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	<title>Robinson Crusoé - Oeuvre - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
	<lastBuildDate>Thu, 09 Jul 2026 04:49:25 +0000</lastBuildDate>
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	<title>Robinson Crusoé - Oeuvre - Forum Opéra</title>
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		<title>Plus de 10 000 spectateurs pour Robinson Crusoé sur écrans</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/plus-de-10-000-spectateurs-pour-robinson-crusoe-sur-ecrans/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 09 Jul 2026 04:49:23 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La septième édition d&#8217;Opéra sur écrans, organisée par l&#8217;Angers Nantes Opéra et l&#8217;Opéra de Rennes, a rassemblé plus de 10 000 spectateurs le 18 juin dernier autour de Robinson Crusoé, dans la mise en scène de Laurent Pelly. Retransmise en direct sur écrans géants à Angers, Nantes et Rennes, ainsi que dans 72 lieux partenaires, &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="isSelectedEnd">La septième édition d&rsquo;Opéra sur écrans, organisée par l&rsquo;Angers Nantes Opéra et l&rsquo;Opéra de Rennes, a rassemblé plus de 10 000 spectateurs le 18 juin dernier autour de <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/spectacle/offenbach-robinson-crusoe-rennes/"><em>Robinson Crusoé</em>, dans la mise en scène de <strong>Laurent Pelly</strong></a>. Retransmise en direct sur écrans géants à Angers, Nantes et Rennes, ainsi que dans 72 lieux partenaires, la production a séduit un public de tous âges, confirmant le succès de cette opération de diffusion hors les murs.</p>
<p>La captation, réalisée par François Roussillon avec huit caméras, était également proposée en streaming sur France.tv et relayée par plusieurs chaînes régionales. La représentation sera rediffusée le 30 juillet dans le cadre de l&rsquo;opération « Plage aux spectacles ». Les deux maisons donnent d&rsquo;ores et déjà rendez-vous au public en juin 2027 pour une huitième édition.</p>
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		<title>OFFENBACH, Robinson Crusoé &#8211; Rennes</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/offenbach-robinson-crusoe-rennes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Marcel Quillevere]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 23 Jun 2026 04:01:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Robinson Crusoé, l’opéra-comique de Jacques Offenbach, a connu un engouement singulier de la part du public qui a rempli les théâtres coproducteurs du spectacle : le Théâtre des Champs Élysées en décembre 2025,  Angers Nantes Opéra dès le mois de mai 2026 avant de s’achever à Rennes lors de cinq représentations entre le 16 et &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><em>Robinson Crusoé</em>, l’opéra-comique de Jacques Offenbach, a connu un engouement singulier de la part du public qui a rempli les théâtres coproducteurs du spectacle : le Théâtre des Champs Élysées en décembre 2025,  Angers Nantes Opéra dès le mois de mai 2026 avant de s’achever à Rennes lors de cinq représentations entre le 16 et le 24 juin, où un théâtre bondé à acclamé le spectacle. Il est vrai qu’à Rennes comme à Angers et Nantes, le plateau convient mieux à ce genre de répertoire que la grande scène du TCE à Paris. Forum Opéra à rendu compte des représentations de Paris le 5 décembre 2025 et de celles de Nantes le 3 juin 2026.<br />
Pourtant, force est de reconnaître qu’il ne s’agit pas là d’un chef d’œuvre d’Offenbach. Le compositeur semble souvent se chercher voire s’égarer dans des circonvolutions inutiles. Il fallait bien l’inventivité et le brio de la mise en scène de <strong>Laurent Pelly</strong> pour maintenir l’attention du public. Après une ouverture magnifiquement interprétée par l’orchestre, la première scène d’exposition, très longue – un véritable tunnel – désarçonne un instant le public avant que le ballet étourdissant imaginé par Pelly, lors des échanges entre les protagonistes, ne le maintienne attentif.<br />
Puis c’est soudain un véritable moment de grâce qui vient de la fosse et que le public, enfin intéressé, applaudit. Il s’agit de l’ouverture du deuxième acte intitulée « <em>Le chant de la mer</em> » qui évoque le départ de Robinson. Un début pianissimo où tous les instruments se répondent en murmurant à l’image d’une aube sur les vagues. Le pupitre des bois, sollicité sans cesse tout au long de la partition, est remarquable et l’Orchestre National de Bretagne capable de superbes couleurs confirme une fois de plus sa réputation d’excellence, le public lui réservant un triomphe au final. On retrouve cette émotion quand le violoncelliste <strong>Olivier Lacour</strong> intervient en solo et quand furtivement passe le beau thème que le compositeur utilisera bien plus tard dans ses <em>Contes d’Hoffmann</em>. Le chef <strong>Guillaume Tourniaire</strong>, qui avait fait des débuts remarqués, en 1998, au Grand Théâtre de Genève dans <em>Les Fiançailles au Couvent</em> de Prokofiev et <em>le Barbier de Séville</em> de Rossini a dirigé un peu partout, de Montréal à Sydney, de La Fenice de Venise à Prague et Wexford, avant de revenir enfin en France. Il est pour beaucoup dans le succès du spectacle. Le rythme qu’il tient à bout de bras ne faiblit jamais.<br />
