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	<title>la Reine des Neiges - Oeuvre - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>la Reine des Neiges - Oeuvre - Forum Opéra</title>
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		<title>ABRAHAMSEN, la Reine des Neiges — Strasbourg</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Catherine Jordy]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 Sep 2021 04:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Loin de Disney, qui mieux que le compositeur Hans Abrahamsen, né à deux jours de Noël à Copenhague, pouvait-il adapter l’œuvre de son compatriote Hans Christian Andersen ? Il n’est qu’à prêter l’oreille au superbe opéra créé il y a tout juste deux ans au Danemark et présenté à Strasbourg dans sa création française afin de &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Loin de Disney, qui mieux que le compositeur <strong>Hans Abrahamsen</strong>, né à deux jours de Noël à Copenhague, pouvait-il adapter l’œuvre de son compatriote Hans Christian Andersen ? Il n’est qu’à prêter l’oreille au superbe opéra créé il y a tout juste deux ans au Danemark et présenté à Strasbourg dans sa création française afin de s’en convaincre. Cette œuvre magnifique a tout autant sa place en ouverture de saison de l’Opéra national du Rhin que dans la programmation du festival Musica. Le compositeur, dont c’est le premier opéra, est un grand spécialiste du froid et de la neige, si l’on en juge des thématiques marquantes de sa production et de ses propres commentaires sur la musique. Il compare notamment les lignes mélodiques de canons de Bach aux couches d’un manteau neigeux en formation, avant de s’en inspirer pour l’une de ses œuvres intitulée <em>Neige</em>. De fait, <em>La Reine des neiges </em>s’entend avec grand plaisir et intérêt dès la première écoute : on y perçoit d’emblée les infimes frémissements de la poudreuse glacée, et c’est comme si les cristaux de neige dessinés par Ernst Haeckel ou photographiés par Wilson Bentley se transformaient en ondes sonores, à la fois pure harmonie et symétrie, logique implacable et dessein impénétrable ou encore irradiations iridescentes. Raffinement, profusion et réelle originalité caractérisent la masse sonore qui nous est ici offerte. D’aucuns louent le caractère épuré des compositions de Hans Abrahamsen, lui trouvent des points communs avec les plus grands compositeurs d’opéra contemporains ou passés, mais rares sont ceux qui le comparent aux musiciens de cinéma. Or, certaines pages où un groupe d’instruments seulement est sollicité ne sont pas sans évoquer l’art incomparable d’un Bernard Herrmann et de façon générale, tout évoque des arrangements parmi les plus subtils des habillages d’images. L’une des plus belles qualités du compositeur danois est d’engendrer une musique générant tout un univers visuel, riche et féerique. Déployé en fond de scène en grand effectif de pas moins de quatre-vingt-six musiciens, l’Orchestre philharmonique de Strasbourg, dirigé par <strong>Robert Houssart</strong>, sert, on ne peut mieux, cette œuvre prolifique. Le chef tenait déjà la baguette lors de la création mondiale et connaît visiblement son affaire.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="300" src="/sites/default/files/styles/large/public/lareinedesneiges_3_.jpg?itok=YNgxarTM" title="© Klara Beck" width="450" /><br />
	© Klara Beck</p>
<p>Auteur de la partition mais aussi du livret écrit en collaboration avec <strong>Henrik Engelbrecht</strong>, Hans Abrahamsen a respecté le conte d’Andersen de très près. On pourrait imaginer difficile l’opération consistant à s’approprier un univers si élaboré et connoté pour l’illustrer en s’affranchissant des références disneyennes ou celles d’auteurs plus classiques, tels que le grand Edmond Dulac. Le travail original de <strong>James Bonas</strong> et <strong>Grégoire Pont</strong> est d’autant plus à saluer, tant il sert, en merveilleux contrepoint, cette <em>Reine des neiges</em> à qui on souhaite tout le mal de devenir un classique du répertoire. Devant l’orchestre, un rideau ou plutôt un pénétrable va servir de support à des projections très sophistiquées. L’œil ne sait plus où donner de la rétine pour capter les métamorphoses givrantes ou vibrionnantes qui prolifèrent. Plutôt destiné aux adultes, le spectacle plaît néanmoins aux enfants présents dans la salle, dont l’un s’amuse beaucoup de cette Reine des neiges à barbe, par exemple. À ce titre, la scénographie et les costumes de <strong>Thibaut Vancraenenbroeck</strong> sont superbes, même si tout n’est pas de la même eau, comme les vêtements des enfants, frusques informes à la polychromie dissonante. En revanche, les oripeaux faussement mités des Corneilles grunge ou queer, le manteau en plumes de paons blancs de la Reine des neiges, notamment, détonnent. Entre provocation voyante et pure poésie, en particulier pour les marionnettes inspirées du théâtre bunraku et peut-être en clin d’œil à la <em>Double vie de Véronique</em> du plus que regretté Kieslowski, costumes, accessoires et projections surprennent sans cesse et contribuent à un enchantement singulièrement hypnotique et réconfortant, comme un doux manteau de neige sous lequel on ne ressentirait pas le froid, mais un bien-être complice.</p>
