<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Sapho - Oeuvre - Forum Opéra</title>
	<atom:link href="https://www.forumopera.com/oeuvre/sapho/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://www.forumopera.com/oeuvre/sapho/</link>
	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
	<lastBuildDate>Thu, 03 Aug 2023 15:43:35 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.9.4</generator>

<image>
	<url>https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/cropped-Favicon-32x32.png</url>
	<title>Sapho - Oeuvre - Forum Opéra</title>
	<link>https://www.forumopera.com/oeuvre/sapho/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Viorica Cortez : une vie d&#039;opéra</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/viorica-cortez-une-vie-dopera-a-deguster-sans-moderation/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean Michel Pennetier]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 01 Jan 2021 05:37:55 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/viorica-cortez-une-vie-dopera-a-deguster-sans-moderation/</guid>

					<description><![CDATA[<p>A partir du milieu des années 60 et jusqu&#8217;au tournant du siècle, Viorica Cortez fut l&#8217;un des mezzo sopranos les plus actifs et les plus renommés de la scène lyrique internationale. Trop peu de témoignagnes nous restent de cette voix somptueuse au timbre chaud et enveloppant, véritable bête de scène qui plus est. Enregistré en &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/viorica-cortez-une-vie-dopera-a-deguster-sans-moderation/"> <span class="screen-reader-text">Viorica Cortez : une vie d&#039;opéra</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/viorica-cortez-une-vie-dopera-a-deguster-sans-moderation/">Viorica Cortez : une vie d&#039;opéra</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>A partir du milieu des années 60 et jusqu&rsquo;au tournant du siècle, <strong>Viorica Cortez </strong>fut l&rsquo;un des mezzo sopranos les plus actifs et les plus renommés de la scène lyrique internationale. Trop peu de témoignagnes nous restent de cette voix somptueuse au timbre chaud et enveloppant, véritable bête de scène qui plus est. Enregistré en 1977, ce récital, disponible une première fois en 33 tours sous le label IPG, puis edité en CD chez Alienor en 2001, est enfin à nouveau disponible sous le label Calliope. Son titre, <em>Un vie d&rsquo;opéra,</em> en exprime bien le contenu : un beau panorama de quelques uns de ses plus beaux rôles, et quelques exemples de raretés auxquelles la chanteuse franco-roumaine n&rsquo;hésitait pas à se confronter. Viorica Cortez fut une Carmen incontournable, et ce n&rsquo;est pas sans raisons qu&rsquo;elle fut qualifiée de « Carmen du siècle » dans les années 70. A l&rsquo;écoute des deux extraits proposés, et notamment de la <em>Séguédille</em>, morceau pourtant ultra rebattu, on comprend pourquoi. Voici une gitane au caractère bien trempé, mais sans vulgarité, avec cet indispensable <em>esprit français </em>typique de son époque. L&rsquo;équilibre est parfait entre le mot et le chant : le texte est dit avec intelligence et subtilité, sans en faire trop, et la voix sait se parer de couleurs différentes pour exprimer les diférentes émotions, avec un art typiquement belcantiste. Le « Printemps qui commence » extrait de <em>Samson et Dalila</em>, est d&rsquo;une profonde sensualité, d&rsquo;une chaleur envoûtante. Grâce à une prise de son mettant bien en valeur la puissance de la voix, les extraits de rôles de grand mezzo sont particulièrement excitants. De telles interprétations de « O don fatale » ou de « Stride la vampa » (avec des effets de poitrine assumés) mettraient aujourd’hui aisément le feu à la salle. On comprend le succès de <em>La</em> <em>Favorita</em> quand il y avait de tels gosiers pour défendre le chef-d’œuvre de Donizetti. Au chapitre des raretés, la cavatine d&rsquo;Arsace « Ah, quel giorno ognor rammento », terminée par une superbe vocalise sur plus de deux octaves culminant au si naturel, est la