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	<title>Philémon et Baucis - Oeuvre - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Philémon et Baucis - Oeuvre - Forum Opéra</title>
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		<title>Miroirs de Gounod</title>
		<link>https://www.forumopera.com/dossier/miroirs-de-gounod/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 15 Nov 2018 06:32:18 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>2018 est l&#8217;année du bicentenaire de la naissance de Charles Gounod. Depuis novembre 2017, nous publions tous les mois une fiche consacrée à l&#8217;une de ses douze œuvres scéniques achevées, comme douze miroirs dans lesquels Gounod rira de se voir si beau. Sapho (1851) La Nonne sanglante (1854) Le Médecin malgré lui (1858) Faust (1859) Philémon et Baucis &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>2018 est l&rsquo;année du bicentenaire de la naissance de Charles Gounod. Depuis novembre 2017, nous publions tous les mois une fiche consacrée à l&rsquo;une de ses douze œuvres scéniques achevées, comme douze miroirs dans lesquels Gounod rira de se voir si beau<em>.</em></p>
<ul>
<li><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="/actu/miroirs-de-gounod-sapho"><em>Sapho</em></a> (1851)</li>
<li><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="/actu/miroirs-de-gounod-la-nonne-sanglante"><em>La Nonne sanglante</em></a> (1854)</li>
<li><em><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="/actu/le-medecin-malgre-lui">Le Médecin malgré lui</a> </em>(1858)</li>
<li><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/actu/faust"><em>Faust</em></a> (1859)</li>
<li><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/actu/philemon-et-baucis"><em>Philémon et Baucis</em></a> (1860)</li>
<li><em><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/actu/miroirs-de-gounod-la-colombe">La Colombe</a> </em>(1860)</li>
<li><em><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="/actu/miroirs-de-gounod-la-reine-de-saba">La Reine de Saba</a></em> (1861)</li>
<li><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/actu/miroirs-de-gounod-mireille"><em>Mireille</em></a> (1864)</li>
<li><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/actu/miroirs-de-gounod-romeo-et-juliette"><em>Roméo et Juliette</em></a> (1867)</li>
<li><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="/actu/cinq-mars"><em>Cinq-Mars</em></a> (1877)</li>
<li><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="/actu/miroirs-de-gounod-polyeucte"><em>Polyeucte</em></a> (1878)</li>
<li><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/actu/le-tribut-de-zamora"><em>Le Tribut de Zamora</em></a> (1881)</li>
</ul>
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		<item>
		<title>GOUNOD, Philémon et Baucis — Tours</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/philemon-et-baucis-tours-gounod-offenbache/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 16 Feb 2018 06:58:01 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Avec Rennes (Le Médecin malgré lui en septembre dernier) et Saint-Etienne (Faust en juin prochain), Tours est l’un des très rares théâtres français à avoir décidé d’honorer le bicentenaire Gounod. Distinction supplémentaire, c’est un titre devenu rarissime qui représente cette fois le père de Mireille : Philémon et Baucis, opéra-comique mythologique, qui présente à ce titre &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Avec Rennes (<em>Le Médecin malgré lui</em> en septembre dernier) et Saint-Etienne (<em>Faust</em> en juin prochain), Tours est l’un des très rares théâtres français à avoir décidé d’honorer le bicentenaire Gounod. Distinction supplémentaire, c’est un titre devenu rarissime qui représente cette fois le père de <em>Mireille</em> : <em>Philémon et Baucis</em>, opéra-comique mythologique, qui présente à ce titre une double difficulté. D’une part, le sujet ne dit plus grand-chose au public, et il n’est pas certain que cette histoire de couple-modèle qui continue à s’aimer à plus de 80 ans se laisserait