<p>Écrit à l’origine pour Barbara Hannigan, la soprano canadienne qui a incité le compositeur à écrire de la musique vocale, le rôle de Gerda est ici repris par <strong><strong>Lauren Snouffer</strong></strong>, qui porte bravement sur ses épaules si frêles d’apparence (on donnerait volontiers à la jeune femme l’âge du rôle, tant elle se montre crédible en fillette courageuse et déterminée) une partition où elle est de toutes les scènes ou presque, aigus éprouvants à l’appui, qu’elle aborde sans problème apparent. À ses côtés, les autres personnages, superbes faire-valoir, sont caractérisés admirablement par chacun des chanteurs, dans un bel équilibre. Les duos de Gerda et de Kay, trop peu présent personnage à l’œil blessé par des éclats de verre lui enlaidissant la vue et glaçant le cœur, merveilleusement campé par la mezzo <strong>Rachael Wilson</strong>, sont particulièrement harmonieux. La froideur de l’enfant ensorcelé face à l’amour désintéressé de son amie, la terreur cédant à la ténacité, une palette infinie d’émotions se déploie ainsi et s’entrelace somptueusement entre les deux jeunes héros et les voix qui les servent. On peut en dire autant du reste de la distribution, en adéquation idéale avec les caractérisations diverses comme, par exemple, les trésors de douceur, mystère et autorité déployés par la contralto hollandaise <strong>Helena Rasker</strong>. Mention spéciale pour la basse américaine <strong>David Leigh</strong>, dont la tessiture est censée évoquer l’aspect surnaturel ; ses apparitions font systématiquement leur petit effet, moins par une profondeur peu abyssale que par le physique, extraordinaire de présence glaçante. Les membres du Chœur de l’Opéra national du Rhin, impeccables, offrent une prestation remarquable.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/reine-des-neiges-2.jpg?itok=4pIBrRmM" title="© Klara Beck" width="468" /><br />
	© Klara Beck</p>
<p>Le compositeur explique écrire dans le silence : un silence extrêmement riche et sonore, comme une neige épaisse sur laquelle crissent des pas, coassent les corneilles et se déplacent des êtres fabuleux au gré de notre imaginaire. Cette <em>Reine des neiges</em> est un superbe récit initiatique qui s’achève sur le retour de la belle saison, dont on aimerait qu’il existe une captation, hélas non programmée. La neige fond au soleil, c’est parfois bien dommage, mais au moins, reste cette douce chaleur de l’été qui revient, de la vie vers laquelle on retourne. On ne saurait trop recommander d’aller se plonger dans ce conte de fée lyrique et onirique.</p>
<p> </p>
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		<title>Dix productions incontournables de la saison 2021-22</title>
		<link>https://www.forumopera.com/dix-productions-incontournables-de-la-saison-2021-22/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 Sep 2021 01:09:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Par ordre chronologique, 10 productions (et même 11) qu&#8217;il serait dommage de manquer en 2021-22. Hans Abrahamsen, La Reine des neiges, Opéra national du Rhin, 15 septembre &#8211; 3 octobre 2021 (plus d&#8217;informations) Après le succès mondial de son Let me tell you, Hans Abrahamsen transforme l’essai vocal avec La Reine des neiges, d’après le célèbre &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong style="font-size: 14px;">Par ordre chronologique, 10 productions (et même 11) qu&rsquo;il serait dommage de manquer en 2021-22.</strong></p>
<hr />
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/sp01.jpg?itok=ShRhr6bq" style="width: 100px; height: 100px; border-width: 0px; border-style: solid; float: left; margin-left: 10px; margin-right: 10px;" title="MASQUER" /><strong>Hans Abrahamsen, </strong><em><strong>La Reine des neiges</strong>,</em> Opéra national du Rhin, 15 septembre &#8211; 3 octobre 2021 (<a href="https://www.operanationaldurhin.eu/fr/spectacles/saison-2021-2022/opera/die-schneekonigin">plus d&rsquo;informations</a>)</p>
<p>Après le succès mondial de son <em>Let me tell you</em>, Hans Abrahamsen transforme l’essai vocal avec <em>La Reine des neiges</em>, d’après le célèbre conte d’Andersen. Créé en 2019 à l’Opéra de Copenhague, le spectacle est donné jusqu’au 3 octobre à l’Opéra national du Rhin (Strasbourg et Mulhouse). Les quelques images disponibles sur le site de la maison laissent deviner une mise en scène poétique et sensible, à l’image de la musique délicate du compositeur danois. [Alexandre Jamar]</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/sp11.jpg?itok=gxV59kns" style="width: 100px; height: 100px; float: left; margin-left: 10px; margin-right: 10px;" title="MASQUER" /><strong>Philip Glass, <em>Akhnaten</em></strong>, Opéra Nice Côte d&rsquo;Azur, 12 &#8211; 16 novembre 2021 (<a href="https://www.opera-nice.org/fr/evenement/757/akhnaten">plus d&rsquo;informations</a>)</p>
