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	<title>Messiah - Oeuvre - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Messiah - Oeuvre - Forum Opéra</title>
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		<title>Haendel gourmand (Rose Naggar-Tremblay)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/haendel-gourmand-rose-naggar-tremblay/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Olivier Rouvière]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 12 Jan 2026 06:41:21 +0000</pubDate>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>L’enregistrement d’un disque-carte de visite est une entreprise périlleuse : il doit intervenir en début de carrière (afin de la lancer) mais pas avant que la voix ne se soit épanouie ni la technique rodée ; pour mettre en valeur les atouts du soliste, le corpus choisi ne doit être ni trop uniforme, ni trop hétérogène; et les musiciens qui l’accompagnent doivent l’aider à tenir son cap sans briller à ses dépens.</p>
<p>Dans ce domaine, <strong>Rose Naggar-Tremblay</strong> n’a pas vraiment eu la main heureuse. Sans vouloir mettre en cause la musicalité ni la technique des cordes composant l’Orchestre de chambre de Toulouse, on ne peut que constater leur inadéquation au répertoire opératique, en particulier à celui de Haendel : jeu métronomique, phrasés laborieux, tempi somnolents, imprécision (<em>Theodora</em>) et surtout indifférence au texte et aux enjeux, qui change la folie de Déjanire en soufflé refroidi et la morgue de Polinesso en exercice d’aérobic. L’absence d’un véritable chef se révèle ici rédhibitoire.</p>
<p>Le contraste est grand avec le complément de programme, ce ravissant concerto d’Adison dans lequel l’ensemble toulousain se libère, laissant s’épanouir les mélodies et fleurir les couleurs. Rappelons que, contrairement à ce qu’affirme la fort brève notice, les 12 concerti grossi publiés en 1744 par Charles Avison ne sont pas des pages « anglaises » puisqu’ils empruntent leur matériau à des sonates – finement instrumentées – de Domenico Scarlatti. Si l’intégrale en a été plusieurs fois gravée (Marriner, Goodman, etc.), on encouragera surtout le curieux à se pencher sur le merveilleux disque qu’en tira le Café Zimmermann, en 2002, chez Alpha.</p>
<p>Mais revenons à notre vedette. Côté timing, cet album semble tomber à point : la contralto canadienne de 33 ans vient de se faire remarquer en Medoro, dans l’<em>Orlando</em> de Haendel donné au Châtelet, et surtout à Toulouse, où, engagée pour interpréter Cornelia, elle a finalement repris, au pied levé, le rôle-titre de <em>Giulio Cesare</em>. Le choix du compositeur abordé s’imposait donc, même si on serait curieux d’entendre la chanteuse dans d’autres répertoires où elle a brillé (en Cenerentola ou en Carmen). Car, il faut l’avouer, si la pâte de son « Haendel gourmand » est alléchante, la sauce ne prend pas vraiment.</p>
<p>La voix est là, incontestablement : un vrai timbre de contralto, profond, sombre, parfois androgyne (<em>Messiah</em>), d’autres fois d’une belle féminité ; une longueur de souffle remarquable, une souplesse appréciable bien que perfectible et un ambitus apparemment long, si l’on en croit quelques cadences aiguës. Néanmoins, pour l’heure, Rose Naggar-Tremblay est avant tout alto : le placement bas de Bradamante (<em>Alcina</em>) ou de Polinesso (<em>Ariodante</em>) lui convient mieux que celui, plus haut, d’Irene (<em>Theodora</em>) ou de Déjanire (<em>Hercules</em>). La tessiture des airs, à peu près équivalente dans tous ces cas, n’est pas en cause : c’est l’assise, le centre de gravité de l’émission et des harmoniques qui rend le registre aigu parfois plaintif (« Cease ruler of the day », « As with rosy steps »). Mais, avec le temps, parions que la voix s’ouvrira « vers le haut ».</p>
<p>Le problème principal reste de l’ordre de l’interprétation – qui, elle aussi, pourra se raffiner au fil de la pratique, des incarnations et des rencontres ; à moins (et c’est également possible) que la chanteuse ne possède pas la personnalité extravertie qu’exige l’opéra. Car c’est la crainte qu’inspire finalement ce disque au titre mal choisi, qui ressemble davantage à un devoir sur table qu’à une fête des sens.</p>
<p>Si tous les rôles ici abordés se ressemblent c’est, on l’a dit, en partie à cause de l’accompagnement, ainsi que de l’inhibition due au studio, à l’absence de public et d’enjeu dramatique. D’autres mauvais choix pèsent sur l’incarnation : pourquoi ôter à Junon le récitatif qui précède son air, alors qu’il aurait aidé la chanteuse à en trouver la pulsation ? Pourquoi priver Cornelia de sa flûte funèbre, au risque d’en banaliser la plainte ?</p>
<p>Mais Naggar-Tremblay a sa part de responsabilité : elle ne vocalise pas mal mais avec une application décourageante et sans guère jouer de la dynamique sonore ; son sostenuto se contente de soutenir alors qu’il devrait porter (réécoutons Hamari en Cornelia) ; enfin, l’expression de la colère (Bradamante), de la vilenie (Polinesso) sans parler de l’égarement (Déjanire) lui échappent. Placidité, égalité et sens de la mesure ne font pas bon ménage avec l’ogre saxon ! Le recueillement convient davantage à notre alto et si « Ombra mai fu » cède à la tentation saint-sulpicienne, « He was despised » ne manque ni de noblesse, ni de ferveur. Pour l’instant, donc, ne saluons qu’une voix – et espérons l’artiste.</p>
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		<title>HAENDEL, Messiah &#8211; La Chaise-Dieu</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/haendel-messiah-la-chaise-dieu/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Anne Rouhette]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 26 Aug 2025 04:09:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Parmi les différentes versions laissées par Haendel de son oratorio le plus célèbre, créé en 1741, Hervé Niquet a une prédilection pour celle de 1754, donnée au bénéfice de l’orphelinat londonien du Foundling Hospital, qu’il a enregistrée en 2018. Avec son Concert Spirituel, il continue à explorer ce monument du répertoire sans justement le traiter &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Parmi les différentes versions laissées par Haendel de son oratorio le plus célèbre, créé en 1741, <strong>Hervé Niquet</strong> a une prédilection pour celle de 1754, donnée au bénéfice de l’orphelinat londonien du Foundling Hospital, qu’il a enregistrée en 2018. Avec son Concert Spirituel, il continue à explorer ce monument du répertoire sans justement le traiter comme tel ; il en propose au contraire une interprétation pleine de fraîcheur, de mouvement et de contraste, qui rappelle par endroits des danses paysannes, comme dans la courte pifa au rythme rapide avec le bourdon des basses, dans l’air (au soprano dans cette version) « He shall feed his flock », ou plus étonnamment dans l’air d’alto « He was despised ». Après une ouverture nerveuse et dépourvue de toute solennité excessive, les tempi sont dans l’ensemble rapides, les morceaux s’enchaînent d’une façon très fluide à un rythme souvent soutenu, évoquant la « course effrénée » à laquelle Hervé Niquet compare la version de 1754 dans l’entretien inclus dans le programme. Point de frénésie intempestive cependant dans cette interprétation, qui souligne l’unité profonde de l’œuvre avec un enthousiasme réjouissant.</p>
