<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Bamberger Symphoniker - Orchestre - Forum Opéra</title>
	<atom:link href="https://www.forumopera.com/orchestre/bamberger-symphoniker/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://www.forumopera.com/orchestre/bamberger-symphoniker/</link>
	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
	<lastBuildDate>Fri, 06 Dec 2024 14:32:32 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=7.0</generator>

<image>
	<url>https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/cropped-Favicon-32x32.png</url>
	<title>Bamberger Symphoniker - Orchestre - Forum Opéra</title>
	<link>https://www.forumopera.com/orchestre/bamberger-symphoniker/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Bayreuth 2026 : rien ne va plus</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/bayreuth-2026-rien-ne-va-plus/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Thierry Verger]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 06 Dec 2024 10:28:34 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/?post_type=breve&#038;p=178605</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le mauvais vent n’en finit pas de souffler sur la Colline verte. Alors que Katharina Wagner annonçait l’année dernière un programme exceptionnel à l’occasion du jubilé 2026 (les 150 ans du festival de Bayreuth), les choses évoluent aujourd’hui défavorablement. Dans son édition en date du 5 décembre 2024, le journal bavarois Münchner Merkur annonce des &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/breve/bayreuth-2026-rien-ne-va-plus/"> <span class="screen-reader-text">Bayreuth 2026 : rien ne va plus</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/breve/bayreuth-2026-rien-ne-va-plus/">Bayreuth 2026 : rien ne va plus</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le mauvais vent n’en finit pas de souffler sur la Colline verte. Alors que <a href="https://www.forumopera.com/breve/2026-un-nouveau-ring-pour-les-150-ans-du-festival/">Katharina Wagner annonçait</a> l’année dernière un programme exceptionnel à l’occasion du jubilé 2026 (les 150 ans du festival de Bayreuth), les choses évoluent aujourd’hui défavorablement.<br />
Dans son édition en date du 5 décembre 2024, le journal bavarois <a href="https://www.merkur.de/kultur/richard-wagner-festspiele-verwaltungsrat-begruendet-sparkurs-zr-93453933.html"><em>Münchner</em> <em>Merkur</em> annonce des restrictions budgétaires</a> drastiques qui vont se répercuter sur une programmation qui s’annonçait unique.<br />
Rappelons qu’à l’origine la directrice du Festival avait vu les choses en grand ; l’édition 2026 devait proposer pour la première fois 11 productions : les 10 « classiques » (<em>Holländer</em> ; <em>Lohengrin</em>, <em>Tannhäuser</em>, <em>Tristan</em>, <em>Ring</em>, <em>Meistersinger</em> et <em>Parsifal</em>) auxquelles il fallait ajouter la première représentation de <em>Rienzi</em>.<br />
« L’évolution actuelle des coûts pose de gros défis au Festival », indique dans un communiqué la direction. « Au vu de cette évolution, il semble raisonnable d’adapter la programmation originellement prévue, afin d’assurer la pérennité des programmations des années à venir ». On ne peut être plus clair.<br />
Malgré un auto-financement de 55%, le Festival doit faire face à des coûts de personnel trop importants. La situation économique de l’Etat allemand, de la Bavière, de la ville de Bayreuth et même du mécénat, notamment de la société des amis de Bayreuth (Förderverein der Freunde von Bayreuth), ne permet plus de tabler sur les subventions initialement prévues.<br />
Aussi, au lieu des onze opéras prévus, sept seulement seront présentés en 2026. Les artistes concernés par les annulations semblent n’avoir été prévenus que par la presse, notamment <strong>Nathalie</strong> <strong>Stutzmann</strong> qui devait diriger <em>Tannhäuser</em>. La nouvelle production de <em>Rienzi</em> (avec possiblement <strong>Andreas Schager</strong> dans le rôle-titre) est maintenue, ainsi que les reprises de <em>Fliegender</em> <em>Holländer</em>, <em>Parsifal</em> (avec les lunettes de réalité augmentée), et un <em>Ring</em> « particulier », sans donner plus de détail. Markus Thiel, responsable de la rubrique culture au <em>Münchner</em> <em>Merkur</em>, <a href="https://markusthiel.info/2024/12/05/bayreuther-festspiele-geburtstag-ohne-party/">indique dans son blog</a> que ce <em>Ring</em> « particulier » pourrait être une version « halbszenisch », ce que nous appelons mise en espace. Une chose est certaine, c’en est fini de la production décriée de <strong>Valentin Schwarz</strong>. La prochaine nouvelle production de l’<em>Anneau</em> <em>des Nibelungen</em> est prévue pour 2028. La reprise de <em>Tannhäuser</em> est reportée à 2027.<br />
