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	<title>Orchestra Haydn di Bolzano e Trento - Orchestre - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Orchestra Haydn di Bolzano e Trento - Orchestre - Forum Opéra</title>
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		<title>La Gazza ladra</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/la-gazza-ladra-a-pleins-tubes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Cedric Manuel]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 16 Apr 2021 04:00:27 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>On se demande pourquoi la Pie voleuse figure parmi les opéras relativement peu joués de Rossini, et même peu enregistrés. Seule sa fameuse ouverture fait très régulièrement les beaux jours des concerts et des disques. On y trouve tout, pourtant, de la créativité foisonnante du compositeur et même beaucoup de promesses d’avenir, dans les ensembles &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>On se demande pourquoi la <em>Pie voleuse</em> figure parmi les opéras relativement peu joués de Rossini, et même peu enregistrés. Seule sa fameuse ouverture fait très régulièrement les beaux jours des concerts et des disques. On y trouve tout, pourtant, de la créativité foisonnante du compositeur et même beaucoup de promesses d’avenir, dans les ensembles en particulier. C’est peut-être parce que cette œuvre n’est pas si facile à distribuer. Les personnages sont nombreux et plusieurs doivent rivaliser de virtuosité. C’est peut-être parce mettre en scène cette <em>Pie</em> n’est pas non plus si évident. Ou alors est-ce le livret, long et rebondissant ?</p>
<p>Quoi qu’il en soit, la musique est du meilleur Rossini, qui en avait sans doute suffisamment conscience pour ne pas avoir à recourir à des morceaux déjà écrits pour d’autres opéras, comme il le faisait bien souvent, pressuré par la cadence des commandes à honorer.</p>
<p>Le label Dymamic réédite la captation réalisée en 2007 lors du Festival de Pesaro, déjà parue peu après en DVD. C’est le deuxième spectacle proposé dans le coffret « Rossini serio », qui rassemble 7 opéras seri ou semiseri du cygne de Pesaro.</p>
<p>Près de 20 ans après la production très classique de Michael Hampe à Pesaro sous la direction de Gianluigi Gelmetti, c’est à <strong>Damiano Michieletto</strong> qu’échoit la tâche de moderniser l’approche de ce chef-d’œuvre trop rare. Pour le décor, presque rien : un lit au début et à la fin, des tables et des chaises, une passerelle descendue des cintres sur laquelle se jucheront les nombreux juges et, surtout, d’énormes tubes qui s’empileront à la manière des tuyaux de béton d’un chantier, se redresseront tantôt comme des cierges, tantôt comme des barreaux ou encore se coucheront façon canons de marine… tout au long du rêve de la petite fille. Car en effet, l’idée bien commode pour contourner le casse-tête des apparitions intempestives de la pie, c’est d’imaginer que toute cette affreuse histoire de condamnation à mort pour le vol d’une cuillère et d’une fourchette ( !) n’est que le mauvais rêve d’une enfant qui, ne trouvant pas le sommeil, joue encore un peu avec de petits cylindres d’un jeu de construction, puis s’endort enfin. Cette enfant, sous les traits de l’excellente mime <strong>Sandhya Nagaraya, </strong>jouera donc le rôle de la pie avec de grands yeux fixes et beaucoup de grâce. </p>
<p>Autre effet de mise en scène assez saisissant, bien qu’on le discerne sans doute moins bien à l’écran que dans la salle, l’impressionnant rideau de pluie au deuxième acte, qui laissera la scène inondée jusqu’à la fin. Le bruit des barbotages devait alors sans doute indisposer davantage <em>in situ</em> que dans cette captation, où on ne le remarque pas non plus. Les jeux de lumière sont intéressants et même franchement poétiques à la fin du second acte.</p>
