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	<title>Les Nuits d&#039;été - Oeuvre - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Les Nuits d&#039;été - Oeuvre - Forum Opéra</title>
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		<title>BERLIOZ, Les Nuits d&#8217;été &#8211; Bayonne (Festival Ravel)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 04 Sep 2023 03:18:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Royaumont, 2002. Karine Deshayes travaille Les Nuits d’été en masterclasse avec Régine Crespin. Vingt ans après, la leçon continue de porter ses fruits. A Bayonne dans le cadre du festival Ravel, la mezzo-soprano reprend le flambeau d&#8217;une interprétation qui parvient à concilier texte et musique. Jamais la note ne l’emporte sur le mot, et inversement. &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Royaumont, 2002. <strong>Karine Deshayes</strong> travaille <em>Les Nuits d’été</em> en masterclasse avec Régine Crespin. Vingt ans après, la leçon continue de porter ses fruits. A Bayonne dans le cadre du festival Ravel, la mezzo-soprano reprend le flambeau d&rsquo;une interprétation qui parvient à concilier texte et musique. Jamais la note ne l’emporte sur le mot, et inversement. A quelle source de jouvence s&rsquo;est abreuvée cette voix d’or pour préserver sa fraîcheur et conserver inaltérée son idéale rondeur ?</p>
<p>Le chant pourtant ne s&rsquo;abrite pas derrière l&rsquo;évidence de sa beauté mais s&rsquo;applique à exprimer chaque intention contenue dans les vers de Théophile Gautier, sans affectation, ni assaut de puissance, avec un naturel acquis à force de technique. Longueur de souffle. <em>Messa di voce</em>. La belcantiste transparaît derrière la recherche subtile d’effets – les longs appels de « Absence » par exemple, enflés puis diminués comme si, découragée, la voix prenait conscience de la perte de l’être aimé.</p>
<p>Ainsi, sur le ton de la confidence se tournent une à une les pages de ce que le musicologue Frits Noske considérait dans les années 1950 comme « une suite de morceaux réunis sous un titre plus ou moins vague ». Karine Deshayes nous aide à mesurer combien le jugement sur la musique de Berlioz a évolué depuis. Le cycle s’impose dans son unité avec ses transitions subtilement aménagées, en dépit du bref changement de chanteuse pour « Au cimetière ».</p>
<p>A la tête de l’Orchestre de Pau Pays de Béarn qu’il dirige depuis 2002, <strong>Fayçal Karoui</strong>, un doigt sur les lèvres, fait alors signe de ne pas applaudir pour ne pas rompre le charme. Mezzo-soprano lauréate de l’Académie Ravel 2022, timbre grenat, registres liés, diction appliquée, <strong>Marion Vergez-Pascal</strong> met à profit la leçon de son ainée, avec l’inévitable marge de progrès qu’induit une expérience moindre.</p>
<p>Plus que l’<em>Ouverture</em> de Louise Farrenc qui voudrait davantage d’éclat ou ces <em>Nuits d’été</em> parfois hésitantes, l’orchestre au grand complet trouve matière à briller dans <em>La Gaité Parisienne</em>. Fayçal Karoui invite cette fois le public à taper dans ses mains. Les voix de Marion Vergez-Pascal et Karine Deshayes se rejoignent le temps de la Barcarolle des <em>Contes d’Hoffmann</em>. C’est en 1938 à l’intention des Ballets de Monte-Carlo que le pot-pourrri offenbachien fut réalisé par Manuel Rosenthal. L’élève de Maurice Ravel fait ainsi le lien entre le programme de la soirée et festival auquel le compositeur natif du Pays Basque donne son nom.</p>
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		<title>BERLIOZ, Nuits d&#8217;été &#8211; Montpellier</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/berlioz-nuits-dete/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Claude Jottrand]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 24 Jul 2023 06:17:44 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>A l’occasion de son départ, après huit années en tant que chef permanent de l’orchestre de Montpellier, Michaël Schønwandt donnait ce 23 juillet un concert retransmis en direct sur les ondes de France Musique et en différé sur celles de l’Union Européenne de Radio. Entre une intéressante ouverture, Aladdin, du compositeur danois Horneman et le gigantesque Pelléas &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>A l’occasion de son départ, après huit années en tant que chef permanent de l’orchestre de Montpellier, <strong>Michaël Schønwandt</strong> donnait ce 23 juillet un concert retransmis en direct sur les ondes de France Musique et en différé sur celles de l’Union Européenne de Radio. Entre une intéressante ouverture, <em>Aladdin</em>, du compositeur danois Horneman et le gigantesque <em>Pelléas et Mélisande</em> de Schönberg, ce fut l’occasion pour la mezzo-soprano <strong>Karine Deshayes</strong> de se produire avec grand orchestre dans les <em>Nuits d’été</em> de Berlioz, cycle qu’elle a travaillé avec Régine Crespin tout au début de sa carrière et qui lui va