transposer comme c’est désormais l’habitude, même dans un hospice gériatrique à la Warlikowski. D’autre part, qui dit opéra-comique dit dialogues parlés, ce qui limite évidemment la diffusion de l’œuvre à l’étranger, mais aussi un état d’esprit bien spécifique à un lieu et à une époque : un genre lyrique un peu gentil, un peu sérieux, bref difficilement acceptable pour notre époque friande de méchanceté et de loufoquerie. Rien de tel dans <em>Philémon et Baucis</em>, mais une aimable comédie où le marivaudage ne va vraiment pas bien loin, et où l’on se bat verbalement à fleurets très mouchetés. Que faire d’une telle œuvre, comment la présenter aujourd’hui ? <strong>Julien Ostini</strong> a trouvé une solution : il suffisait de l’« offenbacher ». Après tout, une comédie mythologique, n’est-ce pas la recette employé par Meilhac et Halévy pour <em>La Belle Hélène</em>, par Crémieux et Halévy pour <em>Orphée aux enfers</em>, deux des chefs d&rsquo;oeuvre d&rsquo;Offenbach ? Alors autant utiliser les méthodes employées de nos jours pour ce genre d’œuvre, en truffant le texte de clins d’œil à notre actualité. Elle sera politique, ici, et Jupiter sera « En Marche », il utilisera certaines expressions comme « En même temps » ou « Poudre de perlimpinpin ». Et au deuxième acte, la Bacchante adressera carrément à ses « camarades » un discours de campagne les incitant à prendre les armes contre l’exploiteur, avant que le dieu de dieu vienne les foudroyer, non sans s’être exclamé « Qu’est-ce que c’est que ce bordel ? ». C’est un peu gras, ça tache (durant la bacchanale, on s’asperge de flots de peinture), le public aime beaucoup, et apprécie surtout ce deuxième acte dont l’œuvre se serait bien passée (sans cette partie ajoutée pour le chœur, on revient à l’intention initiale de Gounod, une comédie à seulement quatre personnages, comme <em>La Colombe</em>).</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/pbg65fbcmariepetry.jpg?itok=bKVwy_5c" title=" © Marie Pétry" width="468" /><br />
	 © Marie Pétry</p>
<p>Musicalement, cette « petite » œuvre n’en exige pas moins des chanteurs de premier plan, pour au moins deux des quatre rôles principaux. On passera sur la Bacchante de <strong>Marion Grange</strong>, passionaria efficace et très remuante mais au timbre peu agréable. Paradoxalement, Philémon est le rôle le moins exposé : aucun air en solo pour lui, rien que des duos et des ensembles. <strong>Sébastien Droy</strong> s’en tire bien, mais l’on entend que l’aigu est parfois difficile, et le ténor est presque entièrement couvert dans le trio avec Jupiter et Vulcain. Dans le rôle du dieu-forgeron cocu et boiteux, <strong>Eric Martin-Bonnet </strong>est obligé par la mise en scène de forcer le trait, en multipliant gros mots et expressions argotiques, qui tombent comme un cheveu sur la soupe au milieu du langage châtié du livret. Bien qu’habitué aux rôles de basse, le chanteur ne se différencie sans doute pas assez de son collègue baryton. Il faut dire qu’<strong>Alexandre Duhamel</strong> est un Jupiter particulièrement majestueux, doté d’une autorité irrésistible et de graves sonores. Le personnage domine le plateau et chacune de ses interventions est un régal. Parmi les nombreux rôles que Gounod écrivit pour Madame Carvalho, Baucis est l’un de ceux où il ne chercha pas à aller au-delà des moyens de ce rossignol tyrannique : <strong>Norma Nahoun</strong> y est charmante et elle affronte très crânement la virtuosité brillante de l’air « O riante nature », même si elle n’a pas tout à fait cette souveraine assurance dans le suraigu qui lui permettrait de rendre pleinement justice au rôle.</p>
<p>En fosse, <strong>Benjamin Pionnier</strong> défend l’œuvre dans ses beautés comme dans ses faiblesses (le fameux deuxième acte n’est pas forcément ce que Gounod a composé de meilleur). Au moins l’Orchestre symphonique Région Centre-Val de Loire-Tours prend-il au sérieux une partition qui le mérite amplement.</p>
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		<title>Miroirs de Gounod :  Philémon et Baucis</title>