<p>La réussite et le charme de ce concert doivent beaucoup au chœur et à l’ensemble instrumental, envers lesquels Hervé Niquet se montre très exigeant : ils sont à la hauteur de ses attentes. Les chanteurs, très investis, produisent des efforts méritoires pour s’exprimer dans un anglais compréhensible, avec notamment de belles dentales, même si les diphtongues sont parfois problématiques (le « o » de « yoke » par exemple) et s’il conviendrait d’éviter certaines liaisons malheureuses (« his yoke is / easy », non « izizi », dans le dernier chœur de la première partie). Mais cela reste très secondaire à côté de la belle homogénéité des différents pupitres (mention spéciale aux sopranos, aux voix puissantes et charnelles), aux départs toujours clairs, aux vocalises précises malgré la rapidité. Surtout peut-être, tout comme l’orchestre, ils font preuve d’un sens de la nuance remarquable et suivent leur chef dans des crescendos et des decrescendos rapides ou progressifs, selon le morceau : l’« Hallelujah » qui clôt la deuxième partie débute ainsi dans la douceur d’un piano qui s’élargit peu à peu et gagne en intensité. Tout en contrastes parfaitement maîtrisés, ce passage célébrissime fut l’un des grands moments de la soirée, tout comme le chœur final lui aussi exécuté avec des changements de nuances très intéressants et expressifs, soulignés discrètement ou de manière éclatante par les magnifiques trompettes naturelles de <strong>Jean-François Madeuf</strong> et de <strong>Jean-Charles Denis</strong> et les belles timbales de <strong>Laurent Sauron</strong>. Comme le chœur, l’orchestre fait preuve d’une grande plasticité, presque grinçant dans « He trusted in God » (chœur 28 dans la deuxième partie, où le Christ est moqué au moment de la Passion), ou d’un charme délicat dans « He shall feed his flock ». Chœur et orchestre savent jouer de différentes couleurs, ainsi quand au récitatif « For behold » et à l’air de basse « The people that walked in darkness » (10 et 11 dans la première partie), au grave souvent sombre, succèdent les accents joyeux et lumineux du chœur « For unto us a child is born » (12).</p>
<p>Dommage que les solistes vocaux ne soient pas tous à la hauteur des ensembles vocaux et instrumentaux. Le timbre solaire de <strong>Pierre Derhet</strong> séduit, la belle diction et l’engagement sans faille du jeune ténor convainquent, comme ceux de la basse <strong>Andreas Wolf</strong>, à la voix puissante et homogène sur une large tessiture. Les deux hommes conduisent en outre leurs lignes musicales avec beaucoup de maîtrise. Le bel alto profond de <strong>Camille Taos Arbouz</strong>, qui a gagné le premier prix du Concours International des Voix d’Opéra d’Afrique 2025, n’a pas toujours le volume nécessaire et les phonèmes sont un peu approximatifs (les « o » trop ouverts, sur « god » par exemple), bien que l’artiste propose des interprétations d’une intériorité frémissante, à l’ornementation minimaliste mais judicieuse, notamment sur « He was despised » (23). Pas de problème de puissance en revanche pour <strong>Pauline Feracci</strong>, mais malgré un timbre agréable et un beau medium, la jeune soprano, à la justesse parfois discutable dans l’aigu, ne semble guère s’intéresser à la signification de ce qu’elle chante ; ses ornements « font joli » mais ne « font pas sens », et l’expressivité manque pour toucher le public, notamment dans le pourtant sublime « I know that my redeemer liveth » (45), trop superficiel. <strong>Magali Simard-Galdès</strong>, quant à elle, met son ravissant soprano léger au service du texte. Si la tessiture est assez limitée (le medium manque de volume, le grave est peu audible), l’intelligence du propos est communicative. Elle se réjouit (« Rejoice », 18), et le public se réjouit avec elle. C’est là l’impression qui reste de ce beau concert.</p>
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		<title>HAENDEL, Le Messie &#8211; Barcelone</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/haendel-le-messie-barcelone/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Dominique Joucken]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 25 Mar 2024 06:55:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>L&#8217;habitude s&#8217;est prise ces dernières années de mettre en scène les oratorios de Haendel. Avec son avidité habituelle pour tout ce qui touche à la période baroque, notre époque ne se contente pas d&#8217;interroger et de ré-interroger les trente-neuf opéras du Maître. Il lui faut en plus mettre à l&#8217;épreuve la théâtralité des œuvres destinées &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>L&rsquo;habitude s&rsquo;est prise ces dernières années de mettre en scène les oratorios de Haendel. Avec son avidité habituelle pour tout ce qui touche à la période baroque, notre époque ne se contente pas d&rsquo;interroger et de ré-interroger les trente-neuf opéras du Maître. Il lui faut en plus mettre à l&rsquo;épreuve la théâtralité des œuvres destinées au concert. La démarche est relativement aisée pour des partitions qui offrent une intrigue et des personnages, comme <em>Saül,</em> <em>Salomon</em> ou <em>Jephta</em>, ou des allégories, comme c&rsquo;est le cas du <em>Trionfo del tempo e del disinganno</em>. Face au <em>Messie,</em> qui n&rsquo;est qu&rsquo;une suite de méditations sur le thème du salut, c&rsquo;est beaucoup plus osé. Un défi que relève crânement <strong>Bob Wilson</strong>, avec cette production, créée à Salzbourg en 2020 et reprise depuis à Genève et <a href="_wp_link_placeholder" data-wplink-edit="true">à Paris,</a> les deux spectacles ayant été critiqués par nos confrères.</p>