Forum Opéra a déjà rendu compte de l’excellence de tous les chanteurs. Citons le ténor <strong>Pierre Derhet</strong>, aux aigus en demi-teintes lumineux au sein d’une ligne de chant sans faille, la soprano <strong>Catherine Trottman</strong>, capable de jouer les meneuses de revues et si touchante dans ses grands airs où elle se joue avec volupté des multiples suraigus et enfin la mezzo <strong>Mathilde Ortscheidt,</strong> au timbre sensuel et mordoré dans le personnage de Vendredi, sorte de poulbot attendrissant égaré dans les bas-fonds de New York tels que Laurent Pelly les a imaginés (Le chœur de l’Opéra de Nantes est impayable dans le ballet absurde des sosies de Donald Trump !).<br />
Le spectacle a été projeté le 18 juin sur écran géant devant l’opéra de Rennes, puis dans les villes de Nantes et d’Angers, où un public impressionnant se donne chaque année rendez-vous mais aussi, cette fois, dans 70 autres villes du grand ouest. Citons par exemple des lieux aussi insolites que Belle-Île-en-Mer ou l’île de Groix (et en différé à Jersey et Guernesey). En ce sens, l’Opéra de Rennes est un vrai précurseur et l’audace du directeur <strong>Mathieu Rietzler </strong>a payé : il a ainsi convaincu plusieurs municipalités d’accueillir enfin des opéras dans leurs théâtres comme à Lorient où la fosse, fermée depuis 15 ans, va rouvrir, ou dans certaines scènes nationales comme Quimper, St Brieuc et Brest (dont les saisons lyriques étaient prisées avant la deuxième guerre mondiale). Pas étonnant que l’Opéra de Rennes ait obtenu, le 15 juin dernier, le 1er prix du Syndicat de la Critique pour la diffusion musicale.<br />
La saison lyrique 2026-27, tellement foisonnante, où les opéras se joignent à la comédie musicale et à des créations appréciées par le public (ce n’est pas fréquent !) débutera par <em>Werther </em>dans la récente production de l’Opéra-Comique (voir Forum Opéra du 20 janvier 2026), <em>Pinocchio</em> de <strong>Philippe Boesmans</strong> dans une mise en scène de <strong>Sambre Kahan</strong>, en coproduction avec dix théâtres français et belges dont l’Opéra-Comique à Paris, <em>Cosi fan Tutte </em>de Mozart dirigé par le jeune et brillant chef canadien <strong>Nicolas Ellis</strong> (directeur musical de l’Orchestre de Bretagne) très aimé du public, <em>Platée </em>de Rameau en mai avec la soprano Catherine Trautmann, les musiciens de l’ensemble Caravaggio et le chœur <em>Mélismes</em> en résidence. Enfin, après <em>Orphée et Eurydice</em> de Gluck en juin la saison s’achèvera par la comédie musicale <em>No No Nanette</em> dans la version des <em>Frivolités Parisiennes</em> si applaudie à Paris et en tournée. Après le succès, cette saison, des légendes bretonnes de l’opéra <em>La Falaise des Lendemains</em> composé par l’élève de Catherine Collard, <strong>Jean Marie Machado</strong>, issu d’une famille italo-hispano-portugaise, sur un texte chanté en français, en anglais et…en breton, il faut signaler son ballet <em>Canto Brujo</em> pour soprano et danseuse flamenco qui fêtera le 150<sup>ème</sup> anniversaire de Manuel de Falla. L’Opéra de Rennes en proposant, comme la saison symphonique d’ailleurs, tant d’œuvres originales, accueille un public si vaste et varié que son directeur a supprimé les abonnements afin de permettre un brassage de spectateurs plus important. C’est bien ce qu’on appelle, pour un tel vaisseau lyrique tourné vers le grand ouest, avoir le vent en poupe !</p>
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		<item>
		<title>OFFENBACH, Robinson Crusoé – Nantes</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/offenbach-robinson-crusoe-nantes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Catherine Jordy]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 03 Jun 2026 04:02:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Après avoir connu un beau succès au Théâtre des Champs-Élysées où elle était créée l’hiver dernier, la production de Laurent Pelly (en fait une coproduction avec Angers Nantes Opéra, Rennes et le Palazzetto Bru Zane) du rare Robinson Crusoé de Jacques Offenbach suit son périple et s’installe pour quelques jours à Nantes. L’œuvre est ici &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Après avoir connu un beau succès au Théâtre des Champs-Élysées où elle était créée <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/spectacle/offenbach-robinson-crusoe-paris-tce/">l’hiver dernier</a>, la production de <strong>Laurent Pelly</strong> (en fait une coproduction avec Angers Nantes Opéra, Rennes et le Palazzetto Bru Zane) du rare <em>Robinson Crusoé </em>de Jacques Offenbach suit son périple et s’installe pour quelques jours à Nantes. L’œuvre est ici proposée avec un nouveau chef et une nouvelle distribution, à l’exception de la mère de Robinson interprétée par <strong>Julie Pasturaud</strong>, dans un bel écrin plus intime que la salle du TCE, où les