démonstration des bases techniques belcantistes que nous évoquions. L&rsquo;extrait du<em> Roi d’Ys , </em>« ​De tous côtés j&rsquo;aperçois dans la plaine », est impressionnant et nous rappelle, en creux,  que Viorica Cortez aborda Wagner avec succès (Venus de <em>Tannhäuser</em>) mais sans s&rsquo;y consacrer plus avant. Les demi-teintes sont aussi à l&rsquo;honneur avec l&rsquo;air de <em>Sapho</em> ou l&rsquo;extrait plein de douce nostalgie d&rsquo;<em>Oberto, conte di San Bonifacio</em>, rôle que Viorica Cortez grava en intégrale sur le vif la mêrme année avec le Teatro Comunale de Bologne. Enfin, l&rsquo;opéra contemporain n&rsquo;est pas oublié avec « O douleur d’être seule » tiré d&rsquo;<em>Antoine et Cléopâtre</em> , ouvrage dédié à Viorica Cortez par son époux Emmanuel Bondeville et créé auThéâtre des Arts de Rouen en 1974, dont on peut trouver l&rsquo;intégrale donnée avec les forces de l&rsquo;ORTF en 1976 sur les circuits parallèles. L&rsquo;enregistrement semble être un repiquage d&rsquo;une copie neuve du 33 tours original et, à l&rsquo;occasion, on pourra entendre au casque quelques bruits de fond sourds. Au positif, la voix est très présente, ni trop près ni trop loin du micro, sans réverberation excessive. <strong>Louis de Froment </strong>et l&rsquo;Orchestre symphonique de Radio-Télé-Luxembourg, dont il était (entre autres) chef permanent de 1958 à 1980, ont beaucoup enregistré à l&rsquo;époque pour le label Vox.  L&rsquo;orchestre est donc de bonne qualité et la direction du chef toulousain efficace et professionnelle.  </p>
<p> </p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/viorica-cortez-une-vie-dopera-a-deguster-sans-moderation/">Viorica Cortez : une vie d&#039;opéra</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Miroirs de Gounod</title>
		<link>https://www.forumopera.com/dossier/miroirs-de-gounod/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 15 Nov 2018 06:32:18 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/dossier/miroirs-de-gounod/</guid>

					<description><![CDATA[<p>2018 est l&#8217;année du bicentenaire de la naissance de Charles Gounod. Depuis novembre 2017, nous publions tous les mois une fiche consacrée à l&#8217;une de ses douze œuvres scéniques achevées, comme douze miroirs dans lesquels Gounod rira de se voir si beau. Sapho (1851) La Nonne sanglante (1854) Le Médecin malgré lui (1858) Faust (1859) Philémon et Baucis &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/dossier/miroirs-de-gounod/"> <span class="screen-reader-text">Miroirs de Gounod</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/dossier/miroirs-de-gounod/">Miroirs de Gounod</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>2018 est l&rsquo;année du bicentenaire de la naissance de Charles Gounod. Depuis novembre 2017, nous publions tous les mois une fiche consacrée à l&rsquo;une de ses douze œuvres scéniques achevées, comme douze miroirs dans lesquels Gounod rira de se voir si beau<em>.</em></p>
<ul>
<li><a href="/actu/miroirs-de-gounod-sapho"><em>Sapho</em></a> (1851)</li>
<li><a href="/actu/miroirs-de-gounod-la-nonne-sanglante"><em>La Nonne sanglante</em></a> (1854)</li>
<li><em><a href="/actu/le-medecin-malgre-lui">Le Médecin malgré lui</a> </em>(1858)</li>
<li><a href="https://www.forumopera.com/actu/faust"><em>Faust</em></a> (1859)</li>
<li><a href="https://www.forumopera.com/actu/philemon-et-baucis"><em>Philémon et Baucis</em></a> (1860)</li>
<li><em><a href="https://www.forumopera.com/actu/miroirs-de-gounod-la-colombe">La Colombe</a> </em>(1860)</li>
<li><em><a href="/actu/miroirs-de-gounod-la-reine-de-saba">La Reine de Saba</a></em> (1861)</li>
<li><a href="https://www.forumopera.com/actu/miroirs-de-gounod-mireille"><em>Mireille</em></a> (1864)</li>
<li><a href="https://www.forumopera.com/actu/miroirs-de-gounod-romeo-et-juliette"><em>Roméo et Juliette</em></a> (1867)</li>
<li><a href="/actu/cinq-mars"><em>Cinq-Mars</em></a> (1877)</li>
<li><a href="/actu/miroirs-de-gounod-polyeucte"><em>Polyeucte</em></a> (1878)</li>