<p>On passera en revanche sur les inévitables gros bras à longs imperméables gestapistes avec kalachnikovs intégrées, alors très à la mode sur les scènes lyriques.<br />
	Si ce dispositif scénique à la fois ingénieux et sommaire n’appelle pas d’autres commentaires, la direction d’acteurs, relativement rudimentaire, n’en appelle pas davantage. Chacun joue son rôle comme il l’entend, et heureusement, certains s’y entendent mieux que d’autres. Car l’intérêt n’est pas là. Il est d’abord dans la réussite des ensembles, importants dans cette œuvre, dans lesquels le <strong>C</strong><strong>hœur de chambre de Prague</strong> n’est pas toujours d’une parfaite homogénéité (la voix des ténors, peut-être plus proche des micros, ressort par trop), mais qui n’en restent pas moins irrésistibles grâce au sens du théâtre qui sort de la fosse. Le chef sino-italien <strong>Lü Jia</strong> ne laisse en effet pas le moindre temps mort à un orchestre qui répond fort bien à ce rythme.</p>
<p>L’intérêt de ce spectacle est par ailleurs dans l’équilibre du plateau. Tous les protagonistes vont du bon à l’excellent. Il faut dire qu’ils sont fort bien captés et qu’ils ne se ménagent pas. Le plus impressionnant, jusque dans son jeu – que d’aucuns trouveront un peu outré tout de même – est sans conteste le baryton <strong>Alex Esposito</strong> dans le rôle de Fernando. Quelle puissance et quelle endurance ! Peut-être décèle-t-on ici ou là plus de difficultés dans le registre bas, mais c’est bien peu de choses au regard du feu d’artifice vocal qu’il nous offre. Même appréciation pour le Podestat de l’incontournable <strong>Michele Pertusi</strong>, qui joue au plus méchant avec force grimaces de méchant très méchant, mais qui nous ravit dès qu’il chante. Plus discret, mais pas moins bien chantant, le ténor <strong>Dmitry Korchak </strong>campe un Giannetto amoureux très délicat parfaitement en place. Tous les comprimarii masculins sont d’ailleurs de très bon niveau, avec une mention spéciale pour <strong>Paolo Bordogna</strong> et <strong>Stefan Cifolelli.</strong></p>
<p>Côté dames, on n’est pas en reste. L’infortunée Ninetta pourra paraître bien ingénue dans le jeu de <strong>Mariola Cantarero</strong>, mais elle ne passe pas inaperçue sur le plan vocal, avec une voix parfaitement ajustée aux exigences du rôle et beaucoup d’engagement. Même chose pour le rôle travesti de Pippo, interprété par <strong>Manuela Custer</strong>, touchante et parfaite. La voix de mezzo de la Lucia, la mère de Giannetto, de <strong>Kleopatra Papatheologou</strong> est également d’un velours fort agréable et sans reproche, en particulier dans le second acte.</p>
<p>Voici donc un fort beau spectacle, très bien capté et qui rend globalement justice à cette œuvre maîtresse.</p>
<p> </p>
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		<title>Torvaldo e Dorliska</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/torvaldo-e-dorliska-un-peu-long-mais-assez-bon/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Cedric Manuel]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 20 Mar 2021 18:41:24 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Ce n’est sans doute pas totalement par hasard si Torvaldo e Dorliska n’a pas reçu lors de sa création un accueil meilleur que froid. Les longueurs de cet opéra à sauvetage ne sont en effet pas toujours divines même si, à 23 ans, Rossini avait déjà suffisamment fait ses preuves pour ne pas craindre un &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Ce n’est sans doute pas totalement par hasard si <em>Torvaldo e Dorliska</em> n’a pas reçu lors de sa création un accueil meilleur que froid. Les longueurs de cet opéra à sauvetage ne sont en effet pas toujours divines même si, à 23 ans, Rossini avait déjà suffisamment fait ses preuves pour ne pas craindre un échec. De fait, Stendhal, qui jugeait l’œuvre médiocre, soulignait qu’elle « ferait la réputation d’un maestro ordinaire, mais n’ajoute rien à celle de Rossini »…</p>