		<link>https://www.forumopera.com/miroirs-de-gounod-philemon-et-baucis/</link>
					<comments>https://www.forumopera.com/miroirs-de-gounod-philemon-et-baucis/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 12 Feb 2018 06:35:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Sans avoir sombré dans le même oubli immédiat que La Nonne sanglante ou Le Tribut de Zamora, Philémon et Baucis est aujourd&#8217;hui l&#8217;un des opéras de Gounod les moins joués, peut-être à cause de son sujet mythologique ou de ses dialogues parlés. Merci à l&#8217;Opéra de Tours de lui redonner vie à partir du 16 février. Composition : &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Sans avoir sombré dans le même oubli immédiat que <em>La Nonne sanglante </em>ou <em>Le Tribut de Zamora</em>, <em>Philémon et Baucis </em>est aujourd&rsquo;hui l&rsquo;un des opéras de Gounod les moins joués, peut-être à cause de son sujet mythologique ou de ses dialogues parlés. Merci à l&rsquo;Opéra de Tours de lui redonner vie à partir du 16 février</strong>.</p>
<hr />
<p><strong>Composition </strong>: 1859 (la partition était destinée au casino de Bade, mais le rôle de Baucis ayant été écrit pour Caroline Miolhan-Carvalho – encore elle ! voir <em>Faust</em>), son mari Léon Carvalho demanda d’en avoir la primeur)</p>
<p><strong>Création</strong> : 18 février 1860 au Théâtre-Lyrique. C’est le cinquième opéra de Gounod, moins d’un an après <em>Faust </em>et six mois avant <em>La Colombe</em>.</p>
<p><strong>Cette année-là</strong> : Offenbach propose le 27 mars un <em>Daphnis et Chloé</em>, où le dieu Pan tient le rôle principal. Se pourrait-il qu’il l’ait composé comme une réponse à Gounod ?</p>
<p><strong>Librettistes</strong> : Jules Barbier et Michel Carré, d’après le poème de La Fontaine (enfin, une dizaine de vers du poème en question), lui-même inspiré des <em>Métamorphoses</em> d’Ovide.</p>
<p><strong>Genre</strong> : opéra-comique avec dialogues parlés, initialement en trois actes, puis réduit à deux.</p>
<p><strong>Intrigue</strong> : Descendu sur terre pour vérifier si les humains sont aussi méchants qu’ont le dit, Jupiter est recueilli pendant un orage par un couple de vieillards, Philémon et son épouse Baucis. Pour les remercier, le dieu exauce le vœu de Baucis : être à nouveau jeune avec son mari pour revivre leur vie commune. Jupiter tombe amoureux de Baucis rajeunie, ce qui n’est pas du goût de Philémon : première dispute du couple. Philémon maudit ce cadeau et souhaite redevenir vieux (et pauvre). Baucis craint la colère de Jupiter, qui promet son pardon si elle veut bien écouter ses avances. Elle accepte, à condition de redevenir vieille. Philémon, qui a tout entendu, est ravi. Jupiter repart bredouille mais accorde sa bénédiction aux époux fidèles.</p>
<p><strong>Les créateurs</strong> : Le premier Jupiter, la basse Charles-Amable Battaille, avait créé Don Belfior dans <em>Le Toréador </em>d’Adolphe Adam en 1849, Pierre le Grand dans <em>L’Etoile du nord </em>de Meyerbeer en 1854, et serait le premier Lothario dans <em>Mignon </em>en 1866. Des maux de gorge apparus dès 1857 l’obligèrent à interrompre sa carrière et à se consacrer exclusivement à l’enseignement.</p>
<p><iframe allow="encrypted-media" allowfullscreen="" frameborder="0" gesture="media" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/4RSFLcWZF9A" width="560"></iframe></p>
<p><strong>Le tube</strong> : La Romance de Baucis, « Ah ! si je redevenais belle », mériterait sans doute d’être plus connue, car l’héroïne y exprime avec tendresse le rêve d’une jeunesse retrouvée. Son air du deuxième acte, « O riante nature », est représentatif des exigences de Caroline Carvalho en matière de « brillant », selon son expression favorite.</p>
<p><strong>La scie</strong> : « Au bruit des lourds marteaux d’airain » est évidemment le seul morceau à avoir vraiment survécu, mais cet air où l’orchestre se moque du lourdaud Vulcain n’est pas forcément le plus représentatif d’une partition à la délicatesse mozartienne.</p>