<p>Nous ne reviendrons pas sur la mise en scène, pleine de mystères et de beauté, montrant un Bob Wilson à son meilleur. C&rsquo;est que son esthétique hiératique se marie parfaitement bien à un texte qui commente plus qu&rsquo;il ne narre. Comme l&rsquo;écrivait Tancrède Lahary au sujet de la reprise parisienne : « Si l&rsquo;on a souvent reproché l&rsquo;approche très répétitive à Bob Wilson, force est de constater que son style fonctionne très bien ici. Le livret ne déployant pas d&rsquo;intrigue, , toutes les marques typiques du metteur en scène texan, parfois accusées de nuire à la dramaturgie par leur côté léthargiques, sont en adéquation avec l&rsquo;esprit d&rsquo;un oratorio ». Il ne nous reste donc qu&rsquo;à nous laisser emporter par la beauté des images et de la danse, magistralement incarnée par un <strong>Alexis Fousekis</strong> qui semble défier les lois de la gravité. Moment particulièrement fort : l&rsquo;apparition de la soprano sur une barque qui est à mi-chemin de la gondole vénitienne et de l&#8217;embarcation de Charon, traversant très lentement la scène pendant l&rsquo;air « I know that my redeemer liveth ». Encore faudrait-il donner un autre titre à l&rsquo;air, puisque c&rsquo;est la version retravaillée par Mozart qui a été choisie ici, avec un texte allemand, une orchestration retravaillée et des récitatifs coupés. Ce choix n&rsquo;était pas indispensable (l&rsquo;instrumentation de Mozart, avec ses clarinettes et ses trombones, est plutôt maladroite) mais ne gêne pas réellement non plus. Et l&rsquo;idée de resserrer l&rsquo;œuvre est compréhensible dans une perspective théâtrale.</p>
<p>Reste à aborder l&rsquo;aspect purement musical des choses. Il y a beaucoup de bien à dire de <strong>l&rsquo;orchestre du Liceu de Barcelone.</strong> Alors qu&rsquo;il est manifestement peu familier de ce répertoire, il y montre une souplesse et une réactivité inattendues, sous la battue ultra motivée de <strong>Josep Pons</strong>. Les lignes sont dessinées avec beaucoup de clarté, le propos est dynamique, notamment grâce à des contrebasses et un orgue positifs qui sont sans cesse sur le qui-vive. Mais nos oreilles ont été tellement gâtées par des ensembles d&rsquo;instruments anciens tous plus prestigieux les uns que les autres (y compris dans la version de Mozart), et que les braves musiciens catalans ne peuvent prétendre approcher. Les mêmes louanges et les mêmes limites valent pour <strong>le choeur du Liceu :</strong> on apprécie la minutie du travail de préparation, le courage avec lequel sont abordées les innombrables fugues, mais comment rivaliser avec le RIAS-Kammerchor ou le Monteverdi Choir ? Surtout que les mouvements imaginés par Bob Wilson ne sont pas simples à exécuter, et requièrent une énergie que les artistes ne peuvent ensuite plus mettre dans la musique.</p>
<p>Les solistes ont tous quelques difficultés au démarrage, mais convainquent par la suite. On craint le pire pour l&rsquo;alto<strong> Kate Lindsey,</strong> presque inaudible dans son premier air, mais elle gagne en puissance et en assurance, et son abattage scénique compense ce que la voix peut garder de frêle ; elle parvient à faire miroiter son beau timbre dans les passages plus élégiaques. Quelques couacs dans les aigus n&#8217;empêchent pas <strong>Kresimir Strazanac</strong> d&rsquo;impressionner lors de chacune de ses apparitions, grâce à une personnalité vocale très typée, et à une stature imposante, parfaitement en phase avec son rôle de prêtre mi-égyptien mi-shintoïste. Le ténor, <strong>Richard Croft,</strong> aurait beaucoup à se faire pardonner sur le plan de la stricte orthodoxie vocale. Le vibrato dérape plus d&rsquo;une fois, et tout n&rsquo;est pas toujours en place. Mais quoi ? Voir un artiste se donner avec tant de sincérité, avec une telle confiance dans l&rsquo;orchestre et dans le public fait tout oublier. Aucune réserve par contre au sujet de <strong>Julia Lezhneva,</strong> qui tutoie les anges sans difficulté apparente. Le public est d&rsquo;abord intrigué, puis ravi, et déclenche une ovation finale à faire trembler les murs. En anglais ou en allemand, en version scénique ou de concert, Haendel et son chef-d&rsquo;œuvre n&rsquo;ont pas fini de subjuguer les foules.</p>
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		<item>
		<title>HAENDEL, Messiah &#8211; Versailles</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/haendel-messiah-versailles/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yves Jauneau]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 26 Dec 2023 07:17:13 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>À l’occasion de la sortie d’un nouvel enregistrement de l&#8217;œuvre sur leur label discographique, Château de Versailles Spectacles proposait deux représentations du Messie. Dans le superbe écrin de la Chapelle Royale, c’est avec les forces locales – orchestre et chœur – que le chef-d&#8217;œuvre de Haendel a rayonné de tout son éclat, dans une version &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-weight: 400;">À </span><span style="font-weight: 400;">l’occasion de la sortie d’un nouvel enregistrement de l&rsquo;œuvre sur leur label discographique, Château de Versailles Spectacles proposait deux représentations du </span><i><span style="font-weight: 400;">Messie</span></i><span style="font-weight: 400;">. Dans le superbe écrin de la Chapelle Royale, c’est avec les forces locales – orchestre et chœur – que le chef-d&rsquo;œuvre de Haendel a rayonné de tout son éclat, dans une version très enlevée.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">La réussite de cette soirée vaut d&rsquo;abord pour la direction flamboyante et inventive de </span><b>Gaétan Jarry</b><span style="font-weight: 400;">. Durant toute la représentation, le chef réussit le parfait équilibre entre passages de grande puissance dramatique (« Surely » en début de deuxième partie) et moments de recueillement (très belle symphonie pastorale en première partie). Par ailleurs, avec l&rsquo;énergie que l&rsquo;on lui connaît, Gaétan Jarry obtient le meilleur des instrumentistes et chanteurs, comme en témoignent les très belles fugues de l&rsquo;ouvrage ou encore un irrésistible « Hallelujah ». </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">La vingtaine de choristes du </span><b>Chœur de l’Opéra Royal</b><span style="font-weight: 400;"> est ainsi d’une belle précision et d’une grande lisibilité. Si les passages les plus virtuoses secouent un peu le pupitre des basses (« For unto us a child is born ») et que l’on peut regretter un pupitre d’altos un rien effacé, le jeune chœur réussit une très belle prestation dans une œuvre qui l’expose constamment. De même, les musiciens de l’</span><b>Orchestre de l’Opéra Royal</b><span style="font-weight: 400;">, dynamiquement emmenés par leur première violon</span><b> Fiona Poupard</b><span style="font-weight: 400;">, répondent avec ferveur aux demandes de leur chef. Les solistes brillent, de </span><b>Chloé de Guillebon</b><span style="font-weight: 400;"> à l’orgue solo dans « If God be for us, who can be against us ? » à </span><b>Serge Tizac</b><span style="font-weight: 400;"> dans « The trumpet shall sound ».