On savait que le <a href="https://www.forumopera.com/breve/demission-et-remplacement-du-chef-des-choeurs-de-bayreuth/">chœur avait été drastiquement réduit</a> cette année, en passant de 134 à 80 choristes. On parle maintenant d’une « restructuration » de l’orchestre du Festival et de la possibilité de faire appel à des musiciens de l’orchestre symphonique de Bamberg, ville située à 70 km de Bayreuth.<br />
L’ouverture du festival par <strong>Christian Thielemann</strong> dirigeant la 9<sup>e</sup> symphonie de Beethoven (comme Richard Wagner en 1876) est quant à elle maintenue.<br />
Rappelons que Forumopéra sera présent sur l’ensemble des productions du Festival 2025.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/breve/bayreuth-2026-rien-ne-va-plus/">Bayreuth 2026 : rien ne va plus</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Olga Peretyatko-Mariotti &#038; Jakub Hru016fu0161a Bamberger Symphoniker —</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/olga-peretyatko-mariotti-jakub-hrusa-bamberger-symphoniker-bel-canto-russe/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Catherine Jordy]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 06 May 2018 05:52:44 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/spectacle/bel-canto-russe/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Olga Peretyatko-Mariotti est une habituée du Festspielhaus de Baden-Baden : après sa virevoltante Traviata de 2015, un récital rossinien bien trempé en 2016 et un jouissif Belcanto spectacular l’an passé, la Pétersbourgeoise revient cette fois-ci avec une soirée russe et slave. Autant, l’an passé, elle partageait de bonne grâce la vedette avec Lawrence Brownlee, autant cette fois, &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/olga-peretyatko-mariotti-jakub-hrusa-bamberger-symphoniker-bel-canto-russe/"> <span class="screen-reader-text">Olga Peretyatko-Mariotti &#38; Jakub Hru016fu0161a Bamberger Symphoniker —</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/olga-peretyatko-mariotti-jakub-hrusa-bamberger-symphoniker-bel-canto-russe/">Olga Peretyatko-Mariotti &amp; Jakub Hru016fu0161a Bamberger Symphoniker —</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Olga Peretyatko-Mariotti</strong> est une habituée du Festspielhaus de Baden-Baden : après sa virevoltante <a href="https://www.forumopera.com/la-traviata-baden-baden-la-devoyee-aux-pieds-nus"><em>Traviata</em></a> de 2015, un récital <a href="http://www.forumopera.com/olga-peretyatko-et-ottavio-dantone-une-soiree-avec-rossini-baden-baden-soprano-de-combat">rossinien</a> bien trempé en 2016 et un jouissif <em><a href="https://www.forumopera.com/olga-peretyatko-lawrence-brownlee-belcanto-spectaculaire-baden-baden-de-lart-du-bis">Belcanto spectacular</a></em> l’an passé, la Pétersbourgeoise revient cette fois-ci avec une soirée russe et slave. Autant, l’an passé, elle partageait de bonne grâce la vedette avec Lawrence Brownlee, autant cette fois, c’est avec le chef d’orchestre <strong>Jakub Hrůša</strong> qu’elle compose, pour un succès partagé équitablement. En fait, la soprano reprend le contenu de son disque <a href="https://www.forumopera.com/cd/russian-light-olga-peretyatko-aida-fais-donc-comme-olga"><em>Russian Light</em></a>, mais en édulcore le contenu, accordant à son public trois airs à chaque apparition. Le récital offre tout de même deux bonnes heures de musique, mais nettement moins de temps consacré au chant : il semblerait que la diva s’économise. Cela dit, le spectacle est parfaitement équilibré et riche.</p>