décors imaginés par la scénographe<strong> Chantal Thomas</strong>, à commencer par la tournette du premier acte, s’intègrent parfaitement dans la structure du Théâtre Graslin. Et le public, non seulement, est au rendez-vous, mais acclame avec enthousiasme une œuvre dont on s’explique mal pourquoi elle n’a bénéficié que d’un demi-succès à sa création et une absence quasi totale sur les scènes françaises (plus rien depuis 1986). Certes, le sujet est délicat et le livret quasi inexploitable en l’état à l’heure actuelle. Mais Laurent Pelly et son équipe ont su actualiser le propos tout en évitant les écueils du « blackface » et du colonialisme (pour ne mentionner que deux aspects potentiellement problématiques de cette adaptation du roman de Daniel Defoe de 1719). Les dialogues permettent maintenant de souligner l’aspect onirique, quasi surréaliste et cynique d’un opéra entre comique et bouffe, tout en mettant en valeur les qualités de la partition et des airs. Ne serait-ce que pour se délecter des ensembles, trios, quatuors ou quintettes qui abondent dans une œuvre où, en principe, le héros est seul sur une île déserte avant de rencontrer Vendredi, on se délecte du choix de monter enfin cette rareté, ce qui a également permis à l’Avant-Scène Opéra de lui concocter un <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/offenbach-robinson-crusoe-avant-scene-opera/">excellent numéro</a> tout récemment.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/RB-ROBINSON-CRUSOE-PRE-GENERALE-85-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-214585"/><figcaption class="wp-element-caption"><sup>© Romain Boulanger</sup></figcaption></figure>


<p><em>Robinson Crusoé</em> mélange les genres et les pistes narratives : du naufragé solitaire aux chasseurs de trésor qui semblent sortis de l’<em>Île au trésor</em> de Stevenson aux histoires d’amours y compris encombrées (Vendredi s’éprend sans le savoir de la fiancée de Robinson) sans oublier les cannibales qui veulent offrir la blonde étrangère à leur divinité dans une ambiance très <em>King Kong</em> de 1933, il y a à boire et à manger dans cette fantaisie loufoque et débridée. La maison de Bristol (autrefois plaque tournante du commerce triangulaire anglais, rappelons-le) du premier acte permet, avec la déclinaison des motifs à carreaux verts et une esthétique British très années 1950, de montrer le carcan familial trop confortable duquel veut s’arracher Robinson. Le contraste avec le décor de l’île déserte n’en est que plus saisissant : c’est dans une série de tentes plantées devant des gratte-ciels sans âme que les naufragés sont réfugiés… L’idée est bonne, tout comme celle de situer la cuisine des cannibales dans une sorte d’élevage intensif où les morceaux de viande ne sont pas ceux auxquels ont est habitués (ou contre lesquels on se révolte, c’est selon) : la vision est percutante et l’on se délecte de cet humour noir que ne renierait pas un Tim Burton. Mais le clou réside dans l’apparition des cannibales tous clonés sur un modèle immédiatement reconnaissable : mèche blonde en banane, lunettes fumées, cravate rouge et costume bleu roi, le public explose de rire à l’arrivée de cette armée de répliques de Trump assoiffée de chair humaine. On s’amuse beaucoup et les interprètes sont merveilleusement bien dirigés.</p>
<p>Du Robinson de <strong>Pierre Derhet</strong>, on retiendra avant tout une diction exemplaire, où chaque mot est intelligible et correctement articulé : un vrai bonheur, mais qui entrave de fait par la méticulosité de la scansion un legato qu’on aurait aimé plus sensuel et affirmé ; mais c’est là un reproche d’enfant gâté. On se repaît de chacune des interventions sonores et percutantes du jeune ténor belge. Tout aussi réjouissante, la performance de la ravissante et délicieuse <strong>Catherine Trottmann</strong>, Edwige déchaînée qui ne fait qu’une bouchée des coloratures où elle diffuse tous les atouts de sa personnalité de femme fatale sachant mettre au pas son petit monde. Elle a cependant une concurrence de taille en la personne de la mezzo <strong>Mathilde Ortscheidt</strong> mieux que crédible en Vendredi auquel elle confère une grande noblesse et une très riche palette émotionnelle. L’émotion affleure sans cesse et l’on écoute avec ravissement ce timbre beau aux riches textures. <strong>Marc Scoffoni</strong> incarne avec gourmandise et une grande maîtrise le rôle savoureux du cuisinier Jim Cocks, roulant des mécaniques et du biceps comme un authentique culturiste. Très drôles eux aussi, le couple truculent de Suzanne et Toby formé par la délicieuse <strong>Apolline Raï-Westphal</strong> et un <strong>Kaëlig Boché</strong> fougueux et vaillant. Les autres interprètes complètent harmonieusement la distribution.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/RB-ROBINSON-CRUSOE-PRE-GENERALE-153-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-214590"/><figcaption class="wp-element-caption"><sup>© Romain Boulanger</sup></figcaption></figure>