</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Le quatuor de solistes est d&rsquo;excellente tenue. Fière de </span><a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/amate-stelle-arias-for-anna-maria-strada/" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">son récent CD</span></a><span style="font-weight: 400;"> consacré à la cantatrice Anna Maria Strada, </span><b>Marie Lys</b><span style="font-weight: 400;"> aborde la partie de soprano telle une </span><i><span style="font-weight: 400;">prima donna</span></i><span style="font-weight: 400;">. Son « Rejoice greatly » est ainsi une parfaite démonstration : beauté du trille, éclat de l’aigu, sens aigu de l’ornementation. Très impliquée, la soprano n’en oublie pas les moments plus tendres, avec notamment un rayonnant « I know that my Redeemer liveth ». Confier la partie d’alto au contre-ténor soprano </span><b>Nicolò Balducci </b><span style="font-weight: 400;">pouvait s’avérer un choix un peu curieux. Le jeune chanteur italien y révèle toutefois un timbre percutant, compensant un léger manque d’assise dans le grave par de beaux ornements et </span><i><span style="font-weight: 400;">da capi </span></i><span style="font-weight: 400;">dans l’aigu (« He was despised »). Dès son entrée dans le récitatif « Comfort ye my people »  (merveilleuse cadence jusqu’au si aigu), </span><b>Laurence Kilsby</b><span style="font-weight: 400;"> éblouit par son aisance et la qualité de sa déclamation. Formidablement épanouie sur toute la tessiture, la voix du jeune ténor, subtile et pure, est un enchantement. Enfin, la basse </span><b>Alex Rosen</b><span style="font-weight: 400;"> impressionne par des graves spectaculaires et une belle présence  (récitatif accompagné « Thus saith the Lord »), même si les airs où la tessiture est plus aiguë (« The trumpet shall sound ») le trouvent un peu moins à l’aise.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">En rappel, c’est évidemment avec un « Hallelujah », chanté par chœur, solistes et public, que se clôt cette très belle représentation du </span><i><span style="font-weight: 400;">Messiah</span></i><span style="font-weight: 400;">.</span></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Le Festival de Pâques d&#8217;Aix-en-Provence recrute</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/le-festival-de-paques-daix-en-provence-recrute/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 24 Nov 2023 12:36:55 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Une rencontre audacieuse, dans le cadre du Festival de Pâques d’Aix-en-Provence qui se déroulera du 22 au 7 avril 2024, de près de 80 choristes triés sur le volet, qui s’associeront, sous la direction du chef Jan Heiting, à l’orchestre baroque et aux solistes du Conservatoire Pierre Barbizet de Marseille (établissement de l’INSEAMM) Cette année &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p></p>
<cite>Une rencontre audacieuse, dans le cadre du Festival de Pâques d’Aix-en-Provence qui se déroulera du 22 au 7 avril 2024, de près de 80 choristes triés sur le volet, qui s’associeront, sous la direction du chef <strong>Jan Heiting</strong>, à l’orchestre baroque et aux solistes du Conservatoire Pierre Barbizet de Marseille (établissement de l’INSEAMM)<br><br>Cette année où les grandes œuvres sacrées sont à l’honneur, le Festival de Pâques recherche des choristes amateurs pour un Messie bien particulier. L’objectif est de faire résonner cette œuvre sacrée lors d’un grand concert participatif à l’église Saint-Vincent-de-Paul, Les Réformés à Marseille en ouverture des concerts en région 2024.<br><br>Vous maîtrisez la partition du Messie de Haendel, vous l’avez chanté au moins une fois en concert et êtes disponible <strong>le samedi 23 mars toute la journée à Marseille</strong>, alors nous vous attendons !<br><br>CONDITIONS DE PARTICIPATION<br>Planning de répétitions<br>9h &#8211; 12h et 13h-16 h : Répétitions à l’église Saint-Vincent-de-Paul, Les Réformés<br>17h : Happening au Centre Bourse ou Les terrasses du port<br>19h30 : Concert à l’Église des Réformés, Marseille<br>Les candidatures sont ouvertes du 16 octobre au 15 décembre 2023<br><br><strong>Envoyez-nous un mail de motivation et d’information accompagné idéalement d’un bref enregistrement vocal :</strong><br><a href="mailto:mediation@festivalpaques.com">mediation@festivalpaques.com</a></cite></blockquote>
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		<title>HAENDEL, Messiah</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/haendel-messiah-sortie-le-24-novembre/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yvan Beuvard]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 24 Nov 2023 05:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>A Pâques, les Passions, Le Messie à Noël…si telle n’était pas la règle aux siècles passés, elle semble s’imposer durablement, tant dans les salles de concert qu’aux rayons des disquaires. Ainsi, portée par John Nelson, avec une distribution de très haut vol, sort une nouvelle lecture de l’oratorio le plus joué et le plus enregistré &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>A Pâques, les Passions, <em>Le Messie</em> à Noël…si telle n’était pas la règle aux siècles passés, elle semble s’imposer durablement, tant dans les salles de concert qu’aux rayons des disquaires. Ainsi, portée par <strong>John Nelson</strong>, avec une distribution de très haut vol, sort une nouvelle lecture de l’oratorio le plus joué et le plus enregistré de l’histoire. Des effectifs réduits, du moins à l’origine, un chœur (1) qui ne se dédoublera jamais, hautbois et bassons confinés dans les doublures, ni cors (ajoutés en 1750), ni flûtes, ni trombones que Mozart adjoindra, l’écriture en était destinée au plus grand nombre de formations et de solistes, et la réussite aura dépassé tous les espoirs que le compositeur pouvait nourrir. On croyait naïvement avoir tout entendu, ou presque, en matière de <em>Messie</em> : de la piété liturgique à l’opéra, de l’intime au grandiose voire au grandiloquent, mobilisant les forces les plus diverses dans leur effectif comme dans leur nature et leur style. La surprise est totale. Avant l’écoute, la seule véritable question résidait dans l’approche que le plus éminent des berlioziens nous réservait, d’autant qu’il ne retient pas l’orchestration enrichie de Mozart. Entre les trois versions (1741, 1743 et 1750), John Nelson fait l’heureux choix de retenir les arias ou duos les plus appropriés au texte, les plus aboutis. Mais, comme l’ont pratiqué nombre de ses prédécesseurs, l’enregistrement nous gratifie simultanément d&rsquo;un bonus de 8 pistes d’arias alternatives.</p>
