Forum Opéra

Questionnaire de Proust : Matthieu Heim

arrow_back_iosarrow_forward_ios
Partager sur :
Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin
Partager sur pinterest
Partager sur whatsapp
Partager sur email
Partager sur print
Interview
10 février 2021
Questionnaire de Proust : Matthieu Heim

Infos sur l’œuvre

Détails

Arrêté en plein élan par la pandémie, Matthieu Heim espère retrouver dès le mois de mars l’orchestre Hemiolia et le Chœur du Concert d’Astrée sous la direction de Denis Comtet pour la Passion selon Saint-Jean de J.S. Bach, puis le rôle de l’Oracle de Neptune dans Idoménée de Mozart avec les Talens Lyriques de Christophe Rousset en juin au Mozartfest de Würzburg, ainsi que le rôle du Muphti dans le Bourgeois Gentilhomme, repris à l’opéra de Versailles dans la mise en scène  de Denis Podalydès et sous la baguette de Christophe Coin. La saison prochaine, il rejoindra les Paladins de Jérôme Corréas pour leur nouvelle création autour de Monteverdi. 

Matthieu Heim s’est prêté au jeu du questionnaire de Proust avec la franchise, l’humour et la sensibilité qu’on lui connait si bien sur scène.

 

1 Le principal trait de mon caractère ?

La fidélité.

2. La qualité que je préfère chez un ténor ?

J’aime les voix de ténor gorgées de soleil.

3. La qualité que je préfère chez une soprano ?

J’aime les sopranos avec un côté maternant.

4. Ce que j’apprécie le plus chez mes collègues sur scène ?

La bonne humeur et la complicité.

5. Mon principal défaut ?

J’ai tendance à me répéter… Je me demande si ce n’est pas un T.O.C. !

6. Mon occupation préférée dix minutes avant de monter sur scène.

A dix minutes de monter sur scène, on n’a plus le temps pour quoi que ce soit ! (sauf pour un ultime pipi…)

7. L’opéra que je préfère.

Il y a quelques années encore, j’aurais répondu Carmen. Mais aujourd’hui c’est Don Giovanni.

8. L’opéra qui me casse les oreilles.

Il y a des pans entiers de la musique contemporaine auxquels je demeure, hélas, totalement hermétique. Mais aucun opéra ne me « casse les oreilles », au sens propre.

9. Le dernier rôle que je voudrais chanter ?

Plutôt que chanter, j’aimerais assumer un rôle de théâtre parlé à 100%.

10. Le pays où je désirerais vivre ?

Pour le travail : la Suisse. Pour le farniente : l’Espagne.

11. La couleur que je préfère ?

La couleur des yeux de la femme que j’aime. Sinon le bleu.

12. Mon air préféré ?

Cela change selon les périodes de la vie, un peu comme les chansons populaires qui trottent dans la tête. Pendant longtemps, c’était « Pourquoi me réveiller » dans Werther par Alain Vanzo. Puis ce fut « Fuor del mar » dans Idoménée de Mozart, de préférence dans la version de Richard Croft. En ce moment, c’est « Tristes apprêts », l’air de Télaïre dans Castor et Pollux de Rameau. Quand c’est bien chanté, les larmes ne sont pas loin.

13. Mon disque de chevet.

Les Impromptus de Schubert par Alfred Brendel.

14. Mes compositeurs favoris à l’opéra ?

Mozart, Rameau, Massenet, Offenbach et Debussy.

15. Mes Lieder ou mélodies préférées ?

Tout le cycle des Dichterliebe.

16. Mes héros favoris dans l’opéra ?

Don Quichotte, surtout chez Massenet qui lui donne une dimension christique

17. Mes héroïnes favorites dans l’opéra ?

Carmen, Didon, Charlotte.

18. Mes metteurs-en-scene préférés ?

Comme spectateur : Laurent Pelly (pour le rythme). Comme chanteur : Denis Podalydès (pour sa gentillesse).

19. Mes peintres favoris ?

Vermeer, Chardin et Fabienne Verdier.

20. Mes héros dans la vie réelle ?

Jean Moulin. Ma mère.

21. Mes héroïnes dans l’histoire ?

Jeanne d’Arc. Elle nous enseigne – comme Charles de Gaulle au XXe siècle – que lorsqu’on croit que tout est perdu, on peut encore renverser la situation.

22. Mes prénoms favoris ?

J’ai une tendresse particulière pour les prénoms désuets de le génération de mes grand-mères et grand-tantes tels Jehanne, Angèle, Albertine, Apolline, …

23. Ce que je déteste par-dessus tout ?

La condescendance.

24. Personnages d’opéra que je méprise le plus ?

Escamillo, c’est-à-dire le bellâtre fat, m’as-tu vu et complètement creux. Transposé aujourd’hui, Escamillo serait une sorte de surfeur à la Brice de Nice !

25. Mon pire souvenir sur scène.

Une longue scène recitativo, dans un opéra baroque, où mon partenaire a zappé une dizaine de pages d’un seul coup… et je n’avais que quelques secondes pour chercher mentalement la bonne réplique !

26. Mon meilleur souvenir sur scène.

Une tournée de Don Giovanni en Suisse avec le Théâtre de Biel-Solothurn. La mise en scène était tellement alerte que le public riait aux éclats : j’ai enfin compris pourquoi Mozart avait sous-titré cet ouvrage dramma giocoso. Et nous formions une troupe tellement soudée sur scène que nous nous sentions invincibles.

27. Le don de la nature que je voudrais avoir ?

Etre capable de mémoriser une mélodie du premier coup.

28. Comment j’aimerais mourir ?

Réconcilié avec tous ceux qui m’ont côtoyé.

29. État d’esprit actuel ?

Dépité et anxieux.

30. Fautes qui m’inspirent le plus d’indulgence ?

Les faiblesses passagères de la voix quand elles sont dues à la recherche de l’émotion.

31. Ma devise ?

Bien faire et laisser dire.

Commentaires

VOUS AIMEZ NOUS LIRE… SOUTENEZ-NOUS

Vous pouvez nous aider à garder un contenu de qualité et à nous développer. Partagez notre site et n’hésitez pas à faire un don.
Quel que soit le montant que vous donnez, nous vous remercions énormément et nous considérons cela comme un réel encouragement à poursuivre notre démarche.
>

Infos sur l’œuvre

Détails

>

Nos derniers podcasts

Nos derniers swags

Enfin de quoi se réjouir des JO !
CDSWAG

Les dernières interviews

Les derniers dossiers

Dossier

Zapping

Vous pourriez être intéressé par :

Parole et Musique fait revivre L’Ombre, un rarissime opéra-comique français de Friedrich von Flotow. Ce magnifique ouvrage rapidement disparu de l’affiche fut une victime collatérale de la guerre de 1870, déclarée 12 jours après la première.
Interview
Après une Carmen remarquée en 2023 à l’Opéra de Rouen, Romain Gilbert vient de mettre en scène une flamboyante Gioconda au Teatro San Carlo de Naples. Quelques semaines avant le début du Festival d’Aix, dans lequel il mettra en espace la Clémence de Titus et assistera Claus Guth pour un Samson très attendu, rencontre avec le metteur en scène.
Interview
Le 29 janvier 1909 à Torre del Lago, la jeune Doria Manfredi, employée de la famille Puccini, meurt empoisonnée, poussée au suicide par Elvira Puccini qui l’accusait d’être la maîtresse de son mari. Le scandale est énorme. Si l’innocence de la jeune fille est rapidement reconnue, il faudra près de cent ans pour connaître l’incroyable vérité.
Actualité
[themoneytizer id="121707-28"]