<p>Prenant le relais de Marc Minkowski après le TCE, <strong>Guillaume Tourniaire</strong> fait honneur à la partition d’Offenbach, dont il fait ressortir avec conviction les beautés et la richesse. Le chef français, amateur de raretés, est visiblement à l’aise avec ce répertoire. L’<strong>Orchestre National des Pays de la Loire</strong> semble s’être très bien entendu avec lui et le résultat est jouissif. Après Angers puis Nantes, Rennes accueillera le spectacle du 16 au 24 juin.</p>


<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<div class="ast-oembed-container" style="height: 100%;"><iframe title="Opéra sur écrans 2026 | &quot;Robinson Crusoé&quot; de Jacques Offenbach" width="1200" height="675" src="https://www.youtube.com/embed/r4mb3r7r-Eo?start=26&amp;feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></div>
</div></figure>


<p>Et comme chaque année, l’opération « Opéra sur écrans » se poursuit. Le jeudi 18 juin à 20h, le spectacle sera diffusé gratuitement sur écrans géants (notamment devant le théâtre Graslin à Nantes, la Place du Ralliement à Angers ou la Place de la Mairie à Rennes), dans plus de 75 villes et lieux culturels (cinémas, salles de spectacles, maisons de la culture, etc.), essentiellement en Bretagne, Pays de la Loire et région Centre, sans oublier un partenariat avec Sarrebruck en Allemagne ainsi que Jersey et Guernesey. Plus de 12 000 spectateurs avaient assisté à la <em><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/spectacle/mozart-la-flute-enchantee-nantes/">Flûte enchantée</a></em> l’année passée. Et c’est sans compter sur le streaming assuré par France.tv, le site internet de France 3 régions et les chaînes locales, dont Angers Télé, Télénantes ou encore TV Vendée. Autant dire que le spectacle de cette année devrait faire de nombreux adeptes et contribuer à former le public de demain, ce qui est tout à fait rassurant. Tous les lieux figurent sur la <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.angers-nantes-opera.com/opera-sur-ecrans-2026-robinson-crusoe">page dédiée</a>.</p>


<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<div class="ast-oembed-container" style="height: 100%;"><iframe title="🎬 TRAILER / Robinson Crusoé I J. Offenbach" width="1200" height="675" src="https://www.youtube.com/embed/h4zzi697NTk?start=2&amp;feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></div>
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		<item>
		<title>OFFENBACH, Robinson Crusoé (Avant-Scène Opéra)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/offenbach-robinson-crusoe-avant-scene-opera/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 08 Feb 2026 04:55:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Lorsqu’il aborde Robinson Crusoé, Jacques Offenbach n’est plus seulement le compositeur à succès des Bouffes-Parisiens : il est un musicien en quête d’une reconnaissance qu’il espère obtenir à travers le genre plus prestigieux de l’opéra-comique. En 1867, la Salle Favart lui tend de nouveau la perche. Le choix du sujet n’est pas anodin : Robinson &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Lorsqu’il aborde <em>Robinson Crusoé</em>, Jacques Offenbach n’est plus seulement le compositeur à succès des Bouffes-Parisiens : il est un musicien en quête d’une reconnaissance qu’il espère obtenir à travers le genre plus prestigieux de l’opéra-comique. En 1867, la Salle Favart lui tend de nouveau la perche. Le choix du sujet n’est pas anodin : <em>Robinson Crusoé</em>, inspiré du livre de Daniel Defoe, véhicule un imaginaire universel — l’aventure, l’exil, la solitude — que le théâtre lyrique peut magnifier tout en le détournant. Offenbach ne s’en prive pas, lui qui à l’égal de son héros ne renonce pas à ses rêves.</p>
<p>Car son Robinson n’est pas celui du roman fondateur : il est un jeune idéaliste entouré de figures comiques et sentimentales, au cœur d’une intrigue où le sérieux de l’aventure se dissout peu à peu dans l’ironie. Le livret d’Eugène Cormon et Hector Crémieux transforme le naufrage en machine théâtrale : Robinson fuit la bourgeoisie anglaise, s’imagine seul au monde, mais retrouve sur son île les passions, les hiérarchies et les malentendus de la société qu’il voulait quitter. Vendredi, Edwige, Suzanne et le truculent Jim Cocks forment un petit monde où Offenbach peut déployer toute sa palette musicale : airs élégiaques, ensembles pétillants, rythmes de danse, et cette fameuse valse d’Edwige, suspendue hors du temps, comme un moment de grâce virtuose dans une œuvre inclassable – raison pour laquelle, à sa création, <em>Robinson Crusoé</em> dérouta. Trop sérieux pour les amateurs d’opérette, trop farfelu pour les partisans sourcilleux de l’opéra-comique, l’ouvrage peine à trouver sa place et disparaît rapidement de l’affiche. Ce statut ambigu explique son long purgatoire scénique, mais aussi l’intérêt renouvelé qu’il peut susciter en ce qu’il révèle un Offenbach plus intime, plus autobiographique, partagé entre ambition artistique et instinct satirique.</p>
