<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Stile Galante - Orchestre - Forum Opéra</title>
	<atom:link href="https://www.forumopera.com/orchestre/stile-galante/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://www.forumopera.com/orchestre/stile-galante/</link>
	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
	<lastBuildDate>Thu, 30 Oct 2025 06:39:32 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.9.4</generator>

<image>
	<url>https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/cropped-Favicon-32x32.png</url>
	<title>Stile Galante - Orchestre - Forum Opéra</title>
	<link>https://www.forumopera.com/orchestre/stile-galante/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Tragedie cristiane, a theatrical experiment from 1729</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/tragedie-cristiane-a-theatrical-experiment-from-1729/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yvan Beuvard]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 30 Oct 2025 05:00:00 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/?post_type=cd-dvd-livre&#038;p=202425</guid>

					<description><![CDATA[<p>Un recueil publié en 1729 à Naples, intitulé Tragedie Christiane, rassemblant des drames en 5 actes du duc-poète Annibale Marchese (1), est la source unique de cet enregistrement. L’auteur, ardent défenseur des Habsbourg et du catholicisme romain, laisse une œuvre apologétique (2) qui, outre ses qualités littéraires reconnues, sera illustrée par une dizaine de compositeurs. &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/tragedie-cristiane-a-theatrical-experiment-from-1729/"> <span class="screen-reader-text">Tragedie cristiane, a theatrical experiment from 1729</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/tragedie-cristiane-a-theatrical-experiment-from-1729/">Tragedie cristiane, a theatrical experiment from 1729</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Un recueil publié en 1729 à Naples, intitulé <em>Tragedie Christiane</em>, rassemblant des drames en 5 actes du duc-poète Annibale Marchese (1), est la source unique de cet enregistrement. L’auteur, ardent défenseur des Habsbourg et du catholicisme romain, laisse une œuvre apologétique (2) qui, outre ses qualités littéraires reconnues, sera illustrée par une dizaine de compositeurs. Le recueil reproduit l’intégralité des partitions de ce qu’on appellerait maintenant des musiques de scène, ce qui est certainement sans équivalent dans l’Italie du temps. <strong>Stefano Aresi </strong>(3), à qui l’on doit cette restitution, a présidé au travail de recherche musicologique qui le sous-tend : sans doute est-on rarement allé aussi loin pour rendre vie à ces pages singulières, toutes inconnues jusqu’à présent. Chacune fait appel à une voix accompagnée au clavecin, et seul un spécialiste pourrait déceler ce qui caractérise chaque compositeur, tant elles participent de la même veine artistique. En effet, les dix compositeurs représentés, chacun par cinq pages, sont tous napolitains, de naissance ou d’adoption, sauf Hasse, et appartiennent à la même génération (celle des Bach, Haendel, Vivaldi, Rameau et autres). Une large palette des affects, à l’exception du lamento, s’y trouve illustrée, le syllabisme prévaut, auquel on n’échappe que rarement. Strophiques, elles sont parfois variées dans la répétition des couplets. Seules les pièces de Hasse et de Vinci font exception. L’écriture du clavecin, conventionnelle, recèle cependant quelques trouvailles qui retiennent l’attention. <strong>Andrea Friggi</strong>, au clavier, n’appelle que des éloges, au jeu clair, dynamique, soucieux de la voix qu’il accompagne. Son instrument paraît un peu grêle par rapport à la voix, habitués que nous sommes à des prises artificielles qui les équilibrent, ou à la réalisation à la basse continue. Mais c’était la réalité.</p>
<p>L’auditeur est invité à imaginer la scène et à visualiser l’action dramatique à partir du résumé de chaque drame (4), que reproduit le livret d’accompagnement. Cependant, l’écoute, fut-elle distraite, privée du contexte, est réjouissante, variée malgré la relative uniformité (voix de femme et clavecin) et les reprises mélodiques. L’enregistrement inclut des pièces instrumentales additionnelles, qui faisaient partie de l’environnement dramatique de la période : ballets, danses de cour etc.</p>