<p>Opéra à sauvetage en effet, car il est difficile de ne pas penser à <em>Fidelio</em> en suivant la trame du livret de Cesare Sterbini, tiré des <em>Amours du Chevalier de Faublas</em> de Couvray, qui avait déjà servi à Cherubini et à son librettiste Loraux pour <em>Lodoiska</em>. Un gros méchant (le duc d’Ordow) convoite Dorliska qu’il réussit à capturer et entend l’épouser quitte à l’y forcer. Il croit pour parvenir à ses fins avoir tué l’époux de la belle, Torvaldo, laissé pour mort dans un ravin. Le serviteur du duc et gardien du château, Giorgio, mi-serio, mi-buffo, n’en peut plus des vilénies de son maître et monte une conjuration pour le faire arrêter. Il tombe sur Torvaldo, qui n’était pas mort du tout, et le fait entrer déguisé en bucheron au château. Mais le duc le démasque et le fait enfermer, au grand désespoir de Dorliska, qui continue de se refuser au bourreau. Au moment où celui-ci va enfin se décider à éliminer son rival pour de bon, les conjurés envahissent le château in extremis et c’est le duc qui se retrouve enfermé, laissant Giorgio, sa sœur Carlotta et le couple enfin réuni célébrer leur joie libératrice.</p>
<p>En août 2006, le festival de Pesaro présentait une nouvelle production de cet opéra semiserio dans le petit mais charmant théâtre Rossini de la ville. Ce spectacle avait d’abord été publié par Dynamic en CD et sera repris plusieurs fois jusqu’en 2017 avec des distributions renouvelées. La restitution en DVD, parue l&rsquo;année suivante est aujourd&rsquo;hui intégrée à un coffret, <em>Rossini serio, </em>avec<em> </em>6 autres oeuvres.</p>
<p>Cette réédition permet de redécouvrir la mise en scène astucieuse et classique de <strong>Mario Martone</strong>, qui, avec le décorateur <strong>Sergio Tramonti</strong>, a imaginé un dispositif scénique qui utilise et optimise la petite salle et agrandit la scène, quitte à couvrir les deux tiers de l’orchestre. Cela permet de donner un peu de mouvement et de respiration à l’œuvre et à la direction d’acteurs –par ailleurs assez sommaire disons le- un minimum d’intérêt. Malgré une bonne qualité d’image et de réalisation, on passera toutefois sur les défauts du montage, qui aurait pu être un peu plus soigné.</p>
<p>La distribution est le principal atout de cette production. <strong>Michele Pertusi</strong>, qui en fait des tonnes en méchant-vraiment-pas-content offre un chant idéal et puissant, dont on aurait pu attendre plus de noirceur, mais qui séduit par sa souplesse et son engagement. Son serviteur fatigué, <strong>Bruno Praticò</strong>, est irrésistible dans ses passages bouffes mais donne à entendre un timbre singulièrement clair dès son air d’entrée. Sa présence scénique et les astuces que connaissent les gens au métier sûr, lui permettent néanmoins de tirer aisément son épingle du jeu. <strong>Jeannette Fischer</strong>, qui incarne sa sœur Carlotta, réussit fort bien ses interventions, en particulier son air « Una voce lusinghiera », assez sonore. On mentionnera également pour mémoire l’Ormondo de <strong>Simone Alberghini</strong>, dans un rôle assez inconsistant.</p>
<p><strong>Darina Takova</strong>, soprano bulgare qui a dû déserter les planches à la suite de problèmes de santé et qui enseigne aujourd’hui à Sofia, ne cesse de prendre de l’envergure durant la représentation, après des débuts assez tendus, notamment dans les aigus. Si son jeu scénique est quelque peu minimal, sa voix très ample trouve à s’épanouir dans ses quelques airs –notamment « Tutto è vano » au premier acte- ou dans les ensembles. Quant au Torvaldo de <strong>Francesco Meli</strong>, alors au début de sa carrière, si l’on reconnaît le timbre qui aujourd’hui fait florès dans le répertoire verdien notamment, on en perçoit aussi les tensions dans les aigus et quelques limites dans le registre bas dès son air d’entrée. Mais les nombreuses nuances dont il se montre capable, de même que sa puissance, emportent sans peine les suffrages de la salle.</p>