<p>Créé à Stuttgart en 1984, <em>Akhnaten</em> (comprendre : Akhenaton) permet à Philip Glass de clore une trilogie d&rsquo;opéras consacrés à des figures qui changèrent le monde, à la suite d&rsquo;<em>Einstein on the Beach </em>et de<em> Satyagraha </em>(sur la vie de Gandhi). Vingt ans après la première française de l&rsquo;œuvre à Strasbourg, Nice relève le gant, avec une impressionnante distribution réunissant notamment, autour de Fabrice Di Falco dans le rôle-titre, Patrizia Ciofi et Vincent Le Texier. Eminente figure du minimalisme, la chorégraphe Lucinda Childs a accepté de mettre en scène ce qui s&rsquo;annonce déjà comme un des événements de la saison lyrique française. [Clement Taillia]</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/sp04.jpg?itok=kC3GuAyZ" style="width: 100px; height: 100px; float: left; margin-left: 10px; margin-right: 10px;" title="MASQUER" /></p>
<p><strong>Georg Friedrich Haendel, <em>Partenope</em></strong>, Madrid, Teatro Real, 13 &#8211; 23 nov. 2021 (<a href="https://www.teatroreal.es/es/espectaculo/partenope">plus d&rsquo;informations</a>)</p>
<p>En 2009, <em>Partenope</em> dans la mise en scène de Christopher Alden recevait le Prix Laurence Olivier de la meilleure production lyrique. A défaut de surprise, sa reprise à Madrid cette saison s&rsquo;impose en raison d&rsquo;une double distribution d&rsquo;où se détachent certains chanteurs <em>best in class</em> – comme aurait dit Haendel<em> </em>à Londres lors de la création de l&rsquo;opéra en février 1730 –, Franco Fagioli (en Arsace) n&rsquo;étant pas le moindre [Christophe Rizoud]</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/sp05.jpg?itok=_xZGiXr8" style="width: 100px; height: 100px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;" title="MASQUER" /><strong>Luigi Cherubini, <em>Lo sposo di tre e il marito di nessuna</em></strong>, Maggio musicale fiorentino, 22 janvier &#8211; 8 février 2022 (<a href="https://www.maggiofiorentino.com/en/events/lo-sposo-di-tre-e-il-marito-di-nessuna-2">plus d&rsquo;informations</a>)</p>
<p>Une nouvelle saison, c’est aussi l’occasion de découvrir une rareté passée au travers des radars lyriques depuis des décennies. Le Maggio florentin s’est ingénié à aller déterrer le seul opéra bouffe de Luigi Cherubini. Exit Médée et les tragédies, place aux héros hauts en couleurs de la commedia dell’arte ! Diego Fasolis dirige une jeune distribution qui comprend des talents déjà confirmés comme Mattia Olivieri. Une parfait excuse, au passage, pour retourner aux Offices ! [Yannick Boussaert]</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/sp03.jpg?itok=lS9Gb_uB" style="width: 100px; height: 100px; float: left; margin-left: 10px; margin-right: 10px;" title="MASQUER" /><strong>Benjamin Britten, <em>Peter Grimes</em></strong>, Wiener Staatsoper, 26 janvier &#8211; 8 février 2022 (<a href="https://www.wiener-staatsoper.at/en/season-tickets/detail/event/983446908-peter-grimes/">plus d&rsquo;informations</a>)</p>
<p>Britten ne reçoit pas toujours les faveurs des programmateurs qu’il devrait. Qu’à cela ne tienne ! Il suffit que Jonas Kaufmann fasse sien le rôle de Peter Grimes pour que le titre devienne un événement. Entouré de Lise Davidsen et de Bryn Terfel, la série viennoise se transforme même en must de la saison 2021-22. N&rsquo;oubliez pas la petite chaise pliable en prévision des longues heures de queue pour les places debout… [Yannick Boussaert]</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/sp08.jpg?itok=7LbM5Ukx" style="width: 100px; height: 103px; float: left; margin-left: 10px; margin-right: 10px;" title="MASQUER" /><strong>Jules Massenet, <em>Thaïs</em></strong>, Milan, Teatro alla Scala, 10 février &#8211; 2 mars 2022 (<a href="https://www.teatroallascala.org/en/season/2021-2022/opera/thais.html">plus d&rsquo;informations</a>)</p>
<p><a href="https://www.forumopera.com/thais-monte-carlo-elle-encore-elle">Monte-Carlo en début d&rsquo;année</a> faisait carton plein ; nul doute que Milan, dans une mise en scène d&rsquo;Olivier Py, renouvelera l&rsquo;exploit : Marina Rebeka et Ludovic Tézier, l&rsquo;un et l&rsquo;autre au sommet de leur art, dans <em>Thaïs</em>, un opéra qui leur offre, ensemble ou séparément, d&rsquo;innombrables occasions de faire des étincelles. Est-il nécessaire, pour convaincre, d&rsquo;en écrire plus ? [Christophe Rizoud]</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/sp02.jpg?itok=OA5E7JSz" style="width: 100px; height: 100px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;" title="MASQUER" /><strong>Christoph Willibald Gluck, <em>Iphigénie en Tauride</em></strong>, Opéra de Rouen Normandie, 25 février &#8211; 1er mars 2022 (<a href="https://www.operaderouen.fr/saison/21-22/iphigenie-en-tauride/">plus d&rsquo;informations</a>)</p>