comme un gant. Serait-ce parce que des auditeurs par centaines de milliers étaient susceptibles de suivre le concert sur les ondes ? La chanteuse, fort absorbée par sa partition, semblait s’adresser davantage à son micro, sur le ton de la confidence, plutôt qu’aux spectateurs de la grande salle Hector Berlioz, qui dès lors sont restés un peu sur leur faim. Un petit accident sur le mot Linceul dans la troisième mélodie (<em>Sur les Lagunes)</em> et quelques altérations de la voix pourtant somptueuse dans <em>Absence, </em>signes de fatigue ou de nervosité, furent sans effet sur le climat poétique, alimenté par l’orchestre et particulièrement propice. Mais la prestation de la soliste manquait globalement de projection, et parfois même tout simplement de volume, face à un effectif instrumental qui, pourtant, faisait bien des efforts pour ne pas la couvrir. De substantiels passages dans le medium furent ainsi perdus et le fil du texte en fut altéré faute d’une articulation plus détaillée.</p>
<p>Tout cela n’empêcha pas la chanteuse, le chef et l’orchestre de remporter un grand succès auprès d’un public très enthousiaste.</p>
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		<title>Les Nuits d&#8217;été par Michael Spyres et John Nelson, notre disque du mois&#8230;</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/les-nuits-dete-par-michael-spyres-et-john-nelson-notre-disque-du-mois/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Jacques Groleau]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 05 Dec 2022 06:28:22 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>C&#8217;est Michael Spyres et Timothy Ridout qui, ce mois-ci, raflent la palme de la rédaction. Aux côtés d&#8217;un Orchestre philharmonique de Strasbourg des grands jours, et dirigés par l&#8217;un des plus grands connaisseurs actuels de Berlioz, John Nelson, le premier donne une lecture bouleversante des Nuits d&#8217;été, tandis que le jeune altiste britannique nous régale d&#8217;un &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>C&rsquo;est<strong> Michael Spyres</strong> et <strong>Timothy Ridout</strong> qui, ce mois-ci, raflent la palme de la rédaction. Aux côtés d&rsquo;un Orchestre philharmonique de Strasbourg des grands jours, et dirigés par l&rsquo;un des plus grands connaisseurs actuels de Berlioz, J<strong>ohn Nelson</strong>, le premier donne une lecture bouleversante des <a href="https://www.forumopera.com/cd/berlioz-les-nuit-dete-harold-en-italie-pour-berlioz-john-nelson-sentoure-des-meilleurs-swag"><em>Nuits d&rsquo;été</em></a>, tandis que le jeune altiste britannique nous régale d&rsquo;un magistral <em><a href="https://www.forumopera.com/cd/berlioz-les-nuit-dete-harold-en-italie-pour-berlioz-john-nelson-sentoure-des-meilleurs-swag">Harold en Italie</a>.</em> Un – superbe – disque <a href="http://Chère Mireille,   Voici ce que je vous propose. Mais je vous laisse bien évidemment le retoucher à votre guise !  Pour moi, sur le devis, il n'était pas clair que ces travaux n'étaient que de l'exploration... Bien à vous,  JJ    Bonjour à tous,  Si j'ai bien compris, les 1° travaux prévus par Mr Zabka ne sont qu'un chantier d’exploration pour déterminer précisément ce qui provoque ces fissures de murs de la gaine, sachant qu'il y a aussi des fissures horizontales sur 2 des cloisons afférentes dans ma salle de bain (le plancher s'affaisse). Ce sont des dégâts qui touchent à la structure et, comme il est prévu dans le règlement de copropriété, les travaux touchant à la structure du bâtiment sont à la charge de tous. S’ajoute à cela 1 fissure du mur entre ma salle de bains et le palier. Tous les appartements décrits dans le règlement de copropriété initial sont décrits avec des salles de bains finies et, pour ma part, c'est bien le cas de l'appartement que j’ai acquis - j'imagine que ce doit être pareil pour les autres. Dans la mesure où nous avons besoin d'un état des lieux, je propose que l’appel de fonds porte sur le 1/3 de la somme, comme prévu me semble-t-il, dans les textes. Il reste d'ailleurs encore des erreurs sur les tantièmes pour chaque lot. A ce propos, les pièces du 3° étages, qu’elles soient aménagées ou pas, louées ou pas, elles sont sont considérées comme de simples greniers non aménagés à 4 tantièmes. Est-ce bien normal ? Enfin, pouvez-vous me dire ce qu’il en sera de la prise en charge des travaux à l’intérieur de mon appartement suite à ces dégâts de structure ?  Bien cordialement,  Mireille Klenovski" rel="nofollow">Erato</a>, à mettre devant toutes les cheminées de Noël !  </p>
<p><iframe allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/NS4U6v-eOcI" title="YouTube video player" width="560"></iframe></p>
