<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Berliner Philharmoniker - Orchestre - Forum Opéra</title>
	<atom:link href="https://www.forumopera.com/orchestre/berliner-philharmoniker/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://www.forumopera.com/orchestre/berliner-philharmoniker/</link>
	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
	<lastBuildDate>Sun, 12 Apr 2026 01:38:18 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.9.4</generator>

<image>
	<url>https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/cropped-Favicon-32x32.png</url>
	<title>Berliner Philharmoniker - Orchestre - Forum Opéra</title>
	<link>https://www.forumopera.com/orchestre/berliner-philharmoniker/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Discothèque idéale : Wagner &#8211; Die Walküre (Karajan, Deutsche Grammophon &#8211; 1967)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/discotheque-ideale-wagner-die-walkure-karajan-deutsche-grammophon-1967/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Charles Sigel]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 12 Apr 2026 01:36:09 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/?post_type=breve&#038;p=210156</guid>

					<description><![CDATA[<p>C’est avec Die Walküre que Karajan commence l’enregistrement de son Ring de studio, conçu expressément pour le disque. Quelques mois plus tard, il va reprendre la même distribution à Salzburg et la réussite sera moindre, mais ici la proximité des micros &#8211; et l’approche de Karajan &#8211; mettent en lumière toute l’intimité de cette suite &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/breve/discotheque-ideale-wagner-die-walkure-karajan-deutsche-grammophon-1967/"> <span class="screen-reader-text">Discothèque idéale : Wagner &#8211; Die Walküre (Karajan, Deutsche Grammophon &#8211; 1967)</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/breve/discotheque-ideale-wagner-die-walkure-karajan-deutsche-grammophon-1967/">Discothèque idéale : Wagner &#8211; Die Walküre (Karajan, Deutsche Grammophon &#8211; 1967)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>C’est avec <em>Die Walküre</em> que <strong>Karajan</strong> commence l’enregistrement de son Ring de studio, conçu expressément pour le disque. Quelques mois plus tard, il va reprendre la même distribution à Salzburg et la réussite sera moindre, mais ici la proximité des micros &#8211; et l’approche de Karajan &#8211; mettent en lumière toute l’intimité de cette suite de dialogues, au détriment peut-être de la démesure mythique, que portaient les géants qu’on citait à l’instant (sans parler des Lehmann, Flagstad, Varnay, Traubel, Melchior, Suthaus, Grindl, Frick…)</p>
<p>Ainsi est-ce à <strong>Gundula Janowitz</strong> qu’échoit le rôle de Sieglinde, voix d’une pureté, d’une transparence virginale, plus jeune fille allemande que nature, transfigurée, illuminée, révélée à elle-même par la rencontre avec le Siegmund inspiré, complexe, poète, irradiant, de <strong>Jon Vickers</strong>.<br />
Lui, voix habitée, noueuse, osant des pianissimos frémissants d’émotion puis montant à des sommets d’exaltation, de « Ist es der Blick der blühenden Frau ? » à l’émerveillement qu’il donne à entendre dans « Winterstürme », à quoi elle répond par le « Du bist der Lenz » le plus clair, le plus lilial, qu’on puisse imaginer.</p>
<p>Abordant pour la première fois un rôle wagnérien, et (selon la rumeur) assez malmenée par Karajan, elle se hisse au-dessus d’elle-même dans le duo du deuxième acte (et s’embrasera dans le « O hehrstes Wunder ! » du troisième), à côté d’une <strong>Régine Crespin</strong> qui l’année précédente avait été la Sieglinde de Solti, tandis que Nilsson était Brünnhilde.</p>
<p>Écouter avec quelle douceur, quelle compassion, quelle fraternité, Crespin/Brünnhilde annonce à Vickers/Siegmund qu’il doit mourir et que Sieglinde ne mourra pas avec lui (et comment les violons de Berlin suggèrent alors l’air terrestre &#8211; <em>Erdenluft</em> &#8211; que la mère de Siegfried doit continuer à respirer), écouter la flamme de Vickers et le trouble de Crespin (tandis que le thème de la mort monte en déferlantes), écouter Crespin tout à coup incendiée et résolue à désobéir.<br />
Et que dire des adieux de Siegmund à Sieglinde endormie. Quel Siegmund fut jamais aussi fragile, désemparé, élégiaque que Vickers à cet instant ?</p>
<p>Et puis il y a <strong>Thomas Stewart</strong>, Wotan chancelant sous l’indignation outragée de Fricka (<strong>Joséphine Veasey</strong> inattendue elle aussi, mais fière, ardente, noble, gardienne de l’orthodoxie jamais dérisoire), prenant le parti de ses enfants, palpitant de bonté, osant des pianissimos de <em>liedersänger</em>, délicat et tendre, douloureux et non pas veule. Écouter son récit du deuxième acte, « Als junger Liebe », d’abord noyé dans les cordes graves, à fleur de lèvres, puis montant crescendo, rebondissant sur « Ein andres ist’s », sur un paysage caverneux de trombones et de cors, en une manière de symphonie avec confidence obligée, frémissante et blessée. Osant un filet de voix détimbré sur « der Sel’ingen Ende säumt dann nicht &#8211; la fin des Dieux ne tardera pas », puis montant à une noire colère (révélant sa faiblesse mieux que ses attendrissements) dès que Brünnhilde esquisse un début de réticence à lui obéir. Tout cela magistralement subtil.</p>
<p>Curieusement, on qualifia la manière de Karajan de chambriste, à cause peut-être de passages murmurés qu’on avait jamais entendus ainsi, mais bien au contraire c’est la fougue de la direction qui étonne (qu’on écoute l’orage de l’ouverture, foudroyant) et les sonorités coupantes des cuivres, la fièvre, les contrastes acérés, une palette de sonorités graves à faire trembler les murs, une lisibilité des textures orchestrales glorifiée par une stéréophonie débridée, et une attention aux menus détails de l’orchestration, ainsi la clarinette basse préludant à la dernière scène et le consort de bois et cordes accompagnant l’auto-plaidoyer de Brünnhilde et la réponse troublée de Wotan.</p>
<p>Oui, en effet, la limpidité de Crespin, ces pianissimos diaphanes, cette ligne de chant souveraine, la tendresse de cette scène d’amour père-fille, et puis cette tristesse éternelle (« meine ewige Trauer ») que Stewart dit avec une douleur si intériorisée, cette compréhension profonde (« Du folgtest selig des Liebe Macht &#8211; Tu t’es soumise au pouvoir de l’amour »), leur intimité bouleversante, tout cela méritait cet accompagnement attentif, voluptueux, pointilliste.</p>
<p>Un orchestre qui se fait tempétueux, immense, au moment du « Leb’wohl », puis apaise ses houles de cuivres pour un déchirant adieu de Wotan aux yeux de sa fille et un « letztem Kuss » immatériel.</p>
<p>L’entrelacement des motifs, celui du sommeil, celui des adieux, sera d’une douceur enivrante, le temps s’arrêtera, tout ne sera que pure musique (et Berlin plus somptueux que jamais) avant que les Traités ne rompent le charme, que surgissent les flammes, et qu’apparaisse Siegfried aux trombones. Magique !</p>
<p><em>Richard Wagner : </em>Die Walküre<em>, WWV 86B &#8211; Gundula Janowitz (Sieglinde), Régine Crespin (Brünnhilde), Josephine Veasey (Fricka), Jon Vickers (Siegmund), Thomas Stewart (Wotan), Martti Talvela (Hunding) &#8211; Berliner Philharmoniker &#8211; Herbert von Karajan.  Enregistré à la Jesus-Christus-Kirche, Berlin, août, septembre, décembre 1966. DGG, 1967</em></p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><a href="https://www.forumopera.com/dossier/la-discotheque-ideale-de-lart-lyrique/"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="355" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/vers-la-discotheque-ideale-2-1024x355.png" alt="" class="wp-image-207785"/></a></figure>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/breve/discotheque-ideale-wagner-die-walkure-karajan-deutsche-grammophon-1967/">Discothèque idéale : Wagner &#8211; Die Walküre (Karajan, Deutsche Grammophon &#8211; 1967)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Discothèque idéale : Puccini – La Bohème (Karajan, Decca – 1973)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/discotheque-ideale-la-boheme-puccini-karajan-decca-1973/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sylvain Fort]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 28 Feb 2026 07:00:00 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/?post_type=breve&#038;p=209121</guid>