<p>On aurait aimé cependant un orchestre plus enflammé, avec une direction moins empruntée. On ne peut en effet vraiment pas dire que <strong>Victor Pablo Pérez</strong>, spécialiste des zarzuelas, mette le feu à la fosse ; pas plus qu’il n’insuffle d’élan à un <strong>chœur de chambre de Prague</strong> bien sage. Mais ne boudons pas notre plaisir : l’œuvre est trop rare au disque et le plateau bien trop honorable pour faire la fine bouche. </p>
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		<item>
		<title>Le Festival d’Erl rend un émouvant hommage à Alberto Zedda</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/le-festival-derl-rend-un-emouvant-hommage-a-alberto-zedda/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Marcel Humbert]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 27 Jul 2017 05:32:19 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le grand chef rossinien Alberto Zedda, disparu à Pesaro le 6 mars dernier, aurait dû diriger ce dimanche 23 juillet le Stabat Mater au festival d’Erl. Gustave Kuhn, directeur artistique du festival, a décidé de maintenir ce concert, en profitant de cette occasion pour honorer la mémoire de son confrère et ami. Après une émouvante &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le grand chef rossinien <strong>Alberto Zedda</strong>, <a href="https://www.forumopera.com/breve/deces-dalberto-zedda">disparu à Pesaro le 6 mars dernier</a>, aurait dû diriger ce dimanche 23 juillet le <em>Stabat Mater</em> au festival d’Erl. <strong>Gustave Kuhn</strong>, directeur artistique du festival, a décidé de maintenir ce concert, en profitant de cette occasion pour honorer la mémoire de son confrère et ami. Après une émouvante allocution rappelant l’humour du grand absent, Gustave Kuhn a dirigé le Chorakademie der Tiroler Festspiele Erl et la mezzo Marta Lotti dans le « Cum Sancto Spiritu » et l’« Agnus Dei » de la <em>Petite Messe solennelle</em>. Puis a été donné le <em>Stabat Mater</em>, avec Arvo Volmer dirigeant très brillamment l’orchestre Haydn de Bolzano et Trente, et les solistes Valentina Farkas, Sabina Willeit, Ferdinand von Bothmer et Nicola Ulivieri. C’était certainement là un dur défi que d’évoquer ainsi la mémoire de ce chef prestigieux, dont c’était une des œuvres fétiches. Pari gagné, tous les interprètes galvanisés par ce « challenge » ont donné le meilleur d’eux-mêmes, en hommage au chef et musicologue disparu.<br />
	 </p>
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		<item>
		<title>ROSSINI, La scala di seta — Pesaro</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/a-la-bonne-echelle/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Brigitte Cormier]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 17 Aug 2009 22:59:51 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Comme il l&#8217;avait fait en 2007 pour sa Gazza Ladra, Damiano Michieletto livre d’emblée la clé de sa mise en scène. L’idée est présentée avec tant d’entrain et de rigueur que le public est tout de suite conquis. Contrairement aux relectures rajeunissantes qui abîment, celle-ci rafraîchit et magnifie. Le point de départ ? Une idée &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>          Comme il l&rsquo;avait fait en 2007 pour sa Gazza Ladra, Damiano Michieletto livre d’emblée la clé de sa mise en scène. L’idée est présentée avec tant d’entrain et de rigueur que le public est tout de suite conquis. Contrairement aux relectures rajeunissantes qui abîment, celle-ci rafraîchit et magnifie. Le point de départ ? Une idée simple : la mise à l’échelle 1/1 du plan de la maison du tuteur de Giulia où va se dérouler une Scala di seta endiablée. Chaque pièce est délimitée au sol, comme sur un plan d’architecte : soggiorno, bagno, letto&#8230; Un jeu de miroirs permet de voir ce qui se passe dessus comme dessous — y compris dans le jardin…</p>