<p>Le <em>grave</em> qui ouvre l’oratorio interroge, à rebours de nos habitudes, tant par son tempo, très retenu que par son articulation qui estompe les rebonds des valeurs pointées (que nombre de baroqueux surpointent). C’est rond, avec des cordes pleines, soyeuses alors que la verdeur incisive était la règle. Autre pièce purement instrumentale, la <em>Pifa</em>, qui introduit les bergers de la Nativité, dont la douceur, la sérénité radieuse nous font oublier les versions folklorisantes. L’art du legato, et d’une articulation soignée, élégante, légère comme vigoureuse, sera une des constantes de cette lecture. <em>The English Concert</em>, l’un des plus familiers serviteurs de Haendel, dont Harry Bicket a cédé la direction à John Nelson, connaît son jeu à l’égal des formations les plus aguerries. La dynamique, pour être de nature différente, n’est pas moins grande ni constante que dans les versions les plus audacieuses. Pouvait-on espérer mieux&nbsp;? Semblant faire fi des très abondantes lectures les plus récentes, John Nelson casse les codes, pour revenir au texte biblique, à son sens littéral comme profond, et à son illustration humble et géniale par le Saxon cosmopolite. En accord avec la sobriété de l’orchestration, le continuo, réservé à trois musiciens, se montre d’une sagesse et d’une discrétion exemplaires, propres à valoriser les voix solistes. Jamais le trait n’est forcé, qu’il s’agisse d’une harmonie tourmentée ou d’accents rythmiques. Les lignes vocales sont agrémentées d’ornements avec retenue et naturel.</p>
<p>Quitte à nous répéter, nous trouvons ici la traduction la plus juste, la plus sincère du texte biblique utilisé par Jennens, le librettiste. Avec le respect scrupuleux des climats, tout en découle, naturel et simple : l’expression méditative, fréquente, le charme pastoral, la douleur (la flagellation…), l’exaltation et la joie. Chœurs et récitatifs accompagnés sont plus nombreux que dans la plupart des autres oratorios de Haendel (2). A-t-on jamais écouté formation plus homogène, plus équilibrée, plus ductile et agile que celle de l’enregistrement ? &nbsp;Un chœur éloquent qui rende davantage justice au contrepoint lumineux comme aux passages verticaux ? Il est permis d’en douter. Celui qui ouvre la deuxième partie, « Behold the Lamb of God », est chanté très lié, non sans gravité, rompant avec une pratique baroque qui privilégie la rythmique au texte.&nbsp;Les amateurs d’&nbsp;«&nbsp;Hallelujah&nbsp;» tonitruant en seront pour leurs frais. Ici, la jubilation garde sa fraîcheur, sa spontanéité, sa magnificence, sans tomber dans la caricature.</p>
<p>Au duo pour alto et ténor «&nbsp;O death, where is thy sting&nbsp;», le chef a choisi d’ajouter les variantes des numéros 18 (18a) et 36 (36b), pour alto et soprano. &nbsp;L’air pastoral «&nbsp;He shall feed his flock&nbsp;» gomme toute rusticité. Pratiquement, chaque soliste, en plus des récitatifs et <em>accompagnati</em>, chante trois airs. La vision imposée par la direction, partagée par chacun, nous vaut une approche cohérente, d’une harmonie rare. L’aisance constante du chant, qui se joue avec naturel des traits, des changements de registre, leur est commune. L’expression du texte, toujours intelligible, et la fidélité à la musique suffisent. <strong>Lucy Crowe</strong> avait déjà gravé l’ouvrage avec Emmanuelle Haïm (2014), dans une toute autre optique. La fraîcheur juvénile des aigus, la pureté d’émission sont toujours là, comme la légèreté, la maturité et l’aisance technique en plus. Le « Rejoice&nbsp;» nous réjouit pleinement, et les autres airs ne démentiront pas ses qualités. Le contre-ténor <strong>Alex Potter</strong>, dont les qualités sont connues, nous vaut une flagellation émouvante, sans pour autant solliciter outre mesure le texte musical. Le «&nbsp;He was desprised&nbsp;», qui ouvre la seconde partie, constitue un sommet de la partition, comme du concert. Après «&nbsp;Ev’ry valley&nbsp;», magistral, il faudra attendre le milieu de la seconde partie pour retrouver <strong>Michael Spyres</strong>, décidément rompu aux emplois les plus larges. Ses <em>accompagnati</em>, tour à tour dramatiques, puis relevant de la confidence, avant son aria «&nbsp;But Thou didst not leave His soul in hell&nbsp;» relèvent d’un art consommé. Le «&nbsp;Thou shalt break them with a rod&nbsp;» vaillant, sinon féroce, nous ravit. Enfin <strong>Matthew Brook</strong>, dans son élément, nous vaut un&nbsp;«&nbsp;Why do the nations&nbsp;» rageur, avant son&nbsp;réjouissant «&nbsp;The trumpet shall sound&nbsp;», concertant avec la trompette. Ici encore, l’aisance prévaut, servie par des moyens hors du commun.</p>
<p>La notice, claire, bien documentée, reproduit intégralement le texte chanté, dont on trouve les traductions grâce à un QR code. Fait peu courant et apprécié, l’éditeur a jugé bon de joindre le DVD de l’enregistrement public aux deux CD, réalisant la prouesse technique d’y réaliser l’intégrale et les airs alternatifs. A acquérir sans réserve, quel que puisse être le nombre de galettes déjà accumulées.</p>
<p>Loin d’une célébration, mais tout autant de l’opéra, une vision dépouillée, inaccoutumée, décapante, tendue comme méditative, servie par des interprètes de très haut vol, pleinement engagés pour une émotion renouvelée, dans la simplicité et la ferveur. Une version appelée à marquer la discographie par son naturel, sa perfection formelle, par le choix d’une esthétique qui tranche avec nos habitudes, et par sa sincérité.</p>
<pre>(1) Vingt choristes à la création londonienne de 1743.