					<description><![CDATA[<p>C’est faire peu de cas de l’alchimie particulière de La Bohème, qui de tous les opéras de Puccini est celui où l’ensemble compte plus que les individus. Le drame s’y déroule en tableaux, dont chacun a sa couleur, son atmosphère, et presque son langage. A cela, il faut moins des protagonistes brillants qu’un chef pourvoyant &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/breve/discotheque-ideale-la-boheme-puccini-karajan-decca-1973/"> <span class="screen-reader-text">Discothèque idéale : Puccini – La Bohème (Karajan, Decca – 1973)</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/breve/discotheque-ideale-la-boheme-puccini-karajan-decca-1973/">Discothèque idéale : Puccini – La Bohème (Karajan, Decca – 1973)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="font-weight: 400;">C’est faire peu de cas de l’alchimie particulière de <em>La Bohème</em>, qui de tous les opéras de Puccini est celui où l’ensemble compte plus que les individus. Le drame s’y déroule en <em>tableaux</em>, dont chacun a sa couleur, son atmosphère, et presque son langage. A cela, il faut moins des protagonistes brillants qu’un chef pourvoyant à tout. Karajan fut ce chef, trouvant dans le foisonnement de l’orchestre et dans le drame pucciniens de quoi exprimer sa fougue de chef de théâtre et son instinct symphoniste. En octobre 1972, à la Jesus-Christus-Kirche de Berlin, il réunit moins un <em>cast</em> qu’une véritable équipe : le duo Pavarotti-Freni s’est déjà bien rôdé sur scène (électrisant témoignage live de 1969 dirigé par Schippers), et Panerai, Ghiaurov, Harwood s’accordent comme larrons en foire. Les Berliner Philharmoniker dans Puccini ? Pas intuitif, dira-t-on, mais finalement évident : le miroitement des flocons qui tombent sur la Porte d’Enfer, la folie festive de Momus, l’obscur pressentiment du dernier tableau – tout cela est inoubliable. Pourquoi consacrer encore et toujours cet enregistrement depuis plus de cinquante ans ? Parce que précisément, loin du vérisme, Karajan se tient avec modestie (mais oui) près de la <em>vérité</em> de l’œuvre, de ses nervures intimes, de ses plus fins ressorts, et la fait passer avant les performances individuelles – qui, par ailleurs, sont admirables. Dans cette humilité se trouve le secret de la longévité, ou plutôt de l’éternelle jeunesse : la leur, et celle de <em>La Bohème</em>.</p>
<p style="font-weight: 400;">Luciano Pavarotti (Rodolfo), Mirella Freni (Mimi), Elizabeth Harwood (Musetta), Nokolai Ghiaurov (Colline), Rolando Panerai (Marcello)<br />Berliner Philharmoniker &amp; Herbert von Karajan<br />Enregistré en 1972, publié en 1973. DECCA.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><a href="https://www.forumopera.com/dossier/la-discotheque-ideale-de-lart-lyrique/"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="355" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/vers-la-discotheque-ideale-2-1024x355.png" alt="" class="wp-image-207785"/></a></figure>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/breve/discotheque-ideale-la-boheme-puccini-karajan-decca-1973/">Discothèque idéale : Puccini – La Bohème (Karajan, Decca – 1973)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Karajan enfin en streaming ?</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/karajan-enfin-en-streaming/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Jacques Groleau]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 11 Dec 2025 06:49:02 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/?post_type=breve&#038;p=205005</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le mélomane pouvait à juste titre s&#8217;interroger : pourquoi les opéras gravés par Karajan pour EMI entre les années 70 et 80 restaient-ils désespérément absents des plateformes de streaming ? Certes, après quelques indiscutables réussites &#8211; de Così et Hänsel à Falstaff et Der Rosenkavalier &#8211;, le ton s&#8217;était nettement modifié, le souci du son &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/breve/karajan-enfin-en-streaming/"> <span class="screen-reader-text">Karajan enfin en streaming ?</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/breve/karajan-enfin-en-streaming/">Karajan enfin en streaming ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le mélomane pouvait à juste titre s&rsquo;interroger : pourquoi les opéras gravés par Karajan pour EMI entre les années 70 et 80 restaient-ils désespérément absents des plateformes de streaming ? Certes, après quelques indiscutables réussites &#8211; de <em>Così</em> et <em>Hänsel</em> à <em>Falstaff</em> et <em>Der Rosenkavalier &#8211;</em>, le ton s&rsquo;était nettement modifié, le souci du son ayant alors tendance à prendre le pas sur l&rsquo;urgence dramatique. Quoi qu&rsquo;il en soit, certaines de ces gravures avaient marqué leur époque, comme de somptueux <em>Meistersinger</em> avec la Staatskapelle de Dresde (1970), une incandescente <em>Salome</em> avec Behrens, Van Dam et Baltsa (1977), mais aussi &#8211; dans le désordre &#8211; <em>Don Carlo</em>, <em>Otello </em>ou encore <em>Lohengrin</em> et <em>Le Vaisseau fantôme</em>&#8230;</p>
<p>Warner nous fait la surprise de nous offrir enfin un premier joyau de cette série : le <em>Tristan </em>de 1972 avec Jon Vickers, Helga Dernesch, la Brangäne inapprochable de Christa Ludwig et l&rsquo;écrin &#8211; somptuosissime &#8211; des Berliner. Une expérience orchestrale comme nulle autre, que tout amateur de Wagner se devrait de connaître. Il ne nous reste plus qu&rsquo;à espérer que les autres suivent&#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/breve/karajan-enfin-en-streaming/">Karajan enfin en streaming ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>PUCCINI, Madama Butterfly – Baden-Baden</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/puccini-madama-butterfly-baden-baden/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Catherine Jordy]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 22 Apr 2025 06:47:13 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/?post_type=spectacle&#038;p=187781</guid>