<p>La distribution, prestigieuse, familière de ce répertoire, ne doit cependant pas faire illusion : chacune des cantatrices intervient, seule avec le clavecin, dans un, deux ou trois ouvrages et l’enregistrement ne réunit jamais les solistes, puisque les œuvres sont ainsi faites. Toutes les voix ont en commun une technique et une connaissance stylistique des plus sûres. <strong>Valeria La Grotta</strong> est la soliste de <em>Il Domiziano</em> (Carapella), puis de <em>I Massimini</em> (Sarro), enfin de <em>Il Maurizio</em> (Mancini). Voix projetée, stylée, au solide medium, elle séduit par la gravité de ton de <em>O de’ gran Favi sangue pregiato</em>, du premier, comme par la bonne humeur de <em>Città fida, città forte</em>, du second. Leonardo Vinci est confié à <strong>Giuseppina Bridelli</strong>, beau mezzo, dont on retient particulièrement son <em>S’ergan archi trionfali</em>, qui force l’admiration. On retrouve avec un égal bonheur <strong>Ann Hallenberg</strong>, interprète de Hasse, puis de Porpora. Elle remplit parfaitement son contrat, quelle que soit la difficulté technique de chaque pièce. Ainsi a-t-elle l’occasion de faire montre de ses rares qualités de virtuosité dans le <em>S’apre ohimè la terra</em> sur lequel s’achève la musique de <em>La Draomira, </em>puis dans<em> L’Ermenegildo </em>(de Porpora). La plénitude du chant, sa vigueur, son aisance et ses couleurs sont admirables. <strong>Francesca Cassinari</strong> nous vaut un beau <em>Flavio Valente</em>, de Durante, et sa <em>Sofronia</em> (de Leo) est une révélation. La joie de <em>D’aura lieta allo spirare</em> rayonne. Quant à <strong>Anastasia Terranova</strong>, elle nous révèle l<em>’Eustachio</em>, de Fago, comme <em>Il Rodolfo</em> de Giacomo Francesco Milano Principoe di Ardore, dont tout reste à découvrir. La colère, sinon la fureur, de <em>Sempre più perfida Giudea nemica</em> est parfaitement traduite, par une voix ductile, riche en couleurs, d’une technique affirmée. L’ample <em>Numi eterni, eccelsi Numi</em> impressionne par sa richesse expressive.</p>
<p>Outre les fanfares, pastiches dus au trompettiste de l’ensemble, des intermèdes instrumentaux du début du XVIIIe siècle séparent les drames, seules interventions de l’ensemble que dirige Stefano Aresi. Brefs, variés, les <em>balli</em> marquent le retard stylistique de la musique instrumentale, qui plonge ses racines dans celle de la Renaissance et du premier baroque, par rapport à l’épanouissement de la vocalité. Cependant, le spectaculaire et bref <em>Ballo de’ morti</em> impressionne, comme la plénitude mélancolique du <em>Ballo del pescatore</em>. Les pièces de Bartolomé Ferriol y Boxereaus réjouissent, confiées le plus souvent à de valeureux solistes.</p>
<p>La riche plaquette d’accompagnement, en anglais, explicite les sources, la démarche, les interrogations que suscitent ces œuvres. Les textes chantés et les résumés des ouvrages où les chants s’insèrent sont publiés en anglais.</p>
<p>Plus qu’un aimable divertissement, la révélation d’une face cachée de la musique vocale baroque, qui ne se réduit pas à l’opéra, à l’oratorio et à la cantate. Des voix superlatives, dont le chant et la langue éblouissent.</p>
<pre>1. Le second volume est illustré de gravures d’après Francesco Solimena (1657-1747) et comporte la musique, gravée elle aussi, des tragédies.</pre>
<pre>2. En 1740, il quittera ses fonctions de gouverneur de Salerne pour embrasser la Congrégation de l’Oratoire (Philippe de Néri) et se consacrer à l’étude et à la prière jusqu’à sa mort.</pre>
<pre>3. Depuis quinze ans, à la tête de son ensemble <em>Stile Galante</em>, Stefano Aresi nous livre annuellement le fruit de ses découvertes, servies par des distributions toujours aussi justes que prestigieuses.</pre>