<p>C’est précisément cette tension que le numéro 346 de <em>l’Avant-Scène Opéra</em> met en lumière avec une remarquable cohérence. Les lecteurs fidèles de la publication, qui avaient redouté sa disparition l’an dernier, se réjouiront de retrouver dans cette nouvelle mouture tout ce qui faisait l’intérêt de l’ancienne. Loin de se contenter d’un appareil critique standard, la revue raconte <em>Robinson Crusoé</em> comme une aventure esthétique. A travers le Guide d’écoute de <strong>Sabine Teulon Lardic</strong>, la partition est finement analysée et l’œuvre replacée dans son contexte de 1867, cette « année des merveilles » où Offenbach multiplie les projets et cherche à redéfinir son image. La genèse de l’opéra montre combien le compositeur investit personnellement ce <em>Robinson</em>, y projetant ses propres inquiétudes d’artiste reconnu mais encore contesté.</p>
<p>Peu à peu, le regard s’élargit. En retraçant l’histoire des naufragés sur scène avant Offenbach, <strong>Olivier Bara</strong> rappelle que <em>Robinson Crusoé</em> s’inscrit dans une tradition théâtrale déjà riche, tout en la détournant. L’étude consacrée à Célestine Galli-Marié par <strong>Patrick Taïeb </strong>éclaire d’un jour nouveau le rôle de Vendredi : loin d’être un simple faire-valoir exotique, il devient un personnage central, façonné par une interprète capable de brouiller les frontières entre comique, travestissement et émotion vraie.</p>
<p>Cette exploration éditoriale est motivée par une récente actualité scénique. <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/spectacle/offenbach-robinson-crusoe-paris-tce/">Au Théâtre des Champs-Elysées l’automne dernier</a>, le tandem formé par <strong>Laurent Pelly</strong> et <strong>Marc Minkowski</strong> entreprenait de sortir <em>Robinson Crusoé</em> de ses limbes. Le titre était absent de l’affiche en France depuis 1986. L’entretien avec le chef d’orchestre montre combien la partition, attentive aux couleurs et aux rythmes, recèle de richesses.</p>
<p>Au contraire de <em>l’Avant-Scène Opéra</em>, le disque malheureusement n’aide pas à mieux appréhender l’ouvrage, peu enregistré, peu filmé, souvent amputé. Et la seule version facilement accessible est en langue anglaise, alors que dans le cas de <em>Robinson Crusoé</em>, rappelle <strong>Jean-Christophe Keck</strong>, nous avons la chance de disposer d’un manuscrit autographe quasi complet. Dommage car <em>Robinson Crusoé</em> n’est ni un chef-d’œuvre oublié ni une simple anomalie dans le catalogue offenbachien : il est à la fois un jalon et le témoignage d’un compositeur en quête d’un ailleurs, artistique autant que symbolique.</p>
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		<title>OFFENBACH, Robinson Crusoé &#8211; Paris (TCE)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/offenbach-robinson-crusoe-paris-tce/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 05 Dec 2025 05:03:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Tout vient à point à qui sait attendre : rarement soirée d’opéra se sera si justement prêtée à vérifier l’adage. D’attente, il était question avant même le lever de rideau. Offenbach, Minkowski, Pelly : le tiercé gagnant – depuis Orphée aux Enfers en 1998 – avait donné des allures d’événement à cette exhumation prato-élyséenne de Robinson Crusoé. L’ouvrage était présenté comme &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Tout vient à point à qui sait attendre : rarement soirée d’opéra se sera si justement prêtée à vérifier l’adage.<em> </em>D’attente, il était question avant même le lever de rideau. Offenbach, Minkowski, Pelly : le tiercé gagnant – depuis <em>Orphée aux Enfers</em> en 1998<em> </em>– avait donné des allures d’événement à cette exhumation prato-élyséenne de <em>Robinson Crusoé</em>. L’ouvrage était présenté comme un chef-d’œuvre méconnu – le titre est absent de l’affiche en France depuis 1986 ; une unique intégrale enregistrée à ce jour offre en anglais une pâle idée de la partition* ; un seul air a surmonté l’épreuve du temps : la valse d’Edwige roucoulée par Joan Sutherland en son temps où, plus près de nous, par la regrettée Jodie Devos.</p>
<p>En 1867, Jacques Offenbach, au faîte de sa gloire, entreprend de renouer avec son vieux rêve de conquête de l’Opéra-Comique. Apres les échecs de <em>Barkouf</em> (1860) et de <em>La Baguette</em> (1862), l’adaptation de <em>Robinson Crusoé</em> lui offre une occasion de revanche. Dans le même temps, le compositeur, toujours infatigable, multiplie les projets, raison peut-être de la moindre attention qu’il prête à l’écriture du livret. Loin du héros philosophe et introspectif imaginé par Defoe, Robinson, sous l’influence conjuguée de Cremieux et Cormon devient un jeune rêveur égaré sur son île déserte par naïveté. Empêtré dans ses illusions, il trouve en Vendredi un compagnon plein d’humour et d’humanité. L’irruption d’Edwige, la fiancée anglaise, pourchassée par une tribu de cannibales avides de chair fraîche et une bande de pirates en quête de trésors, ramènera le héros sur le chemin de la réalité. Bien que servie par une distribution prestigieuse – rien moins que Célestine Galli-Marié la créatrice de Carmen dans le rôle de Vendredi –, l’œuvre rencontre un succès mitigé. La critique moque les prétentions sérieuses de celui qu’elle considère comme un simple amuseur ; le public est déconcerté par le mélange des genres – comme nous le sommes aujourd’hui.</p>