					<description><![CDATA[<p>Fabuleux. Voilà qui résume le flot d’émotions ressenti au cours de ce spectacle exceptionnel et inoubliable, entre extase et douce mélancolie, le tout zébré de violents coups au cœur. Une soirée proche de la perfection, en fusion totale avec le drame de Puccini. Entre une mise en scène enchanteresse, une interprétation de très haut niveau &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/puccini-madama-butterfly-baden-baden/"> <span class="screen-reader-text">PUCCINI, Madama Butterfly – Baden-Baden</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/puccini-madama-butterfly-baden-baden/">PUCCINI, Madama Butterfly – Baden-Baden</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Fabuleux. Voilà qui résume le flot d’émotions ressenti au cours de ce spectacle exceptionnel et inoubliable, entre extase et douce mélancolie, le tout zébré de violents coups au cœur. Une soirée proche de la perfection, en fusion totale avec le drame de Puccini. Entre une mise en scène enchanteresse, une interprétation de très haut niveau et un orchestre au sommet, comment ne pas succomber à cette déferlante émotionnelle de nature orgasmique&nbsp;? Il y a des jours où l’on se sent tout particulièrement privilégié et heureux, d’autant que c’est tout un théâtre qui semble partager le même enthousiasme…</p>
<p><em>Madama Butterfly</em> était la production phare du Festival de Pâques de Baden-Baden et pour cette troisième et dernière représentation, le Festspielhaus était plein comme un œuf, ce qui est bien le moins pour un dimanche pascal, me retorquera-t-on. Dès le matin, les chiffres étaient tombés&nbsp;: cette édition aura accueilli, en 9 jours, plus de 20 000 spectateurs dans les différents lieux de la ville, avec un taux de remplissage de 97&nbsp;%. Vu la taille de la salle (2500 sièges) et le prix des places (370 euros pour les plus chères, tout de même&nbsp;!), on se dit que tout le monde en a eu largement pour son argent, à commencer par ceux qui avaient acquis un billet il y a un an pour s’offrir une place à prix abordable.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/20250411_MadamaButterfly_Tetelman_Buratto_c-Monika-Rittershaus-8-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-187799"/><figcaption class="wp-element-caption"><sup>©  Monika Rittershaus</sup></figcaption></figure>


<p>Pour sa première mise en scène à Baden-Baden, <strong>Davide Livermore</strong> a choisi de déplacer l’action de l’opéra en 1978, où le jeune homme qu’est devenu Dolore, le fils de Cio-Cio-San, revient à Nagazaki et retrouve une Suzuki âgée qui va l’aider à revivre l’histoire de sa mère, dont les amours malheureuses se situent non pas à l’orée du xx<sup>e</sup> siècle, mais dans les années qui suivent la Seconde Guerre mondiale. Or, l’on sait le sort funeste qui a frappé le port japonais en 1945… Les vidéos de <strong>D-Wok</strong>, complice régulier du metteur en scène italien, en attestent, faisant se teinter de noir-de-gris les eaux de ce qui pourrait être un océan ou un aquarium, dans lequel les personnages se meuvent et sont en quelque sorte prisonniers. Le travail du vidéaste est superbe et l’on se noie dedans, comme on pourrait le faire dans un liquide amiotique. Couleurs, formes raffinées et grand soleil rouge ne sont pas sans évoquer le décor admirablement stylisé du film de Paul Schrader, <em>Mishima</em>, ce qui met l’accent sur le sacrifice à la fois du père mais surtout de Cio-Cio-San, magistralement représenté, d’abord avorté, à travers les persiennes de la délicate et fragile cage de papier qu’est la maison de la geisha, puis réussi, la toute jeune femme, humiliée et reniée, mais sublimée, nous tournant le dos lors du seppuku d’une violence et d’une beauté à l’aune de ce que l’on a fait subir à la pauvre jeune femme. Les références sont nombreuses, entre culture européenne et fantasmes orientalisants, tout en s’ancrant dans le théâtre Nô ou les délicates lignes sinueuses et complexes des estampes japonaises. Entre passé et présent, Orient et Occident, dans un fourmillement prolifique du bonheur rêvé ou la sobriété proche du néant dans lequel va plonger l’héroïne, le travail du vidéaste force l’admiration et suscite un intérêt constant, avec quelques séquences sublimes, comme l’explosion qui se traduit par un envol de milliers de papillons ou, par contraste, le pauvre lépidoptère incandescent puis carbonisé mais toujours palpitant du dernier acte. Des lanternes qui s’éteignent peu à peu au petit matin dans une maison qui s’est rétrécie inexorablement, de l’emboîtement de ces falots, en volumes ou simples images filmées faisant paraître Butterfly et ses proches comme autant de marionnettes Bunraku ou de poupées Hina, l’univers poétique qui en découle est un enchantement. Quand Dolore adulte étreint son double enfant, tous deux vêtus à l’identique, on ressent intensément cette exploration au fond de soi dont parle David Livermore : « on cherche souvent à se comprendre soi-même en regardant vers le passé, en se confrontant aux traumas et blessures de ses ancêtres ». Enfant, le metteur en scène ne pouvait supporter le drame de cet opéra qu’à travers le dessin et le chant ; ce sont les dessins de l’enfant qu’était Dolore qui sont d’abord projetés, avant de laisser place à des images plus sophistiquées. Tout est fait ici pour draper le spectateur dans des abîmes sensoriels en contrepoint du chant.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/20250411_MadamaButterfly_Tetelman_Istratii_c-Monika-Rittershaus-1-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-187782"/><figcaption class="wp-element-caption"><sup>© Monika Rittershaus</sup></figcaption></figure>


<p>Et c’est peu de dire que le chant est sublime et enveloppant, ce soir. Pourtant, ce sont des torrents sonores qui se déversent de l’orchestre et font paraître les solistes et les chœurs un peu pâlots en contraste, au cours de la cérémonie du mariage. Mais très vite, on ne sait trop comment, l’équilibre se fait et, dans l’immense salle du Festspielhaus, on se sent pleinement immergé, littéralement projeté au centre de la scène. Au centre de ce dispositif, la magnifique <strong>Eleonora Buratto</strong>, formidable Cio-Cio-San, noble et altière, délicieusement juvénile mais incroyablement mature et déterminée à la fois. La soprano lyrique est devenue intensément dramatique, puissamment sonore et incroyablement touchante. Celle qui pourrait n’incarner qu’un fragile papillon épinglé sur le tableau de chasse de l’exploitation ordinaire de l’homme inconséquent et irresponsable est avant tout un être sensible et généreux qui, une fois choisie sa destinée, va l’affronter vaillamment jusqu’au bout, sans rien perdre de sa profonde humanité. La voix, puissante et ductile, en témoigne sans faillir, sans artifices ni simulations, mais avec franchise et mise à nu totale. Face à elle, dans un rôle peu sympathique mais si attachant, <strong>Jonathan Tetelman</strong> est impeccable. Le physique plus qu’attrayant du fringuant ténor correspond idéalement à ce qu’on peut imaginer du héros irrésistible de séduction qu’est Pinkerton. Quant à la puissance phénoménale de la voix, elle est sidérante. Point d’orgue de son interprétation, le «&nbsp;son vil&nbsp;» de l’«&nbsp;Addio, fiorito asil&nbsp;», hurlement prolongé pour une honte bue jusqu’à la lie&nbsp;: de quoi assurer vocalement à coup sûr la rédemption de son personnage… Les «&nbsp;Butterfly&nbsp;» finaux sont presque étouffés, par contraste, ce qui confère au séducteur repentant une noblesse supplémentaire. La mezzo <strong>Teresa Iervolino</strong> se révèle être une Suzuki mieux que crédible. Elle est à la fois le soutien, l’ombre et le reflet de sa maîtresse. Les duos, en particulier celui des fleurs, sont de toute beauté. Le baryton <strong>Tassis Christoyannis</strong> apporte beaucoup d’humanité et de distinction à son Sharpless. Les autres partenaires sont également irréprochables, comme galvanisés par leurs partenaires. Le <strong>Chœur du Tschechischer Philharmoniker de Brünn</strong>, magnifiquement disposé sur le plateau, nous comble dans un chœur à bouche fermée de toute beauté.</p>
<p>La cerise sur le gâteau (une Forêt-Noire, évidemment), c’est la présence de <strong>Kirill Petrenko</strong> à la tête d’un prodigieux <strong>Berliner Philharmoniker</strong>. Quel orchestre ! Il est rare d’atteindre une telle puissance sonore dans l’ample salle badoise. Chaque accentuation, notamment provenant des percussions, est ressentie comme un véritable coup de tonnerre, en traduction sonore d’une violence inouïe des affres vécus par la pauvre geisha. Océan en fureur ou mer (mère ?) étale, la formation parvient à se maintenir en équilibre avec les voix et transcende le drame dans des trésors de sonorités qui s’imposent comme autant d’évidences. Est-ce parce qu’ils sont là pour la dernière fois ? Voilà douze ans que nos musiciens faisaient la joie des festivaliers de Baden-Baden en merveilleuse parenthèse enchantée, avant le retour à Salzbourg. On savait déjà qu’on allait profondément les regretter, mais après ce qu’ils nous ont offert, le manque va se faire souffrance. En attendant, il s’agit de digérer ce moment d’intense beauté, en patientant jusqu’au prochain festival de Pâques. Non seulement le rendez-vous est pris pour l’année prochaine, mais il est déjà possible de <a href="https://www.festspielhaus.de/veranstaltungen/richard-wagner-lohengrin/">prendre les billets dès maintenant</a>, notamment pour une future production de <em>Lohengrin</em> qu’on attend avec impatience, avec Rachel Willis-Sørensen et Piotr Beczała avec Joana Mallwitz à la direction du Mahler Chamber Orchestra.</p>