<p><strong>Anecdote </strong>: Représenter la métamorphose des deux époux en arbres, comme le veut le mythe, ne semblant guère envisageable, les librettistes décidèrent que le cadeau des dieux à Philémon et Baucis serait une cure de rajeunissement exprès, rajeunissement entériné par Zeus à la fin de l’opéra.</p>
<p><strong>CD recommandé</strong> : Sous la baguette de Nino Sanzogno en 1951, Renata Scotto et Rolando Panerai chantent <em>Filemone e Bauci </em>; l’enregistrement réalisé en 1951 par Claudine Collart et Heinz Rehfuss avec l’Orchestre de la Suisse romande l’emporte car nettement plus idiomatique. La version la plus complète est sans doute celle de 1975, avec Anne-Marie Rodde et Jean-Claude Orliac, mais il existe aussi une version de 1964 qui fait rêver, qui réunit Mady Mesplé, Jacqueline Brumaire, Michel Sénéchal, Gérard Serkoyan et Jacques Mars : mais que fait-donc l&rsquo;INA ?</p>
<p><strong>DVD recommandé</strong> : Quel label aura le courage de filmer la production tourangelle ? Indépendamment des qualités de la mise en scène que proposera l’Opéra de Tours, cela permettrait de disposer d’une version moderne de cet opéra injustement négligé. En attendant, les seules vidéos disponibles sur YouTube sont celles des représentations données à Pourrières (Var) en 2011.</p>
<p><iframe allowfullscreen="" frameborder="0" height="270" src="//www.dailymotion.com/embed/video/xkutq1" width="480"></iframe></p>
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		<title>Tours 2017-18, Gounod en fête</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/tours-2017-18-gounod-en-fete/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 03 Jun 2017 06:08:22 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Sans tambour, ni trompette, l’Opéra de Tours vient d’annoncer sa saison prochaine, dans la droite ligne des précédentes, à savoir un mix habile de tous les répertoires – sauf baroque et contemporain – représentés par des œuvres connues – Rigoletto, L’Elisir d’amore, My Fair lady – et moins connues – A Midsummer Night’s Dream de &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Sans tambour, ni trompette, l’Opéra de Tours vient d’annoncer sa saison prochaine, dans la droite ligne des précédentes, à savoir un mix habile de tous les répertoires – sauf baroque et contemporain – représentés par des œuvres connues – <em>Rigoletto</em>, <em>L’Elisir d’amore</em>, <em>My Fair lady</em> – et moins connues – <em>A Midsummer Night’s Dream</em> de Britten, <em>Iolanta</em> de Tchaïkovski couplé avec <em>Mozart et Salieri</em> de Rimski-Korsakov<em>, Philémon et Baucis</em> de Gounod. Ce dernier titre surtout retient l’attention, non seulement en raison de sa rareté et du bicentenaire en 2018 de la naissance du compositeur mais aussi à cause de sa distribution. Dirigé par <strong>Benjamin Pionnier</strong> dans une mise en scène de <strong>Julien Ostini</strong>, l’ouvrage, proposé ici dans sa version originale de 1860 en trois actes (réduite à deux par Gounod lui-même pour la création à l’Opéra-Comique en 1876) sera interprétée par <strong>Norma Nahoun</strong>, <strong>Sébastien Droy</strong> et <strong>Alexandre Duhamel</strong> que l’on est impatient d’entendre dans la berceuse de Jupiter, seule page devenue célèbre grâce à l’enregistrement de Gérard Souzay pour Decca dans les années 1950. Plus d’informations sur <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.operadetours.fr/">operadetours.fr</a>.</p>
<p> </p>
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		<title>Dix airs d&#8217;opéra pour bien dormir la nuit</title>
		<link>https://www.forumopera.com/dix-airs-dopera-pour-bien-dormir-la-nuit/</link>
					<comments>https://www.forumopera.com/dix-airs-dopera-pour-bien-dormir-la-nuit/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 25 Feb 2016 18:34:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L&#8217;opéra, c&#8217;est parfois si beau que l&#8217;on se prend à fermer les yeux pour mieux apprécier la magie de l&#8217;instant, si beau que, dans l’obscurité de la salle, on se laisse aller doucement dans les bras de Morphée, si beau ou si long c&#8217;est selon… La preuve par dix. 1. « Oblivion soave » (Monteverdi, L’incoronazione di &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>L&rsquo;opéra, c&rsquo;est parfois si beau que l&rsquo;on se prend à fermer les yeux pour mieux apprécier la magie de l&rsquo;instant, si beau que, dans l’obscurité de la salle, on se laisse aller doucement dans les bras de Morphée, si beau ou si long c&rsquo;est selon… La preuve par dix. </strong></p>