<li><a href="https://www.forumopera.com/actu/le-tribut-de-zamora"><em>Le Tribut de Zamora</em></a> (1881)</li>
</ul>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/dossier/miroirs-de-gounod/">Miroirs de Gounod</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Miroirs de Gounod : Sapho</title>
		<link>https://www.forumopera.com/miroirs-de-gounod-sapho/</link>
					<comments>https://www.forumopera.com/miroirs-de-gounod-sapho/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 09 Jul 2018 07:05:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/miroirs-de-gounod-sapho/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Composition : de mai à août 1850 Création : 16 avril 1851 à l’Opéra de Paris / 26 juillet 1858 (version raccourcie) / 2 avril 1884 (grâce à cette version rallongée, Sapho se trouve être à la fois le premier opéra de Gounod et le dernier auquel il travailla) Cette année-là : A Venise, le 11 mars 1851, &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/miroirs-de-gounod-sapho/"> <span class="screen-reader-text">Miroirs de Gounod : Sapho</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/miroirs-de-gounod-sapho/">Miroirs de Gounod : Sapho</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Composition </strong>: de mai à août 1850</p>
<p><strong>Création</strong> : 16 avril 1851 à l’Opéra de Paris / 26 juillet 1858 (version raccourcie) / 2 avril 1884 (grâce à cette version rallongée, <em>Sapho</em> se trouve être à la fois le premier opéra de Gounod et le dernier auquel il travailla)</p>
<p><strong>Cette année-là</strong> : A Venise, le 11 mars 1851, <em>Rigoletto</em> entame sa longue carrière. Le 16 mai, Auber donne l&rsquo;opéra-comique <em>Zerline, ou la corbeille d&rsquo;oranges.</em></p>
<p><strong>Librettiste</strong> : Emile Augier, qui allait connaître quelques années plus tard un immense succès avec sa comédie <em>Le Gendre de monsieur Poirier</em></p>
<p><strong>Genre</strong> : Opéra en trois actes, remanié en deux, puis en quatre actes (en 1884, Gounod réorchestra entièrement sa partition et ajouta un troisième acte inédit)</p>
<p><strong>Intrigue </strong>: Phaon est partagé entre son amour pour la courtisane Glycère et celui que lui inspire la poétesse Sapho. Lors d’un concours de récitation poétique, celle-ci a pour rival Alcée, qui tente d’inciter la populace à la rébellion par son ode à la liberté. Sapho évoque, elle, les amours de Héro et Léandre ; elle est victorieuse. Malgré tout, une conspiration se trame contre le tyran de Lesbos, et Phaon y participe. Glycère propose un marché à Sapho : soit elle dévoile le complot aux autorités, soit la poétesse quitte l’île sans Phaon. Sapho choisit la deuxième solution, d’où une querelle avec Phaon. Rejetée par son amant, elle finit par se jeter dans la mer.</p>
<p><strong>Personnages </strong>: Sapho, mezzo-soprano ; Glycère, soprano ; Phaon, ténor ; Pythéas, basse ; Alcée, baryton ; Pittacus, basse ; Oenone, mezzo-soprano ; Cynégire, basse ; Cratès, ténor ; Agathon, ténor ; le grand prêtre, basse ; un berger, ténor</p>
<p><strong>Les créateurs</strong> : Pauline Viardot fut davantage qu’une interprète, c’est véritablement grâce à elle que Gounod fit ses premiers pas de compositeur lyrique. Alors qu’elle venait de triompher dans <em>Le Prophète</em>, elle déclara à l’Opéra de Paris qu’elle ne renouvellerait son contrat qu’à condition de créer un ouvrage composé par Gounod, « un sujet court, sérieux, ayant un rôle de femme pour sujet principal ». Sa présence dans le rôle-titre rend l’œuvre désormais périlleuse à remonter, car il faut une chanteuse dont la tessiture va du sol grave au si aigu.</p>
<p><iframe allow="autoplay; encrypted-media" allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/VkWhT0Sm3uo" width="560"></iframe></p>
<p><strong>Le tube</strong> : compte tenu de l’ambitus hors du commun de Pauline Viardot, l’air correspondant au suicide de l’héroïne, « O ma lyre immortelle », a pu être enregistré par des sopranos (Crespin) ou des mezzos (Kozena, Garanča).</p>