<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<div class="ast-oembed-container" style="height: 100%;"><iframe title="Osterfestspiele 2025 | Premiere »Madama Butterfly«" width="1200" height="675" src="https://www.youtube.com/embed/UOUAaypl1kQ?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></div>
</div></figure>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<div class="ast-oembed-container" style="height: 100%;"><iframe title="Davide Livermore" width="1200" height="675" src="https://www.youtube.com/embed/9i0GiDzwc9o?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></div>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/puccini-madama-butterfly-baden-baden/">PUCCINI, Madama Butterfly – Baden-Baden</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>STRAUSS, Elektra – Baden-Baden</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/strauss-elektra-baden-baden/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Catherine Jordy]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 27 Mar 2024 02:35:00 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/?post_type=spectacle&#038;p=158819</guid>

					<description><![CDATA[<p>Après sa formidable Frau ohne Schatten proposée l’année passée, le Festspielhaus de Baden-Baden continue d’explorer le répertoire de Richard Strauss dans le cadre de son Festival de Pâques avec une Elektra d’exception. Le public a été une nouvelle fois au rendez-vous, dans une salle pleine comme un œuf, malgré des tarifs conséquents (de 59 à &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/strauss-elektra-baden-baden/"> <span class="screen-reader-text">STRAUSS, Elektra – Baden-Baden</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/strauss-elektra-baden-baden/">STRAUSS, Elektra – Baden-Baden</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Après sa formidable <em>Frau ohne Schatten</em> proposée <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/strauss-die-frau-ohne-schatten-baden-baden/">l’année passée</a>, le Festspielhaus de Baden-Baden continue d’explorer le répertoire de Richard Strauss dans le cadre de son Festival de Pâques avec une <em>Elektra</em> d’exception. Le public a été une nouvelle fois au rendez-vous, dans une salle pleine comme un œuf, malgré des tarifs conséquents (de 59 à 360€ la place, tout de même…). Les quelque 2500 spectateurs, totalement électrisés, se sont levés comme un seul homme pour ovationner tout particulièrement <strong>Nina Stemme</strong> mais aussi <strong>Kirill Petrenko</strong> et son <strong>Berliner Philharmoniker</strong> à l’issue de la Première.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/20240323_Elektra_Stemme_c-Monika-Rittershaus-3-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-158834" width="910" height="606"/><figcaption class="wp-element-caption"><sup>© Monika Rittershaus</sup></figcaption></figure>


<p>Il faut dire que l’expérience de cette <em>Elektra</em> est plus qu’intense. Outre la déferlante sonore offerte par le Berliner Philharmoniker, qui met admirablement en valeur la partition, les deux metteurs en scène <strong>Philipp M. Krenn</strong> et <strong>Philipp Stölzl</strong> ont visiblement voulu mettre en exergue la pièce originelle d’Hugo von Hofmannsthal dont est tiré l’opéra. Pour ce faire, ils nous plongent à leur manière dans des ténèbres violemment mises en lumière, dans une tension quasi schizophrénique éprouvante et fascinante. L’immense scène du Festspielhaus est entièrement fermée à partir de sa rampe par un mur qui s’ouvre sur une fenêtre de format 16/9<sup>e</sup>. Dans cette structure en forme de cage, une succession de plateaux superposés comme des tiroirs à coulisses avancent ou reculent et évoquent alternativement les étages d’une demeure sinistre et nue, les bas-fonds d’une usine ou encore un vaste escalier cyclopéen. Les personnages évoluent dans une lugubre maison de poupée qui se transforme en prison mentale surdimensionnée ou en potentielle machine à broyer quand l’espace dévolu aux protagonistes rétrécit pour se réduire à la hauteur d’une marche.</p>
<p>Hofmannsthal voulait pour sa pièce un décor exigu donnant une impression d’enfermement sans possibilité de fuite&nbsp;: nous sommes ici largement servis. Par ailleurs, si l’on avait pu oublier que le texte est contemporain de Freud et de ses études sur l’hystérie, le propos nous remet ici au centre de la psychanalyse et de l’un de ses moteurs&nbsp;: le rapport entre la représentation des mots et des choses. Chaque mot du livret est ainsi projeté sur les chanteurs ou sur les marches dont les arêtes évoquent alors autant un cahier ligné que du papier à musique. Si ces projections logorrhéiques à la typographie recherchée dessinent des motifs très photogéniques, se superposant, s’enchevêtrant ou se télescopant habilement, ils enfoncent le clou avec beaucoup d’insistance, pour ne pas dire qu’ils plombent l’ambiance. On s’y noie. Il y a déjà tant à faire avec la richesse de la partition dans cet opéra de la démence mise en musique, où la complexité des sentiments est exacerbée par la violence du propos, que la représentation concrète des mots met le spectateur/auditeur à rude épreuve et l’on se sent à deux doigts de disjoncter en essayant d’interpréter et de démêler les signifiants de ces projections. Ces mots ne devraient pas être plus encombrants que les phrases qui défilent en surtitres, quand on y réfléchit. Et pourtant… Cela dit, le procédé reste passionnant&nbsp;; les excès de cet opéra de la démesure sont parfaitement restitués. Et surtout, la réduction de l’espace et son confinement permettent aux sonorités de s’épanouir comme rarement dans l’immense volume de la salle. On aura peu souvent entendu avec autant de clarté la moindre nuance sonore d’une partition à la richesse et aux couleurs hors du commun. Ce que le Berliner nous a donné à entendre sous la direction de <strong>Kirill Petrenko</strong> relève du miracle.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/20240323_Elektra_Reut_vdHeev_Abl-Sp_Schuster_Stemme_c-Monika-Rittershaus-9-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-158826"/><figcaption class="wp-element-caption"><sup>© Monika Rittershaus</sup></figcaption></figure>