<p>
Durant l’ouverture, au rythme allègre de la musique, le logis se retrouve entièrement meublé en style contemporain. En quelques minutes, la cuisine est installée, le lit est fait, l’eau coule dans la douche, il y a des fleurs dans les vases et un poisson rouge dans le bocal… L’échelle qui aboutit à la chambre de la belle est joliment figurée par un drap de soie tortillé en spirale.</p>
<p>Cette action vaudevillesque, reposant sur feintes et quiproquos autour d’un mariage secret, nécessite de constantes allées et venues entre six personnages. Avec cet astucieux dispositif scénique où les murs sont virtuels et où les protagonistes font semblant d’ouvrir et de refermer des portes invisibles, le bouillonnant metteur en scène vénitien obtient la fluidité qui sied à la musique étourdissante du jeune Rossini — Il a moins de vingt ans quand l’œuvre est créée ! Une multitude de petits gags animent les récitatifs ; les airs et les ensembles font l’objet de jeux de scène qui caractérisent les personnages avec beaucoup de finesse.</p>
<p>Tous les chanteurs, dont plusieurs ont complété leur formation musicale à l’Academia Rossiniana de Pesaro, sont rompus aux exigences du chant rossinien ; une complicité ludique transparaît tout au long de la représentation, en particulier durant le quartetto « Si che unito a cara sposa » d’une précision remarquable.</p>
<p>Avec sa voix ample, au timbre charmeur, Carlo Lepore incarne avec brio le rôle de Blansac. Adapté par Rossini d’après un « Alle voci della gloria » antérieur, le bel air donjuanesque « Alle voci dell’amore » — qui n’existait pas à l’origine — offre à cette séduisante basse napolitaine la possibilité de démontrer ses talents de chanteur et d’acteur. Durant son extase solitaire sur les attraits de l’amour, il est dérangé par l’arrivée intempestive d’un petit chien, puis — chacun ayant oublié quelque chose dans la pièce — par le défilé de tous les personnages. Malgré ces interruptions, Carlo Lepore poursuit magnifiquement son chant tout en réagissant de manière amusante à chaque situation.</p>
<p>Olga Peretyako est une jolie Giulia moderne, très à l’aise en scène. Dès son premier duetto avec Germano et dans l’air lent et tendre « Il mio ben sospiro », qui suit une charmante introduction instrumentale, la jeune soprano déploie le velours de son timbre juvénile. Les aigus sont faciles, les vocalises précises, les descentes chromatiques graduées à souhait. Elle ne semble jamais peiner dans les passages difficiles, même quand elle chante, en survêtement rose, durant sa séance de fitness.</p>
<p>La brièveté de l’air « Sento talor nel anima » ne nous donne guère le temps d’apprécier la voix de la mezzo d’Anna Malavasi qui campe avec justesse Lucilla.</p>
<p>Dans le rôle du mari clandestin, le ténor espagnol José Manuel Zapata a des petits problèmes de justesse. La voix est toujours aussi puissante, mais depuis son Iago dans l’Otello de 2007 l’aigu a perdu quelque peu de son éclat.</p>
<p>Enfin, avec une veine comique innée, le sympathique baryton Paolo Bordogna tient efficacement le rôle du serviteur omniprésent. Si le timbre n’est pas des plus agréables, la précision de sa diction et son agilité dans les périlleuses vocalises monosyllabiques le rangent parmi les meilleurs interprètes de ce genre de rôles buffa.</p>
<p>Pour comble de bonheur, l’orchestre joue à la perfection sous la direction experte du grand Claudio Scimone, fondateur de I Solisti Veniti. Ce chef renommé n’était pas reparu à Pesaro depuis son Maometto II de 1985.</p>
<p>Une Scala di Seta qu’on aurait aimé revoir et réentendre, sur le champ.</p>
<p> </p>
<p> </p>
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		<item>