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		<title>Berlioz &#8211; les Nuit d&#039;été / Harold en Italie</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/berlioz-les-nuit-dete-harold-en-italie-pour-berlioz-john-nelson-sentoure-des-meilleurs-swag/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yvan Beuvard]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 18 Nov 2022 05:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Rares sont les œuvres vocales aussi fascinantes que Les Nuits d’été. En témoigne l’abondance discographique&#160;: plus de 50 enregistrements connus, toutes les grandes mezzos (ou presque) depuis Suzanne Danco, puis Régine Crespin, toutes versions confondues, piano comme orchestre, en n’oubliant ni les sopranes, ni les barytons, ni les ténors, ni même les versions mêlant les &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><img decoding="async" alt="" src="https://www.forumopera.com/sites/default/files/styles/large/public/swag_1.jpg?itok=L3WL7JQK" style="font-size: 14px; width: 100px; height: 100px; margin: 10px; float: left;">Rares sont les œuvres vocales aussi fascinantes que <em>Les Nuits d’été</em>. En témoigne l’abondance discographique&nbsp;: plus de 50 enregistrements connus, toutes les grandes mezzos (ou presque) depuis Suzanne Danco, puis Régine Crespin, toutes versions confondues, piano comme orchestre, en n’oubliant ni les sopranes, ni les barytons, ni les ténors, ni même les versions mêlant les voix (1).&nbsp; Moins de dix sont seulement confiées uniquement à des voix d’hommes (2) avant que <strong>Michael Spyres</strong> s’en empare.</p>
<p>Berliozien historique, au même titre que Colin Davis pour la génération précédente, <strong>John Nelson</strong> aura 81 ans dans quelques semaines. A deux reprises, il a gravé <em>Les Nuits d’été</em> (avec Susan Graham, puis avec David Daniels). C’est dire son appropriation de l’œuvre. Sa collaboration avec Michael Spyres et l’Orchestre Philharmonique de Strasbourg, plus récente, a déjà porté de beaux fruits. Aux <em>Troyens</em> (2017) ont succédé le <em>Requiem</em> et <em>la Damnation de Faust</em>, également salués comme de nouvelles références.</p>
<p>Le cycle est bien connu, chef-d’œuvre de l’ami de Théophile Gautier, auquel il emprunte six poèmes, publiés dans un recueil de 1838.&nbsp; La version initiale, pour piano, sera orchestrée entre 1843 et 1856, et celle qui nous est offerte suit scrupuleusement l’édition de 1856. Les climats des mélodies sont si variés que fort peu de chanteurs sont capables d’une égale réussite dans chacune. D’autre part, il faut souligner qu’aucune mélodie n’est ici transposée, pratique pourtant assez répandue. &nbsp;</p>
<p>La transparence, la sensualité, la mélancolie éperdue, la détresse, le frémissement, la passion, tout est là, merveilleusement abouti, avec une palette dynamique allant du quadruple piano au «&nbsp;forte con fuoco&nbsp;». Ce qui reste trop souvent virtuel, limité à l’encre de la partition, prend ici tout son sens. Michael Spyres ne joue pas&nbsp;: il est le poète romantique, au service d’une musique exceptionnelle. Le charme opère dès <em>villanelle</em>, à laquelle répondra <em>l’île inconnue</em> pour conclure. Le staccato souriant des bois introduit chacun des couplets, avec une harmonisation et une orchestration enrichies à chaque fois. La voix s’y épanouit avec naturel, et les qualités d’émission que l’on connaît.&nbsp; Toujours le texte est intelligible, d’un français appréciable (3). Infiniment retenu, sensuel, d’une voix de velours, chaude, soutenue, avec un orchestre diaphane, où les cordes tissent leur cocon avec la harpe, <em>le Spectre de la rose</em> est un grand air lyrique, jusqu’à cette fin évanescente. Du lamento de <em>Sur les lagunes</em>, symétrique d’<em>Au cimetière</em>, on retiendra la longueur de voix au service de la passion, de la détresse. L’a-t-on jamais chanté avec davantage de conviction, d’engagement&nbsp;? Le drame est palpable. Pour <em>Absence</em>, la lumière du timbre, le soutien constant, la partie récitative enchaînée à l’effusion lyrique, nous émeuvent. Statique, apaisé ou résigné, <em>Au cimetière</em>, nous fait partager cette douleur sublimée, avec des cordes célestes (les harmoniques). Capiteux, l’orchestre de <em>L’Ile inconnue</em> reste clair, balancé (une barcarolle), et la voix, sensuelle, permet d’achever le cycle dans la plénitude.</p>
<p>Par-delà la différence de génération, l’osmose entre les deux hommes aboutit à une réussite majeure&nbsp;: appelée à faire date, nous tenons là une référence, à côté des quatre ou cinq versions historiques.</p>
<p>L’orchestre est admirable de bout en bout, d’autant qu’il est servi par une prise de son de grande qualité. Les équilibres, l’architecture de chaque pièce, mais aussi le souci du détail, avec un respect absolu de la moindre indication du compositeur (y compris des tempi), la complicité du chef et des musiciens forcent l’admiration. Evidemment, toutes ces qualités se retrouvent dans <em>Harold en Italie.</em></p>