<p>Quand la mezzo française numéro un, fraîchement auréolée d’<a href="/elisabetta-regina-dinghilterra-pesaro-who-run-the-world-girls">un nouveau succès à Pesaro</a>, s’apprête à ajouter un rôle iconique à son répertoire, c&rsquo;est un petit événement en soi. Rendez-vous dans la médiévale et impressionniste Rouen pour suivre Karine Deshayes donner vie à l&rsquo;un des deux Iphigénie de Gluck. [Yannick Boussaert]</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/sp10.jpg?itok=2DKA42Ln" style="width: 100px; height: 100px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;" title="MASQUER" /><strong>Leonard Bernstein, <em>A quiet Place</em></strong>, Opéra national de Paris, 7 &#8211; 30 mars 2022 (<a href="https://www.operadeparis.fr/saison-21-22/opera/a-quiet-place">plus d&rsquo;informations</a>)</p>
<p>Une première à l&rsquo;Opéra de Paris d&rsquo;un ouvrage d&rsquo;un compositeur de premier plan ne saurait passer inaperçue. Ultime œuvre scénique de Leonard Bernstein, <em>A Quiet Place</em> benéficie pour cette création parisienne d&rsquo;une affiche prestigieuse où se disputent les noms de Krzysztof Warlikowski (mise en scène), Kent Nagano (direction musicale) et, parmi les interprètes, Patricia Petibon. <em>The – quiet – place to be</em> en mars prochain, assurément ! [Christophe Rizoud]</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/sp09.jpg?itok=lLL9EaJK" style="width: 100px; height: 100px; float: left; margin-left: 10px; margin-right: 10px;" title="MASQUER" /><strong>Trilogie Mozart / Da Ponte</strong>, Opéra national de Bordeaux, 20 mai &#8211; 6 juin 2022 (<a href="https://www.opera-bordeaux.com/trilogie-mozart-da-ponte-18375">plus d&rsquo;informations</a>)</p>
<p>Les opéras de la trilogie Mozart  / Da Ponte – <em>Le nozze di Figaro</em>, <em>Don Giovanni</em>, <em>Cosi fan tutte</em> – envisagés par le tandem Ivan Alexandre / Marc Minkowski, non comme trois chefs d&rsquo;œuvres distincts mais comme un tout, une saga lyrique où l&rsquo;on suivrait d&rsquo;un ouvrage à l&rsquo;autre les tribulations des mêmes personnages sous différents visages : une expérience à tenter avec d&rsquo;autant plus d&rsquo;intérêt qu&rsquo;elle s&rsquo;accompagne de prises de rôles significatives, Alexandre Duhamel en Don Giovanni puis en Don Alfonso, pour n&rsquo;en citer qu&rsquo;un.  [Christophe Rizoud]  </p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/sp06.jpg?itok=QO6OF-Rf" style="width: 100px; height: 100px; float: left; margin-left: 10px; margin-right: 10px;" title="MASQUER" /><strong>Giacomo Meyerbeer, L<em>es Huguenots</em></strong>, Bruxelles, La Monnaie, 12 juin &#8211; 2 juillet 2022 (<a href="https://www.lamonnaie.be/fr/program/1961-les-huguenots">plus d&rsquo;informations</a>)</p>
<p>2011 fut une année splendide pour le Théâtre de la Monnaie. L&rsquo;institution bruxelloise reçut en effet du jury de la revue allemande <em>Opernwelt</em> le prestigieux prix de la meilleure maison d&rsquo;opéra tandis que l&rsquo;une de ses productions phares, <em>Les Huguenots</em> mis en scène par Olivier Py, recevait celui du meilleur spectacle de l&rsquo;année. Cette rare reprise affichera l&rsquo;enthousiasmant Enea Scala dans le rôle particulièrement difficile de Raoul de Nangis. Pour une fois que l&rsquo;histoire repasse les plats, le rendez-vous est à ne pas manquer. [Jean Michel Pennetier]</p>
<hr />
<p><em>Et en bonus&#8230;</em></p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/sp07.jpg?itok=w6cbDxIk" style="width: 100px; height: 100px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;" title="MASQUER" /><strong>Giacomo Puccini, <em>Turandot</em></strong>, Rome, Accademia Nazionale di Santa Cecilia, 12 mars 2022 (<a href="https://santacecilia.it/en/concerto/puccini-turandot/?replica=285">plus d&rsquo;informations</a>)</p>
<p>Après Tristan à Munich et bientôt Peter Grimes à Vienne, Jonas Kaufmann effectuera une nouvelle prise de rôle à Rome avec une Turandot en version concert qui se fera dans la foulée d&rsquo;un enregistrement pour Warner. Le ténor allemand sera particulièrement bien entouré, avec les débuts dans le rôle-titre de Sondra Radvanovsky et la Liù d&rsquo;Ermonela Jaho. Les forces de l&rsquo;Accademia Nazionale di Santa Cecilia seront confiées à Antonio Pappano. [Jean Michel Pennetier]</p>
<p> </p>
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		<title>Sur les ondes lyriques en janvier 2018</title>
		<link>https://www.forumopera.com/sur-les-ondes-lyriques-en-janvier-2018/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Marie-Laure Machado]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 06 Jan 2018 10:26:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans la prolongation de la féérie de Noël, les ondes lyriques du mois de janvier s’annoncent enchanteresses. Web, radio et télévision, voici une sélection de retransmissions à ne manquer pour rien au monde. Samedi 6 janvier, 18h CET, BBC3 : Gioachino Rossini, Semiramide – Londres, ROH, 2017 (durée 3h59) « Prodige de l’art » selon Bellini, grand &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Dans la prolongation de la féérie de Noël, les ondes lyriques du mois de janvier s’annoncent enchanteresses. Web, radio et télévision, voici une sélection de retransmissions à ne manquer pour rien au monde.</strong></p>