		<title>Concerto sinfonico — Pesaro</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/triple-hommage/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Brigitte Cormier]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 16 Aug 2009 15:51:20 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Programmer un concert symphonique célébrant le bicentenaire de la mort de Joseph Haydn, pour la trentième édition du Festival Rossini, est un choix qui surprend. Surtout quand la soliste invitée s&#8217;appelle Ewa Podleś, elle qui a incarné tous les grands rôles de contralto rossiniens : Tancredi, Malcolm, Calbo, Arsace&#8230; Souvent d&#8217;ailleurs — mais uniquement hors &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>
	Programmer un concert symphonique célébrant le bicentenaire de la mort de Joseph Haydn, pour la trentième édition du Festival Rossini, est un choix qui surprend. Surtout quand la soliste invitée s&rsquo;appelle Ewa Podleś, elle qui a incarné tous les grands rôles de contralto rossiniens : Tancredi, Malcolm, Calbo, Arsace&#8230; Souvent d&rsquo;ailleurs — mais uniquement hors des frontières italiennes — sous la baguette du Maestro Zedda en personne. Comme tout autre, le cœur italien a ses raisons&#8230;</p>
<p>
	<br />
	Si <em>Ariane à Naxos</em>, cantate d&rsquo;une puissance dramatique inouïe figure de longue date au répertoire des concerts de Podleś, c&rsquo;est qu&rsquo;elle permet à cette magicienne du chant de tenir l&rsquo;auditoire en haleine pendant plus de vingt minutes, en utilisant toute l&rsquo;étendue de son impressionnant registre.</p>
<p>	L&rsquo;œuvre est composée comme un long récitatif enveloppant, d&rsquo;abord doucement plaintif, puis ponctué d&rsquo;éclats de plus en plus déchirants jusqu&rsquo;à atteindre un climax presque insoutenable et se terminer par une montée de fureur assassine.</p>
<p>	Après un « Teseo mio ben &#8230; ove sei tu ? “ et un « sposo adorato » gorgés de caresses vocales, Podleś se fait suppliante, haletante, mourante, jusqu&rsquo;au largo d&rsquo;une grâce mozartienne irrésistible où le chant et les instruments sont intimement mêlés. Mais quand le doute se change en certitude, au moment du larghetto, celui où tout bascule dans un grave somptueux sur « l&rsquo;alma tremante“ et où, littéralement fouettée par l&rsquo;orchestre, la voix se déchaîne jusqu&rsquo;à devenir une arme assez puissante et acérée pour tuer l&rsquo;infidèle, l&rsquo;interprétation atteint un degré d&rsquo;émotion qui laisse l&rsquo;auditoire sous le choc.</p>
<p>	Écrite à l&rsquo;origine pour voix et clavicembalo, l&rsquo;œuvre — qui passe pour celle de Joseph Haydn que Rossini préférait ! — a été orchestrée par Ernst Frank, musicien contemporain du compositeur allemand.</p>
<p>	Ici, sous la baguette de Lukasz Borowicz — en symbiose avec les tempos de sa compatriote — les musiciens italiens de l&rsquo;Orchestra Haydn di Bolzano e Trento se montrent remarquables. La direction fine, souple, et bondissante du jeune chef polonais sait insuffler à chaque pupitre un enthousiasme perceptible. Les deux œuvres instrumentales qui encadrent la cantate bénéficient d&rsquo;une même attention aux nuances.</p>
<p>	Après avoir accueilli Ewa Podleś dès son entrée, par de chaleureux applaudissements, le public s&rsquo;installe dans une écoute attentive qui se prolonge jusqu&rsquo;à ce que résonne l&rsquo;inoubliable “Barbaro e infedel » final.</p>
<p>	Son ovation insistante est gratifiée de deux bis rossiniens : un « Cruda sorte » canonique et une canzonetta spagnuola non moins relevée. Un retour bienvenu à Gioachino après ce concert <em>off Festival</em>.</p>
<p>
	 </p>
