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	<title>Ensemble instrumental Secession Orchestra - Orchestre - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Ensemble instrumental Secession Orchestra - Orchestre - Forum Opéra</title>
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		<title>Gala Puccini aux Invalides — Paris</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/gala-puccini-aux-invalides-paris-un-chef-et-trois-reines/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Brigitte Maroillat]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 20 Dec 2020 04:56:06 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>C’est à un voyage en Italie auquel nous étions conviés cet après-midi aux Invalides. De Puccini à Nino Rota, il n’y a apparemment qu’un pas que nous a fait franchir avec virtuosité et légèreté le jeune chef dynamique Clément Mao-Takacs à la tête de son Secession Orchestra. Autour de lui, trois jeunes voix, des reines &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>C’est à un voyage en Italie auquel nous étions conviés cet après-midi aux Invalides. De Puccini à Nino Rota, il n’y a apparemment qu’un pas que nous a fait franchir avec virtuosité et légèreté le jeune chef dynamique <strong>Clément Mao-Takacs</strong> à la tête de son Secession Orchestra. Autour de lui, trois jeunes voix, des reines en devenir, Marie-Laure Garnier, Axelle Fanyo et Faustine de Monès. Ce concert initialement annulé a pu finalement être maintenu mais réservé à la presse dans le cadre de son enregistrement en vue d’une diffusion sur Radio Classique le 2 Janvier prochain. C’est donc en avant-première que nous avons eu le privilège de découvrir ce florilège Puccinien dans la Cathédrale Saint Louis. Un véritable <em>best of</em> où chacun et chacunes ont rivalisé de brio pour interpréter les plus grandes œuvres du Maître italien. Il est toujours intéressant d’entendre un concert dans le cadre d’un enregistrement, car ce n’est pas seulement à la performance que nous assistons, mais également à la captation elle-même avec ses différentes prises, rattrapant de ci, de là, les quelques imperfections saisies au vol par le chef et les oreilles expertes du superviseur de Radio Classique.</p>
<p>Le concert s’ouvre avec Mimi de <em>La Bohème</em> au seuil de sa vie, au cœur du printemps  de son existence, avant que celle-ci ne s’achève prématurément.  <strong>Marie- Laure Garnier</strong> nous offre une interprétation de « Mi chiamano Mimi » à faire pleurer les pierres. Tour à tour rêveuse, langoureuse, extatique, la lauréate des Voix d’outre-mer campe une Mimi profondément émouvante, mais qui semble prête à affronter son destin quel qu’il soit. Un destin qu’elle semble toutefois prendre à bras le corps ne s’en laissant pas compter. Dans le « Sola, perduta, abbandonata » de Manon Lescaut, Marie-Laure Garnier montre toute la plénitude de son talent. Elle fait la démonstration de moyens vocaux de grand lyrique imposants où un grave mirifique côtoie des aigus étincelants. Doté d’un tempérament bien trempé et d’une présence saisissante, elle n’interprète pas un personnage, elle l’habite viscéralement. Au seuil de sa mort imminente, c’est une Manon Lescaut terriblement humaine qui nous saisit tout entier, et laisse une empreinte d’un profond désespoir mais restitué avec force et dignité.</p>
<p>Pouvait-on imaginer cadre plus approprié que la Cathédrale Saint Louis pour évoquer le personnage puccinien par excellence, <em>Tosca</em>, les lieux prenant alors pour l’occasion des allures de Basilique Sant’Andrea della Valle. Le « Vissi d’arte » permet à <strong>Axelle Fanyo </strong>d&rsquo;occuper l’espace avec une voix puissante, charnue, opulente, servi par une diction claire et ferme et un timbre séduisant. Et si dans le médium elle se fait parfois débordée par l’orchestre, elle reprend vite la main avec un remarquable registre aigu. Son tempérament dramatique donne aux nuances qu’elle insuffle à son chant, une impression de facilité déconcertante. La chanteuse n’incarne pas uniquement un personnage elle nous en narre l’histoire. Elle cultive à l’évidence l’art du dire qui donne à son chant une autre dimension, comme dans « Un bel di vedremo » avec lequel elle clôt avec brio le concert. L’émotion est palpable et le frisson parcourt l’assistance.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="351" src="/sites/default/files/styles/large/public/img_1796.jpg?itok=MW7HttJ3" title="Faustine de Monès, Clément Mao-Takacs, Marie-Laure Garnier, Axelle Fanyo©Brigitte Maroillat" width="468" /><br />