<p>Le couplage avec <em>Harold en Italie</em>, peu commun, bien que pratiqué par Minkowski (avec Anne Sofie von Otter), participe pleinement au bonheur de l’auditeur. La chaleur du timbre de l’alto correspond en tous points aux qualités d’émission de Michael Spyres. <strong>Timothy Ridout </strong>est un jeune prodige britannique, qui a raflé nombre de distinctions relatives à son instrument. On présume que l’autorité bienveillante de John Nelson se sera imposée au soliste, car toutes les qualités relevées durant l’œuvre précédente se retrouvent ici, avec l’alto pour chanteur. Des différents mouvements, bien connus, après le premier, contrasté à souhait, on retiendra la <em>marche des pèlerins</em>, aussi équilibrée et dynamique que colorée. Enfiévrée, animée, la <em>Sérénade</em> nous ravit avant que l’<em>Orgie de brigands</em> nous emporte. Sa formidable énergie avec un alto déchaîné comme rêveur, est stupéfiante. On en sort pantois, abasourdi. L’Orchestre philharmonique de Strasbourg nous donne une leçon magistrale. Puisse John Nelson servir encore longtemps Berlioz, dont il est le meilleur avocat&nbsp;!</p>
<p>(1) la version avec piano est écrite pour mezzo ou ténor. Berlioz dédia les versions orchestrées à six artistes différents, quatre femmes et deux hommes, qu’il avait rencontrés en tournée en Allemagne. Boulez, par deux fois, puis Gardiner, se fourvoieront dans des gravures faisant appel à plusieurs interprètes.<br />
(2) G. Souzay, J. Van Dam, I. Bostridge, J. Pruett, D. Daniels, St. Degout, et quelques moins connus. Belle palette, certes, mais pauvre en effectif.<br />
(3) malgré de légères et rares accentuations surprenantes («&nbsp;saison&nbsp;», «&nbsp;fraises des bois&nbsp;»), que l’on ne retrouvera pas ensuite.</p>
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		<item>
		<title>La boîte à pépites : Berlioz par Boulez et par Kenneth Tarver</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/la-boite-a-pepites-berlioz-par-boulez-et-par-kenneth-tarver/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Rousseau]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 05 Mar 2022 07:32:37 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Deutsche Grammophon réédite tous les enregistrements réalisés par Pierre Boulez, disparu il y a six ans, et dans ce gros coffret on redécouvre d&#8217;une part un Roméo et Juliette de Berlioz qu&#8217;on avait oublié, et surtout une version à plusieurs voix des Nuits d&#8217;été, enregistrée avec les mêmes solistes. On craque pour la voix du &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Deutsche Grammophon réédite tous les enregistrements réalisés par Pierre Boulez, disparu il y a six ans, et dans ce gros coffret on redécouvre d&rsquo;une part un <em>Roméo et Juliette </em>de Berlioz qu&rsquo;on avait oublié, et surtout une version à plusieurs voix des <em>Nuits d&rsquo;été</em>, enregistrée avec les mêmes solistes. On craque pour la voix du ténor américain Kenneth Tarver, bouleversant dans « Au cimetière », la cinquième des <em>Nuits d&rsquo;été</em>.</p>
<p><iframe allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/4thGYOfRaGc" title="YouTube video player" width="560"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/breve/la-boite-a-pepites-berlioz-par-boulez-et-par-kenneth-tarver/">La boîte à pépites : Berlioz par Boulez et par Kenneth Tarver</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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		<item>
		<title>Stéphane Degout enregistre les Nuits d&#8217;été</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/stephane-degout-enregistre-les-nuits-dete/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 26 Sep 2018 07:50:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Au sein d’un parcours largement occupé par la mélodie française, Stéphane Degout devait un jour ou l’autre enregistrer Les Nuits d’été de Berlioz. Ce recueil célèbre de mélodies, écrit en 1841 dans sa version piano-chant pour mezzo-soprano ou ténor, n’est pas souvent confié à la seule voix de baryton. José van Dam en a proposé &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/breve/stephane-degout-enregistre-les-nuits-dete/"> <span class="screen-reader-text">Stéphane Degout enregistre les Nuits d&#8217;été</span> Lire la suite »</a></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Au sein d’un parcours largement occupé par la mélodie française, <strong>Stéphane Degout</strong> devait un jour ou l’autre enregistrer <em>Les Nuits d’été</em> de Berlioz. Ce recueil célèbre de mélodies, écrit en 1841 dans sa version piano-chant pour mezzo-soprano ou ténor, n’est pas souvent confié à la seule voix de baryton. <strong>José van Dam</strong> en a proposé au disque une interprétation dirigée par <strong>Serge Baudo</strong>. Plus près de nous, <strong>Ludovic Tézier</strong> a inscrit le cycle à son répertoire dès les débuts de sa carrière. En témoigne un enregistrement de 2002, accompagné au piano par <strong>Robert Gonnella</strong>, offert à l’époque avec le magazine <em>Classica</em>. C’est la version pour orchestre, datée de 1856 (à l’exception d’<em>Absence</em>, orchestrée dès 1843), qu’a choisie Stéphane Degout. <strong>François-Xavier Roth</strong> dirige Les Siècles et <em>Harold en Italie</em> complète le programme. Sortie prévue chez Harmonia Mundi dans les mois à venir.  </p>