<p><strong>La scie</strong> : L’ode qu’interprète Alcée lors d’un concours de chant (que gagne Sapho), « O Liberté, déesse austère », sorte de <em>Marseillaise </em>avec quelques millénaires d’avance, est considérée par Gérard Condé comme « le morceau le plus faible de l’œuvre »</p>
<p><strong>Anecdote </strong>: La censure se montra très sévère envers le livret, car elle jugeait subversif l’air d’Alcée : « Tremblez, tyrans forgeurs de chaînes ! / Mangeurs de peuple, pâlissez ! /Du sang qui coule dans nos veines / Monstres si longtemps engraissés ». Même sur un texte modifié, ces couplets durent être retirés car ils rappelaient vraiment trop l’hymne mis en musique par Rouget de Lisle<em>.</em></p>
<p><strong>CD recommandé</strong> : Sans doute indisponible, à part sur YouTube, un concert donné en 1979 offre le luxe d’Alain Vanzo en Phaon et la Sapho convaincante de Katherine Ciesinski.</p>
<p><strong>DVD recommandé</strong> : Rien de rien, et ce n&rsquo;est pas près de s&rsquo;arranger, vu le désintérêt dont pâtit l&rsquo;œuvre en question.</p>
<p><iframe allow="autoplay; encrypted-media" allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/e-IzcNo0Xmc" width="560"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/miroirs-de-gounod-sapho/">Miroirs de Gounod : Sapho</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://www.forumopera.com/miroirs-de-gounod-sapho/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Massenet Operas</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/massenet-operas-sept-fois-jules-en-un-coffret/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 25 May 2018 05:04:39 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/massenet-operas-sept-fois-jules-en-un-coffret/</guid>

					<description><![CDATA[<p>L’avantage d&#8217;une compilation, c’est qu’elle ne coûte à peu près rien à ceux qui les mettent en vente, et qu’elle ne coûte pas trop cher à ceux qui les achètent. A condition de ne posséder aucune intégrale d’opéra de Massenet, le coffret commercialisé par Erato n’est pas dépourvu d’attraits, même s’il n’égale pas le coffret &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/massenet-operas-sept-fois-jules-en-un-coffret/"> <span class="screen-reader-text">Massenet Operas</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/massenet-operas-sept-fois-jules-en-un-coffret/">Massenet Operas</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>L’avantage d&rsquo;une compilation, c’est qu’elle ne coûte à peu près rien à ceux qui les mettent en vente, et qu’elle ne coûte pas trop cher à ceux qui les achètent. A condition de ne posséder aucune intégrale d’opéra de Massenet, le coffret commercialisé par Erato n’est pas dépourvu d’attraits, même s’il n’égale pas le coffret de 23 disques réalisé par Decca en 2012, où l’on trouvait notamment <em>Le Roi de Lahore</em>, <em>Esclarmonde</em> et <em>Thérèse</em> en plus des inévitables <em>Manon </em>et <em>Werther</em>. En 16 CD, Erato présente un peu moins de raretés, mais l’offre est alléchante, qui propose sept titres représentatifs de la carrière du compositeur, de ses débuts jusqu’à sa mort, ou presque, de 1881 pour <em>Hérodiade</em> à 1910 pour <em>Don Quichotte</em>. Après, reste à voir si l’objet tient toutes ses promesses.</p>
<p>Ce que ce coffret reflète avant tout, c’est l’inéluctable internationalisation du disque, à une époque où il était apparemment devenu impensable d’enregistrer un opéra français avec des chanteurs francophones. Des Français, il n’y en a pas beaucoup ici, et il y en a qu’on aurait peut-être préféré ne pas entendre. Ainsi, pourquoi être allé chercher <strong>Henry Legay</strong> pour interpréter Des Grieux ? Pourquoi <strong>Nadine Denize</strong> pour chanter Hérodiade ? Pour un <strong>Nicolaï Gedda</strong> qui se montre admirable en Werther ou en Nicias, pour un <strong>Sherrill Milnes</strong> à la diction très correcte, il faut aussi subir quelques accents très exotiques, avec le Palémon visqueux de <strong>Richard van Allan</strong>, par exemple. Mais