(2) Seuls <em>Israel in Egypt</em> et <em>Samson </em>en sont aussi riches</pre>
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		<title>Messie annulé au Châtelet</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/messie-annule-au-chatelet/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 04 Jan 2022 18:30:02 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le Messie de Handel mis en scène au Théâtre du Châtelet par Deborah Warner, initalement prévu du 19 au 29 janvier prochains, est annulé en raison des risques inhérents à la situation sanitaire (voir communiqué ci-dessous).  Les contraintes sanitaires nous conduisent à annuler les représentations du Messie (du 19 au 29 janvier). Plus de 200 &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><em>Le Messie </em>de Handel mis en scène au Théâtre du Châtelet par <strong>Deborah Warner</strong>, initalement prévu du 19 au 29 janvier prochains, est annulé en raison des risques inhérents à la situation sanitaire (voir communiqué ci-dessous). </p>
<blockquote>
<p>Les contraintes sanitaires nous conduisent à annuler les représentations du Messie (du 19 au 29 janvier). Plus de 200 personnes, artistes et personnels, sont impliquées directement chaque jour pour ce spectacle. Les risques qui pèsent actuellement sont trop élevés pour que nous puissions accueillir une mise en scène de cette ampleur.<br />
	Tous les détenteurs de billets pour les représentations annulées seront contactés pour les modalités de remboursement.<br />
	Pour toute information complémentaire, vous pouvez contacter par mail le service billetterie à <a href="mailto:relations-publiques@chatelet.com">relations-publiques@chatelet.com</a> ou par téléphone au 01 40 28 28 40.<br />
	Nous sommes désolés des désagréments que ces annulations peuvent provoquer et espérons vous retrouver très prochainement au Théâtre du Châtelet. Tous nos autres rendez-vous du mois de janvier sont maintenus !<br />
	Nous vous souhaitons une très belle année 2022.<br />
	Prenez soin de vous.</p>
</blockquote>
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		<title>Un Messie participatif et solidaire le 14 novembre au Châtelet</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/un-messie-participatif-et-solidaire-le-14-novembre-au-chatelet/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 04 Nov 2021 06:27:47 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Pour la première fois, le Théâtre du Châtelet accueille le dimanche 14 novembre à 16h Venite Cantemus, un concert participatif et solidaire au profit des personnes atteintes de maladies psychiques. Au programme, le Messie de Haendel interprétés par des choristes amateurs et professionnels (voir communiqué de presse ci-dessous).  Renseignements et billetterie : venitecantemus.com Venite Cantemus est un concert &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Pour la première fois, le Théâtre du Châtelet accueille le dimanche 14 novembre à 16h Venite Cantemus, un concert participatif et solidaire au profit des personnes atteintes de maladies psychiques. Au programme, le <em>Messie</em> de Haendel interprétés par des choristes amateurs et professionnels (voir communiqué de presse ci-dessous). </p>
<p>Renseignements et billetterie : <a href="http://www.venitecantemus.com/" style="font-size: 14px;">venitecantemus.com</a></p>
<hr />
<p>Venite Cantemus est un concert qui réunit tous les deux ans choristes amateurs et musiciens professionnels autour du <em>Messie</em> de Haendel. Pour la 5e fois, Venite Cantemus fait naître de ce concert, sous la direction de Gildas Harnois, une chaîne de solidarité au profit des patients atteints de maladies psychiques, et des chercheurs de la Fédération pour la Recherche sur le Cerveau, qui y consacrent leurs travaux.</p>
<p>En 2021, Venite Cantemus soutient un projet sur la schizophrénie porté par la FRC.</p>
<p>Au Châtelet, 2000 personnes seront réunies pour un concert unique : 60 musiciens bénévoles et 800 choristes amateurs de tous âges et nationalités différentes.Une chorale au sein du Théâtre du Châtelet s’est même constituée afin de participer et soutenir ce beau projet solidaire !</p>
<p>Venite Cantemus en chiffres :</p>
<ul>
<li>1 concert choral unique</li>
<li>5e édition</li>
<li>1 répétition à la Madeleine</li>
<li>2 000 personnes</li>
<li>70 musiciens professionels bénévoles</li>
<li>800 choristes amateurs</li>
<li>90 bénévoles</li>
<li>1 cause : la recherche sur les troubles psychiques</li>
</ul>
<p>Avec Tatiana Probst, soprano ; Sophie Pondjiclis, alto ; Kaëlig Boché, ténor; Nabil Suliman, basse<br />
	Gildas Harnois, direction</p>
<p>Dimanche 14 novembre 2021, 16h. </p>
<p>Prix des places : de 20€ à 65€</p>
<p> </p>
<p> </p>
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		<item>
		<title>HAENDEL, Messiah — Evian</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/le-messie-evian-ecreme-mais-fouette/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 28 Jun 2021 12:21:10 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/spectacle/ecrm-mais-fouett/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Créé avec succès à Dublin en 1742, Le Messie suscita quelques mois plus tard à Londres une levée de boucliers. Le public anglais, moins enclin à la permissivité, estima inconvenant la présence de chants religieux dans un théâtre. Autre temps, autre mœurs : nul aujourd’hui ne s’indigne d’applaudir l’ouvrage dans l’auditorium de la Grange au &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Créé avec succès à Dublin en 1742, <em>Le Messie</em> suscita quelques mois plus tard à Londres une levée de boucliers. Le public anglais, moins enclin à la permissivité, estima inconvenant la présence de chants religieux dans un théâtre. Autre temps, autre mœurs : nul aujourd’hui ne s’indigne d’applaudir l’ouvrage dans l’auditorium de la Grange au Lac, en ouverture des Rencontres Musicales d’Evian. Il faut dire que depuis le 18e siècle, tant de « Hallelujah » jubilatoires ont résonné sous des voutes et coupoles profanes que l’on en oublie le caractère sacré de ce qui demeure l’oratorio le plus célèbre de Haendel.</p>