<p>On commence et termine avec deux amples symphonies qui encadrent harmonieusement le programme chanté. Les <em>Danses symphoniques </em>sont l’occasion de découvrir l’exceptionnelle qualité sonore du Bamberger Symphoniker qui s’est trouvé un chef remarquable en la personne de Jakub Hrůša. Le dirigeant tchèque trouve des tempi idéaux pour mettre en valeur tant la brillante structure de l’œuvre que sa richesse instrumentale. L’orchestre sonne particulièrement bien et annonce la couleur. Olga Peretyatko-Mariotti – elle porte à présent également le nom de son chef d’orchestre de mari, épousé en <a href="https://www.forumopera.com/breve/michele-mariotti-olga-peretyatko-un-mariage-sous-le-signe-de-rossini">2012</a>, comme pour mieux encore souligner l’union heureuse de l’âme russe et du bel canto italien – apparaît, très en aristocratique beauté, timbre toujours aussi séduisant et projection royale. La jeune femme porte une robe aux tons cuivrés rehaussée de brillants cascadant comme ses descentes chromatiques, ce qui confère une note orientale voire reptilienne à la diva, tout à fait dans la tonalité de son répertoire du soir. Comme à l’accoutumée, les poses et attitudes sont parfaitement maîtrisées, dignes d’une star hollywoodienne de la grande période, façon Hedy Lamarr ou Garbo période Mata Hari. Dans son apparence comme dans son chant, on pourrait peut-être lui reprocher un je-ne-sais-quoi de trop apprêté voire d’artificialité. Si les aigus manquent d’aisance ou sont soigneusement évités, le médium est de toute beauté ; quant à la puissance dramatique, elle est remarquable, fourmillant de nuances subtiles. Sa Ludmila, par exemple, est infiniment touchante et la beauté des vers de Pouchkine magnifiée. L’interprétation étincelante et jubilatoire n’est pas sans évoquer des parentés avec le bel canto rossinien et italien en général. Pourquoi ce répertoire n’est-il pas plus souvent donné, on se le demande…</p>
<p>Si le choix d’Olga Peretyatko-Mariotti nous emmène en terrain connu avec des airs familiers, il n’en reste pas moins qu’on en perçoit toute la variété et la beauté, avec l’envie d’en entendre davantage et surtout des opéras complets. On se dit d’ailleurs, au cours de la deuxième partie où la diva arbore une somptueuse en plissé cramoisi, que ses cours airs de Rachmaninov ne sont qu’une mise en bouche, mais d’une incommensurable délicatesse et nostalgie, comme la célèbre <em>Vocalise</em>. Étant donné qu’il reste encore une symphonie entière à donner, nul doute que la belle va en profiter pour prendre la poudre d’escampette sans accorder de bis, se dit-on. Heureusement non, nous sommes gratifiés d’un rappel en forme d’appel du pied à ce qui va suivre : une œuvre tchèque avec un délicieux extrait de <em>Rusalka</em> de Dvořák annonce la symphonie à suivre, le temps de déplacer quelques chaises pour le confort et les légers changements de composition de l’orchestre, où l’on emporte le pupitre du chef. On croit avoir la berlue, mais non : Jakub Hrůša dirige la <em>Huitième symphonie</em> de Dvořák sans partition, avec fougue, énergie et une maîtrise confondante. Parfaitement à son aise, il s’adresse au public badois (émaillé de nombreux auditeurs russes, comme toujours à Baden) pour s’excuser de ce que le concert a déjà été long mais qu’après tout, autant continuer… Et c’est dans la joie et la bonne humeur, toujours sans partition, qu’il dirige une dernière <em>Danse hongroise n° 21</em> de Brahms, quasi en apesanteur. Orchestre et chef sont en état de grâce.</p>
<p>Le temps de sortir de la salle, la diva et le chef sont déjà installés à la table de signature pour une séance de dédicaces, elle dans une nouvelle robe sublimement glamour, lui sémillant, visiblement galvanisé, tout sourire. Un sourire communicatif, parce qu’on est bien contents de ce qu’on vient d’écouter et de vivre, nous aussi.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/olga-peretyatko-mariotti-jakub-hrusa-bamberger-symphoniker-bel-canto-russe/">Olga Peretyatko-Mariotti &amp; Jakub Hru016fu0161a Bamberger Symphoniker —</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Parfum</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/parfum-mi-pare-sentir-odor-di-femmina/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 19 May 2017 06:21:13 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/parfum-mi-pare-sentir-odor-di-femmina/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Il faut savoir dépasser le marketing, faire abstraction d’une présentation qui fait ressembler ce disque à un nuancier de fond de teint ou à une publicité pour quelque produit de luxe. Après tout, qu’importe le flacon, puisqu’avec ce nouveau récital intitulé Parfum, Christiane Karg réussit sa première incursion dans un domaine qu’elle n’avait pas encore &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/parfum-mi-pare-sentir-odor-di-femmina/"> <span class="screen-reader-text">Parfum</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/parfum-mi-pare-sentir-odor-di-femmina/">Parfum</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Il faut savoir dépasser le marketing, faire abstraction d’une présentation qui fait ressembler ce disque à un nuancier de fond de teint ou à une publicité pour quelque produit de luxe. Après tout, qu’importe le flacon, puisqu’avec ce nouveau récital intitulé <em>Parfum</em>, <strong>Christiane Karg</strong> réussit sa première incursion dans un domaine qu’elle n’avait pas encore abordé. De l’opéra français, elle en avait déjà chanté, et admirablement (mémorable Aricie à Glyndebourne), et enregistré (du Gluck et du Grétry sur son disque <em>Amoretti</em>). De la mélodie, elle en a beaucoup chanté et enregistré, mais en allemand presque exclusivement. Cette fois, les deux se combinent pour un hommage à nos poètes, grands (Hugo, Baudelaire, Verlaine) ou un peu moins grands (Leconte de Lisle, Tristan Klingsor). Programme rebattu, direz-vous ? Erreur, car la soprano a eu l’intelligence de ne pas se limiter aux sentiers les plus fréquentés, comme elle nous l’avait d’ailleurs <a href="https://www.forumopera.com/actu/cinq-questions-a-christiane-karg">confié lors d’une interview</a> réalisée peu avant l’enregistrement de ce disque.</p>
<p>Le récital s’ouvre et se ferme avec quelques piliers du répertoire : <em>Shéhérazade</em> de Ravel et trois des plus célèbres mélodies de Duparc. En effet, il n’est pas mauvais de le préciser, il ne s’agit pas ici d’un programme voix et piano, mais voix et orchestre, d’où la présence de quelques authentiques raretés. La mélodie de Koechlin se range assurément dans la catégorie des pages peu fréquentées, mais il y a plus inhabituel encore. Des Debussy, mais pas n’importe lesquels : quatre des <em>Cinq poèmes de Baudelaire</em> du jeune Claude-Achille (1888-89), retenus par John Adams en 1994 pour une orchestration intitulée <em>Le Livre de Baudelaire</em>, où le père de <em>Nixon de China </em>trouve des couleurs à mi-chemin entre Wagner et les premiers essais d’Alban Berg au tournant du siècle. Et comme mélodies sur des poèmes français ne signifie pas exclusivement mélodies dues à des compositeurs français, le disque offre aussi quatre compositions d’un Benjamin Britten de 14 ans, qui ne furent créées qu’en 1980, à titre posthume. On est certes encore loin de la réussite des <em>Illuminations</em>, mais ces partitions qui ne courent décidément pas les rues méritent un coup d’oreille.</p>
<p>Première qualité requise pour la mélodie française (ou en français) : une diction impeccable. De ce côté-là, <strong>Christiane Karg</strong> dispose de très solides atouts, même si l’on pourrait toujours rêver d’une familiarité plus grande encore avec notre langue. Mais après tout, peut-être les passages où le texte se fait moins intelligible sont-ils aussi le fait d’une mise en musique moins limpide car un peu trop placée dans l’extrémité aiguë de la tessiture. La voix, elle, présente les mêmes qualités que l’on a eu l’occasion d’apprécier chez Mozart ou chez Richard Strauss : sourire et couleurs argentées, expressivité sans rien d’histrionique. Jamais on n’a le sentiment que la grenouille veut se faire aussi grosse que le bœuf, ce qui reflète bien un étoffement progressif qui permet à la soprano d’envisager pour un avenir proche le passage de Susanna à Fiordiligi, par exemple. Pour <em>Shéhérazade</em> notamment, Christiane Karg trouve en outre avec le <strong>Bamberger Symphoniker</strong> un orchestre apte à traduire le raffinement ravélien, et le tempo (trop ?) retenu qu’adopte <strong>David Afkham</strong> dans « Asie » est propice au mystère qu’exprime le poème, tandis que la voix s’élève sans peine par-dessus ce somptueux tapis instrumental. Le répertoire français a en tout cas bien de la chance de pouvoir compter sur de tels avocats hors de nos frontières.