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Finale du 11e concours international piano voix Nadia et Lili Boulanger – Conservatoire Supérieur d’art dramatique — Paris

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Spectacle
14 décembre 2021
Fournaison confirme, Fanyo triomphe

Note ForumOpera.com

3

Infos sur l’œuvre

Détails

DUO Axelle FANYO (soprano) – Adriano SPAMPANATO (piano)

Lili Boulanger

Le Retour (G. Delaquys)

Claude Debussy

« Le Tombeau des naïades »,
Trois Chansons de Bilitis, n° 3 (P. Louÿs)

Henri Duparc

Phidylé (Leconte de Lisle)

Arnold Schönberg

« Verlassen », Acht Lieder,op. 6/4 (H. Conradi)

Robert Schumann

« Muttertraum », Fünf Lieder,op. 40/2 (A. von Chamisso)

Hugo Wolf

« Verborgenheit », Mörike Lieder

Aaron Copland

Going to Heaven (E. Dickinson)

William Bolcom

« Amor », Cabaret Songs (A. Weinstein)

DUO Adrien FOURNAISON (Baryton-basse) – Natallia YELISEYEVA (piano)

Jacques Ibert

« Chanson de la mort », Quatre Chansons de Don Quichotte (A. Arnoux)

Richard Strauss

« Allerseelen », Acht Gedichte, op. 10/8 (H. von Glim)

Carl Loewe

« Herr Oluf », Drei Balladen, op. 2/2 (J. G. von Herder)

Claude Debussy

Le Son du cor s’afflige vers les bois (P. Verlaine)

Alban Berg

« Abschied ein Spielmann », Jugendlieder, n° 6 (E. von Monsterberg- Muenckenau)

Nikolaï Medtner

Zimniy vecher, op. 13/1 (A. Pushkin)

Lili Boulanger

Dans l’immense tristesse (B. Galéron de Calonne)

Ben Moore

« My heart aches », Ode to a Nightingale, n° 1 (J. Keats)

DUO Vincent KUSTERS – Suzuha HIRAYAMA

Nadia Boulanger

Au bord de la route (C. Mauclair)

Robert Schumann

« Mit Myrten und Rosen », Liederkreis, op. 24/9 (H. Heine), Enrique Granados, « Cantar I », El Majo
Olvidado

Maurice Ravel

« Le Cygne », Histoires naturelles, n° 3 (J. Renard)

Othmar Schoeck

« Frühgesicht », Unter Sternen, op. 55/17 (G. Keller)

Henri Duparc

La Vie antérieure (Ch. Baudelaire)

Franz Schubert

« Verklärung », D. 59 (H. Pope traduit par J. G. Herder)

Stephen Westra

Fusilamiento (N. Guillén)

DUO Flore VAN MEERSSCHE (soprano)– Gyeongtaek LEE (piano)

Maurice Ravel

« L’Indifférent », Shéhérazade (T. Klingsor)

Lili Boulanger

« Elle était descendue »,Clairières dans le ciel, n° 1 (F. Jammes)

Hector Berlioz

« Zaïde », Feuillets d’album, op. 19 (R. de Beauvoir)

Manuel de Falla

« Asturiana », Siete canciones populares Españolas, 3

Hans Eisler

« An eine Stadt », Hölderlin-Fragmente

Hugo Wolf

« Begegnung », Gedichte von Eduard Mörike

Franz Schubert

« Sehnsucht », D. 636 (Th. Körner) Auflösung, D. 807 (J. Mayrhofer)

Ernest Chausson

« Hébé », Sept Mélodies, op. 2/6 (L-V Ackermann)

DUO Anne-Lise POLCHLOPEK (mezzo-soprano) – Eleonora PERTZ

Olivier Messiaen

Trois Mélodies de jeunesse :
1 – « Pourquoi » (O. Messiaen)
2 – « Le Sourire » (C. Sauvage)
3 – « La Fiancée perdue » (O. Messiaen)