<hr />
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/sloj1.jpg?itok=0nhF_oOA" style="width: 100px; height: 100px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;" title="MASQUER" /><strong><u><ins cite="mailto:Marie-Laure%20Machado" datetime="2018-01-04T16:11"><a href="http://www.bbc.co.uk/programmes/b09l21cf">Samedi 6 janvier, 18h CET, BBC3</a></ins></u></strong> : <strong>Gioachino Rossini, <em>Semiramide</em> – Londres, ROH, 2017 (durée 3h59) </strong></p>
<p>« Prodige de l’art » selon Bellini, grand admirateur de Rossini, qui considérait les compositeurs de son temps comme « autant d’insectes comparés au maître des maîtres… ». <a href="https://www.forumopera.com/semiramide-londres-roh-dans-lair-du-temps"><em>Semiramide</em> à Londres</a> en novembre 2017 abat les cartes maîtresses. Avec sa patte de tragédienne et son ébouriffante maîtrise vocale<strong>, Joyce DiDonato </strong>se surpasse en reine Semiramide. <strong>Daniela Barcellona </strong>a les hardiesses d’Arsace, <strong>Laurence</strong> <strong>Brownlee </strong>la virtuosité d’Idreno. Qui sera Assur : <strong>Michele</strong> <strong>Pertusi</strong> (souffrant le 19 novembre) ou son remplaçant <strong>Mirco</strong> <strong>Palazzi</strong> ? <strong>Antonio</strong> <strong>Pappano</strong> dirige avec cœur et maestria, comme à l’accoutumée.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/sloj2.jpg?itok=kAqNUYMz" style="width: 100px; height: 100px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;" title="MASQUER" /><strong><u><ins cite="mailto:Marie-Laure%20Machado" datetime="2018-01-04T16:16"><a href="https://www.francemusique.fr/emissions/dimanche-a-l-opera/la-cenerentola-a-l-opera-de-lyon-54781">Dimanche 7 janvier, 20h CET, France-Musique</a></ins> </u> : Gioachino Rossini, <em>La Cenerentola</em> – Opéra National de Lyon, 2017 (durée 3h)</strong></p>
<p>A riche plumage théâtral – mise en scène féconde de <strong>Stefan</strong> <strong>Herheim </strong>– brillant ramage rossinien. Cette<a href="https://www.forumopera.com/la-cenerentola-lyon-angelina-au-pays-des-merveilles"> <em>Cenerentola</em> du 15 décembre 2017 à Lyon</a> tient ses promesses<strong>. </strong>Le chant de <strong>Cyrille</strong> <strong>Dubois, </strong><u>é<ins cite="mailto:Marie-Laure%20Machado" datetime="2018-01-04T16:24"><a href="https://www.forumopera.com/actu/trophees-2017-des-lecteurs-le-palmares">toile lyrique montante 2017 selon les lecteurs de forumopera.com</a></ins>,</u> a la noblesse de cœur et l’élégance élastique de Don Ramiro. Sa Cendrillon, <strong>Michèle</strong> <strong>Losier</strong>, assume pleinement sa ribambelle de jouissives épreuves vocales. Dirigés par <strong>Stefano</strong> <strong>Montanari</strong>, le reste du plateau est de haut vol : <strong>Renato</strong> <strong>Girolami</strong> (Don Magnifico et Rossini venu superviser la représentation), <strong>Katherine</strong> <strong>Aitken </strong>(Tisbe), <strong>Clara</strong> <strong>Meloni</strong> (Clorinda), <strong>Nikolay</strong> <strong>Borchev</strong> (Dandini) et <strong>Simone</strong> <strong>Alberghini</strong> (Alidoro).</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/sloj3.jpg?itok=5NMZxjo8" style="width: 100px; height: 100px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;" title="MASQUER" /><strong><u><ins cite="mailto:Marie-Laure%20Machado" datetime="2018-01-04T16:26"><a href="https://www.arte.tv/fr/videos/076633-000-A/le-pays-du-sourire/">Lundi 8 janvier, 0h25 CET, Arte</a></ins></u> : Franz Lehár, <em>Le</em> <em>Pays</em> <em>du</em> <em>Sourire </em>–<em> </em>Opéra de Zurich<em>, </em>2017 (durée 1h45)</strong></p>
<p>Environ vingt-cinq ans après <em>La</em> <em>Veuve</em> <em>Joyeuse</em>, <em>Le</em> <em>Pays</em> <em>du</em> <em>Sourire</em> de Franz Lehár triomphe à Berlin en 1929. Cette opérette, où l’on ne rit pas, est une nouvelle mouture de <em>La</em> <em>Tunique</em> <em>Jaune</em> (1923), peut-être inspirée par <em>Turandot</em> que Puccini, ami de Lehár, composait alors. Dans une mise en scène hollywoodienne d’<strong>Andreas</strong> <strong>Homoki</strong>, le prince chinois Sou-Chong (<strong>Piotr</strong> <strong>Beczala</strong>) épouse et emmène en Chine sa comtesse autrichienne bien-aimée Lisa (<strong>Julia Kleiter),</strong> à laquelle il rendra sa liberté car elle refuse la polygamie autorisée en Chine. Voix généreuses et style consommé, nos deux héros excellent dans ce répertoire qu’ils chérissent.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/sloj4.jpg?itok=LtC9rlAo" style="width: 100px; height: 100px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;" title="MASQUER" /><a href="https://www.francemusique.fr/emissions/le-concert-du-soir/thomas-hampson-et-le-secession-orchestra-avec-un-vibrant-programme-viennois-en-hommage-a-henry-louis-de-la-grange-57521"><strong><u>Lundi 8 janvier, 20h CET, France-Musique</u></strong></a> <strong>: Gustav Mahler et programme viennois – Paris, Auditorium du Musée d’Orsay, 2017 (durée 2h)</strong></p>
