s’est pas contenté de chanter ce soir, on a aussi beaucoup joué : depuis le signor Bruschino faisant le tour de la scène pendant l’ouverture et assumant de sa canne énervée les fameux coups d’archets, jusqu’au chef qui répond, évidemment muet, aux sollicitations des personnages. A ces jeux là, c’est clairement <strong>Alessandro Corbelli</strong> qui l’emporte : tantôt impuissamment cajolé, puis malmené par Sofia, ou s’écrasant de tout son long sur la scène après qu’on l’a forcé à reconnaître son faux fils, on n’entend jamais les limites de sa voix tant elles semblent calculées pour mieux incarner le vieux barbon avec une finesse irrésistible. Face à lui, <strong>Domenico Balzani</strong> joue le père de la promise avec une vulgarité clinquante et assumée, mais qui, ici aussi, s’arrête aux portes du burlesque pour rendre pleinement hommage à l’élégance d’un divertissement qui n’est pas un spectacle de foire.</p>
<p class="rtejustify">Enfin, en amant éperdu et rusé, <strong>Maxim Mironov</strong> est presque trop probe, mais sa voix dense, son style impeccable et son timbre caressant, devenus trop rares à Paris, s’écoutent avec délice, d’autant qu’il semble avoir gagné en puissance. Pour lui répondre, <strong>Chantal Santon-Jeffery</strong> est une belle surprise : ses dernières interprétations nous avaient plutôt déçu, surlignant un suraigu désagréable et une diction de plus en plus abîmée. Pour ce rôle à la tessiture assez centrale, elle retrouve tout ce qui fait son charme : prononciation précise, vocalises pleines, maitrisées et bien projetées, et surtout une aisance scénique incontestable qui lui attache immédiatement la sympathie du public.</p>
<p class="rtejustify">Pour servir de terrain de jeux harmonique à tout ce beau monde, l’Orchestre national d’Ile-de-France n’est peut-être pas la phalange la plus prestigieuse, mais l fait montre d’une efficacité et d’une précision mécanique admirables. Il faut dire que le chef, <strong>Enrique Mazzola</strong>, est passé maître dans ce répertoire. On reprochera seulement à l’ensemble, un peu trop de prudence : une plus grande prise de risque aurait conféré plus d’animation aux ensembles et fini de convaincre des mérites de ce <em>Signor Bruschino</em>.</p>
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		<item>
		<title>ROSSINI, Il signor Bruschino — Massy</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/il-signor-bruschino-massy-les-vedettes-lyriques-de-demain/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Marcel Humbert]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 03 Mar 2017 06:24:42 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Il faut croire que si Offenbach avait osé adapter en 1857 le Bruschino de Rossini en une opérette en un acte, c’est que cette œuvre lui correspondait bien. Légère et sautillante, elle connut en effet un grand succès, et semble avoir réjoui le roi du tournedos au point qu’il surnomme l’adaptateur « Le Petit Mozart des &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Il faut croire que si Offenbach avait osé adapter en 1857 le <em>Bruschino</em> de Rossini en une opérette en un acte, c’est que cette œuvre lui correspondait bien. Légère et sautillante, elle connut en effet un grand succès, et semble avoir réjoui le roi du tournedos au point qu’il surnomme l’adaptateur «<em> Le Petit Mozart des Champs-Élysées</em> », tant il trouve de connivence dans leurs formes d’humour musical. Toutefois, à l’invitation d’Offenbach d’assister à la première, il répond négativement avec son humour coutumier : « <em>Victime, tant qu’on voudra, complice jamais !</em> »</p>
<p>Ce soir, c’est la version « originale » de Rossini (1813) qu’il nous est donné d’entendre. La formule d’un concert « mis en espace » est souvent un peu bâtarde. À Massy, <strong>Mirabelle Ordinaire</strong> – dont nous avions apprécié <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/la-vie-parisienne-paris-gaveau-paris-sera-toujours-paris"><em>La Vie parisienne</em></a> – est beaucoup plus ambitieuse. Avec l’aide de <strong>Jérôme Jousseaume</strong> (lumières) et de <strong>Laurent Sarrazin</strong> (écran-damier en fond de scène avec des surtitres fort bien faits), elle concentre l’action à l’avant-scène, devant l’orchestre, ce qui on le sait est toujours délicat en termes de lyrique. Malgré des écrans vidéo, le chef a parfois du mal à contrôler tout ce qui se passe dans son dos, et cela n’aide pas les chanteurs à aller de l’avant, ce qui peut expliquer une certaine lourdeur de l’ensemble. D’autant que si tout semble réglé comme papier à musique sur une (fausse ?) bonne idée – damier noir et blanc au sol, costumes noir et blanc, chaises noires et blanches – on a d’autant plus de mal à suivre le travail de la metteuse en scène dont les intentions semblent plus compliquer et alourdir l’action que de la fluidifier. </p>