Nadia Boulanger

Soir d’hiver (N. Boulanger)

Claude Debussy

Noël des enfants qui n’ont plus de maison (C. Debussy)

Gustav Mahler

« Wo die schönen Trompetenblasen », Des Knaben Wunderhorn

Xavier Montsalvatge

« Canción de cuna para dormir », Cinco canciones negras, n° 4

Antonín Dvořák

« Kdyz mne stará matka » [Chanson que ma mère nous chantait], Cigánske
melodie, op. 55/4 (A. Heyduk)

Alban Berg

Sieben frühe Lieder : « Die Nachtigall » (T. Storm)

DUO Benoit RAMEAU (ténor) – Johan BARNOIN (piano)

Gabriel Fauré

« La Mer est infinie », Mirages, op. 118/1 (J. de la Ville de Mirmont)

Franz Liszt

Oh ! Quand je dors (V. Hugo)

Henri Dutilleux

Chanson de la déportée (J. Gandrey-Réti)

Guy Ropartz

Soir d’adieu (Ch. Guérin)

Wolfgang Rihm

« Hochrot », Das Rot (C. von Günderrode)

Nadia Boulanger

Versailles (A. Samain)

Nicolaï Medtner

To a dreamer (A. Pushkin / J. Gliere)

Aaron Copland

« I bought Me a Cat », Old american Songs

Conservatoire national supérieur d’Art Dramatique (Paris 9), dimanche 12 décembre 2021 à 15h0

Pour la finale, les organisateurs du prestigieux concours nous invitaient « à voir la vie en prose », selon leurs propres mots introduisant une compétition dont la notoriété se vérifie à chaque nouvelle édition, et dont de nombreux talents sont issus, tels que Christiane Eda-Pierre ou Dame Felicity Lott (présente ce soir ainsi que les excellents François Le Roux et Nicolas Courjal). Tous les deux ans, le concours rassemble un auditoire amoureux de la mélodie et du Lied autour de jeunes duos chant-piano. Le jury de cette 11e édition présidé par le chef d’orchestre Ronald Zollman réunissait Stéphane Degout, Claire Désert, Bernarda Fink, Daniel Gerzenberg, Martyn Hill, Antoine Palloc, Sandrine Piau, Jan Schultsz, Six duos restaient en lice : Axelle Fanyo-Adriano Spampanato, Adrien Fournaison-Natallia Yeliseyeva, Vincent Kusters-Suzuha Hirayama, Flore van Meerssche-Gyeongtaek Lee, Anne-Lise Polchlopek-Eleonora Pertz, Benoit Rameau-Johan Barnoin.

Cette finale a été incontestablement dominée par le charisme d’Axelle Fanyo, à son aise dans tous les répertoires, et la technique et l’élégance du baryton-basse Adrien Fournaison, qui tous deux ont été récompensés de leur très belle prestation. Axelle Fanyo et son pianiste Adriano Spampanato se sont vus en effet attribuer le Grand Prix de duo chant piano Rainier III de Monaco. Une nouvelle fois, la chanteuse a fait la démonstration de toute la plénitude de son éclectique talent tant dans la mélodie de Duparc, « Phydilé », où le chant est d’une grande fluidité, que dans les Lieder de Schönberg, Schumann, et Wolf. Dans « Going to Heaven » d’Aaron Copland, sa voix épouse à merveille les changements de rythme. Dans « Amor » de William Bolcom, avec laquelle elle termine son programme, elle électrise l’auditoire de son timbre rond et chaud, et de ses aigus fulgurants en déclinant toutes la gamme des intentions. La voix se fait alors tour à tour séductrice, cajoleuse, aguicheuse. L’osmose avec le piano d’Adriano Spampanato est totale, les deux artistes exprimant la même énergie. Le duo mérite amplement la récompense attribuée.