<p>Quand on pense que les chanteurs doivent lutter contre cent onze musiciens pour se faire entendre et incarner des personnages à la psychologie à la fois primitive et jusqu’au-boutiste, s’investir dans leur rôle jusqu’aux hurlements d’une sauvagerie barbare et hallucinée, on se dit que la distribution du jour est impeccable, tant la complexité de leurs âmes tourmentées nous inonde. Nina Stemme est fabuleuse en Elektra à la chevelure en boucles serpentines enflammées, chantant dans des conditions par endroits extrêmes, pliée en deux dans les anfractuosités du décor où elle est obligée à des gesticulations en guise de transe finale qui forcent le respect face à son chant héroïque et halluciné. Certaines notes lui sont inaccessibles mais qu’importe, l’incarnation est là. Il s’agirait de l’une des dernières Elektra sur scène de la soprano suédoise, comme elle <a href="https://www.forumopera.com/nina-stemme-quel-plaisir-detre-de-retour-a-lopera-de-paris/">le confiait en entretien</a>, avant de passer au rôle de Clytemnestre, ce qu’on attend avec impatience. Dans le rôle de la reine, justement, la mezzo bavaroise <strong>Michaela Schuster</strong> met en valeur les tourments et les terreurs nocturnes de la souveraine, dans une noirceur de timbre en correspondance avec son apparence spectrale et effrayante. En parfait contraste, <strong>Elza van den Heever</strong>, magnifique Chrysothemis, nous subjugue par la luminosité, la beauté et les qualités humaines, voire trop humaines, de son interprétation. Tout en elle respire la résilience, la volonté de vivre et la recherche du bonheur, ce qui illumine son chant. En Oreste,<strong> Johan Reuter</strong> offre une palette ample de sentiments nuancés, tout en noble retenue mais avec une belle santé vocale. Les autres interprètes équilibrent harmonieusement cette distribution de haut vol.</p>
<p>Pour se faire une opinion, outre les deux représentations scéniques supplémentaires prévues au cours de la semaine sainte, <em>Elektra </em>passera sur les ondes de la chaîne de radio allemande ARD le 20 avril 2024 à 20h. Et une diffusion filmée est prévue sur Arte prochainement.</p>


<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<div class="ast-oembed-container" style="height: 100%;"><iframe title="Osterfestspiele 2024" width="1200" height="675" src="https://www.youtube.com/embed/M_7ZqQeIYTw?start=1&#038;feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" allowfullscreen></iframe></div>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/strauss-elektra-baden-baden/">STRAUSS, Elektra – Baden-Baden</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>STRAUSS, Die Frau ohne Schatten &#8211; Baden-Baden</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/strauss-die-frau-ohne-schatten-baden-baden/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Catherine Jordy]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 05 Apr 2023 13:21:20 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/?post_type=spectacle&#038;p=128397</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le Festival de Pâques, l’un des points d’orgue de la programmation du Festspielhaus de Baden-Baden, correspond cette année aux 25 ans de l’Institution et de l’immense salle aux 2500 places. Pour fêter l’anniversaire dignement, c’est un opéra hors normes qu’il fallait et on comprend aisément le choix de Die Frau ohne Schatten, opulent et fastueux &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/strauss-die-frau-ohne-schatten-baden-baden/"> <span class="screen-reader-text">STRAUSS, Die Frau ohne Schatten &#8211; Baden-Baden</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/strauss-die-frau-ohne-schatten-baden-baden/">STRAUSS, Die Frau ohne Schatten &#8211; Baden-Baden</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[Le Festival de Pâques, l’un des points d’orgue de la programmation du Festspielhaus de Baden-Baden, correspond cette année aux 25 ans de l’Institution et de l’<a href="https://www.forumopera.com/actu/baden-baden">immense salle</a> aux 2500 places. Pour fêter l’anniversaire dignement, c’est un opéra hors normes qu’il fallait et on comprend aisément le choix de <em>Die Frau ohne Schatten</em>, opulent et fastueux chef-d&rsquo;œuvre s’il en est, qui nécessite cinq voix d’exception, un orchestre hors pair et d’amples moyens. Pour la première du spectacle, l’impatience fébrile des mélomanes présents bien avant les premières mesures était palpable et un contentement manifeste à l’issue d’un spectacle ovationné avec ferveur se voyait sur les visages lumineux et comblés. Il est fort à parier que l’on se souviendra longtemps de la fête sonore vécue dans la ville thermale ; en revanche, il n’est pas si sûr que la vision de <strong>Lydia Steier</strong>, qui avait déjà abordé <em><a href="https://www.forumopera.com/spectacle/salome-paris-bastille-du-sang-du-sexe-et-une-grande-salome/">Salomé</a> </em>à Paris et <em>Le Chevalier à la rose</em> à Lucerne, puisse figurer parmi les mises en scène de référence de l’œuvre.

La metteuse en scène américaine a choisi de rajouter un personnage fondamental, celui d’une toute jeune fille dont on perçoit le rêve (mention spéciale à la jeune interprète <strong>Vivien Hartert</strong>). L’action se situe dans le dortoir d’un couvent où l’héroïne et ses compagnes sont surveillées par des nonnes en cornettes. Dans des locaux sinistres à peine agrémentés d’une reproduction de la <em>Madone Litta</em> de Léonard de Vinci, la jeune héroïne a peut-être perdu son enfant ou a accouché, on ne sait trop, mais l’ambiance évoque l’univers du terrible film <em>The Magdalene Sisters</em>. Le monde de l’Empereur, le terrain de chasse où il a capturé une gazelle (magnifique costume de <strong>Katharina Schlipf</strong>), transformée en femme et devenue Impératrice, ressemble à une grande scène vide surmontée d’un escalier tout droit sorti d’une comédie musicale de Broadway. Lydia Steier assume avoir voulu s’adresser aussi bien aux fins connaisseurs qu’aux néophytes, dans une démarche très « <em>Entertainment</em> ». Le couple impérial esquisse ainsi des pas de danse dans une lignée hollywoodienne ou fellinienne, à la façon de Fred et Ginger au Lido. Le faucon porte d’ailleurs l’un de ces costumes. Quant à l’univers du teinturier et de son épouse, il est littéralement ancré dans les obsessions de l’intrigue : le manque d’enfants. Ainsi, une sorte de boutique-usine très années cinquante rose layette nous met en présence de manutentionnaires qui fabriquent des bébés dont on n’arrive pas très bien à comprendre s’il s’agit de petits baigneurs, de poupées, d’embryons ou de vrais enfants, que des couples viennent acheter et récupérer emballés dans du nylon, tout en s’extasiant devant leur acquisition comme s’il s’agissait de vrais poupons. Le spectateur peut demeurer dubitatif et se demander où veut vraiment en venir Lydia Steier : condamne-t-elle le trafic de bébés, l’emprise, voire l’esclavage, l’idée qu’une femme ne peut être entière si elle n’a pas enfanté ? Sans doute un peu tout ça. Mais les questions que suscitent ces tableaux visuels aux télescopages parfois abscons encombrent l’esprit jusqu’à la perplexité et une certaine frustration de ne pas tout saisir, ce qui va jusqu’à potentiellement perturber l’écoute. Cela dit, l’ambition qui se traduit par des recherches et des trouvailles visuelles vivifiantes reste à saluer, même si on aurait aimé qu’elles collent davantage au propos. À cet égard, le travail sur les ombres et l’absence de celle de l’impératrice est à souligner, car très réussi.