<pre style="text-align: center;"><img decoding="async" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/20251203-134VP-1294x600.jpg" /> © Vincent Pontet</pre>
<p>D’attente, il est aussi question sur la scène du Théâtre des Champs-Élysées. Il faut un acte entier et la moitié d’un autre pour que la bouffonerie consente à ébouriffer les plumes d’un scénario rachitique, et que par voie de conséquence le spectacle prenne son envol. Le plus fantaisiste des metteurs en scène ne peut transformer en or théâtral le plomb dramaturgique. Seule la direction alerte de <strong>Marc Minkowski</strong> parvient à tirer l’œuvre de sa torpeur scénique – il est d’ailleurs révélateur dans cette première partie que l’attention soit d&rsquo;abord stimulée par les pages symphoniques. Comme en famille à la tête de ses musiciens du Louvre et du chœur accentus, le chef d’orchestre rappelle les affinités électives qu’il entretient avec ce répertoire. Le traitement avivé des couleurs – bois incisifs, cuivres goguenards –, la mise en valeur des détails – un soupir suggéré là, un clin d’œil appuyé ici –, l’élan théâtral qu’il insuffle à l’ouvrage dans une juste mesure, rythmée, nerveuse mais toujours structurée : beaucoup repose sur sa baguette.</p>
<p>Pour représenter l’intérieur bourgeois de la famille Crusoé sous différents angles, Laurent Pelly use d’une tournette. L’île de Robinson est une tente Quechua au milieu des buildings – façon de rappeler que les SDF sont aujourd’hui les naufragés de notre société, sans cependant que l’analogie ne sombre dans le manifeste. Peu de dialogues, beaucoup de (bonne) musique ne compensent pas le manque d’action. Puis survient le personnage farfelu de Jim Cocks – et on sent le public réfugié jusque-là dans un rire contraint, se laisser gagner par un réel amusement. La chanson du pot au feu articulée aux petits oignons par <strong>Rodolphe Briand </strong>renoue avec la fantaisie de l’absurde. Les numéros s’enchaînent gaiement ; les gags se succèdent à vive allure pour culminer dans une valse d’Edwige jubilatoire où la loufoquerie de <strong>Julie Fuchs</strong>, en clone de Blake Lively, n’a d’égal que l’agilité et la précision de ses coloratures. On ne détaillera pas davantage cette deuxième partie pour ne pas gâcher l’effet de surprise. Il suffit de savoir que l’on s’amuse beaucoup et que l’on rit souvent, l’inventivité de la mise en scène se mettant au diapason d’une partition à cheval entre la farce des <em>Brigands</em> et le lyrisme des <em>Contes d’Hoffmann</em>.</p>
<pre style="text-align: center;"><img decoding="async" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/20251125-034VP-1294x600.jpg" />© Vincent Pontet</pre>
<p>La partie est gagnée, mais inévitablement, le retard à l’allumage pénalise les chanteurs. Les parents Crusoé en font les frais. Enfermés dans une succession d’ensembles au premier acte, <strong>Laurent Naouri</strong> et <strong>Julie Pasturaud</strong> n’ont ni l’espace ni le loisir de laisser parler leur tempérament, pourtant rompu à ce répertoire.</p>
<p>À l’inverse, <strong>Marc Mauillon</strong> (Toby) et <strong>Emma Fekete</strong> (Suzanne) se voient offrir, dans les deux derniers actes – et surtout dans le duo du sacrifice – l’occasion de tirer leur épingle d’un jeu mal engagé. Lui impose une présence et une diction d’une évidence souveraine ; elle apporte la fraîcheur d’un soprano léger qui fait mouche. Au troisième acte, Atkins devient le faire-valoir de la basse claire et franche de <strong>Matthieu Toulouse</strong>.</p>
<p>Malgré quelques limites dans les passages les plus lyriques,<strong> Sahy Ratia</strong> confirme en Robinson les espoirs placés dans son ténor : un timbre suave, une ligne souple, des registres habilement mêlés et une candeur proche de la grâce. Annoncée souffrante, <strong>Adèle Charvet</strong> n’apporte peut-être pas à Vendredi le relief vocal attendu mais sa composition « djeune » et dynamique contribue au succès de la représentation acclamée au tomber de rideau.</p>
<pre>* On nous signale également <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://youtu.be/asOqpvNtLHU?si=8NyOoBXxE3efEGas">une version de concert enregistrée au Théâtre des Champs-Elysées en 1980</a> avec Michel Sénéchal dans le rôle titre</pre>
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		<title>Dans la loge de&#8230; Julie Fuchs &#8211; Ep. 4</title>
		<link>https://www.forumopera.com/brouillon-auto-191/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Edouard Brane]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 04 Dec 2025 14:55:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Elle nous reçoit au Théâtre des Champs-Elysées, juste avant de monter sur scène pour la nouvelle production de « Robinson Crusoé » de Jacques Offenbach mise en scène par Laurent Pelly. L’occasion de croiser en coulisse Laurent Naouri, Julie Pasturaud ou encore Marc Mauillon qui nous en disent plus sur cette oeuvre méconnue du Mozart &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Elle nous reçoit au Théâtre des Champs-Elysées, juste avant de monter sur scène pour la nouvelle production de « Robinson Crusoé » de Jacques Offenbach mise en scène par Laurent Pelly. L’occasion de croiser en coulisse Laurent Naouri, Julie Pasturaud ou encore Marc Mauillon qui nous en disent plus sur cette oeuvre méconnue du Mozart des Champs-Elysées à redécouvrir du 3 au 14 décembre 2026.</p>