Le baryton-basse Adrien Fournaison et sa remarquable pianiste Natallia Yeliseyeva  ont également fait forte impression et en récompense ils reçoivent le Prix du Lied. Le jeune chanteur de 26 ans a fait preuve d’une technique sans faille dans une belle ligne de chant. On aurait parfois souhaité un peu plus d’émotion et de chaleur. Porté par le jeu subtil et aérien de Natallia Yeliseyeva, le baryton-basse donne la mesure d’un art à la fois plein d’autorité et de raffinement dans un programme diversifié de la mélodie au Lied où il fait merveille dans  « Herr Oluf » de Carl Loewe et « Abschied ein Spielmann » de Alban Berg, en passant par « My Heart Aches » de Moore où le chanteur manifeste un grand sens de la caractérisation, saisissant d’emblée son auditoire au fil des fluides arpèges de Natalia Yeliseyeva. Avec une pianiste de ce niveau, la voix trouve un écrin idéal et n’a plus qu’à se laisser guider sur une vague de claires et fluides écumes. 

Au côté de la pianiste Gyeongtaek Lee dont le jeu est apparu quelque peu pâle, la soprano belge Flore van Meerssche remporte le Prix de la Mélodie terme d’une finale où l’on a apprécié sa voix claire, d’une belle souplesse, et d’une grande facilité dans l’aigu. On peut toutefois être quelque peu dubitatif sur la nature Prix décerné, eu égard à une diction peu limpide, ne rendant pas suffisamment intelligible la compréhension du français (et pas davantage d’ailleurs celle de l’allemand ni de l’espagnol dans Asturiana de Manuel de Falla). Il conviendra que la chanteuse porte à l’avenir une attention tout particulière à la fluidité de sa diction, et ce d’autant que l’instrument offre d’intéressantes perspectives.

Le duo Anne-Lise Polchlopek et l’excellente pianiste Elenora Pertz reçoivent le Prix Déodat de Séverac amplement mérité. La voix est étonnement claire pour une mezzo-soprano et passées les quelques minutes de surprise, on se laisse séduire par une voix bien projetée et une diction impeccable. Dans le « Noël des enfants qui n’ont plus de maison » de Debussy, elle restitue à merveille la tristesse et la mélancolie. Elle cultive un art consommé du dire, chaque mot se fait sens dans son chant. Dans Malher et dans Dvořák, on retrouve également cette intelligence du texte, avec une voix ronde et onctueuse. Le pianiste Elenora Pertz délivre un jeu subtil au touché délicat. Une véritable complicité se dégage de ce duo, et les sourires que s’offrent mutuellement les deux artistes entre deux œuvres en sont une parfaite illustration.

Aucun prix en revanche pour le baryton Vincent Kusters qui s’est donné à entendre dans un chant trop caricatural et maniéré manquant de naturel et de fluidité et pour Benoît Rameau, ténor lyrique léger avec beaucoup d’allant notamment dans l’hilarant « I bought me a cat » d’Aaron Copland, mais à qui il manque l’amplitude et la brillance pour convaincre pleinement dans ce répertoire de la mélodie et du Lied.

 

 

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Lili Boulanger

Le Retour (G. Delaquys)

Claude Debussy

« Le Tombeau des naïades »,
Trois Chansons de Bilitis, n° 3 (P. Louÿs)

Henri Duparc

Phidylé (Leconte de Lisle)

Arnold Schönberg

« Verlassen », Acht Lieder,op. 6/4 (H. Conradi)

Robert Schumann

« Muttertraum », Fünf Lieder,op. 40/2 (A. von Chamisso)

Hugo Wolf

« Verborgenheit », Mörike Lieder

Aaron Copland

Going to Heaven (E. Dickinson)

William Bolcom

« Amor », Cabaret Songs (A. Weinstein)

DUO Adrien FOURNAISON (Baryton-basse) – Natallia YELISEYEVA (piano)

Jacques Ibert

« Chanson de la mort », Quatre Chansons de Don Quichotte (A. Arnoux)