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="535" class="wp-image-128405 aligncenter" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Hartert_Heever_c-Martin-Sigmund7-1024x535.jpg" alt="" />
<figcaption class="wp-element-caption"><sup>Die Frau ohne Schatten © Martin Sigmund</sup></figcaption></figure>
<span style="font-size: revert;color: var(--ast-global-color-3);background-color: var(--ast-global-color-5);font-weight: inherit">Si le plateau vocal est de haut vol, une voix se détache, absolument impériale, tout en déployant des trésors d’humanité, de délicatesse et de fraîcheur : il s’agit de celle d’</span><strong style="font-size: revert;color: var(--ast-global-color-3);background-color: var(--ast-global-color-5)">Elza van den Heever</strong><span style="font-size: revert;color: var(--ast-global-color-3);background-color: var(--ast-global-color-5);font-weight: inherit">, merveilleuse impératrice. L’autorité, la puissance et la précision de l’émission laissent pantois, quand les aigus transportent tant ils sont agiles et fluides jusqu’à l’évanescence. En nourrice maléfique et perfide, </span><strong style="font-size: revert;color: var(--ast-global-color-3);background-color: var(--ast-global-color-5)">Michaela Schuster</strong><span style="font-size: revert;color: var(--ast-global-color-3);background-color: var(--ast-global-color-5);font-weight: inherit"> s’impose d’abord par une présence scénique évidente mais aussi avec une noirceur de timbre où l’aigreur perverse alterne avec une douceur enamourée en présence de celle qu’elle vénère. </span><strong style="font-size: revert;color: var(--ast-global-color-3);background-color: var(--ast-global-color-5)">Miina-Liisa Väreläschatten</strong><span style="font-size: revert;color: var(--ast-global-color-3);background-color: var(--ast-global-color-5);font-weight: inherit">, en teinturière exaltée et maîtresse femme qui ne s’en laisse pas conter, alterne néanmoins autorité et puissance d’avion au décollage avec frémissements amoureux irrésistibles de sensualité câline. </span><strong style="font-size: revert;color: var(--ast-global-color-3);background-color: var(--ast-global-color-5)">Clay Hilley</strong><span style="font-size: revert;color: var(--ast-global-color-3);background-color: var(--ast-global-color-5);font-weight: inherit"> semble n’avoir pas plus de difficultés avec le répertoire de Strauss qu’avec celui de Wagner. Vaillance, expressivité teintée de noblesse, le ténor est souverain. Le Barack de </span><strong style="font-size: revert;color: var(--ast-global-color-3);background-color: var(--ast-global-color-5)">Wolfgang Koch</strong><span style="font-size: revert;color: var(--ast-global-color-3);background-color: var(--ast-global-color-5);font-weight: inherit">, largement célébré par le passé, s’impose toujours davantage, dans toute la palette de ses contradictions si humaines. Les duos, trios ou quatuors sont d’une ductilité et d’une beauté à ravir. Les chœurs et voix de l’au-delà magnifient l’ensemble, quoique certaines interventions se font en coulisses et sont sonorisées, ce qui rend encore plus irréelle la qualité vocale générale.</span>

Mais les triomphateurs absolus de la soirée sont dans la fosse. <strong>Kirill Petrenko </strong>et les musiciens du <strong>Berliner Philharmoniker</strong> nous font apprécier la moindre note de l’immense partition de Strauss avec génie et opulence. Emportés dans une vague déferlante enivrante dont chaque gouttelette sonore scintille de tous ses feux, les spectateurs sont à la fois submergés et subtilement caressés de notes délicates et subtilement raffinées, sonorités encore magnifiées par les instruments de complément, dont l’harmonica de verre aussi limpide que luxuriant. Un pur enchantement.