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/parfum-mi-pare-sentir-odor-di-femmina/">Parfum</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>WAGNER, Die Walküre — Baden-Baden</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/bamberger-symphoniker-jonathan-nott-baden-baden-inceste-de-citrouille/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Catherine Jordy]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 31 Oct 2015 07:02:53 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/spectacle/inceste-de-citrouille/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le programme concocté en cette soirée d’Halloween n’avait guère de rapport avec les festivités du jour. L’association d’une œuvre de Bruckner avec une version de concert du premier acte de la Walkyrie ne laisse pas de surprendre, quoique on note d’intéressants parallèles entre cette 5e Symphonie et certains leitmotive wagnériens. Mais intéressons-nous à la première &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/bamberger-symphoniker-jonathan-nott-baden-baden-inceste-de-citrouille/"> <span class="screen-reader-text">WAGNER, Die Walküre — Baden-Baden</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/bamberger-symphoniker-jonathan-nott-baden-baden-inceste-de-citrouille/">WAGNER, Die Walküre — Baden-Baden</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le programme concocté en cette soirée d’Halloween n’avait guère de rapport avec les festivités du jour. L’association d’une œuvre de Bruckner avec une version de concert du premier acte de la <em>Walkyrie</em> ne laisse pas de surprendre, quoique on note d’intéressants parallèles entre cette 5<sup>e</sup> Symphonie et certains leitmotive wagnériens. Mais intéressons-nous à la première partie du concert où les amours des jumeaux incestueux naissent et se développent devant nos yeux. Pas de mise en scène, donc, ce qui nous dispense d’éventuelles peaux de bêtes ou autres fantaisies vestimentaires pour nos tourtereaux qui apparaissent, très élégants, en smoking et robe longue. Quoiqu’on en dise, cela ne gâte en rien le plaisir de les contempler à leur avantage, bien-être encore renforcé par l’absence de partitions, pourtant fort courantes en versions de concert. Pour l’heure, les interprètes s’investissent pleinement dans leur chant, dégageant une force de conviction croissante au fil de l’action.</p>
<p>On retrouve avec plaisir <strong>Klaus Florian Vogt </strong>sur la scène du Festspielhaus, près d’un an après un récital enchanteur donné <a href="http://www.forumopera.com/recital-klaus-florian-vogt-baden-baden-pur-fort-et-disert">ici même</a>. Habitué du rôle de Siegmund, le ténor est en grande forme ce soir. Le timbre est juvénile et pur, loin d’être blanc comme on le lui reproche souvent. Bien au contraire, c’est tout un nuancier de couleurs chaudes qui nous évoquent les feuillages flamboyants des forêts badoises, particulièrement chatoyantes cette année. Sa présence devient rapidement magnétique, son interprétation tout en vaillance procurant une empathie quasi fusionnelle qui culmine dans le « Wälse » extatique, le suave « Winterstürme » et les étreintes finales. Les talents d’actrice d’<strong>Annette Dasch</strong> contribuent amplement à rendre vibrant l’amour puissant qui s’empare des enfants de Wotan. On la perçoit naturelle, innocente et belle ; la ravissante berlinoise sait rendre poignant le récit de son mariage malheureux et crédible son attachement viscéral à Siegmund. Peut-être ne colle-t-elle pas exactement à ce qu’on est habitué à entendre du rôle de Sieglinde, mais on saurait lui reprocher de ne pas l’incarner avec force et conviction. La qualité de la diction tout comme le phrasé sont impeccables chez les deux interprètes, ce qui n’est pas toujours le cas de <strong>Liang Li</strong>, pourtant impressionnant de force sonore, au timbre de bronze doté de graves caverneux bienvenus. En quelques secondes, il parvient toutefois à restituer la force brutale et épaisse de Hunding.</p>
<p>Portés par tant d’énergie et d’émotion, l’acte ne dure que le temps d’un éclair et c’est avec un pincement au cœur qu’on voit repartir les solistes et notre carrosse se transformer en citrouille. Pas de chevauchée des Walkyrie ce soir, mais une symphonie à la place après la pause. <strong>Jonathan Nott </strong>sert idéalement Wagner tout comme Bruckner, à la tête de son Bamberger Symphoniker à l’effectif renforcé par celui de la Bayerische Staatsphilharmonie. C’est à une déferlante sonore maîtrisée et experte que l’on a droit pour une soirée bien riche.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/bamberger-symphoniker-jonathan-nott-baden-baden-inceste-de-citrouille/">WAGNER, Die Walküre — Baden-Baden</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