	Faustine de Monès, Clément Mao-Takacs, Marie-Laure Garnier, Axelle Fanyo©Brigitte Maroillat</p>
<p>Au côté de ces dames, nous devions retrouver le ténor Yu Shao qui avait capté toute notre attention quand il était encore l’élève de José van Dam à la Chapelle musicale Reine Elisabeth. Celui-ci ayant <em>in fine</em> déclaré forfait, il a été remplacé par la remarquable soprano <strong>Faustine de Monès</strong>.  Elle campe ici une Musette d’une belle prestance avec un timbre clair et une maîtrise souveraine de la nuance. Sa <em>canzone di Doretta</em> de <em>La Rondine</em> relève de la virtuosité avec des aigus étincelants dans l&rsquo;écrin d&rsquo;une ligne de chant impeccable. Une voix à suivre de près dans les années à venir.</p>
<p>Au pupitre, on retrouve un comparse musical de Marie-Laure Garnier, le jeune chef Clément Mao-Takacs que nous avions eu le plaisir de voir diriger  la soprano dans un <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/concert-autour-de-lexposition-le-modele-noir-de-la-negritude">concert à Orsay donné autour d’une exposition « <em>Le modèle noir »</em>.</a> Toujours à la tête de son Secession orchestra, il assure une direction efficace et investie dans un lieu qui ne brille pourtant pas par la qualité de son acoustique. Dans une approche équilibrée, il laisse suffisamment d&rsquo;espace aux voix pour qu’elles s’expriment pleinement tout en conférant à la musique la place qu’elle mérite par une attention soutenue apportée à chaque instrument.  L’évidente complicité entre le chef, ses musiciens et les solistes confère une belle énergie à ce concert. Sur le plan symphonique, le chef nous entraîne, en outre, dans une échappée belle dans l’univers de Nino Rota, avec une interprétation impressionnante d’une suite de 22 minutes dédiée à <em>La Strada</em>, l’orchestre tout entier investi dans un festival de <em>glissando</em> de cordes, de cuivres triomphants et de percussions hallucinantes. Un chef survitaminé à l’enthousiasme communicatif et des voix touchées par la grâce, voici le cocktail qui attend les auditeurs de  Radio Classique le 2 janvier prochain. Un moment de ravissement à ne pas manquer.</p>
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		<title>Concert autour de l’exposition &#034;Le modèle noir&#034; —</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/concert-autour-de-lexposition-le-modele-noir-de-la-negritude/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 16 Apr 2019 14:56:42 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Fidèle à ses excellentes habitudes, l’Auditorium du Musée d’Orsay veille à harmoniser sa programmation musicale avec l’offre de l’établissement en matière d’expositions. Depuis quelques semaines, la grande affaire du musée est « Le Modèle noir », et l’on pouvait logiquement s’attendre à ce que les concerts de l’Auditorium apportent leur contribution à l’édifice. Comme le titre de &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Fidèle à ses excellentes habitudes, l’Auditorium du Musée d’Orsay veille à harmoniser sa programmation musicale avec l’offre de l’établissement en matière d’expositions. Depuis quelques semaines, la grande affaire du musée est « Le Modèle noir », et l’on pouvait logiquement s’attendre à ce que les concerts de l’Auditorium apportent leur contribution à l’édifice.</p>
<p>Comme le titre de l’exposition l’indique, il s’agit de montrer comment ont été représentés les individus originaires (directement ou à travers leurs ancêtres) d’Afrique subsaharienne. Autrement dit, de même que les cimaises d’Orsay ne présentent pas avant tout les œuvres de peintres eux-mêmes noirs, l’Auditorium n’était pas tenu de nous donner à entendre la musique écrite par Scott Joplin ou Harry Lawrence Freeman. Le programme du concert du 16 avril incluait pourtant une pièce due à Tom Wiggins (1848-1908) dit « Blind Tom », et une suite de Robert Nathaniel Dett (1882-1943) : de fait, la dernière salle de l’exposition s’ouvre aux artistes de la Harlem Renaissance, donc l’Auditorium est loin de manifeste un zèle excessif en révélant au public français cette musique trop rare.</p>