reconnaissons que, dans l’ensemble, la qualité d’articulation est plutôt très bonne, avec le français toujours étonnamment pur de <strong>Cheryl Studer</strong>. Et puis, soyons juste, il y a dans ce coffret deux titres entièrement confiés à des francophones : dans <em>Le</em> <em>Jongleur de Notre-Dame</em> où l’on entend enfin celui qui aurait pu et dû être le héros de bien des intégrales : <strong>Alain Vanzo</strong>, qui fut sur les scènes un superbe Des Grieux et un somptueux Werther, mais auxquels les studios ne firent jamais appel dans Massenet, sauf pour ce rôle du Jongleur qui ne correspondait peut-être pas parfaitement à sa nature. Et <a href="https://www.forumopera.com/cd/lumiere-de-levidence">l’on a déjà dit</a> tout le bien qu’il fallait penser de la <em>Sapho</em> gravée en 1976-77 par une stupéfiante <strong>Renée Doria</strong>, et l’on aimerait que tous les artistes aient conservé la même vaillance à 60 ans. Pour <strong>Beverly Sills</strong>, l’enregistrement de <em>Thaïs</em>, en 1976, arrive un peu tard : comme l’écrivait Sylvain Fort dans <a href="https://www.forumopera.com/actu/la-reine-est-morte-hommage-a-beverly-sills">son hommage nécrologique</a>, « la voix de Sills commence à décliner dès le milieu des années 70 […] l’instrument se dérobe ».</p>
<p>Curieusement,<strong> Victoria de Los Angeles</strong> a été choisie pour deux intégrales majeures où sa présene étonne un peu. Malgré tout le bien que l’on pense de la soprano espagnole, était-elle la candidate idéale pour Charlotte, rôle de mezzo même si la créatrice viennoise, Marie Renard, avait un répertoire incluant aussi de vrais rôles de soprano (mais Marie Delna, la première Charlotte française, était carrément contralto). Et en Manon, où elle est plus à sa place, il lui manque l’aisance dans l’extrême aigu qui lui aurait permis de respecter tout à fait la partition dans « Profitons bien de la jeunesse ». Dans le même ordre d’idée, <strong>José van Dam</strong> n’est pas exactement la basse exigée par Don Quichotte, et son timbre ne se différencie pas assez nettement de celui d’<strong>Alain Fondary </strong>en Sancho.</p>
<p>Côté chefs, <strong>Georges Prêtre</strong> apporte à <em>Werther</em> toute la passion souhaitable, mais la direction de <strong>Michel Plasson </strong>n’est pas la plus enflammée qui soit. <strong>Lorin Maazel </strong>assume de manière enthousiasmante la dose de clinquant inévitable dans <em>Thaïs </em>(où il interprète aussi le solo de violon de la « Méditation »), mais <strong>Pierre Monteux</strong> n’arrache pas toujours <em>Manon</em> à une certaine routine.</p>
<p>Donc il y a là du bon et du moins bon, mais s&rsquo;il existait une intégrale parfaite de <em>Manon</em> et de <em>Werther</em>, ça se saurait&#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/massenet-operas-sept-fois-jules-en-un-coffret/">Massenet Operas</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Sapho</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/lumiere-de-levidence/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 13 Aug 2012 20:26:55 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/lumiere-de-levidence/</guid>

					<description><![CDATA[<p>  Il y a des disques devant lesquels on ne peut que s’incliner, frappé par l’adéquation évidente des interprètes au rôle qu’on leur confie. En entendant Renée Doria dans Sapho, il va de soi que cet enregistrement ne pourra jamais connaître aucun rival sérieux, sauf miracle à venir dans le domaine du chant français. Qui &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/lumiere-de-levidence/"> <span class="screen-reader-text">Sapho</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/lumiere-de-levidence/">Sapho</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>           </p>