Richard Strauss

« Allerseelen », Acht Gedichte, op. 10/8 (H. von Glim)

Carl Loewe

« Herr Oluf », Drei Balladen, op. 2/2 (J. G. von Herder)

Claude Debussy

Le Son du cor s’afflige vers les bois (P. Verlaine)

Alban Berg

« Abschied ein Spielmann », Jugendlieder, n° 6 (E. von Monsterberg- Muenckenau)

Nikolaï Medtner

Zimniy vecher, op. 13/1 (A. Pushkin)

Lili Boulanger

Dans l’immense tristesse (B. Galéron de Calonne)

Ben Moore

« My heart aches », Ode to a Nightingale, n° 1 (J. Keats)

DUO Vincent KUSTERS – Suzuha HIRAYAMA

Nadia Boulanger

Au bord de la route (C. Mauclair)

Robert Schumann

« Mit Myrten und Rosen », Liederkreis, op. 24/9 (H. Heine), Enrique Granados, « Cantar I », El Majo
Olvidado

Maurice Ravel

« Le Cygne », Histoires naturelles, n° 3 (J. Renard)

Othmar Schoeck

« Frühgesicht », Unter Sternen, op. 55/17 (G. Keller)

Henri Duparc

La Vie antérieure (Ch. Baudelaire)

Franz Schubert

« Verklärung », D. 59 (H. Pope traduit par J. G. Herder)

Stephen Westra

Fusilamiento (N. Guillén)

DUO Flore VAN MEERSSCHE (soprano)– Gyeongtaek LEE (piano)

Maurice Ravel

« L’Indifférent », Shéhérazade (T. Klingsor)

Lili Boulanger

« Elle était descendue »,Clairières dans le ciel, n° 1 (F. Jammes)

Hector Berlioz

« Zaïde », Feuillets d’album, op. 19 (R. de Beauvoir)

Manuel de Falla

« Asturiana », Siete canciones populares Españolas, 3

Hans Eisler

« An eine Stadt », Hölderlin-Fragmente

Hugo Wolf

« Begegnung », Gedichte von Eduard Mörike

Franz Schubert

« Sehnsucht », D. 636 (Th. Körner) Auflösung, D. 807 (J. Mayrhofer)

Ernest Chausson

« Hébé », Sept Mélodies, op. 2/6 (L-V Ackermann)

DUO Anne-Lise POLCHLOPEK (mezzo-soprano) – Eleonora PERTZ

Olivier Messiaen

Trois Mélodies de jeunesse :
1 – « Pourquoi » (O. Messiaen)
2 – « Le Sourire » (C. Sauvage)
3 – « La Fiancée perdue » (O. Messiaen)

Nadia Boulanger

Soir d’hiver (N. Boulanger)

Claude Debussy

Noël des enfants qui n’ont plus de maison (C. Debussy)

Gustav Mahler

« Wo die schönen Trompetenblasen », Des Knaben Wunderhorn

Xavier Montsalvatge

« Canción de cuna para dormir », Cinco canciones negras, n° 4

Antonín Dvořák

« Kdyz mne stará matka » [Chanson que ma mère nous chantait], Cigánske
melodie, op. 55/4 (A. Heyduk)

Alban Berg

Sieben frühe Lieder : « Die Nachtigall » (T. Storm)

DUO Benoit RAMEAU (ténor) – Johan BARNOIN (piano)

Gabriel Fauré

« La Mer est infinie », Mirages, op. 118/1 (J. de la Ville de Mirmont)

Franz Liszt

Oh ! Quand je dors (V. Hugo)

Henri Dutilleux

Chanson de la déportée (J. Gandrey-Réti)

Guy Ropartz

Soir d’adieu (Ch. Guérin)

Wolfgang Rihm

« Hochrot », Das Rot (C. von Günderrode)

Nadia Boulanger

Versailles (A. Samain)

Nicolaï Medtner

To a dreamer (A. Pushkin / J. Gliere)

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