<p>Le coeur est gonflé de chagrin, il est comme un nuage en lambeaux dans un troupeau de nuages en fuite dans le ciel. Tel est le chant de <strong>Thomas</strong> <strong>Hampson</strong> dans <em>Der</em> <em>Abschied</em> (<em>L’Adieu</em>), dernier des six poèmes du <em>Das</em> <em>Lied</em> <em>von</em> <em>der</em> <em>Erde (Le Chant de la Terre)</em>, où le poète attend son amipour un éternel adieu. C’est à Paris au Musée d’Orsay, la retransmission d’<a href="https://www.forumopera.com/thomas-hampson-paris-musee-dorsay-renversante-experience"><u>un concert hommage à<strong> Henry-Louis de La Grange</strong></u></a>, disparu en 2017, grand spécialiste de Gustav Mahler comme Thomas Hampson d’ailleurs. Le baryton est accompagné par le chef d’orchestre <strong>Clément</strong> <strong>Mao</strong>&#8211;<strong>Takacs</strong> et son <strong>Secession</strong> <strong>Orchestra</strong>, au sein d’un programme viennois qui n’est pas que vocal.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/sloj5.jpg?itok=92oXueSr" style="width: 100px; height: 100px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;" title="MASQUER" /><strong><u><ins cite="mailto:Marie-Laure%20Machado" datetime="2018-01-04T16:31"><a href="http://www.catmusica.cat/index_cm.htm">Mercredi 10 janvier, 20h CET, CatalunyaMusica</a></ins></u> : Gaetano Donizetti, <em>Poliuto </em>–<em> </em>Barcelone, Gran Teatre Del liceu, 2018</strong> <strong>(durée 1h40 environ)</strong></p>
<p>Non, <strong>Gregory</strong> <strong>Kunde</strong> ne ressemblera pas à Bob Marley, ni <strong>Sandra</strong> <strong>Radvanovsky</strong> à Joan Baez dans cette représentation de <em>Poliuto</em> au Liceu, car il s’agit d’une version de concert (voi<ins cite="mailto:Marie-Laure%20Machado" datetime="2018-01-04T16:33"><a href="https://www.forumopera.com/breve/gregory-kunde-cest-bob-marley">r brève du 11 janvier 2016)</a></ins> ! Après ses trois sensationnelles reines donizettiennes au MET en 2015 et -2016, Paolina, épouse de Poliuto, est une prise de rôle pour la Radvanovsky. on rêve déjà de l’y entendre. <strong>Gregory</strong> <strong>Kunde</strong> rallumera son Poliuto, seigneur arménien à la fois tendre et si héroïque de notes comme de jeu, <u><ins cite="mailto:Marie-Laure%20Machado" datetime="2018-01-04T16:35"><a href="https://www.forumopera.com/dvd/cest-nourrit-quon-ressuscite">enregistré en 2010 en DVD</a></ins></u>. Ce duel de géants sera arbitré par <strong>Gabriele</strong> <strong>Viviani</strong> (Severo), <strong>Josep</strong> <strong>Fado</strong> (Felice), <strong>Ruben</strong> <strong>Amoretti</strong> (Callistene) et <strong>Alejandro</strong> <strong>del</strong> <strong>Cerro</strong> (Nearco), placés sous la direction de <strong>Daniele</strong> <strong>Callegari</strong>.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/sloj6.jpg?itok=ycqPBaez" style="width: 100px; height: 100px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;" title="MASQUER" /><strong><u><ins cite="mailto:Marie-Laure%20Machado" datetime="2018-01-04T16:40"><a href="http://operavision.eu/fr/bibliotheque/spectacles/operas/die-schneekonigin">Vendredi 12 janvier, 19h CET, Opéravision</a></ins></u> : Marius Felix Lange, <em>La</em> <em>Reine</em> <em>des</em> <em>Neiges</em> – Duisbourg, Deutsche Oper am Rhein, 2016 (durée 1h30)</strong></p>
<p>Premier prix au Premier Concours International de Cologne avec un opéra pour enfants, <strong>Marius</strong> <strong>Felix</strong> <strong>Lange</strong> (1968) a en toute logique écrit de nombreux opéras… pour enfants. Sa <em>Reine</em> <em>des</em> <em>Neiges</em> (création mondiale à Duisbourg en 2016), d’après un conte de Hans Christian Andersen, fusionne dissonance, romantisme et musique de film. <strong>Adela</strong> <strong>Zaharia</strong>, premier prix féminin d’Opéralia en 2017, est cette terrible reine en même temps qu’un scintillant soprano lyrique d’agilité dans une mise en scène de <strong>Johannes Schmidt,</strong> belle comme les contes, éclatante de couleurs et d’humour. Un opéra pour jeunes de 7 à 77 ans.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/sloj7.jpg?itok=EKEIwfuI" style="width: 100px; height: 100px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;" title="MASQUER" /><strong><u><ins cite="mailto:Marie-Laure%20Machado" datetime="2018-01-04T16:41"><a href="https://www.wqxr.org/shows/metropolitan-opera/about">Samedi 13 janvier, 18h30 CET, WQXR</a></ins></u> : Pietro Mascagni, <em>Cavalleria</em> <em>Rusticana</em> ; Ruggero Leoncavallo, <em>Pagliacci</em> – New York, MET, 2018 (durée 3h)</strong></p>