<p>			Il y a des disques devant lesquels on ne peut que s’incliner, frappé par l’adéquation évidente des interprètes au rôle qu’on leur confie. En entendant <strong>Renée Doria</strong> dans <em>Sapho</em>, il va de soi que cet enregistrement ne pourra jamais connaître aucun rival sérieux, sauf miracle à venir dans le domaine du chant français. Qui aujourd’hui serait capable d’être comme elle cette Fanny Legrand que Massenet conçut à l’intention d’Emma Calvé ? Bien sûr, madame Doria n’a jamais été une Carmen, mais peu importe. L’incarnation qu’elle grava en 1978 est proprement stupéfiante de vérité, à croire qu’elle avait elle-même rencontré Hortense Schneider – comme Massenet l’avait suggéré à Calvé – pour prendre auprès d’elle des leçons de vulgarité boulevardière afin de mieux jouer ce rôle. Renée Doria avait à l’époque 57 ans, chose quasi incroyable quand on entend aujourd’hui tant de sopranos qui seraient incapables à 30 ans d’émettre plus proprement le quart des aigus qu’elle lance sur ce disque. Evidemment, le passage des ans n’avait pas laissé la voix intacte, mais tout dépend de ce qu’on cherche dans un opéra : si vous n’envisagez pas Massenet autrement que chanté par Joan Sutherland, cet enregistrement n’est pas pour vous. Ici, l’actrice est admirable, donnant aux mots leur juste poids, convaincante dans toutes les facettes du personnage, dans la câlinerie comme dans l’invective.</p>
<p>			Evidemment, à côté d’une aussi brillante étoile, le reste de la distribution risquerait de paraître bien terne. Cependant, <strong>Ginès Sirera</strong> (père du baryton Gérard Théruel) est un Jean Gaussin de haute volée, même si le livret le cantonne dans le registre du bon garçon un peu passif. Avec cette qualité de sa diction, et la beauté d’un timbre rappelant celui d’Alain Vanzo, un pareil ténor serait aujourd’hui au firmament de l’opéra français, mais il semble hélas qu’il n’ait pas fait carrière très longtemps. Les parents du héros sont fort bien tenus par <strong>Adrien Legros</strong> et surtout par <strong>Gisèle Ory</strong>, mezzo émouvante qui assume la pagnolade avant l’heure imposée par Daudet. Avec la cousine Irène, les choses commencent à se gâter : n’y avait-il donc personne d’autre pour l’interpréter qu’une <strong>Elya Waisman</strong> à l’aigu nasal, tranchant et parfois incertain ? (Il est vraisemblable qu’il s’agisse de la même Elya Weismann qui chante le petit rôle de Blanche dans la <em>Louise</em> enregistrée l’année précédente par Sills et Gedda).</p>
<p>			Même problème avec le Caoudal de <strong>René Gamboa</strong> : pourquoi diable est-on allé chercher ce baryton à la voix grossie et dont l’élocution manque tellement de naturel ? N’aurait-on pu trouver un collègue plus francophone, même d’âge avancé ? <strong>Christian Baudéan</strong> a tout sauf une grande voix, l’affaire est entendue, mais il dit très correctement ce qu’il à dire. Reste la question de l’orchestre et de la direction de <strong>Roger Boutry</strong>, qui n’est sans doute pas non plus ce qu’on peut rêver de plus palpitant. Au premier acte, le contraste entre l’orchestre et le petit ensemble censément placé sur scène est tellement accentué par la prise de son que l’auditeur en sursaute presque. Quant à l’absence de livret, vu l’articulation superlative de la plupart des interprètes, on s’en dispense sans peine. Merci à Malibran de rendre à nouveau disponible ce témoignage indispensable. A propos, depuis 1978, a-t-on enregistré en studio, en France, d’autres raretés de Massenet ?<br />
			.</p>
<p>			 </p>
<p>			  </p>
<p>			 </p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/lumiere-de-levidence/">Sapho</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Sapho</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/sapho-baragouin-et-volapuk/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 28 Oct 2011 13:43:09 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/sapho-baragouin-et-volapuk/</guid>