<p>Pour tout le reste du programme élaboré par <strong>Clément Mao-Takacs</strong>, en résidence au musée avec son Secession Orchestra, on en reste au « modèle », autrement dit à des œuvres de compositeurs blancs ayant puisé leur inspiration dans ce que Césaire appelait la négritude. Les questions de lexique se posent d’emblée, puisque le concert s’ouvre avec <em>The Little Nigar</em> de Debussy. Alors que toutes les toiles visibles dans l’exposition ont soigneusement été rebaptisées pour expurger leur titre du mot « noir » ou d’autres termes ouvertement racistes, la musique n’a pas encore subi cette mode. En l’occurrence, le lexique choisi par Debussy porte en outre le poids d’une faute d’orthographe – c’est « Nigger » qu’il faudrait – le mot ayant été édulcoré par les versions ultérieures (<em>The Little Negro</em> est moins insultant). Quoi qu’il en soit, ce morceau bien connu n’a jamais fait partie de <em>Children’s Corner</em>, contrairement à ce qu’affirme le programme de salle, suite à une confusion vraisemblable avec un autre « danse nègre » due à Debussy, et au titre tout aussi raciste, « Golliwogg’s Cakewalk », qui fait bien partie, elle, de l’album destiné à sa fille Chouchou.</p>
<p>C’est avec <em>O King</em> de Luciano Berio que <strong>Marie-Laure Garnier</strong> fait son entrée. Ceux qui avaient vu la soprano dans <em>Reigen</em> de Boesmans <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/spectacle/ronde-de-printemps">au CNSMDP</a> n’avaient pu oublier l’ampleur de cette jeune voix, mais l&rsquo;hommage du compositeur italien à Martin Luther King ne lui permet guère de déployer tous ses moyens. On y articule, on y susurre beaucoup, mais l’on n’y chante vraiment qu’à très peu d’instants.</p>
<p>Il faut donc attendre l’inévitable « Summertime » pour que Marie-Laure Garnier montre de quoi elle est capable. Isolé de son contexte, coupé de <em>Porgy and Bess</em> pour devenir un morceau de concert, ce qui n’est au départ qu’une berceuse s’est transformé en morceau de bravoure pour cantatrices, et c’est ainsi qu’il faut le prendre cette fois encore. Pendant les quelques minutes que dure cette « chanson », l’artiste nous fait apprécier ses aigus (on en a d’un seul coup plein les oreilles), mais aussi sa diction, là où tant de grandes voix ne s’embarrassent guère de consonnes.</p>
<p>Ces qualités, on les goûte surtout dans les admirables <em>Canciones negras</em> de Montsalvatge. Marie-Laure Garnier ne rencontre aucune difficulté lorsqu’il s’agit de proférer à un rythme rapide les différents poètes choisis par le compositeur (métis cubain, Nicolás Guillén, auteur de deux chansons sur les cinq du recueil, est l’exception qui confirme la règle, les autres étant tous des auteurs blancs décrivant les Noirs). Elle sait distiller les mots de la fameuse « Canción de cuna para dormir a un negrito », et trouve sans peine la pulsation du « Canto negro » final. Dans cette musique dont les rythmes et les délectables dissonances rappellent les <em>Saudades do Brazil</em> de Darius Milhaud, le Secession Orchestra, aux pupitres de bois et de cuivres particulièrement présents, se révèle riche de couleurs acidulées, et le bis – une reprise du « Canto negro » – semble plus endiablé encore. Tout juste remarque-t-on que la voix de Marie-Laure Garnier, sonore dans le grave et dans l’aigu, se laisse davantage recouvrir par les instrumentistes dans le medium.</p>
<p>On sait pour le moment qu’après son Ygraine dans le récent <em>Ariane et Barbe-Bleue</em>, la soprano reprendra le chemin de Toulouse pour être Junon dans <em>Platée</em>. Espérons que d’autres théâtres auront la bonne idée de l’engager pour la guider dans une carrière qui s’annonce prometteuse.</p>
<p>Quant au Secession Orchestra, il reprend le 18 avril au soir deux des œuvres présentées le 16 (Debussy, Dett), mais au sein d’un programme très différent, avec le baryton Edwin Fardini.</p>