<hr />
<p><strong>1. </strong><strong>« Oblivion soave » (Monteverdi, <em>L’incoronazione di Poppea –</em> 1637)</strong></p>
<p>C’était fatal : à peine créé en tant que genre, l’opéra se devait d’inclure une berceuse pour mieux illustrer les pouvoirs de la musique. Et même si cette invitation au sommeil est confiée par Monteverdi au personnage ridicule de la nourrice de Poppée, la vieille Arnalta, incarnée par un ténor travesti, comment résister à la voix qui nous convie ainsi à sombrer dans un bénéfique oubli ? [Laurent Bury]</p>
<p><iframe allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/D_PpCUtGJnE" width="560"></iframe></p>
<p><strong>2. « Mentre dormi »</strong> <strong>(Antonio Vivaldi, <em>L&rsquo;Olimpiade</em> &#8211; 1734)</strong></p>
<p>Peu de pages viennent faire barrage au flot mélodique de <em>L’Olimpiade</em> d’Antonio Vivaldi, Notées <em>Andante</em> et <em>Allegro</em> plus ou moins <em>molto</em>, les arias s’enchainent vives, agitées et enlevées tout au long d’une partition particulièrement torrentielle. Exception qui confirme la règle, le doux balancement de « Mentre dormi », air du sommeil s’il en est, invite à poser la tête sur un coussin orchestral soyeux et s&rsquo;abandonner à ces rêves de bonheur qui sont dans le livret de Metastase, ceux du jeune prince crétois Licida. [Christophe Rizoud]</p>
<p><iframe allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/QvPx95PlyZg" width="420"></iframe></p>
<p><strong>3. « Lieux funestes »</strong> <strong>(Jean-Philippe Rameau, <em>Dardanus</em> &#8211; 1744)</strong></p>
<p>Lorsqu’il entreprend de réviser <em>Dardanus</em>, Jean-Philippe Rameau décide d’accentuer la dimension tragique de l’ouvrage, créé originellement en 1739. Le quatrième acte est notamment augmenté d’un monologue du héros éponyme, emprisonné et désespéré. Ces « lieux funestes où tout respire la honte et la douleur » sont prétextes à écriture d’un air, considéré à raison comme un des plus beaux jamais composées pour la voix de haute-contre. Chromatismes descendants et accords diminués déposent langoureusement un voile sombre sur cette vanité musicale qui, à l&rsquo;occasion, peut tenir lieu de sublime berceuse. [Christophe Rizoud]</p>
<p><iframe allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/8JMWZK55_iw" width="560"></iframe></p>
<p><strong>4. « Que les songes heureux »</strong> <strong>(Charles Gounod, <em>Philémon et Baucis</em> &#8211; 1860)</strong></p>
<p>« Dormez » répète Jupiter à Philémon et Baucis après leur avoir promis qu’à leur réveil ils auront retrouvé la jeunesse. Et il faut toute la mâle beauté d’une voix de baryton sollicitée dans son registre le plus grave pour ne pas céder immédiatement à une telle injonction. [Christophe Rizoud]</p>
<p><iframe allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/7c8teUshQFM" width="420"></iframe></p>
<p><strong>5. « Oh, wunden-wundervoller heiliger Speer! »</strong> <strong>(Richard Wagner, <em>Parsifal</em> &#8211; 1882)</strong></p>
<p>Dans <em>Parsifal</em>, celui qui monopolise les plus longues répliques, discourt, narre et rabache tandis que l’orchestre égrène inlassablement son chapelet de leitmotiv, c’est Gurnemanz le chevalier du Graal. A lui, les interminable monologues qui portent la durée de l&rsquo;ouvrage à quatre grosses heures. Au premier acte de l&rsquo;opéra, « Oh, wunden-wundervoller heiliger Speer! » en est un mais il y en a beaucoup d&rsquo;autres. A lui aussi, la réplique mythique et abondamment commentée car considérée comme la clé de lecture d’un ouvrage sinon impénétrable, « ici le temps devient espace » (Zum Raum wird hier die Zeit). S’il est espace, ce temps-là n&rsquo;en est pas moins long. [Christophe Rizoud]</p>