<p>« Dans la loge de… » vous plonge dans les coulisses d’une maison d’opéra en compagnie d’un ou d’une artiste qui nous fait découvrir l’envers du décor en un plan séquence.</p>
<div class="ast-oembed-container" style="height: 100%;"><iframe title="Dans la loge de... Julie Fuchs (ep. IV)" width="1200" height="675" src="https://www.youtube.com/embed/TuYKbBW7-xk?start=26&#038;feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></div>
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		<title>Robinson Crusoé au TCE : Sahy Ratia remplace Lawrence Brownlee</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/robinson-crusoe-au-tce-sahy-ratia-remplace-lawrence-brownlee/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 02 Oct 2025 09:43:53 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Du 3 au 14 décembre 2025, le Théâtre des Champs-Élysées présente une nouvelle production de Robinson Crusoé d’Offenbach, mise en scène par Laurent Pelly et dirigée par Marc Minkowski. Initialement prévu pour le rôle-titre, Lawrence Brownlee est contraint pour raisons personnelles de céder sa place au ténor malgache Sahy Ratia, déjà applaudi sur cette même &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Du 3 au 14 décembre 2025, le Théâtre des Champs-Élysées présente une nouvelle production de <em>Robinson Crusoé</em> d’Offenbach, mise en scène par Laurent Pelly et dirigée par Marc Minkowski.</p>
<p>Initialement prévu pour le rôle-titre, <strong>Lawrence Brownlee</strong> est contraint pour raisons personnelles de céder sa place au ténor malgache <strong>Sahy Ratia</strong>, déjà applaudi sur cette même scène <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/spectacles/?_sft_artiste=ratia-sahy&amp;artiste=Sahy%20RATIA&amp;_sft_ville=paris-tce&amp;ville=Paris%20%28TCE%29">à plusieurs reprises</a>.</p>
<p>Diplômé du Conservatoire national supérieur de musique de Paris en 2017, Sahy Ratia a interprété des rôles variés tels que Nemorino (<em>L’Élixir d’amour</em>), Pâris (<em>La Belle Hélène</em>), Marzio (<em>Mitridate</em>) ou Tonio (<em>La Fille du régiment</em>) sur des scènes françaises et internationales. Parmi ses engagements récents figurent – outre le Théâtres des Champs-Elysées – l’Opéra de Nice, l’Opéra de Lausanne et le Staatsoper de Berlin.</p>
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		<title>Celebrating Offenbach</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/celebrating-offenbach/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 16 Mar 2023 05:00:00 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/?post_type=cd-dvd-livre&#038;p=126808</guid>

					<description><![CDATA[<p>Incroyable pour qui imagine Opera Rara arc-bouté sur l’opéra italien du primo ottocento&#160;: l’un de ses premiers titres fut Christopher Colombus, un pastiche d’œuvres oubliées de Jacques Offenbach sur un livret imaginé par Don White, le co-fondateur du label britannique, grand amateur du compositeur d’Orphée aux enfers. Depuis, plusieurs réalisations se sont ajoutées à la &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Incroyable pour qui imagine Opera Rara arc-bouté sur l’opéra italien du <em>primo ottocento</em>&nbsp;: l’un de ses premiers titres fut <em>Christopher Colombus</em>, un pastiche d’œuvres oubliées de Jacques Offenbach sur un livret imaginé par Don White, le co-fondateur du label britannique, grand amateur du compositeur d’<em>Orphée aux enfers</em>. Depuis, plusieurs réalisations se sont ajoutées à la liste dont prochainement une très attendue <em>Princesse de Trébizonde</em>.</p>
<p>Un coffret réunit en ce début d’année trois de ces titres dans des versions remastérisées&nbsp;: <em>Robinson Crusoé</em>, <em>Vert-Vert</em> et <em>Entre nous</em>, une compilation d’airs rarement enregistrés. Heureuse initiative qu’il est regrettable de ne pas avoir accompagnée des livrets originaux (toutefois <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://opera-rara.com/shopcatalogue/opera-rara-classics-celebrating-offenbach">disponibles en ligne</a>).</p>
<h5><strong>Aux portes de l’Opéra-Comique</p>
<p></strong><strong></strong><strong></strong></h5>
<p>Composé en 1867 concomitamment à <em>La Grande-Duchesse de Gérolstein</em>, <em>Robinson Crusoé</em> se range, après <em>Barkouf</em> en 1861, dans la catégorie des tentatives d’Offenbach pour forcer les portes de l’Opéra-Comique. Ce nouvel essai se solde par un échec, ou du moins un demi-succès – 32 représentations à mettre en regard la même année des quelque 200 levers de rideau de <em>La Grand-Duchesse</em>. «&nbsp;La pièce est décousue, diffuse&nbsp;; elle se complique des situations les plus inattendues, elle ne se décide ni pour la bouffonnerie, ni pour le drame. De tout un peu, voilà son défaut&nbsp;»* écrit <em>L’Illustration</em>. <em>L’Art Musical</em> se montre encore plus sévère&nbsp;:&nbsp;«&nbsp;Ce ne sont ni le poème, ni le cadre qui ont trahi le compositeur, c’est sa propre faiblesse. Au lieu de forcer son talent, il aurait dû rester le premier dans son village&nbsp;»*.</p>