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		<title>Thomas Hampson — Paris (Musée d&#039;Orsay)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/thomas-hampson-paris-musee-dorsay-renversante-experience/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Clément Taillia]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Oct 2017 03:42:34 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Thomas Hampson qui chante l’ « Abschied » du Chant de la Terre de Gustav Mahler, ce n’est jamais un  moment de musique tout à fait comme les autres. C’est la chance d’entendre et de voir un chanteur interpréter, non pas l’un de ses compositeurs de prédilection, mais une âme sœur de compositeur, dont l’étude fine et méticuleuse, &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="rtejustify"><strong>Thomas Hampson </strong>qui chante l’ « Abschied » du <em>Chant de la Terre</em> de Gustav Mahler, ce n’est jamais un  moment de musique tout à fait comme les autres. C’est la chance d’entendre et de voir un chanteur interpréter, non pas l’un de ses compositeurs de prédilection, mais une âme sœur de compositeur, dont l’étude fine et méticuleuse, cent fois remise sur le métier depuis plus de 30 ans, mène à une compréhension intime de chaque mesure de chaque mélodie, qui éclaire l’auditeur sans l’aveugler. C’est aussi rencontrer un morceau de l’Histoire du chant, en se remémorant ces <em>Lieder eines Fahrenden Gesellen </em>enregistrés avec Bernstein et qui firent, aux débuts de la carrière du baryton américain, une impression jamais démentie, aujourd’hui toujours justifiée.</p>
<p class="rtejustify">C’est enfin, ce soir, rendre un hommage mérité à Henry-Louis de La Grange. Sa disparition, au début de l’année, ne pouvait être ignorée à l’Auditorium du Musée d’Orsay, où sont régulièrement chantés les Lieder de ce que compositeur qu’il contribua tant à faire aimer.</p>
<p class="rtejustify">Mais c’est peut-être surtout, en vérité, la chance de recevoir de plein fouet la suprême intelligence d’une interprétation qui n’accuse ni le poids des ans, ni l’usure des moyens qui, fatalement, devrait l’accompagner. Les allègements requis par la version pour orchestre de chambre d’Eberhard Kloke, le haut de la tessiture, où se concentre un univers de douleur contenue, la tenue de la ligne, qui ne se borne pas ici à être ferme, mais qui au contraire plie aux aléas du texte et de la mélodie face à la tragédie du départ, sans rompre aux exigences d’un phrasé toujours souverain, rien de tout cela n’est altéré. Mieux : comme avec tous les grands artistes, une année supplémentaire n’équivaut pas à de la texture vocale perdue, mais offre plutôt son lot de couleurs, d’accents, d’inflexions apportées par chaque nouveau concert, et par la découverte de nouveaux répertoires – Hampson aura ainsi attendu 2017 pour sortir, avec « Serenade », son premier disque intégralement consacré à la mélodie française. On a beau être habitué à l’intelligence du chanteur, l’expérience, ce soir comme ailleurs, est renversante.</p>
<p class="rtejustify">Donné après l’entracte, le long récit de l’ « Abschied » tranche avec la première partie, exclusivement composée de pièces courtes alignant les figures de la Vienne « Fin-de-Siècle », plus Richard Wagner. Fondateur du Secession Orchestra, qui évolue dans ce répertoire en variant constamment son effectif et ses instruments, <strong>Clément Mao-Takacs</strong> n’en est pas seulement le chef d’orchestre, mais quasiment aussi le compositeur : il a transcrit 5 des 8 pièces données ce soir. Si cette succession d’œuvres aux styles plutôt proches finit paradoxalement par être plutôt répétitive, et si certains pupitres (notamment les cordes) manquent encore de cohésion et d’aisance, la curiosité et l’audace de l’ensemble finit par séduire : sous les auspices de Gustav Mahler, d’Henry-Louis de la Grange et de Thomas Hampson, c’est tout naturellement qu’ils trouvent l’inspiration !</p>
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		<title>Festival Présences : une nouvelle version pour Quatre instants</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/festival-presences-une-nouvelle-version-pour-quatre-instants/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alexandre Jamar]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Feb 2017 11:40:56 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Hier soir, à l’occasion d’un concert dans le cadre du festival Présences, le public français a pu (re)découvrir les Quatre instants de Kaija Saariaho, dans leur nouvelle version pour orchestre de chambre.  Composés pour Karita Mattila, la version de chambre de ces Instants permettait peut-être à des voix plus légères de s’emparer de l’œuvre (bien &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Hier soir, à l’occasion d’un concert dans le cadre du festival Présences, le public français a pu (re)découvrir les <em>Quatre instants</em> de Kaija Saariaho, dans leur nouvelle version pour orchestre de chambre. </p>