<p>En l’absence d’enjeu spirituel, une fois admise l’insuffisance dramatique du livret, il s’agit de trouver une cohérence musicale à cet assemblage de numéros disparates, architecturés en un savant dosage de couleurs vocales et instrumentales. Attisée par les innombrables possibilités qu’offre la partition, grande est souvent la tentation de l’emphase. C’est l’approche inverse qu’adopte ici <strong>Christophe Rousset</strong>, conforté en son choix par une indispensable prudence sanitaire. Une vingtaine d’instrumentistes, un chœur réduit à l’essentiel aident à construire un édifice qui tient moins de la cathédrale que du temple janséniste. Ce nombre limité d’intervenants rend encore plus admirable la manière dont le chef parvient à étager les contrastes. En une cohésion inaltérable, le chœur de chambre de Namur parcourt tous les échelons de l’échelle sonore d’un pas alerte. La précision des attaques compense dans les fugues la relative aridité des entrées de chaque pupitre. Avec un effectif aussi limité, l’union fait la force : appuyé par la trompette éclatante de <strong>Russel Gilmour</strong>, le chœur n’est jamais aussi convaincant que lorsqu’il chante à l’unisson. Si ce parti-pris d’un <em>Messie</em> écrémé d’une vaine pompe convainc, c’est aussi parce qu’il est assumé d’une baguette dansante par Christophe Rousset. Le chef a le sens du rythme et l’on sent derrière chaque numéro virevolter les influences, là françaises, ici allemandes ou italiennes lorsque Haendel choisit de traduire l’entrée des bergers par une aubade pastorale intitulée <em>pifa</em>, en référence aux musiciens ambulants romains (<em>pifferari</em>) qui, aux approches de Noël, donnaient de pieux concerts devant les images de la madone.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/messie2_0.jpg?itok=ZnyqzzDe" title="© Rencontres Musicales d'Evian" width="468" /><br />
	© Rencontres Musicales d&rsquo;Evian</p>
<p>Les solistes prétendument choisis pour leur timbre l’ont été aussi pour leur format vocal. Pas de voix démesurées dans une distribution qui a le premier mérite de l’homogénéité, mais des chanteurs à l’agilité suffisante pour surmonter les exigences belcantistes de la partition. Des quatre interprètes, <strong>Nahuel Di Pierro</strong>, qui exerce régulièrement son agilité au contact du répertoire rossinien, est le plus imposant. Chacune de ses interventions laisse sur la toile sonore une empreinte profonde. C’est en deuxième partie à travers la ferveur charnelle d’un « he was despised » inspiré au point de susciter quelques applaudissements en fin de numéro que <strong>Christopher Lowrey</strong> emporte l’adhésion. Le soprano léger et l’œil mutin,<strong> Amanda Forsythe</strong> volète au-dessus de la partition tel un papillon aux ailes irisées. <strong>Jason Bridges</strong> est un de ces ténors baroques dont le chant, à défaut de couleurs prononcées, aime se confronter aux accidents d’une écriture escarpée. Tous participent à l’équilibre d’une approche saluée par le public avec un enthousiasme tel que le tube de la partition, « Hallelujah », est offert en bis, les quatre solistes joignant leur voix aux artistes du chœur.</p>
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]]></content:encoded>
					
		
		
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		<item>
		<title>Survivre au confinement : les conseils de la rédaction (3)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/survivre-au-confinement-les-conseils-de-la-redaction-3/</link>
					<comments>https://www.forumopera.com/survivre-au-confinement-les-conseils-de-la-redaction-3/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Brigitte Maroillat]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 28 Mar 2020 22:12:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/survivre-au-confinement-les-conseils-de-la-redaction-3/</guid>

					<description><![CDATA[<p>En ces temps incertains où le meilleur rempart au virus ambiant est encore de rester chez soi, Forum Opéra vous propose quelques conseils de livres, enregistrements et DVD susceptibles d’occuper vos longues journées et soirées en musique. Après l&#8217;édition du 14 mars et celle du 21 mars, voici une troisième salve de suggestions. Nos conseils &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify"><strong>En ces temps incertains où le meilleur rempart au virus ambiant est encore de rester chez soi, Forum Opéra vous propose quelques conseils de livres, enregistrements et DVD susceptibles d’occuper vos longues journées et soirées en musique. Après l&rsquo;édition <a href="https://www.forumopera.com/actu/survivre-au-confinement-les-conseils-de-la-redaction-1">du 14 mars</a> et celle <a href="https://www.forumopera.com/actu/survivre-au-confinement-les-conseils-de-la-redaction-2">du 21 mars</a>, voici une troisième salve de suggestions.</strong></p>
<hr />
<ul>
<li><strong>Nos conseils livres :</strong></li>
</ul>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/9782330086312_0.jpg?itok=O5C6oJA5" style="width: 100px;height: 189px;margin-left: 5px;margin-right: 5px;float: left" /></p>
<p><strong>Alain Duault</strong> <a href="https://www.forumopera.com/livre/johann-strauss-le-pere-le-fils-et-lesprit-de-la-valse-les-valseurs">retrace la vie des Strauss</a> sur le rythme virevoltant de leur art.  On suit au fil des mots le duel singulier que se livrent par valses interposée le père et le fils, qui atteindra son paroxysme sur fond politique. Mais au-delà du récit biographique, c’est l’influence de la valse sur les codes sociaux de l’époque qui est aussi mise en lumière. Avec la libération des corps et l’affirmation de l’individu, la valse se met au diapason des aspirations de liberté qui soufflent sur l’Europe en cette fin de siècle.</p>
<p>Aedam Musicae, 2018, 104 p.</p>
<p> </p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/91kf1ywgyrl.jpg?itok=YcMrgLh9" style="width: 100px;height: 127px;margin-left: 5px;margin-right: 5px;float: left" /></p>
<p dir="ltr"><strong>Michelle Friche</strong>, journaliste au <em>Soir </em>de Bruxelles, livre un portrait saisissant de <strong>José van Dam</strong>, dans l’écrin d’une écriture sublime. A travers divers entretiens, rôle après rôle, l’auteure retrace le parcours d’une des plus belles voix de l’art lyrique mais aussi d&rsquo;un artiste discret, qui a toujours préféré l’ombre de l’humilité à la lumière de la notoriété. Elle capte par les mots l’essence d’un homme qui ne vit pas pour ses heures de gloire passées mais le regard tourné vers l’avenir, celui des jeunes à qui il transmet l’art du beau chant.</p>