Le Berliner Philharmoniker retournera à Salzbourg à partir du Festival de Pâques 2026 alors qu’il se produisait à Baden-Baden depuis 2013. Mais ce départ annoncé ne signifie pas la fin de la collaboration du prestigieux ensemble avec le Festspielhaus, qui continuera à l’accueillir régulièrement. En attendant, les musiciens animent le Festival de Pâques jusqu’au 10 avril prochain, une manifestation placée cette année sous le signe de la femme et de la musique à Vienne autour de 1900. On connaît du reste déjà le programme de l’Oster Festspiele Baden-Baden de l’an prochain : on reprend (presque) les mêmes pour un Pâques 2024 doté d’une <em>Elektra</em>, avec Kirill Petrenko et le Berliner, bien sûr, mais aussi Elza van den Heever, Michaela Schuster, Johan Keuter et Nina Stemme.<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/strauss-die-frau-ohne-schatten-baden-baden/">STRAUSS, Die Frau ohne Schatten &#8211; Baden-Baden</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Asmik Grigorian, remplaçante de luxe pour la Iolanta des Berliner</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/asmik-grigorian-remplacante-de-luxe-pour-la-iolanta-des-berliner/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yannick Boussaert]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 07 Jan 2022 13:54:51 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/breve/asmik-grigorian-remplacante-de-luxe-pour-la-iolanta-des-berliner/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Les Berliner Philharmoniker ont trouvé en Asmik Grigorian une remplaçante de luxe pour assurer le rôle titre dans Iolanta, prévu en version de concert à la Philharmonie les 12, 14 et 15 janvier prochain à Berlin. C&#8217;était Sonya Yoncheva qui devait initialement tenir le rôle. Las, la grippe, toute de saison autant qu&#8217;un certain autre &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/breve/asmik-grigorian-remplacante-de-luxe-pour-la-iolanta-des-berliner/"> <span class="screen-reader-text">Asmik Grigorian, remplaçante de luxe pour la Iolanta des Berliner</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/breve/asmik-grigorian-remplacante-de-luxe-pour-la-iolanta-des-berliner/">Asmik Grigorian, remplaçante de luxe pour la Iolanta des Berliner</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Les Berliner Philharmoniker ont trouvé en <strong>Asmik Grigorian</strong> une remplaçante de luxe pour assurer le rôle titre dans <em>Iolanta</em>, prévu en version de concert à la Philharmonie les 12, 14 et 15 janvier prochain à Berlin. C&rsquo;était Sonya Yoncheva qui devait initialement tenir le rôle. Las, la grippe, toute de saison autant qu&rsquo;un certain autre virus, la contraint au repos forcé. Ce seront les débuts de la soprano lituanienne avec le célèbre orchestre, placé pour l&rsquo;occasion sous la baguette de son directeur musical, Kirill Petrenko.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/breve/asmik-grigorian-remplacante-de-luxe-pour-la-iolanta-des-berliner/">Asmik Grigorian, remplaçante de luxe pour la Iolanta des Berliner</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>MAHLER, Symphonie n° 4 — Berlin</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/mahler-symphonie-ndeg4-berlin-symphonie-pour-soprano-espiegle/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yannick Boussaert]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Dec 2021 05:00:15 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/spectacle/symphonie-pour-soprano-espigle/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Les Berliner Philharmoniker dans leur antre, Semyon Bychkov à leur tête et un tube du répertoire – la IVe de Mahler – n’y auront pas tout à fait suffit. Dans un Berlin cerné après les fermetures à Liepzig et à Dresde, irréductible village brandebourgeois devant l’avancée de la cinquième vague, la Philharmonie ne fait pas le plein. &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/mahler-symphonie-ndeg4-berlin-symphonie-pour-soprano-espiegle/"> <span class="screen-reader-text">MAHLER, Symphonie n° 4 — Berlin</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/mahler-symphonie-ndeg4-berlin-symphonie-pour-soprano-espiegle/">MAHLER, Symphonie n° 4 — Berlin</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Les <strong>Berliner Philharmoniker</strong> dans leur antre,<strong> Semyon Bychkov</strong> à leur tête et un tube du répertoire – la IV<sup>e</sup> de Mahler – n’y auront pas tout à fait suffit. Dans un Berlin cerné après les fermetures à Liepzig et à Dresde, irréductible village brandebourgeois devant l’avancée de la cinquième vague, la Philharmonie ne fait pas le plein. Dommage pour les absents, ils passent à coté de trois bonnes raisons d’être dans la salle.</p>
<p>Le nouveau concerto pour piano de Thomas Larcher, créé <em>in loco</em> à cette occasion s’avère une remarquable œuvre qui puise ses influences autant dans le Japon d’un Joe Hisaishi, le jazz ou encore Bartók tout en affirmant une style personnel. Classiquement composé en trois mouvements (des manières d’allegro, d’adagio et d’andante), il alterne grandes pages où le Philharmonique de Berlin et <strong>Kirill Gertsein</strong> rivalisent de virtuosité et de moments intimes où l’on se régale des sonorités de la myriade d’instruments exotiques sortis tout d’un droit d’un studio de bruitage de cinéma, le piano recouvert de capodastres ou encore le pianiste debout pour jouer les harmoniques en étouffant les cordes sur le cadre.</p>
<p>La direction de Semyon Bychkov constitue le deuxième point fort de la soirée. D’un geste souple et élégant, il brosse, pupitre après pupitre, les phrases musicales de cette symphonie en sol majeur à la couleur si lumineuse dans l’œuvre du compositeur autrichien. Il donne un leçon de rubato dans un premier mouvement chaloupé comme une valse en fin de soirée arrosée. Il colore avec doigté les commentaires qui encadrent amoureusement le violon désaccordé du deuxième et étire le troisième jusqu’à une explosion finale grisante. Enfin, il sertit un petit écrin acerbe autour de la soprane et de son texte extrait des <em>Knaben Wunderhorn</em>.</p>
<p><strong>Chen Reiss</strong> les déclame avec toute la poésie et l’ironie nécessaires. La voix possède une chaleur communicative. Le timbre, comme un cépage charnu, bénéficie d’un fruit tour à tour doux et acide. La technique et la longueur du souffle lui autorise des attaques de phrases au millimètres et des pianos à l’aigu du plus bel effet. Si le quatrième mouvement est le plus court, il donne très certainement envie de fréquenter le soprano israélien sur une scène dans un rôle conséquent.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/mahler-symphonie-ndeg4-berlin-symphonie-pour-soprano-espiegle/">MAHLER, Symphonie n° 4 — Berlin</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>VERDI, Otello — Baden-Baden</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/otello-baden-baden-un-elephant-ca-se-trompe-enormement/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Catherine Jordy]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 19 Apr 2019 06:20:47 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/spectacle/un-lphant-a-se-trompe-normment/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Pour les habitués du minimalisme des créations de Robert Wilson, il est bien surprenant de voir projeté sur le rideau de scène, avant même que ne s’élèvent les premières notes d’Otello, un éléphant qui s’effondre lentement pour se superposer à un autre pachyderme qu’on découvre ensuite, en trois dimensions celui-là, couché sur le côté et &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/otello-baden-baden-un-elephant-ca-se-trompe-enormement/"> <span class="screen-reader-text">VERDI, Otello — Baden-Baden</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/otello-baden-baden-un-elephant-ca-se-trompe-enormement/">VERDI, Otello — Baden-Baden</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Pour les habitués du minimalisme des créations de <strong>Robert Wilson</strong>, il est bien surprenant de voir projeté sur le rideau de scène, avant même que ne s’élèvent les premières notes d’<em>Otello</em>, un éléphant qui s’effondre lentement pour se superposer à un autre pachyderme qu’on découvre ensuite, en trois dimensions celui-là, couché sur le côté et remplissant la vaste scène du Festspielhaus, couleur cendres, trompe retournée vers l’emplacement de ses défenses absentes, l’œil jaune luisant comme s’il s’agissait d’une lanterne, des haut-parleurs diffusant un bruit de vent sinistre balayant des plaines arides. L’image est forte mais un fondu au noir fait disparaître l’éléphant qu’on ne reverra plus. C’est alors que débute la fabuleuse scène de la tempête, où l’on retrouve les grands espaces vides du metteur en scène, des éclairages violemment contrastés sur un plateau quasiment nu et des interprètes aux mouvements stylisés et ralentis, en contraste absolu avec la musique, sans que cela n’entame la puissance du chef-d’œuvre verdien. L’iconique metteur en scène texan avait au préalable expliqué sa <a href="https://www.festspielhaus.de/magazin/feuer-und-eis">démarche</a> : « On s’empare souvent de l’œuvre de Verdi avec trop de grandiloquence, alors qu’on trouve de nombreux passages proches de la musique de chambre, très calmes. C’est au moment où la musique devient particulièrement expressive qu’il faut rester froid. Comme du feu et de la glace en même temps. Quand la musique s’accélère et les mouvements ralentissent, il s’instaure une tension qui me permet peut-être de mieux entendre et de mieux voir ».</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/2019ote040539.jpg?itok=tUbl4bVx" title="© Lucie Jansch" width="468" /><br />