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		<title>BERLIOZ, Les Nuits d&#039;été — Paris (TCE)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/berlioz-nuits-dete-paris-tce-les-belles-nuits-dautomne-danne-sofie-von-otter/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Clément Taillia]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 29 Sep 2016 05:46:11 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>« C’est à peu près le seul musicien original de la jeune Allemagne » : de ce trait tout à la fois flatteur et lapidaire, Claude Debussy livrait, sous sa plume de Monsieur-Croche, son sentiment sur Richard Strauss. Et de continuer par une éclairante analyse : « ça n’est plus la rigoureuse et architecturale manière d’un Bach ou d’un Beethoven, &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="rtejustify">« <em>C’est à peu près le seul musicien original de la jeune Allemagne </em>» : de ce trait tout à la fois flatteur et lapidaire, Claude Debussy livrait, sous sa plume de <em>Monsieur-Croche</em>, son sentiment sur Richard Strauss. Et de continuer par une éclairante analyse : « <em>ça n’est plus la rigoureuse et architecturale manière d’un Bach ou d’un Beethoven, mais bien un développement de couleurs rythmiques ; il superpose les tonalités les plus éperdument éloignées avec un sang-froid absolu qui ne se soucie nullement de ce qu’elles peuvent avoir de déchirant, mais seulement de ce qu’il leur demande de vivant</em> ».</p>
<p class="rtejustify">En somme, Debussy pourrait tout aussi bien décrire ici sa propre musique, sa liberté formelle, ses effusions coloristes insensées. Confronter les <em>Trois Nocturnes</em> à <em>Till l’Espiègle</em>, écrit, comme eux, dans les dernières années du XIXe siècle, prend ainsi tout son sens. Parfaitement préparé par <strong>Sofi Jeannin</strong>, le Chœur de femmes de Radio-France souligne la modernité de « Sirènes » quand l’Orchestre National de France, souverain, plonge d’emblée l’auditeur dans l’atmosphère onirique qui baigne « Nuages ». Obscurément cauchemardesque, la marche lointaine de « Fêtes » trouve, dans la redoutable machinerie symphonique qu’est <em>Till l’Espiègle</em>, un troublant écho, comme le fragment de <em>L’Amour de Danaé </em>arrangé par Clemens Krauss et donné en ouverture de programme fait un prélude voluptueux aux <em>Nuits d’été </em>qui suivent.</p>
<p class="rtejustify">La présence d’<strong>Anne Sofie von Otter </strong>dans une œuvre qu’elle a continué de chanter et d’enregistrer tout au long de sa carrière avec des personnalités aussi contrastées que James Levine et Marc Minkowski n’était pas le moindre attrait de la soirée. Après plus de trente ans de carrière, von Otter revient à ces mélodies avec le volume ténu et les couleurs délavées d’un instrument sur le déclin ; sa musicalité reste entière, qui se nourrit d’une technique à l’intelligence demeurée intacte et d’un amour des mots qui semble inaltérable. Dans ces conditions, ni la fraîcheur de la « Villanelle », ni la ligne du « Spectre de la Rose », ni même le souffle épique de « L’île inconnue » ne sont mis de côté par une interprétation totalement généreuse, et acclamée comme telle.</p>
<p class="rtejustify"><strong>Fabien Gabel</strong> n’est pas étranger à ce succès, qui canalise orchestre, chœur et soliste par une battue toujours lisible mais jamais rigide, respectueuse des équilibres et des textures. A la tête d’une formation où il commença comme assistant de Kurt Masur, il confirme qu’il est un des meilleurs chefs français, y compris dans le répertoire allemand – ce soir, ils n’ont jamais paru si proches !</p>
<p> </p>
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		<title>Berlioz &#8211; Les Nuits d&#039;été</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/berlioz-les-nuits-dete-marche-aussi-pour-les-nuits-dhiver/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Dominique Joucken]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 Feb 2015 05:50:40 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Les Nuits d’été sont un piège : parce qu’elles sont les mélodies françaises les plus célèbres et qu’elles ont l’air de couler de source, on les a crues faciles. C’est oublier qu’elles regorgent d’intervalles difficiles, de respirations presque impossibles, de rythmes ultra-complexes. On ne compte plus le nombre de vedettes qui se sont cassé les dents &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="rtejustify">Les <em>Nuits d’été</em> sont un piège : parce qu’elles sont les mélodies françaises les plus célèbres et qu’elles ont l’air de couler de source, on les a crues faciles. C’est oublier qu’elles regorgent d’intervalles difficiles, de respirations presque impossibles, de rythmes ultra-complexes. On ne compte plus le nombre de vedettes qui se sont cassé les dents sur la poésie brûlante de Berlioz et de Théophile Gautier, sans oublier les divas qui ont triomphé des obstacles musicaux, mais qui ont transformé le texte en une bouillie incompréhensible. Si on met de côté la référence historique (Crespin – Ansermet, Decca), les mezzos s’en tirent globalement mieux que les sopranos, Susan Graham (Sony) étant l’exemple le plus marquant de l’ère moderne.</p>