					<description><![CDATA[<p>  Ce disque fut, à sa sortie en 1973, le premier enregistrement jamais réalisé de Sapho, et en tant que tel, il fut d’abord inestimable. Cinq ans après, le coffret réunissant autour de la grande Renée Doria une distribution francophone vint évidemment changer la donne. Le live du Festival de Wexford en 2001 ne modifia &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/sapho-baragouin-et-volapuk/"> <span class="screen-reader-text">Sapho</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/sapho-baragouin-et-volapuk/">Sapho</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>           </p>
<p>			Ce disque fut, à sa sortie en 1973, le premier enregistrement jamais réalisé de <em>Sapho</em>, et en tant que tel, il fut d’abord inestimable. Cinq ans après, le coffret réunissant autour de la grande Renée Doria une distribution francophone vint évidemment changer la donne. Le <em>live </em>du Festival de Wexford en 2001 ne modifia guère les choses ; peut-être aurait-il fallu enregistrer le spectacle donné en 2003 dans le cadre de la Biennale de Saint-Etienne pour essayer de rivaliser avec la version Doria. En résumé, sur trois versions, deux sont interprétées dans un sabir plus ou moins compréhensible. C’est ici la Société des Nations, un véritable festival de voyelles trop ouvertes ou trop fermées, trop nasales ou pas assez, où « fuir » est systématiquement prononcé « fouir » et où le moindre passage de diction rapide devient un salmigondis impénétrable. Quand les différents personnages doivent chanter en provençal le célèbre « O Magali, ma bien-aimée », c’est encore une autre paire de manches. On ricane en entendant ce dialogue entre Fanny et Jean : « Comment vous nommez-vous ? – Jean Gaussin. – De Provence ? – Ça s’entend ? – Pas beaucoup ». Non, en effet, ça ne s’entend pas beaucoup : le jeune homme arrive d’Ecosse et la demoiselle débarque de Vancouver. Au moins Divonne, avec ses « Té, Bou Diou » et ses « Pitchoune », vient-elle de zones plus méditerranéennes, mais plus proches de l’Adriatique que de Marseille.</p>
<p>			 <br />
			 </p>
<p>			 </p>
<p>			La Fanny de <strong>Milla Andrew</strong> n’est pourtant pas à dédaigner, même si on ne saurait voir en elle une nouvelle Emma Calvé, pour qui le rôle fut conçu par Massenet. A cheval sur la tessiture de mezzo et celle de soprano (elle avait à son répertoire aussi bien Butterfly que la Sorcière dans <em>Hansel et Gretel</em>), elle a une indéniable présence. Tour à tour légère et véhémente, elle respecte les instructions du compositeur qui lui fait crier toutes sortes de noms d’oiseaux à ses adversaires. Evidemment, la superbe Thaïs que fut notamment Renée Doria sait mettre infiniment plus de volupté dans « Pendant un an je fus ta femme », par exemple. <strong>Alexander Oliver</strong> est un ténor « de caractère », autrement dit, un ténorino nasal et pointu ; même s’il chante toutes les notes, il manque d’étoffe pour camper un héros crédible. Il a de plus une fâcheuse tendance aux glissandos descendants du plus mauvais effet. <em>Sapho</em> a beau être, avec <em>La Navarraise</em>, l’un des opéras où Massenet flirte avec le vérisme, cela n’excuse pas le « dégueulando » systématique.</p>
<p>			 <br />
			 </p>
<p>			 </p>
<p>			<strong>Laura Sarti</strong> prête à Divonne son beau mezzo et fait exister son personnage de mère du héros. <strong>Jenny</strong> <strong>Hill</strong> ne se tire pas aussi bien du rôle difficile d’Irène, dont elle ne peut éviter de faire une sœur un peu crispante de la Sophie de <em>Werther</em>. <strong>Bernard Dickerson</strong> chante comme le Maître de cérémonie dans <em>Cabaret</em>. Les voix graves (Caoudal, Césaire) s’en tirent plutôt moins mal, mais leur rôle est tellement minime que c’est une maigre consolation. Si l’on ajoute à tout cela une qualité sonore très aléatoire, avec souvent un souffle assez fort, et de petits bruits réguliers, comme si le repiquage avait été fait à partir d’un trente-trois tours rayé, on comprend qu’il s’agit là d’un enregistrement tout à fait dispensable, à moins qu’il ne soit redevenu incontournable, aussi longtemps que la version Renée Doria restera indisponible…</p>
<p>			 </p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/sapho-baragouin-et-volapuk/">Sapho</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