<pre>4. Cette pratique renvoie à celle des Collèges de Jésuites, qui, annuellement, produisaient des drames édifiants qui comportaient des musiques de circonstance, dont hélas la plupart n'ont pas été conservées.</pre>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/tragedie-cristiane-a-theatrical-experiment-from-1729/">Tragedie cristiane, a theatrical experiment from 1729</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>The Farinelli Manuscript</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/the-farinelli-manuscript-au-sommet-de-leverest/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Clement Demeure]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 04 Oct 2019 04:00:18 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/the-farinelli-manuscript-au-sommet-de-leverest/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Farinelli ne cesse de faire rêver : déjà érigé en légende de son vivant, l’un des plus grands chanteurs de tous les temps fascine le grand public depuis la renaissance du belcanto baroque. Le film de Gérard Corbiau, glorieux fatras esthético-historique de 1994, a au moins eu le mérite d’enflammer une curiosité inextinguible pour les &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/the-farinelli-manuscript-au-sommet-de-leverest/"> <span class="screen-reader-text">The Farinelli Manuscript</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/the-farinelli-manuscript-au-sommet-de-leverest/">The Farinelli Manuscript</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Farinelli ne cesse de faire rêver : déjà érigé en légende de son vivant, l’un des plus grands chanteurs de tous les temps fascine le grand public depuis la renaissance du belcanto baroque. Le film de Gérard Corbiau, glorieux fatras esthético-historique de 1994, a au moins eu le mérite d’enflammer une curiosité inextinguible pour les castrats et leur répertoire, en grande partie grâce à la bande son dirigée par Rousset. Pourtant, le bricolage vocal de l’Ircam sonne aujourd’hui plus intrigant que convaincant, à l’instar des tentatives de la pionnière Nella Anfuso ou du sopraniste Aris Christofellis dans les années 1980. Heureusement, d’autres sont venu·e·s prouver qu’il est possible de reprendre brillamment les partitions de Farinelli, ouvrant la voie à une exploration qui s’est accélérée ces dix dernières années (voir discographie sur <a href="http://www.quellusignolo.fr/castrats/farinelli.html">quellusignolo.fr</a>). <strong>Ann Hallenberg</strong> a déjà apporté sa pierre à l’édifice lors d’une <a href="https://www.forumopera.com/cd/farinelli-a-portrait-live-in-bergen-castrata-sans-ircam">mémorable série de concerts</a> et avec l’<em>Adriano in Siria</em> de Veracini. Aujourd’hui au faîte de ses moyens, la Suédoise revient à Farinelli avec un projet dont la rigueur scientifique et l’ambition font écho à l’<a href="https://www.forumopera.com/cd/arias-for-luigi-marchesi-gigi-lamoroso">album Marchesi</a> déjà signé avec Stefano Aresi.</p>
<p>En 1753, une trentaine d’années après ses débuts et désormais installé au plus près des souverains d’Espagne, Farinelli a bien conscience de son statut. C’est sciemment qu’il fait œuvre documentaire en envoyant à l’impératrice de Vienne un luxueux cahier de six airs représentatifs de son art, écrits pour lui dans les années 1730 ou empruntés au répertoire madrilène récent. Les airs anciens sont très largement adaptés, et le castrat y note parfois <em>in extenso</em> des embellissements de la ligne vocale ainsi que de longues cadences, précieux témoins de ses capacités et de son style. Pourtant, si ce programme n’a guère été interprété tel quel, c’est parce que plusieurs airs constituent un véritable Everest vocal, surtout ceux écrits pour Farinelli lui-même. Une interprétation laborieuse a tôt fait de transformer en tunnel ces pages inégales qu’il faut animer pendant plus de dix minutes, hubris portée au disque dès 1987 par Nella Anfuso, suivie de sopranistes se rêvant nouveaux Farinelli (Angelo Manzotti : <em>Il Quaderno dell’imperatrice</em>, 2008 ; Jörg Waschinski : <em>Farinelli the Composer</em>, 2011).</p>
<p>Pour la première fois, on retrouve ici l’intégralité de la sélection de Farinelli, chantée avec quasiment toutes les variations notées. Les six extraits ne sont pas présentés dans l’ordre original, mais très judicieusement agencés pour varier le ton. Dans son introduction, <strong>Stefano Aresi </strong>revendique une remise à plat scientifique, compte tenu de la circulation de nombreuses données infondées, concernant notamment l’attribution de ces compositions à Farinelli lui-même – la paternité des airs n’est pas précisée dans le cahier. Le chant est largement conforme aux pratiques actuelles, avec un soin notable accordé au trille et quelques audaces dans les attaques (par exemple <em>cercar della nota</em>) qui apportent de la vivacité à la ligne.</p>