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		<title>Maometto II — Pesaro</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/un-melo-pour-meli/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 18 Aug 2008 18:48:04 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Avec Maometto II, Rossini au faîte de ses années napolitaines développe une nouvelle manière de composer, par larges blocs plutôt que par numéros : 5 scènes seulement dans le premier acte, 6 dans le second alors que chacun d’entre eux dure près de 90 minutes. On aura la bonté de croire que cette nouvelle façon &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Avec <em>Maometto II</em>, Rossini au faîte de ses années napolitaines développe une nouvelle manière de composer, par larges blocs plutôt que par numéros : 5 scènes seulement dans le premier acte, 6 dans le second alors que chacun d’entre eux dure près de 90 minutes. On aura la bonté de croire que cette nouvelle façon a dicté la mise en scène de <strong>Michael Hampe</strong>, conçue comme une succession de vastes tableaux, conforme à la structure de l’œuvre donc mais aussi à l’époque du livret (les années 1400) par les costumes et les décors et sans doute à celle de la première représentation de l’opéra (1820) par les choix scénographiques : gestuelle ample et figée, bras levés, main sur le cœur, etc. Mise en scène esthétique quelquefois, statique toujours, qui à force de pompe et de convention, vient à bout de toute émotion. La prière d’Anna, agenouillée au pied de la croix comme il se doit, laisse de marbre ; l’entrée de Maometto II entouré de sa garde rutilante, drapé dans sa superbe et planté sur le devant du plateau, n’impressionne pas ; le dramatisme de la longue scène finale – le suicide d’Anna qui s’agite en vain autour du tombeau de sa mère – passe à la trappe&#8230;</p>
<p>Il serait injuste de faire porter le poids de la critique au seul metteur en scène. La direction précipitée de <strong>Gustave Kuhn </strong>n’aide pas à stimuler les sens. La prière d’Anna privée de respiration, enchainée brusquement, peut être un parti-pris dicté par cette fameuse structure en blocs &#8211; nous sommes au cœur du Terzettone (littéralement « gros trio »), l’ensemble le plus complexe jamais écrit par Rossini – reste qu’il est dommage de passer ainsi à côté du « tube » de la partition. La suite est à l’avenant.</p>
<p>L’interprétation de <strong>Marina Rebeka</strong>, jeune soprano lettone à la voix joliment corsée, ne favorise pas plus le sentiment : scrupuleuse mais placide, dénuée d’expression comme d’intention. Effet de mise en scène ou défaut de caractérisation (un peu des deux sans doute), <strong>Daniela Barcellona </strong>parait tout autant étrangère au drame. Son personnage de Calbo, présent dans la plupart des ensembles &#8211; il est l’une des pierres angulaires des trios qui jalonnent l’œuvre &#8211; n’existe vraiment que par « Non temer d’un basso affetto », l’air pour contralto rossinien le plus difficile qui soit, dixit Max-Emmanuel Cencic, dont la chanteuse subit plus qu’elle ne domine les périls accumulés. Sauts d’octave, changements de registre, roulades tempétueuses et vocalises vertigineuses dévoilent ses limites. Le public, reconnaissant de l’effort fourni ou transporté par la virtuosité de l’air (on s’interroge), lui réserve cependant un triomphe.</p>
<p>Le plaisir, à défaut de l’émotion, il faut le chercher du côté des protagonistes masculins. <strong>Michele Pertusi </strong>n’a jamais paru aussi convaincant que dans le rôle de Maometto II. Il en maîtrise mieux que quiconque aujourd’hui les innombrables difficultés et le timbre légèrement feutré se satisfait tout particulièrement de l’ambigüité du personnage, amant et cruel sultan à la fois. <strong>Francesco Meli </strong>se réalise dans l’écriture centrale d’Erisso. Le chant orné le trouve souvent à court d’imagination et de technique mais le rôle comporte peu de fioritures et met plus en valeur la puissance et la beauté du son. Le souffle, le maintien de la ligne, la noblesse du ton, l’engagement de l’artiste, à mille lieux des cabotinages de son Fenton dans <em>Falstaff </em>au Théâtre des Champs Elysées en juin dernier, achèvent de transporter et confirment qu’il est l’un des ténors les plus intéressants du moment.</p>
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