<p>Deux ans plus tard, <em>Vert-Vert</em> s’arme des mêmes intentions pour séduire le public de la Salle Favart et s’attire les mêmes reproches. <em>L’Art musical</em> persiste et signe :&nbsp;«&nbsp;L’auteur d’<em>Orphée</em>, de <em>La Belle Hélène</em> et de <em>La Vie parisienne</em> ferait bien de renoncer au théâtre que son genre bouffe ne lui permet pas d’aborder&nbsp;»*. Bon an, mal an, l’œuvre réussit à se maintenir l’affiche 54 soirs jusqu’au 10 septembre 1869.</p>
<h5><strong>Des ouvrages à (re)découvrir</p>
<p></strong><strong></strong><strong></strong></h5>
<p>Au faîte de sa gloire, voilà Offenbach victime de son succès. Le public est déconcerté par des partitions dont les prétentions tranchent avec le style de ses ouvrages à succès. La longueur des dialogues parlés est réduite pour laisser plus de place à la musique. Une page symphonique de huit minutes ouvre le deuxième acte de <em>Robinson Crusoé&nbsp;; </em>l’ouverture de <em>Vert-Vert</em> approche les neuf minutes. Les airs font étalage d’exigences vocales supérieures. Marco Ladd dans le mince livret d’accompagnement du coffret mentionne l’air de Vert-Vert «&nbsp;Le bateau marchait lentement&nbsp;» mais on pourrait citer dans la même œuvre les couplets de Corilla «&nbsp;Les plus beaux vers sont toujours fades&nbsp;», ou dans <em>Robinson Crusoé</em> la valse brillante d’Edwige «&nbsp;Conduisez-moi vers celui que j’adore&nbsp;», un des rares numéros qui ait surmonté l’épreuve du temps.</p>
<p>Si vives soient les critiques cependant, les deux ouvrages regorgent de ces joyaux qui font le charme de l’œuvre d’Offenbach, qu’ils soient de nature enjouée ou au contraire baignés de tendre mélancolie. Certains d’entre eux préfigurent <em>Les Contes d’Hoffmann</em> qui, comme on le sait consacrèrent la revanche – posthume – d’Offenbach sur l’Opéra-Comique.</p>
<h5><strong>Faute de grives</p>
<p></strong><strong></strong><strong></strong></h5>
<p>En l’absence d’autres versions, les deux enregistrements font figure de référence. La direction d’orchestre peut sembler sage pour des oreilles habituées à des lectures offenbachiennes plus vivaces mais l’un et l’autre ont pour premiers atouts des chanteurs sinon rompus à ce répertoire, du moins capables d’en remplir les conditions. Certains ont fait quelque bruit dans le monde de l’opéra&nbsp;: dans <em>Robinson Crusoé</em>, <strong>Yvonne Kenny</strong> (Edwige)&nbsp;; dans <em>Vert-Vert</em>, <strong>Jennifer Larmore</strong> (La Corilla), <strong>Lucy Crowe</strong> (Bathilde) <strong>Toby Spence</strong> (Valentin) et quelques-uns de nos meilleurs fantassins offenbachiens&nbsp;– <strong>Franck Leguérinel</strong> (Baladon), <strong>Sébastien Droy</strong> (Bellecour), <strong>Loïc Félix </strong>(Begerac). Dommage que le français, correctement chanté, soit souvent entaché d’accent britannique lorsqu’il est parlé. Quant à <em>Robinson Crusoé</em>, son plus gros défaut est d’avoir été traduit en anglais, ce qui a pour conséquence de modifier radicalement l’esprit de l’œuvre. Est-ce encore Offenbach ou déjà Gilbert et Sullivan&nbsp;?</p>
<h5><strong>La boîte à pépites</p>
<p></strong><strong></strong><strong></strong></h5>
<p>Troisième roue du carrosse, <em>Entre nous</em> rassemble une quarantaine d’airs enregistrés en 2006, la plupart peu connus, ce qui suffit à rendre hautement recommandable la compilation. Voici déjà la barcarolle et l’oraison funèbre de <em>Vert- Vert</em> alors interprétées par <strong>Colin Lee</strong>. Voici des extraits du<em> Voyage dans la Lune</em>, du<em> Roi Carotte</em> ou encore de <em>Maître Péronilla</em> qui depuis ont retrouvé le chemin des scènes. Mais voici aussi «&nbsp;Ah&nbsp;! Quelle douce ivresse&nbsp;» tiré de<em> La Permission de dix heures</em>, un opéra-comique créé à Ems en 1867, couplé avec <em>Pomme d’Api</em> lors de la première parisienne en 1873. Voici ciselées par <strong>Laura Claycomb</strong> les coloratures de «&nbsp;Dansons la Chaconne&nbsp;» de <em>Monsieur et Madame Denis</em>, un de ces délicieux ouvrages en un acte composé par Offenbach aux début des années 1860 pour les Bouffes-Parisiens. Voici par <strong>André Cognet</strong> et <strong>Elisabeth Vidal</strong>, le duo de <em>Belle Lurette</em> dont Léo Délibes termina l’orchestration. Voici les couplets de Canard dans <em>L’île de Tulipatan</em> caquetés par Loïc Félix. Voici la tyrolienne de <em>La Diva</em> yodlée par Colin Lee et <strong>Mark Wilde</strong>. Voici encore dirigées d’une baguette respectable par David Parry et confiées à d’excellents chanteurs tant de pépites que l’on espère un jour retrouver dans leur écrin intégral, sur scène ou au disque.</p>
<p><em>* Les citations sont extraites de l’incontournable biographie de Jacques Offenbach par Jean-Claude Yon (Editions Gallimard, 2000)</em></p>
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