	© Lucie Jansch</p>
<p>Le résultat obtenu est d’une intemporelle beauté glaçante, très marquée par les influences du théâtre nô, parfaitement inscrit dans la continuité du style wilsonnien. Si le décalage entre le livret et les choses vues installe une distance qui perturbe le spectateur, force est de reconnaître qu’au fil des quatre actes, le procédé fascine, voire hypnotise. Alors qu’ils se meuvent comme dans <em>l’Opera dei pupi</em>, le théâtre des marionnettes siciliennes, les protagonistes portent des costumes qui évoquent également les épopées de Kurosawa et l’hyper-stylisation de leur jeu nous plonge au cœur de cette manipulation démoniaque finalement parfaitement bien illustrée et servie. Avec quelques éléments de colonnes suspendus à des fils apparents évoquant le Palais des Doges ou l’escalier des Géants d’une Venise épurée, le créateur tire les ficelles et nous manipule à notre corps défendant (ou pas).</p>
<p>S’il est à l’aise avec la mécanique des gestes imposée par le metteur en scène, <strong>Stuart Skelton</strong> n’apporte cependant pas toutes les satisfactions qu’on pourrait attendre d’un parfait interprète de l’écrasant rôle d’Otello, notamment au niveau des pianissimi qui s’étranglent trop fréquemment. Le ténor australien est capable de puissants aigus, mais sa vaillance présente ce soir quelques limites, avec des notes passablement engorgées et des ratés, notamment au moment pourtant crucial de la malédiction, proférée avec fureur, mais rapidement enrayée. Cela dit, et tant pis pour les puristes, les manquements ont contribué à rendre cet Otello aux faux-airs d’Orson Welles infiniment plus humain, colosse aux pieds d’argiles dont les faiblesses se retrouvent mises à nu. <strong>Sonya Yoncheva</strong>, en revanche, est à son meilleur, idéale Desdemona tout en délicatesse, dont la pureté d’un amour absolu et sans tache irradie de tout son chant, véritable morte vivante dans le dernier acte, nous faisant partager son calvaire tant par ses vibratos que dans ses pianissimi fébriles et déchirants. La résignation est encore accentuée par une gestuelle désincarnée de poupée japonisante, ce qui confère à la perfection du chant de la soprano bulgare quelque chose d’irréel. Diabolique à souhait, tant dans son apparence méphistophélique que dans son chant noir tinté à la fois de sombres opacités et de moires étincelants, <strong>Vladimir Stoyanov</strong> est un Jago qu’on adore détester. Le Cassio de <strong>Francesco Demuro</strong> est impeccable et les autres interprètes (mention spéciale pour <strong>Anna Malavasi</strong>, noble Emilia) sont des <em>comprimarii</em> formidables. On se délecte des ensembles, d’ailleurs soutenus vaillamment par le <strong>Philharmonia Chor Wien</strong>, sans oublier le <strong>Kinderchor des Pädagogiums Baden-Baden</strong>, dont les jeunes interprètes se sortent brillamment d’une chorégraphie mécanique d’un assez bel effet.</p>
<p><strong>Zubin Mehta</strong> tire le meilleur du <strong>Berliner Philharmoniker</strong>, parfaitement à l’aise dans l’univers verdien, notamment dans les déferlantes sonores particulièrement jouissives. La salle, archi-comble, vibre à l’unisson. Tant à l’entracte qu’au terme du spectacle, nombreux sont ceux qui s’interrogent sur la symbolique de l’éléphant. Wilson a remplacé le lion par l’éléphant, entend-on d’une part ou encore, c’est Otello qui est comme cet éléphant qui s’écroule. Certains sont perplexes, voire sceptiques. Si la comparaison ne fonctionne ni en anglais, ni en allemand, on ne peut s’empêcher de penser qu’en français, un éléphant a une trompe et qu’en plus, il est ici privé de défense, ce qui rend l’image très éloquente. Par ailleurs, on pense à l’ébène et l’ivoire qui se côtoient harmonieusement sur un piano, pas forcément dans la vie, comme nous le rappelaient Paul McCartney et Stevie Wonder. À ce propos, Otello n’est dans cette production ni noir, ni blanc, le Maure est un masque avec des lions de Venise encastrés dans les épaules et cette marque de pouvoir fait sa différence : on ne voit que lui sur la scène tant sa carrure est large. Reste au final l’image de l’éléphant mort, qui a profondément marqué l’assistance…</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/otello-baden-baden-un-elephant-ca-se-trompe-enormement/">VERDI, Otello — Baden-Baden</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Bryn Terfel et le Philharmonique de Berlin pour la première fois au Musée d&#8217;Orsay</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/bryn-terfel-et-le-philharmonique-de-berlin-pour-la-premiere-fois-au-musee-dorsay/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 19 Sep 2018 05:37:52 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/breve/bryn-terfel-et-le-philharmonique-de-berlin-pour-la-premiere-fois-au-musee-dorsay/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Depuis 1991, l’Orchestre philharmonique de Berlin célèbre chaque 1er mai l’anniversaire de sa fondation par un grand concert dans un lieu phare du patrimoine culturel européen. En 2019, son choix s’est arrêté sur la nef du musée d’Orsay. Daniel Harding dirigera un programme franco-allemand incluant des extraits d’opéra de Wagner interprétés par Bryn Terfel, qui &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/breve/bryn-terfel-et-le-philharmonique-de-berlin-pour-la-premiere-fois-au-musee-dorsay/"> <span class="screen-reader-text">Bryn Terfel et le Philharmonique de Berlin pour la première fois au Musée d&#8217;Orsay</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/breve/bryn-terfel-et-le-philharmonique-de-berlin-pour-la-premiere-fois-au-musee-dorsay/">Bryn Terfel et le Philharmonique de Berlin pour la première fois au Musée d&rsquo;Orsay</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Depuis 1991, l’Orchestre philharmonique de Berlin célèbre chaque 1<sup style="background-attachment: scroll;background-color: transparent;background-image: none;background-size: auto;border-bottom-style: none;border-bottom-width: 0px;border-left-style: none;border-left-width: 0px;border-right-style: none;border-right-width: 0px;border-top-style: none;border-top-width: 0px;cursor: text;quot;quot;,verdana,arial,sans-serif;font-size: 9.66px;font-style: normal;font-variant: normal;font-weight: 400;height: auto;letter-spacing: normal;line-height: 14.49px;margin-bottom: 0px;margin-left: 0px;margin-right: 0px;margin-top: 0px;padding-bottom: 0px;padding-left: 0px;padding-right: 0px;padding-top: 0px;text-align: left;text-decoration: none;text-indent: 0px;text-transform: none">er</sup> mai l’anniversaire de sa fondation par un grand concert dans un lieu phare du patrimoine culturel européen. En 2019, son choix s’est arrêté sur la nef du musée d’Orsay<strong>. Daniel Harding</strong> dirigera un programme franco-allemand incluant des extraits d’opéra de Wagner interprétés par <strong>Bryn Terfel</strong>, qui fera lui aussi par la même occasion ses débuts <em>in loco</em>. Ce concert prestigieux est la partie la plus tape-à-l’œil d’une vaste programmation musicale imaginée autour des expositions de la saison comme un dialogue permanent entre les différentes disciplines artistiques. Artiste associé en 2018-19, <strong>Clément Mao-Takacs</strong> se voit confier l’organisation et la direction de plusieurs concerts d’où le chant n’est pas exclu. Surtout, le <a href="https://www.forumopera.com/breve/creation-en-france-dune-academie-dediee-a-lart-de-la-melodie-et-du-lied">partenariat initié avec la Fondation Royaumont</a> réserve une large place à la mélodie et au lied. Aux rendez-vous avec les grands interprètes du genre – <strong>Véronique Gens</strong>, <strong>Stéphane Degout</strong>…– s’ajoutent des propositions originales comme ces promenades musicales où la déambulation dans les salles du musée s’accompagnera de mélodies interprétées<em> in situ </em>par les jeunes chanteurs et pianistes de l’Académie Orsay-Royaumont, en résonance avec les œuvres exposées. Plus d’informations sur <a href="http://www.musee-orsay.fr/fr/evenements/concerts.html"><u>www.musee-orsay.fr</u></a>.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/breve/bryn-terfel-et-le-philharmonique-de-berlin-pour-la-premiere-fois-au-musee-dorsay/">Bryn Terfel et le Philharmonique de Berlin pour la première fois au Musée d&rsquo;Orsay</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