<p class="rtejustify"><strong>Karen Cargill</strong> n’a peur de rien, et on comprend vite pourquoi ; la mezzo britannique possède des moyens vocaux sidérants : un timbre pulpeux, des réserves de puissance qui semblent inépuisables, un contrôle du volume très rigoureux. Des atouts qui ont fait d’elle une wagnérienne appréciée, et c’est en chanteuse d’opéra qu’elle aborde ces <em>Nuits d’été</em>, leur conférant un dramatisme impétueux. « Le spectre de la rose » bouleverse, « Absence » terrifie, « L’île inconnue » amène l’auditeur au bord d’une sorte d’orgasme musical … Qu’on est loin d’une certaine image de la musique française, compassée et ennuyeuse ! Certains puristes prétendront que l’esprit de l’œuvre est trahi, mais nous avouons pour notre part rendre les armes devant une telle générosité. On acceptera même de passer sur une diction pas toujours idéale.</p>
<p class="rtejustify">Dans sa reconquête de cette musique, Karen Cargill est aidée par le chef <strong>Robin Ticciati</strong>. Paradoxalement, alors que la mezzo fait assaut de sensualité et de puissance, le chef nous offre un accompagnement tout en finesse, composé de petites touches impressionnistes, presque arachnéennes. Il s’ingénie à faire ressortir des voix que ses collègues noient dans des effets globaux. Les cordes de « L’île inconnue » sont ainsi détaillées avec un soin inouï. Un tel contraste dans le style, n’était-ce pas le mariage de l’eau et du feu ? Non, l’alchimie opère, résultat probable d’un très long travail de répétition : l’orchestre et la chanteuse entrent dans un dialogue subtil, s’allégeant ou se renforçant tour à tour.</p>
<p class="rtejustify">Robin Ticciati reste seul à la manœuvre pour le morceau suivant : la « scène d’amour » extraite de <em>Roméo et Juliette</em>. A nouveau, sa direction subtile et raffinée fait mouche, dans un morceau que trop de chefs plombent par une excessive lenteur. Les pupitres du <strong>Scottish Chamber Orchestra</strong> rivalisent de raffinement, et les 17 minutes passent comme dans un songe. Pourtant, que de risques pris : jouer le thème de l’amour avec des cordes sans vibrato, il fallait oser. Mais ça marche, parce que tout a été longuement pensé et pesé.</p>
<p class="rtejustify">Les deux protagonistes du disque se retrouvent pour la trop rare <em>Mort de Cléopâtre</em>, cantate composée par le jeune Berlioz pour le Prix de Rome en 1829. Tout le romantisme échevelé du compositeur est là, en germe mais bien audible. C’est dire si nos interprètes s’en donnent à cœur joie, dispensant à pleines mains l’effroi, la douleur, la nostalgie et la grandeur déchue d’une souveraine. Ils nous offrent la plus belle version enregistrée de l’œuvre, tout simplement, en conclusion d’un disque passionnant, qui prouve que, à condition d’être abordé intelligemment, le romantisme n’est pas mort.</p>
<p> </p>
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		<title>Barber, Berlioz, Britten</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/illuminations-de-fetes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Lionel Rouart]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 12 Dec 2011 12:11:10 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>  Knoxville : Summer 1915 de Barber est une rhapsodie lyrique, selon ses propres termes, modelée d&#8217;un grand geste spontané tout comme le poème dont elle est inspirée. Barber y met en musique une nuit idyllique dans la ville natale du poète James Agee où la nostalgie est ubiquiste : tout comme Agee, le compositeur a écrit &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>           </p>
<p>			<em>Knoxville : Summer 1915</em> de Barber est une rhapsodie lyrique, selon ses propres termes, modelée d&rsquo;un grand geste spontané tout comme le poème dont elle est inspirée. Barber y met en musique une nuit idyllique dans la ville natale du poète James Agee où la nostalgie est ubiquiste : tout comme Agee, le compositeur a écrit ces pages très personnelles alors que son père était à l&rsquo;article de la mort.</p>
<p>			 </p>