<p>C’est le cas dès les premières notes du fameux « Son qual nave », attaqué par en dessous. La version des années 1730, souvent attribuée à Riccardo Broschi, ressemble à une promenade de santé comparée à celle de 1753, enrichie de cors, d’une nouvelle ritournelle et de coloratures dopées. Cette page aux dimensions dantesques perd en force expressive mais ne manque pas d’exalter, avec de nombreux passages dans l’extrême grave (jusqu’au <em>mi</em>) et des vocalises étendues sur dix, douze… et même vingt-trois mesures (trente avec la cadence proposée ! ). Changement d’ambiance bienvenu dans « Vuoi per sempre abbandonarmi ? » de Latilla, pathétique <em>aria parlante</em> où quelques mélismes contrastent avec la force déclamatoire et la tension générale de la mélodie, dans une tessiture plus aiguë. Nouveau changement de ton avec la scène de <em>La Festa cinese </em>de Conforto, aimable badinerie pastorale dont Hallenberg rend la dimension parodique. Tube du répertoire du castrat, « Quell’usignolo » de Giacomelli est en effet le joyau de la sélection. L’interprétation de Hallenberg et Aresi se hisse sans peine sur les mêmes sommets que Genaux et Jacobs, animant superbement cette interminable suite de fioritures. Les longues cadences du castrat et les propres points d’orgue de la mezzo sont un modèle de colorature, en ceci qu’ils colorent la ligne d’efflorescences évocatrices et poétiques. Nettement en deçà du reste et plutôt disparate est l’air de l’<em>Armida placata</em> de Mele, simple témoin du répertoire d’opéra de la cour. Avec son beau violoncelle soliste, la scène pathétique de <em>Sabrina</em> clôt le récital sur une note beaucoup plus séduisante.</p>
<p>Hallenberg se montre plus souveraine encore qu’en 2011 avec Rousset, où le programme était toutefois musicalement supérieur. Tout est au rendez-vous : verbe haut, force déclamatoire, souffle infini, impact sur tout l’ambitus – en particulier un grave étoffé –, roulades déferlantes ou fine dentelle, divisions diaboliques&#8230; Cet arsenal n’est pas un vain étalage de virtuosité mais sert une large palette d’affects. <strong>Stefano Aresi</strong> et <strong>Stile galante</strong>, dont l’effectif réduit est conforme aux usages des concerts du castrat, accompagnent idéalement la diva, avec le même soin de faire de chaque aria un petit tableau musical et dramatique contrasté.</p>
<p>Le panache de l’interprétation et l’intérêt du projet rendront ce disque indispensable à beaucoup, quitte à le déguster par petites doses pour digérer tant de luxuriance. Alors que le récital hommage à Farinelli de Bartoli est annoncé pour novembre, on peut d’ores et déjà annoncer qu’Ann Hallenberg n’aura pas à rougir de la comparaison.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/the-farinelli-manuscript-au-sommet-de-leverest/">The Farinelli Manuscript</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Arias for Luigi Marchesi</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/arias-for-luigi-marchesi-gigi-lamoroso/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Bernard Schreuders]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 09 Nov 2015 06:27:47 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/arias-for-luigi-marchesi-gigi-lamoroso/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Mais où s’arrêtera Ann Hallenberg ? Après s’être mesurée au gosier démentiel de Farinelli, en récital puis dans le flamboyant Adriano in Siria de Veracini (Glossa) dont elle endossa le rôle-titre, l’intrépide mezzo se frotte à une autre légende du bel canto : Luigi Marchesi, aussi célèbre en son temps que Carlo Broschi au siècle des &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/arias-for-luigi-marchesi-gigi-lamoroso/"> <span class="screen-reader-text">Arias for Luigi Marchesi</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/arias-for-luigi-marchesi-gigi-lamoroso/">Arias for