<p>Pour le metteur en scène <strong>David</strong> <strong>McVicar</strong>, <em>Cav</em> (<em>Cavalleria</em> <em>Rusticana</em> ) est la nuit et <em>Pag</em> (<em>Pagliacci</em> ) est le jour, malgré la même issue fatale. L’esthétique très austère de son <em>Cav</em> est lourde de sens, la désopilante exubérance de son <em>Pag</em> bénéficie d’un plus : l’inspiration. Amant méprisant avec Santuzza, mais d’une tendresse inouïe avec Mamma Lucia, <strong>Roberto</strong> <strong>Alagna</strong> est un Turiddu idéal, tout comme il est un Canio fascinant, au chant éperdu dans  « Recitar… Vesti la giubba », et sa déferlante de violence meurtrière en fin de <em>Pag</em>. <strong>Aleksandra</strong> <strong>Kurzak</strong> incarne la Nedda pétulante et rayonnante de sensualité voulue par McVicar. <strong>George</strong> <strong>Gagnidze</strong>, déjà impressionnant dans cette mise en scène en 2016, reste un Alfio de cinglante autorité et un Taddeo/Tonio aussi libidineux que brutal. <strong>Ekaterina</strong> <strong>Semenchuk</strong> en Santuzza et <strong>Alessio</strong> <strong>Arduini</strong> en Silvio complètent la distribution. <a href="http://www.metopera.org/Season/Radio/Free-Live-Audio-Streams/"><ins cite="mailto:Marie-Laure%20Machado" datetime="2018-01-04T16:44">Live Radio du MET, les 9 et 30 janvier à 01h25 CET.</ins></a></p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/sloj8.jpg?itok=GMpvQell" style="width: 100px; height: 100px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;" title="MASQUER" /><strong><u><ins cite="mailto:Marie-Laure%20Machado" datetime="2018-01-04T16:47"><a href="https://www.wqxr.org/shows/metropolitan-opera/about">Samedi 20 janvier, 19h CET, WQXR</a></ins></u> : Jules Massenet, <em>Thaïs</em> – New York, MET, 2017 (durée 3h16)</strong></p>
<p>Dans une production conçue à l’origine pour<strong> Renée Fleming</strong>, <em>Thaïs</em> revient à New York, interprétée cette fois par la soprano lauréate en 2012 du Richard Tucker Award : <strong>Ailyn</strong> <strong>Perez</strong>. <strong>Gerald</strong> <strong>Finley</strong> reste comme au Châtelet en 2007 Athanaël, l’ascète soumis à la tentation de la chair. Dans un répertoire où la diction est clé, <strong>Jean</strong>&#8211;<strong>François</strong> <strong>Borras</strong> en Nicias est la première raison de jeter une oreille à cette retransmission radiophonique à écouter aussi <ins cite="mailto:Marie-Laure%20Machado" datetime="2018-01-04T16:49"><a href="http://www.catmusica.cat/index_cm.htm">même jour, même heure sur CatalunyaMusica</a></ins>.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/sloj9.jpg?itok=9ybi4nr8" style="width: 100px; height: 100px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;" title="MASQUER" /><strong><u><ins cite="mailto:Marie-Laure%20Machado" datetime="2018-01-04T16:55"><a href="https://www.staatsoper.de/tv.html?no_cache=1">Lundi 22 janvier, 17h CET, Bayerische Staatsoper.TV</a></ins></u></strong> <strong>: Richard Wagner, <em>Die</em> <em>Walküre</em> – Munich, Bayerische Staatsoper, 2018</strong></p>
<p>Si les opéras de Wagner ne font pas l’unanimité, ils ne laissent jamais indifférents. Les plus récalcitrants n’auront d’autres choix que de virer leur cuti à la lecture de la distribution de cette première journée du Ring munichois, retransmise le 22 janvier en direct par le Bayerische Staatsoper sur son propre site, et en replay un seul jour supplémentaire le 23 janvier : <strong>Nina</strong> <strong>Stemme</strong>, <strong>Anja</strong> <strong>Kampe</strong>, <strong>Ekaterina</strong> <strong>Gubanova</strong>, <strong>Simon</strong> <strong>O’Neil</strong>, <strong>Wolfgang</strong> <strong>Koch</strong>, sous la conduite du futur directeur de l’Orchestre Philarmonique de Berlin <strong>Kiril</strong> <strong>Petrenko</strong>. Quand on sait la musique de Wagner aussi instrumentale que vocale, l’argument est imparable. <em>La</em> <em>Walkyrie</em> ne saurait pour autant se résumer à sa chevauchée. Episode le plus lyrique et le plus accessible de la Tétralogie, son accès à Munich est facilité encore par <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/du-theatre-en-corps">la mise en scène corporelle d’<strong>Andréas</strong> <strong>Kriegenburg</strong></a>. Alors, si ce n’est déjà fait, pourquoi ne pas rentrer en religion wagnérienne par cette porte ?</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/sloj10.jpg?itok=8wqtoKUT" style="width: 100px; height: 100px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;" title="MASQUER" /><strong><u><a href="http://www.streamingcarlofelice.com/">Mercredi 24 janvier, 20h CET, TCFWebTV</a></u> : Vincenzo Bellini, <em>Norma</em> – Gênes, Teatro Carlo Felice, 2018</strong></p>