<p>Un chef italien paraissait bien indiqué pour insuffler une certaine volubilité à un orchestre français, mais <strong>Enrique Mazzola</strong>, pourtant très spécialisé ès Rossini, a bien du mal à entraîner l’Orchestre d’Île de France dans le style rossinien. Ce soir, rien de vraiment sautillant, pas de bulles de Champagne vous chatouillant le nez, même l’ouverture dont les célèbres légers coups d’archers sur les pupitres sont complétés de violents coups de pieds par terre des instrumentistes, sans doute pour faire bonne mesure. Le résultat est lourdingue et indigeste. Globalement, l’orchestre, un peu trop important par rapport à l’orchestration d’origine, manque de légèreté.</p>
<p><img decoding="async" alt="" height="255" src="http://www.forumopera.com/sites/default/files/styles/large/public/il-signor-brushino-4_copie.jpg?itok=FmI2l3bu" width="468" /><br />
	© Photo Opéra de Massy</p>
<p>Le reste est un peu à l’avenant. Pourtant, le choix de l’œuvre pouvait paraître judicieux pour de jeunes chanteurs solistes, mais n’est-il pas de fait trop ambitieux ? Lorsque l’on étudie les représentations récentes, les enregistrements et les captations vidéo, on s’aperçoit surtout de l’extrême difficulté de l’œuvre. Même Juan Diego Florez, à Pesaro en 1997, semble parfois à la peine. La technique vocale des jeunes chanteurs de ce soir est uniformément problématique, comme s’ils s’étaient tous formés au même moule. On a l’impression qu’on leur enseigne la projection avant tout, et qu’on leur demande de privilégier un maximum de puissance, ce qui les empêche d’alléger et de faire beaucoup de nuances, si tant est que certaines voix en soient capables. Le style vocal est globalement également en cause : là où l’on attend des balles de ping-pong propulsées avec vitesse, puissance et précision, rebondissant en tous sens, on n’a guère que des balles de mousse s’écrasant mollement. De tout cela naît rapidement un certain ennui.</p>
<p>Pourtant, tous ces membres de l’Atelier Lyrique de l’Opéra de Paris ont visiblement un très grand plaisir à se produire en scène. On note quelques gestes et attitudes gauches, quelques poses stéréotypées, et sans doute aurait-il fallu plus de répétitions pour leur faire perdre certaines habitudes déjà ancrées (ah, les mains sur les hanches !), d’autant que certains sont loin d’avoir l’âge de leur rôle. Quelques protagonistes se détachent néanmoins de l’ensemble, et l’on a plaisir à souligner la qualité vocale et scénique du Bruschino de<strong> Damien Pass</strong>, à la voix chaude et au jeu vif et bien en situation, qui fait bien augurer d’un début de carrière déjà très prometteur. On aime moins la voix âpre et parfois criée, et aux vocalises peu alertes de <strong>Pietro di Bianco</strong> (Gaudenzio), pourtant déjà aguerri au répertoire de Mozart et de Rossini, mais au jeu scénique à la limite de l’outrance. <strong>Maciej Kwaśnikowski</strong> (Florville) manque un peu de légèreté, notamment dans les vocalises, mais assure son rôle de manière agréable et élégante. Quant à la Sofia de <strong>Ruzan Mantashyan</strong>, elle séduit plus par la musicalité d’une voix légère et harmonieuse plutôt bien menée que par sa conception d’un rôle au demeurant plus que traditionnel, où l’on aurait pourtant aimé voir plus de duplicité féminine.<br />
	Un autre concert avec les mêmes chef et orchestre sera donné le 16 juin au Théâtre des Champs-Élysées, avec une autre distribution.<br />
	 </p>
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		<title>Il signor Bruschino</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/il-signor-bruschino-rossiniland-superflu/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 22 Nov 2015 06:29:34 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>De toutes les comédies en un acte que Rossini troussa au début de sa carrière, Il signor Bruschino n’est sans doute pas la plus mémorable, à part pour son ouverture dans laquelle les instrumentistes frappent avec leur archet sur leur pupitre. Le festival de Pesaro a évidemment l’obligation de remettre régulièrement sur le métier même &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>De toutes les comédies en un acte que Rossini troussa au début de sa carrière, <em>Il signor Bruschino</em> n’est sans doute pas la plus mémorable, à part pour son ouverture dans laquelle les instrumentistes frappent avec leur archet sur leur pupitre. Le festival de Pesaro a évidemment l’obligation de remettre régulièrement sur le métier même les partitions les moins glorieuses, et il suffit parfois qu’une rencontre ait lieu entre un interprète et un metteur en scène pour que la révélation tant attendue se produise. Hélas, rien de tel pour <em>Bruschino </em>en 2012<em>.