<p>Buchet Chastel, mars 1988, 192p.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/91lbx78odl.jpg?itok=PWcRZaXC" style="width: 100px;height: 159px;margin-left: 5px;margin-right: 5px;float: left" /></p>
<p style="text-align:justify">Une passionnante enquête sur le <i>Sistema</i> qui doit en partie sa notoriété à <strong>Gustavo Dudamel</strong> et son orchestre Bolívar qui a brillé par sa versatilité et virtuosité. Sauver de la délinquance les jeunes des bidonvilles par la musique, est une noble cause. Mais le Sistema tout comme son fondateur, aussi adulé que décrié, est au cœur des questionnements. Œuvre altruiste, n’est-il pas aussi instrument de propagande politique ? Un livre qui se lit comme un roman à la fois bouleversant et intriguant.</p>
<p>Stock, mai 2018, 320 p.<br />
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<li><strong>Nos conseils CD :</strong></li>
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<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/71ns82lyzvl._ss500__0.jpg?itok=xM9-hnxA" style="width: 100px;height: 100px;margin-left: 5px;margin-right: 5px;float: left" /></p>
<p>Adèle Charvet est l’une des révélations vocales de l’année. <a href="https://www.forumopera.com/cd/long-time-ago-et-puis-quoi-encore">Son album <em>Long time ago</em></a> qui se balade en bord d’Hudson, est à l’image de l’artiste : une bouffée d’oxygène. Timbre chatoyant et velouté, diction impeccable, pétrie d’énergie, la jeune mezzo se fond avec une aisance sidérante dans tous les répertoires et nous fait voyager hors des sentiers balisés. L’éblouissant éclat de la jeunesse !</p>
<p>1 CD Alpha<br />
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<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/arianna_richard_boll_0.jpg?itok=5YbHaAoV" style="width: 100px;height: 100px;margin-left: 5px;margin-right: 5px;float: left" />L’éclectique <strong>Kate Lindsey</strong> fait revivre avec une belle poésie musicale, les tourments d’une héroïne déchirée, Ariane à Naxos, <a href="https://www.forumopera.com/cd/arianna-a-coeur-vaillant">vue par trois maîtres du baroque</a>. Dans autant de clairs-obscurs musicaux où se succèdent airs et récitatifs  tantôt lents, tantôt  rapides, l&rsquo;artiste donne corps aux tourments du personnage avec un engagement total.  Un disque à cœur vaillant dont on ne se lasse pas.</p>
<p>1 CD Alpha<br />
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<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/61bnqux6gdl._sl1200_.jpg?itok=5YeC0red" style="width: 100px;height: 100px;margin-left: 5px;margin-right: 5px;float: left" />Deux solistes, <strong>Andreas Scholl </strong>et <strong>Barbara Bonney</strong>, magnifient le récit de ce poème de la douleur. Leur complémentarité dans une lecture subtile s’illustre d’emblée dès le duo introductif où les deux voix se mêlent dans l’alchimie des timbres. Ils y distillent une tristesse lumineuse, comme une flamme qui vacille mais ne s’éteint pas. Un disque aux délicates et poignantes arabesques vocales qui laisse une empreinte d’éternité.</p>
<p>1 CD Decca<br />
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<li><strong>Nos conseils DVD :</strong></li>
</ul>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/61krcptpg5l._sy445__0.jpg?itok=HZc6uwtQ" style="width: 100px;height: 142px;margin-left: 5px;margin-right: 5px;float: left" /></p>
<p><a href="https://www.forumopera.com/dvd/madama-butterfly-a-quoi-sert-un-dvd">Une magnifique <em>Butterfly</em></a><em> </em>dominée par la présence incandescente d’<strong>Ermonela Jaho</strong> qui épouse de tout son être le destin de la geisha au crépuscule de sa vie. La voix se distingue non par sa puissance, mais par son sens inné des nuances qui porte au sublime les douleurs lancinantes du personnage.  La superbe Suzuki d&rsquo;<strong>Elisabeth DeShong</strong> et le Pinkerton de <strong>Marcelo Puente</strong> brillent aussi de leur présence sous la direction d’un <strong>Pappano </strong>survolté qui donne une amplitude presque épique à la partition puccinienne.</p>
<p>1 DVD Opus Arte<br />
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<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/612mtxwitl._ac_sy879__0.jpg?itok=HelNf8pe" style="width: 100px;height: 136px;margin-left: 5px;margin-right: 5px;float: left" />Cette <a href="https://www.forumopera.com/dvd/haendel-le-messie-herve-niquet-rejoice">toute récente captation</a> dans la sublime chapelle de Versailles, donne toutes ses lettres de noblesses au <em>Messie </em>de Haendel. Sous la direction étincelante d’<strong>Hervé Niquet</strong> qui nous rappelle ici quel chef d’exception il est, les quatre solistes, tous fins musiciens, sont les émissaires du chant pur, dans les nuances les plus subtiles et une diction parfaite de la langue anglaise. Chacune de leurs interventions se transforme en moment de grâce. Un pur joyau.</p>
<p>1 DVD Château de Versailles Spectacles</p>
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<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/61s9y4qykql._ac_sl1200_.jpg?itok=qvv9IZGt" style="width: 100px;height: 141px;margin-left: 5px;margin-right: 5px;float: left" />Cette <em>Bohème </em>atemporelle, captée à Zurich, poétise le drame et suscite le frisson. <strong>Cristina Gallardo Domâs</strong> est Mimì, par tous les pores de sa peau, dans ses joies simples et sa souffrance. Le regretté <strong>Marcello Giordani</strong> livre un Rodolfo bouleversant, avec cette voix solaire et ses aigus étincelants qui ont fait sa notoriété. A leur côté, <strong>Michael Volle</strong> et <strong>Elena Mosuc</strong> offrent, un duo Marcello/Musetta à la fois truculent et émouvant. <strong>László Polgár</strong> en Colline et <strong>Cheyne Davidson</strong> en Schaunard complètent magistralement cette belle distribution. Une perle.</p>
<p>1 DVD EMI Classics</p>
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