<p>Quelle intelligence du chant, quelle technique et quelle maîtrise de son art ne faut-il pas à <strong>Mariella</strong> <strong>Devia </strong>pour être en scène à son âge ! Sa Norma est « tragico sublime », comme la voulait Bellini, son engagement bouleverse. A ses côtés, <strong>Stefan</strong> <strong>Pop</strong> (Pollione), <strong>Analisa</strong> <strong>Stroppa</strong> (Adalgisa) sont dirigés par <strong>Andrea</strong> <strong>Battistoni</strong>, dans une mise en scène de <strong>Luigi</strong> <strong>Di</strong> <strong>Gangi</strong> et <strong>Ugo</strong> <strong>Giacomazzi</strong> (<u><ins cite="mailto:Marie-Laure%20Machado" datetime="2018-01-04T17:00"><a href="http://www.streamingcarlofelice.com/">live-streaming, TCFWebTV, le 30 janvier 20h CET</a></ins></u>)</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/sloj11.jpg?itok=tthBokH3" style="width: 100px; height: 100px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;" title="MASQUER" /><strong><a href="https://www.wqxr.org/story/104496-puccinis-emtoscaem/"><u>Samedi 27 janvier, 19h CET, WQXR </u></a>: Giacomo Puccini, <em>Tosca</em> – New York, MET, 2018 (durée 2h53)</strong></p>
<p>Pour le moment peu d’images ou de youtuberies, quelques articles, mais on est déjà profondément touché par le <em>dolcissimo con grande sentimento</em> de <strong>Sonya</strong> <strong>Yoncheva</strong> (Tosca) dans sa prière « Vissi d’arte », et cette simplicité dont <strong>Puccini</strong> disait qu’elle est une divinité que doivent célébrer tous les artistes qui y croient. La sincérité de <strong>Vittorio</strong> <strong>Grigolo</strong> (Mario Cavaradossi), elle, passe par une générosité d’émotions dans un « E lucevan le stelle » où la douleur se fond au chant. L’excellent baryton <strong>Zeljko</strong> <strong>Lucic</strong> a très certainement le venin et la violence nécessaires à Scarpia. Si vous n’assistez pas à la retransmission de la représentation dans les cinémas Pathé, ce 27 janvier, écoutez-la à la radio, sur WQXR<strong> </strong><u><a href="https://www.br-klassik.de/programm/radio/ausstrahlung-1283178.html">ou le même jour à la même heure sur BRklassik</a>. </u></p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/sloj12.jpg?itok=oXMs1ZfH" style="width: 100px; height: 100px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;" title="MASQUER" /><a href="https://www.francemusique.fr/"><strong><u>Dimanche 28 janvier, 20h, France-Musique</u></strong></a><strong><a href="https://www.francemusique.fr/"> </a>: Georg Friedrich Haendel, <em>Jephta</em> – Paris, Opéra Garnier, 2018 (durée 3h05)</strong></p>
<p>Victorieux des Ammonites, le chef militaire hébreu Jephta (<strong>Ian</strong> <strong>Bostridge</strong>) a promis de sacrifier la première personne rencontrée au retour du combat, et c’est sa fille Iphis (<strong>Katherine</strong> <strong>Watson</strong>) qui croise son chemin. (Rappelez-vous <em>Idomeneo</em> de Mozart !). Storgé (<strong>Marie</strong>&#8211;<strong>Nicole</strong> <strong>Lemieux</strong>), mère de la jeune femme, est horrifiée, Hamor (<strong>Tim</strong> <strong>Mead</strong>) demande à mourir à la place de celle qu’il aime et, Zébul (<strong>Philippe</strong> <strong>Sly</strong>) supplie Jephta d’épargner sa fille. Juste avant de mourir, Iphis sera sauvée par un Ange (<strong>Valer</strong> <strong>Sabadus</strong>) qui lui annonce son entrée en religion. <em>Jephta</em> est le dernier oratorio de <strong>Haendel</strong>, devenu aveugle en le composant. Si l’écriture garde ici sa majesté et sa virilité galvanisantes, la tristesse et la sévérité y sont dominantes. Représentée pour la première fois à l’Opéra Garnier, la mise en scène de <strong>Claus</strong> <strong>Guth</strong> a déjà fait <a href="https://www.forumopera.com/jephtha-amsterdam-es-muss-sein-ou-muss-es-sein">les beaux soirs d’Amsterdam en novembre 2016</a>.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/t2017-sca_0.jpg?itok=r0hWmIsQ" style="width: 100px; height: 100px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;" title="MASQUER" /><a href="http://www.operaliege.be/fr/activites/carmen-0"><strong><u>Mardi 30 janvier, 20h, Culturebox </u></strong></a><strong> : Georges Bizet, <em>Carmen</em> – Liège, Opéra Royal de Wallonie, 2018 (durée 3h20)</strong></p>
<p>Le communiqué de l’Opéra de Liège est bref : leur nouvelle <em>Carmen</em>, mise en scène par <strong>Henning</strong> <strong>Brokhaus</strong>, se passera dans un cirque et sera surprenante. Mais, d’euphories ensoleillées en passions vertigineuses, le chef-d’oeuvre de <strong>Bizet</strong> respirera à travers la baguette de <a href="https://www.forumopera.com/actu/trophees-2017-des-lecteurs-le-palmares"><strong><u>Speranza</u></strong><u> <strong>Scappucci</strong>, élue meilleure chef 2017 par les lecteurs de forumopera.com</u></a>. Timbre charnu, paysage de granit noir, le mezzo georgien <strong>Nino</strong> <strong>Surgaladze</strong> incarnera Carmen, notre astre de liberté. Pour un Don José vibrant d’élégie amoureuse et de vaillance exaspérée, on se réjouit d’entendre le rare <strong>Marc</strong> <strong>Laho</strong>. N’oublions pas l’Escamillo de <strong>Lionel</strong> <strong>Lhote</strong>, toujours <em>di</em> <em>qualità</em> et la Micaëla de <strong>Silvia</strong> <strong>Dalla Benetta.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/sur-les-ondes-lyriques-en-janvier-2018/">Sur les ondes lyriques en janvier 2018</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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