<p><iframe allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/VLSSKjUB1aI" width="560"></iframe></p>
<p><strong>6. Air du Saule et Ave Maria</strong> <strong>(Giuseppe Verdi, <em>Otello</em> &#8211; 1887)</strong></p>
<p>Au dernier acte d&rsquo;<em>Otello</em>, Verdi offre à Desdemona un long monologue d&rsquo;un quart d&rsquo;heure. A une époque où le Tranxène n&rsquo;existait pas, la jeune femme, avant de se mettre au lit, tente de calmer ses angoisses en marmonnant une comptine apprise enfant, la chanson du saule – pleureur on suppose tant l&rsquo;air s&rsquo;étire interminablement en langueurs monotones et larmoyantes. Et lorsqu&rsquo;on le croit achevé, une prière plaintive à la Vierge Marie prolonge encore l&rsquo;état de torpeur dans lequel la scène à chaque fois nous plonge. Paradoxe inédit chez Verdi, réputé pour son efficacité dramatique : Desdemona cherche le sommeil et c&rsquo;est nous qui nous endormons. [Christophe Rizoud]</p>
<p><iframe allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/xrlIWE5xHcI" width="420"></iframe></p>
<p><strong>7. Air du marchand indien (Rimski-Korsakov, <em>Sadko </em>&#8211; 1898)</strong></p>
<p>Dans l’opéra féerique <em>Sadko</em>, la princesse Volkhova chante à son bien-aimé une délicieuse berceuse. Mais il y a plus assoupissant encore, avec les mélismes chromatiques du chant du marchand indien, transformé en scie commerciale par mille adaptations, pour toutes les voix et tous les instruments. Plutôt que par l’original en russe, laissez-vous envoûter par la version française, « Les diamants chez nous sont innombrables ». Susurré par Beniamino Gigli (et gratifié d&rsquo;un aigu supplémentaire à la toute fin), cet air devient beau comme du Tino Rossi. [Laurent Bury]</p>
<p><iframe allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/EnCVidQTDsE" width="420"></iframe></p>
<p><strong>8. « Le calme est entré dans mon cœur » (Magnard, <em>Guercœur </em>&#8211; 1901, créé en 1931)</strong></p>
<p>Le héros de <em>Guercœur</em>, à qui il a été accordé de redescendre sur terre après son trépas, est écœuré par tout ce qu’il voit parmi les vivants et préfère remonter aux cieux. La partition d’Albéric Magnard a bien failli disparaître dans l’incendie de la maison du compositeur en 1914, et cette œuvre est encore plus rare sur les scènes que sa <em>Bérénice</em>. Est-ce parce que l’apaisement auquel accède enfin le chevalier risquerait d’entraîner les spectateurs vers le joli pays des rêves ? [Laurent Bury]</p>
<p><iframe allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/xM_l9uIZ7Ao" width="420"></iframe></p>
<p><strong>9. « I shall find for you » (Menotti, <em>The Consul </em>&#8211; 1950)</strong></p>
<p>Avec leur néo-puccinisme terne, les opéras terriblement démodés de Menotti vous endorment ? Vous n’êtes pas le seul. Alors vous pensez si l’on doit somnoler, quand Menotti écrit une berceuse… Faites donc l’expérience avec celle qui figure dans <em>Le Consul</em>, où une grand-mère promet à son petit-fils de lui rapporter des perles de pluie venues de pays où il ne pleut pas, et toutes ces sortes de choses. [Laurent Bury]</p>
<p><iframe allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/ca_J_wZbyAk" width="420"></iframe></p>
<p><strong>10. Aria finale (Glass, <em>Satyagraha</em><em> </em>&#8211; 1980)</strong></p>
<p>Vous avez tenu vaillamment pendant plusieurs heures<em> </em>d&rsquo;un opéra minimaliste en sanskrit non-surtitré. Vous espériez que de temps à autre, un Hojotoho ou un contre-mi bémol retentissant viendrait vous tirer de votre torpeur ? Erreur fatale. Maintenant, vous êtes presque à la fin de <em>Satyagraha</em>, il ne vous reste qu’une petite dizaine de minutes à résister, pendant lesquelles le ténor qui interprète le rôle de Gandhi répète une quarantaine de fois la même formule mélodique de huit notes. Dormira ? Dormira pas ? [Laurent Bury]</p>
<p><iframe allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/R5f_QwrnA74?list=PLTUlTwlsdlFTbgd6x2Ua9YsZeFyW54isJ" width="560"></iframe></p>
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