Luigi Marchesi</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Mais où s’arrêtera <strong>Ann Hallenberg </strong>? Après s’être mesurée au gosier démentiel de Farinelli, en récital puis dans le flamboyant <em>Adriano in Siria </em>de Veracini (Glossa) dont elle endossa le rôle-titre, l’intrépide mezzo se frotte à une autre légende du <em>bel canto </em>: Luigi Marchesi, aussi célèbre en son temps que Carlo Broschi au siècle des Lumières. Objets de railleries cinglantes qui épinglaient leur corpulence souvent hors norme et leur gaucherie – même Farinelli fut caricaturé en géant écrasant de frêles partenaires – les castrats, pour peu que l’opération eût préservé la sveltesse de leurs formes juvéniles, furent parfois aussi des sex-symbols. Tout autant sinon davantage que sa virtuosité ou son refus de chanter pour Napoléon après son entrée triomphale à Milan en 1796, la postérité a retenu l’excentricité du beau Luigi, ses caprices de star et ses aventures galantes de même que l’hystérie de ses admiratrices qui, s’il faut en croire Stendhal, portaient une médaille à son effigie autour du cou, à chaque bras ainsi que deux autres cousues sur leurs souliers.</p>
<p>Nuançons d’emblée l’image réductrice qui lui colle à la peau, comme à Caffarelli quelques décennies plus tôt : Luigi Marchesi n’est pas qu’un rossignol exubérant et narcissique, qui n’aurait que faire du drame dans lequel il joue. Au contraire, il sait faire preuve de retenue et affiche un réel sens du théâtre comme en témoignent la sobriété de certains ornements (« Misero pargoletto », <em>Demofoonte</em> de Pugnani, 1787) ou leur justesse, y compris dans les récitatifs où ils renforcent l’expression des affects: l’ample <em>Scena della Marcia</em>, modèle de construction dramatique tiré du <em>Pirro </em>de Zingarelli (1792) qui reprend l’excellent livret de Giovanni De Gamerra sur lequel Paisiello avait jeté son dévolu cinq ans plus tôt, est probablement la découverte majeure du disque, le <em>sopranino</em> gracile de <strong>Francesca Cassinari</strong> offrant une réplique sensible au Pyrrhus superbement habité et vibrant d’Ann Hallenberg. Le fougueux rondo « Cara, negl’occhi tuoi » qui couronne la scène, air favori du <em>divo</em>, confirme ici une étoffe héroïque déjà révélée par les éclats véhéments de « Se cerca, se dice » que Myslivecek destinait au jeune<em> musico</em> dans son <em>Olimpiade </em>(1778).</p>
<p>Parmi les nombreux inédits du programme, sept pièces nous sont livrées avec les embellissements conçus par Marchesi, plusieurs ayant été transcrits sur le vif par le compositeur Vaclav Pichl puis édités avec le blanc-seing de l’interprète. Ce dernier y parait plus d’une fois se griser des dons prodigieux que la nature outragée lui a permis de développer, fasciné, sinon amoureux de sa voix, à moins qu’il s’agisse davantage d’un péché de gourmandise que d’orgueil, comme semble le suggérer la silhouette en bonbons, pâtes de fruit et autres friandises colorées qui illustre la pochette du disque. Il faut posséder un organe à la fois long (Fa 2 – Sol 5), flexible et chatoyant pour affronter cette course d’obstacles, il est également préférable d’allier l’élégance à l’endurance pour sublimer la dimension sportive de sauts de deux octaves à répétition. Mieux qu’accompagnée, littéralement portée par les musiciens de <strong>Stile Galante</strong>, nouvelle et prometteuse phalange fondée en 2010 par <strong>Stefano Aresi</strong>, Ann Hallenberg résout la quadrature du cercle et sa performance force l’admiration, même si nous avons également plaisir à retrouver, entre deux salves de notes piquées, le <em>cantabile </em>suave et fluide de la cantatrice, à la faveur notamment d’une langoureuse cavatine qui fut aussi un <em>cavallo di battaglia </em>du soprano milanais (« Lungi da te, ben mio », <em>Armida e Rinaldo </em>de Sarti, 1786).</p>