<p>Composés pour Karita Mattila, la version de chambre de ces <em>Instants </em>permettait peut-être à des voix plus légères de s’emparer de l’œuvre (bien que Barbara Hannigan en ait déjà fait qu’une bouchée avant). Mais malgré le soin dans l’instrumentation apporté par la compositrice, <strong>Marisol Montalvo</strong> peine à se faire entendre dans le Studio 104 de Radio France. Les notes aiguës, non vibrées et piano sonnent à merveille mais dès qu’il s’agit d’y mettre un peu de corps, la projection se révèle plutôt insuffisante. Ajoutez à cela une diction française brumeuse, et c’est aussi le texte (d’Amin Maalouf, tout de même) qui se perd dans les méandres de l’orchestre. Heureusement que le Secession Orchestra sous la direction de <strong>Clément Mao-Takacs</strong> fait sonner la partition presque comme s’il s’agissait d’un véritable orchestre.</p>
<p>Autour de l’œuvre de la compositrice finlandaise se greffaient celles trois autres compositeurs. Après <em>Beasts</em> de Davor Branimir Vincze, dont on ne retient pas grand chose viennent de très poétiques <em>Litanies nocturnes</em> de Florent Motsch.</p>
<p>La deuxième partie du concert était consacrée à <em>Ophelia/Tiefsee</em> de Juha T. Koskinen, un mélologue (oui) pour comédien, alto solo et ensemble dont on retiendra surtout la performance (trilingue) de l&rsquo;acteur <strong>Thomas Kellner</strong> et la mise en scène amusante et originale d’<strong>Aleksi Barrière</strong>.</p>
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		<title>Une passion qui dit son nom à Clermont-Ferrand</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/une-passion-qui-dit-son-nom-a-clermont-ferrand/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Roland Duclos]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 17 Nov 2014 11:26:22 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Heureuse coïncidence du calendrier, il y a un an jour pour jour, un 14 novembre, cette version de chambre de La Passion de Simone de Kaija Saariaho était créée à Bratislava en Slovaquie. Autant dire que pour cette coréalisation entre le Centre Lyrique d’Auvergne et la Comédie de Clermont-Scène Nationale*, Clément Mao-Takacs maîtrisait au superlatif &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Heureuse coïncidence du calendrier, il y a un an jour pour jour, un 14 novembre, cette version de chambre de <em>La Passion de Simone</em> de <strong>Kaija Saariaho</strong> était créée à Bratislava en Slovaquie. Autant dire que pour cette coréalisation entre le Centre Lyrique d’Auvergne et la Comédie de Clermont-Scène Nationale*, <strong>Clément Mao-Takacs</strong> maîtrisait au superlatif son sujet à la tête de l’ensemble instrumental Secession Orchestra. Et même ses sujets puisque l’on retrouvait le timbre lumineux et sensible de <strong>Karen Vourc’h</strong>. La soprano traduit avec justesse ce mélange de conviction dans la projection et de pathétique dans le ton qui caractérise cet oratorio. De ce personnage complexe et émouvant qu’était Simone Weil elle parvient à donner l’illusion qu’elle en incarne le versant sensible et fragile sans occulter pour autant la dimension passionnée. La comédienne <strong>Isabelle Seleskovitch</strong> avec une égale précision dans la diction, lui répond en écho, exprimant l’autre facette toute de spiritualité de cette personnalité complexe, attachante et fascinante. Soutenue par les lumières tout aussi minimalistes d’<strong>Etienne Exbrayat</strong>, la mise en scène dépouillée et exigeante d’<strong>Aleksi Barrière</strong> traduisait au plus près l’intimisme teinté d’une subtile spiritualité du livret d’<strong>Amin Maalouf. </strong>Au sein de cet espace scénique, le chœur réduit à un quatuor vocal (la soprano <strong>Sayuri</strong> <strong>Araida</strong>, la mezzo <strong>Caroline Marçot</strong>, le ténor <strong>Johan Viau</strong> et le baryton <strong>Florent Baffi</strong>) prenait une densité et une présence que favorisaient les déplacements de chaque protagoniste.</p>
<p>*Clermont-Ferrand, Maison de la Culture, vendredi 14 novembre 2014, 20h</p>
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