</em> Le R.O.F. avait pourtant misé sur une production innovante, enfin, on pouvait l’espérer : dans le domaine du théâtre parlé, le groupe <strong>Teatro Sotterraneo</strong>  a été primé en Italie pour quelques spectacles frappants. Mais l’opéra a de tout autres exigences et laisse moins de liberté. La mise en scène repose ici sur une idée directrice : l’action se déroule dans un « Rossiniland », et les protagonistes sont autant d’employés en costume « rossinien » qui accueillent les touristes. L’allure et l’attitude des visiteurs offre parfois un contrepoint à ce qui se chante,  mais pas assez pour justifier un concept qui n’a finalement aucune pertinence particulière : tous les opéras du compositeur pourraient être ainsi transposés dans un Rossiniland sans y gagner grand-chose (seul peut-être <em>Le Turc en Italie </em>y serait légitime, compte tenu de la mise à distance de l’action par le personnage du poète) et l’intrigue de <em>Bruschino </em>s’y déroule exactement de la même manière qu’elle se déroulerait dans une représentation ordinaire. Cela nous vaut juste un décor délibérément « toc » – ce n’est qu’une façade pour touristes – et des costumes évoquant la fin du XVIII<sup>e</sup> siècle par leurs formes mais taillés dans des matériaux modernes et flashy. A part ça, quelques petits gags ici et là, qui ne suffisent pas à éveiller un intérêt durable pour des personnages sans épaisseur.</p>
<p>Le DVD a déjà immortalisé la très classique et très plate production de Michael Hampe, conçue dans le cadre d’un série regroupant quatre de ces « farces » de jeunesse, vue en 1992 Salle Favart. Le ténor David Kuebler n’avait rien de bien italien dans la voix, mais Alessandro Corbelli et Alberto Rinaldi connaissaient le style rossinien, et Amelia Felle y était une solide Sofia. Sur le plan vocal, les deux « vieillards » ont peu à envier à leurs prédécesseurs. On se réjouit d’entendre à Pesaro l’excellente basse <strong>Carlo Lepore</strong>, remarqué à Jesi dans plusieurs œuvres comiques de Pergolèse, et Bartolo du <em>Barbier </em>à Bastille en septembre 2014. Avec un timbre plus clair, <strong>Roberto de Candia</strong> lui donne une réplique tout à fait adéquate, et l’on enrage que la mise en scène ne permette pas au personnage d’exister comme il le devrait. Le ténor espagnol <strong>David Alegret </strong>est habitué aux rôles rossiniens les plus exigeants, mais <em>Bruschino</em> ne lui donne guère l’occasion de faire valoir ses qualités belcantistes. En Sofia, dont le grand air a tenté des interprètes comme Mariella Devia ou Olga Peretyatko, <strong>Maria Aleida</strong> multiplie les envols acides vers le suraigu, avec un style « opéra-comique » qui paraît un peu déplacé dans ce répertoire. Quant à la direction de <strong>Daniele Rustioni</strong>, tout le talent du chef ne lui permet pas de faire de miracles. On pourra donc se dispenser de visiter ce Rossiniland superflu.</p>
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		<title>Pourquoi brusquer Bruschino ?</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/pourquoi-brusquer-bruschino/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Aug 2012 08:00:26 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Créé à Venise en janvier 1813, Il Signor Bruschino ne fait pas partie des meilleures opéras de Rossini : un livret au sujet éculé (deux amoureux qui dupent deux barbons), peu d’airs saillants, des ensembles ronronnants&#8230; Piotr Kaminski affirme pourtant qu’entre les mains d’une équipe joyeuse cette farce en un acte peut faire autant d’effet &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><font size="2">Créé à Venise en janvier 1813,<em> Il Signor Bruschino</em> ne fait pas partie des meilleures opéras de Rossini : un livret au sujet éculé (deux amoureux qui dupent deux barbons), peu d’airs saillants, des ensembles ronronnants&#8230; Piotr Kaminski affirme pourtant qu’entre les mains d’une équipe joyeuse cette farce en un acte peut faire autant d’effet que <em>L’Italienne à Alger</em>. On a du mal à le croire après avoir assisté il y a quelques jours à la nouvelle production du Rossini Opera Festival (ROF pour les initiés). L’interprétation musicale, sans posséder la fantaisie nécessaire pour s’épanouir la rate, n’est pas vraiment en cause : <strong>Carlo Lepore </strong>(Gaudenzio) et <strong>Roberto de Candia</strong> (Bruschino père) forment un amusant duo de basses bouffes, <strong>Maria Aleida </strong>(Sofia) multiplie les coloratures pour gagner le public à sa cause, sans y parvenir vraiment, <strong>David Alegret</strong> est un amant mièvre comme il se doit et la direction de <strong>Daniele Rustioni </strong>n&rsquo;appelle pas de reproches. Non, le véritable responsable de ce ratage est la compagnie Teatro Sotteraneo qui pour sa première mise en scène à Pesaro accumule les erreurs à ne pas commettre : multiplication de figurants sans lien avec l’intrigue, agitation superflue, abus de gags et surexploitation d’une (mauvaise) idée de départ : le Rossiniland qui est au compositeur du <em>Barbier de Seville</em> ce que Disneyland Paris est au monde merveilleux de Walt Disney. Pesaro, Marne la vallée même combat ? Surtout pas ! </font></p>
<p>																			<font size="2"><font size="1">Gioachino Rossini :<em> Il Signor Bruschino</em>. Pesaro (Teatro Rossini), mardi 21 août, 20h.</font></font></p>
<p align="left"> </p>
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