<p>« <em>Dans l’univers délicat des serial killers, Ann Hallenberg serait qualifiée de copycat</em>. » <a href="/actu/ann-hallenberg-dans-les-pas-de-luigi-marchesi">Camille De Rijck</a> ne croit pas si bien dire et c’est tout le paradoxe de sa démarche, qui en étant ainsi fidèle à la lettre, trahit l’esprit : Marchesi laissait libre cours à son imagination et ses cadences, ses ornements frappaient par leur originalité, une originalité – on ne le dira jamais assez – recherchée par le public, qui s’en délectait ou adorait la détester. Les meilleurs artistes allaient jusqu’à renouveler leur interprétation d’un soir à l’autre, cet album nous offre d’ailleurs l’occasion de découvrir deux versions alternatives du « Quanto è fiero il mio momento » de Cherubini (<em>Alessandro nelle Indie</em>). Puisse Ann Hallenberg un jour franchir le pas et réinventer ces pages en se les appropriant, comme elle le fit hier avec des numéros créés par Farinelli : ce serait peut-être le plus beau des hommages à Marchesi et à cet art vocal, éminemment personnel et libre, que peu de chanteurs actuels sont capables d’incarner.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/arias-for-luigi-marchesi-gigi-lamoroso/">Arias for Luigi Marchesi</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Ann Hallenberg dans la peau d&#8217;un sex-symbol</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/ann-hallenberg-dans-la-peau-dun-sex-symbol/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Bernard Schreuders]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 14 May 2015 05:26:17 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/breve/ann-hallenberg-dans-la-peau-dun-sex-symbol/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Après s’être frottée avec succès au mythe de Farinelli, c’est au disque cette fois que Ann Hallenberg vient d&#8217;aborder le répertoire acrobatique d’un célèbre sopraniste : Luigi Marchesi (1755-1829). Du castrat milanais, les historiens ont d’abord retenu le comportement vaniteux et totalement extravagant. Quel que soit l’ouvrage dans lequel il se produisait, le divo exigeait de &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/breve/ann-hallenberg-dans-la-peau-dun-sex-symbol/"> <span class="screen-reader-text">Ann Hallenberg dans la peau d&#8217;un sex-symbol</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/breve/ann-hallenberg-dans-la-peau-dun-sex-symbol/">Ann Hallenberg dans la peau d&rsquo;un sex-symbol</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Après s’être frottée avec succès au <a href="http://www.forumopera.com/spectacle/lalchimiste">mythe de Farinelli</a>, c’est au disque cette fois que <strong>Ann Hallenberg </strong>vient d&rsquo;aborder le répertoire acrobatique d’un célèbre sopraniste : Luigi Marchesi (1755-1829). Du castrat milanais, les historiens ont d’abord retenu le comportement vaniteux et totalement extravagant. Quel que soit l’ouvrage dans lequel il se produisait, le <em>divo </em>exigeait de faire son entrée au sommet d’une colline, ceint d’une épée, mais aussi muni d’un bouclier et d’une lance étincelante, la tête coiffée d’un casque empanaché dont les plumes rouges et blanches devaient atteindre au moins six pieds de haut. Doté d’un physique très avantageux, il était aussi, à l’instar de castrats tels que Crescentini et Vellutti, la coqueluche des femmes et jouissait d’un statut comparable à celui des rock stars. Stendhal raconte que ses admiratrices hystériques portaient une médaille à son effigie autour du cou, à chaque bras ainsi que deux autres cousues sur leurs souliers. Doté d’un vaste ambitus (sol 2- ré 5), son soprano brillant et sonore déployait une virtuosité hors du commun que l’artiste exhibait à l’envi, raffolant des airs de bravoure et dédaignant le pathétique pourtant prisé par ses contemporains. Si son trille pouvait, d’un seul souffle, gravir chromatiquement six ou sept degrés, le chanteur ornementait aussi à outrance et ce jusqu’aux récitatifs. Accompagnée dans cette aventure par l’<strong>Ensemble Stile Galante </strong>placé sous la conduite de <strong>Stefano Aresi</strong>, l’intrépide mezzo a partagé sur la Toile son enthousiasme, mais également ses affres devant les folles cadences de la main même de Marchesi. L&rsquo;enregistrement de ce récital, qui vient de s’achever à Bergame et devrait sortir en octobre, s’inscrit dans un ambitieux projet consacré une année durant (avril 2015 &#8211; avril 2016) au <em>musico</em>. Au programme: trois colloques internationaux, la création d’un website thématique, l’édition de partitions interprétées par Marchesi ou composées par des musiciens de son entourage, une exposition, etc.</p>