<p>			<em>Les Nuits d&rsquo;été</em> de Berlioz, pionnières du genre de la mélodie romantique avec accompagnement d&rsquo;orchestre, ne sont plus à présenter. Rappelons cependant que Berlioz a orchestré sa première version pianistique avec l&rsquo;idée de pouvoir distribuer les six mélodies à des voix différentes. L&rsquo;interprétation mono-vocale du cycle, avec transpositions, s&rsquo;est imposée au fil du temps (exception faite au disque de quelques versions : Gardiner, Boulez&#8230;) et pose la question de l&rsquo;adéquation idéale à un type de voix. A moins de posséder un instrument hybride (on pense évidemment à Régine Crespin ou à Véronique Gens), les écarts acrobatiques de tessiture engendreront toujours leur lot d&rsquo;inconfort et de singularités.</p>
<p>			 </p>
<p>			<em>Les Illuminations</em> de Britten enfin, réunissent des poèmes en prose de Rimbaud en neuf mélodies. Ce foisonnement de fantaisie a trouvé ses racines dans les délires du jeune poète. Considéré comme un chef-d’œuvre du genre pour la première moitié du 20e siècle, ce cycle a été créé à Londres au début de la seconde guerre mondiale par Sophie Wyss. Mais comme souvent, c&rsquo;est surtout Peter Pears sous la baguette du maître, qui a contribué à sa diffusion.</p>
<p>			 </p>
<p>			Ce triptyque est un choix très ambitieux pour un premier disque. <strong>Anne-Catherine Gillet</strong>, à l&rsquo;invitation de l&rsquo;Orchestre Philharmonique Royal de Lège, propose un bel instantané de ses possibilités vocales. La baguette assurée de <strong>Paul Danel</strong> l&rsquo;enveloppe tout au long du disque de couleurs chamarrées.</p>
<p>			 </p>
<p>			La pièce de Barber tout d&rsquo;abord est un préliminaire savoureux aux deux cycles majeurs qui suivront. Tout à fait à l&rsquo;aise en diseuse tantôt enfantine, tantôt grave, Anne-Catherine Gillet nous emmène sans peine dans cet univers chimérique. Son anglais aurait probablement pu être un peu plus brumeux mais il est du moins intelligible et la spontanéité de son interprétation est appréciable : voilà une digne succession à Eleanor Steber, qui avait commandé et créé l&rsquo;œuvre.</p>
<p>			 </p>
<p>			L&rsquo;approche des <em>Nuits d&rsquo;été</em> a quelque chose de déconcertant pour les oreilles habituées aux grands sopranos lyriques et aux mezzos charnus. Ici, tout cherche l&rsquo;épure – un peu à la manière d&rsquo;un Herreweghe qui a voulu mettre Brahms au régime pour nous le rendre moins patibulaire. C&rsquo;est donc sans références parasites qu&rsquo;il faut aborder cette interprétation pour en goûter la clarté diaphane, la diction intelligible de bout en bout et la simplicité du mot comme vecteur d&rsquo;émotion. On peut probablement reprocher (au chef ?) un tempo un peu trop poussif dans la <em>Villanelle</em> et quelque peu précipité dans le <em>Spectre de la Rose</em>, ça et là des respirations surprenantes, mais cette version fraîche ne manque pas pour autant de ligne, de caractère et d&rsquo;authenticité.</p>
<p>			 </p>
<p>			Les <em>Illuminations</em> enfin méritent tous les éloges. La soprano belge y déploie une énergie inouïe. L&rsquo;engagement sans réserve, avec du mordant dans la diction, des aigus magnifiquement projetés et une voix toujours généreusement timbrée, hisse cette version parmi les meilleures. Anne-Catherine Gillet fait siennes les exaltations poétiques et musicales avec une évidence de ton et de caractérisation. Elle se joue également des contrastes fulgurants entre les passages de bravoure, de pure folie et de sensualité avec une facilité déconcertante. Il est vrai que la soprano a déjà du métier, mais pas seulement :  elle est une incroyable musicienne et c&rsquo;est avec impatience que l&rsquo;on peut attendre ses prochains disques et, espérons-le, d&rsquo;autres prises de rôles à la hauteur de son talent.</p>
<p>			 </p>
<p>			<strong>Ecoutez sur Qobuz : </strong></p>
<p>			<strong><a href="http://www.qobuz.com/album/samuel-barber-hector-berlioz-benjamin-britten-barber-knoxville-summer-of-1915-op-24-berlioz-les-nuits-dete-op-7-britten-les-illuminations-op-18/3760058360132" target="_blank" rel="noopener">Barber: Knoxville Summer of 1915 Op. 24 &#8211; Berlioz: Les nuits d’été Op. 7 &#8211; Britten: Les illuminations Op. 18 | Compositeurs Divers par Anne-Catherine Gillet</a></strong><br />
			<strong> </strong></p>
<p>			 </p>
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		<title>Les Nuits d&#039;été</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/le-printemps-est-passe-ma-belle/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 12 Dec 2011 11:33:42 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/le-printemps-est-passe-ma-belle/</guid>

					<description><![CDATA[<p>    En 2003, Marc Minkowski s’était fait remarquer avec son enregistrement de la Symphonie fantastique pour Deutsche Grammophon. Déjà, le programme était complété par Herminie, la cantate composée par Berlioz en 1828 lors de la troisième de ses cinq participations au concours du Prix de Rome. Les Musiciens du Louvre–Grenoble reviennent presque dix ans &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>           </p>
<p>			 </p>