<p>Pour plus d’informations: <a href="http://www.luigimarchesimusic.com/">http://www.luigimarchesimusic.com/</a></p>
<p> </p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/breve/ann-hallenberg-dans-la-peau-dun-sex-symbol/">Ann Hallenberg dans la peau d&rsquo;un sex-symbol</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>cantates pastorales</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/marina-dessine-moi-un-mouton/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 23 Apr 2013 13:46:34 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/marina-dessine-moi-un-mouton/</guid>

					<description><![CDATA[<p>  Nicola Antonio Porpora (1686-1768) est un compositeur que le renouveau baroque semble n’avoir jusqu’ici qu’effleuré. Seuls deux intégrales sont disponibles au disque : Orlando est paru en 2005 chez K.617, tandis que CPO publiait en 1999 Il Gedeone. C’est bien peu sur la cinquantaine d’opéras qu’il composa ; pour les airs séparés, on trouve &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/marina-dessine-moi-un-mouton/"> <span class="screen-reader-text">cantates pastorales</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/marina-dessine-moi-un-mouton/">cantates pastorales</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>           </p>
<p>			Nicola Antonio Porpora (1686-1768) est un compositeur que le renouveau baroque semble n’avoir jusqu’ici qu’effleuré. Seuls deux intégrales sont disponibles au disque : <em>Orlando </em>est paru en 2005 chez K.617, tandis que CPO publiait en 1999 <em>Il Gedeone</em>. C’est bien peu sur la cinquantaine d’opéras qu’il composa ; pour les airs séparés, on trouve bien le <em>Porpora Arias</em> de Karina Gauvin (Atma 2009) et quelques morceaux épars dans les récitals de mesdames Genaux et Kermes ou de messieurs Jaroussky et Scholl. Les quelque 130 cantates de Porpora ont eu un peu plus de chance, notamment parce qu’elles exigent des effectifs moins importants : on peut ainsi citer les enregistrements que leur ont consacré Iestyn Davies en 2011 chez Hyperion, et Laura Maria Martorano l’an dernier chez Brilliant.</p>
<p>
			Le présent disque regroupe cinq cantates pour voix d’alto. Toutes relèvent strictement du genre pastoral, et évoquent les amours comblées ou malheureuses de bergers et de bergères habitant une Arcadie rêvée. Les textes sont parfois d’une naïveté désarmante, surtout celui de <em>Ecco che il primo albore</em>, qui décrit l’existence de l’agnelet qui risque d’être dévoré par un oiseau de proie s’il échappe à la vigilance du pasteur. Malgré sa désinence d’apparence féminine, Aminte est le nom du berger cruel, héros éponyme d’un poème dramatique du Tasse (1581) qui conte l’idylle contrariée du personnage avec la nymphe Sylvie. Aminte apparaît ici dans la cantate <em>Questa</em> <em>dunque è la selva</em>, les autres étant peuplées de Cloris, Philène et autre Tircis.</p>
<p><em>Ecco che il primo albore</em> figurait également sur le disque que le contre-ténor Artur Stefanowicz a tout récemment consacré à des cantates de Porpora chez Accord. On peut ainsi mesurer tout ce qu’apporte à ce répertoire une voix féminine, à la fois plus chaude et plus vibrante, surtout quand il s’agit d’une chanteuse aussi experte que <strong>Marina De Liso</strong>, dont c’est étonnamment le premier récital au disque. On a déjà souvent eu l’occasion d’apprécier le talent de la mezzo italienne, essentiellement dans le répertoire baroque, mais également dans la musique du XIXe siècle. On retrouve ici sa virtuosité et ses qualités expressives, tout aussi éloquentes dans la tendresse de <em>D’amor la</em> <em>bella pace</em> que dans les éclats sur lesquels se conclut <em>Questa dunque è la selva</em>. L’ensemble Stile Galante la soutient avec beaucoup d’esprit, notamment avec ces glissandos quasi « country » que s’autorisent les instruments dans la très rustique cantate <em>Ecco che il primo albore</em>. Aussi bien servi, Porpora ne peut que renaître.</p>
<p>			 </p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/marina-dessine-moi-un-mouton/">cantates pastorales</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