<p>			En 2003, <strong>Marc Minkowski</strong> s’était fait remarquer avec son enregistrement de la <em>Symphonie fantastique </em>pour Deutsche Grammophon. Déjà, le programme était complété par <em>Herminie</em>, la cantate composée par Berlioz en 1828 lors de la troisième de ses cinq participations au concours du Prix de Rome<em>. </em>Les Musiciens du Louvre–Grenoble reviennent presque dix ans plus tard avec un disque qui reprend le principe du couplage musique symphonique/musique vocale, mais après avoir fait appel à une personnalité moins médiatique (Aurélia Legay), c’est cette fois à un star internationale que l’on a eu recours, à une valeur sûre du chant berliozien, qui n’en est plus à son coup d’essai, loin de là. Dès 2005, <strong>Anne-Sofie Von Otter</strong> chantait ces <em>Nuits d’Eté </em>avec l’orchestre de Minkowski. En 1995, elle les enregistrait déjà avec les Berliner Philharmoniker sous la direction de James Levine (Deutsche Grammophon). Quant à <em>La Damnation de Faust</em>, elle a gravé Marguerite une première fois en 1990, avec John Eliot Gardiner (Phillips), puis une deuxième en 1998 avec Wung-Myung Chung (DG).</p>
<p>			<strong> </strong></p>
<p>			Au début des années 1990, les chanteuses ne se bousculaient guère au portillon pour interpréter Berlioz, mais depuis, Véronique Gens est passée par là (Virgin, 2001), ou même Bernarda Fink (Harmonia Mundi, 2007). Et encore, on ne parle que de la concurrence au disque, car au récital, il y a eu aussi Sophie Koch, ou Anna Caterina Antonacci… Autrement dit, Anne-Sofie Von Otter se devait de montrer qu’elle pouvait encore être une référence en la matière. La voix est évidemment moins jeune qu’avec Levine, mais la mezzo a appris à y mettre le sourire qui en était absent à ses débuts, elle s’est encanaillée dans Offenbach avec Minkowski. Sa diction française est de grande qualité, même si l’on trouvera beaucoup de T mouillés à l’anglaise, et des R prononcés de toutes sortes de façons.</p>
<p>			 </p>
<p>			Le cycle commence par une <em>Villanelle</em> aussi vive qu’elle doit l’être (là où Crespin avait un peu tendance à s’alanguir indûment). On a le sentiment que la chanteuse s’amuse, et c’est exactement ce que l’on attend ici. Certains passages sont particulièrement soignés (très jolis « lapins cachés », notamment), mais on aurait voulu plus de gourmandise à la toute fin, pour les « fraises des bois ». Guillerette dans la première mélodie, la voix se fait caressante pour <em>le Spectre de la Rose</em>, elle s’allège mais montre aussi sa puissance quand il le faut. Anne Sofie fait preuve d’une ironie bienvenue dans les notes détachées de « Mais ne crains rien », et l’on admire la grande phrase « J’arrive du paradis », conduite avec infiniment de maîtrise. Enfin, on savoure une pleine jouissance des mots dans « Ci-gît une rose que tous les rois ont jalousée ».</p>
<p>			 </p>
<p>			Le ton change évidemment pour <em>Ma belle amie est morte</em>, où l’on déplore le mauvais goût des sanglots introduits à tort, et le triple M de l’adjectif dans « Que mon sort est amer ». Par ailleurs, l’attaque des différents « Ah ! sans amour s’en aller sur la mer » n’est pas toujours très agréable à entendre. Dans la strophe centrale, le texte se perd un peu, même si la prise de son aide une chanteuse dont les graves n’étaient apparemment pas très audibles au concert. <em>Absence</em> souligne également le passage du temps sur une voix qui n’en est plus tout à fait à son printemps : malgré tout, les longues notes tenues s’accompagnent d’un vibrato savamment dosé dans « Reviens, reviens, ma bien aimée ». Mais qui a conseillé à Anne Sofie von Otter de ne pas observer toutes les liaisons ? Dans <em>Au cimetière</em>, elle marque un hiatus dans « charmant / et fatal », elle coupe « forme / angélique ». Du reste, le côté spectral du poème lui convient fort bien, et <em>L’île inconnue</em>, mélodie « virile », permet de renouer avec l’enchantement des premiers numéros du cycle.</p>
<p>			 </p>
<p>			Avec une heure douze de musique, le CD aurait été largement assez copieux, mais on a jugé bon d’y faire figurer cinq minutes de Berlioz en plus. La présence ici d’un unique extrait de la <em>Damnation de Faust</em> se justifie surtout par la présence de l’alto obligé dans la Ballade du roi de Thulé. Cela dit, le caractère du premier air de Marguerite s’accorde assez bien avec le reste du programme, alors que « D’amour l’ardente flamme » aurait été par trop opératique. La chanteuse semble ici rivaliser de legato avec l’instrument soliste, mais l’on regrette qu’elle ne fasse sonner aucune consonne double (comment sait-on alors que « l’antique salle » n’est pas un « antique sale » ?). Pourtant, la couleur automnale de ce qui est ici offert comme un bis s’accorde à merveille avec l’élégance d’une interprète qui vit son récit de l’intérieur, avec le soutien précieux d’un orchestre précis et délicat.</p>
<p><strong>Anne Sofie von Otter et Marc Minkowski dans Les Nuits d&rsquo;été<br /></strong></p>
<p>			 <br />
			<strong> </strong></p>
<p>			 </p>
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