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14 janvier 1676 : Mort à Venise

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14 janvier 2026
Francesco Cavalli disparaissait voici 350 ans ce 14 janvier

Il y a 350 ans, le 14 janvier 1676, Francesco Cavalli mourait à Venise.

Né Francesco Caletti près de trois-quarts de siècle plus tôt, non loin de Crémone en Lombardie, il avait pris le nom de son mécène et protecteur, le noble vénitien Federico Cavalli, et avait débuté comme jeune chanteur à San Marco, dans la cité des Doges. Il y deviendra bien plus tard l’organiste attitré et collaborera dans l’intervalle avec Claudio Monteverdi.

Pendant sa longue vie (pour l’époque), Cavalli composera à partir de 1639 une trentaine d’opéras, ce genre nouveau pour lequel sa proximité avec Monteverdi l’a tant inspiré. Il ne tarde pas à acquérir une grande renommée au-delà de la lagune et composera aussi pour Milan, Florence ou Naples.

A partir des années 1660, le goût du public a commencé à évoluer sous l’impulsion d’une nouvelle génération de compositeurs comme Cesti ou Legrenzi. C’est alors que Cavalli est invité à Paris par Mazarin pour composer un opéra célébrant le mariage de Louis XIV. Il écrit Ercole amante, une œuvre ambitieuse destinée à être représentée dans un théâtre flambant neuf et à la pointe de la technique. Mais la greffe ne prend pas : Mazarin, qui le protège, meurt en 1661 et surtout, le très ambitieux Lully s’en mêle pour modifier la partition et y ajouter des ballets. le projet prend du retard. Pour le mariage, on reprend donc le Xerse de Cavalli, déjà vieux de quelques années dans un théâtre bien moins mirobolant que promis.

La création d’un Ercole amante considérablement modifié par Lully n’intervient qu’en 1662 et ne lui attire aucun triomphe, d’autant que la représentation se déroule plutôt mal et que seuls les ballets écrits par Lully remportent un vrai succès, notamment auprès du roi. Cavalli quitte Paris peu après, amer et humilié par la révélation que son style est désormais jugé dépassé.

Revenu à Venise, son prestige est intact, puisqu’il est nommé rien moins que Maestro de cappella de sa chère basilique San Marco. Il se réfugie dans la religion et se retire de la scène théâtrale pour composer des œuvres sacrées, très sobres, et même austères et empreintes de gravité. Il meurt à la tête d’une fortune considérable, ce qui n’est pas souvent le cas de ses collègues de l’époque, mais il est seul, n’a pas de famille, pas d’héritiers. Dans son testament, il demande simplement qu’on prononce pour lui des messes pour le laver de ses péchés.

Son œuvre tombe presqu’immédiatement dans un oubli total, avant que la renaissance baroque ne ramène en particulier La Calisto à la surface, rendant justice au compositeur plus de trois siècles après sa disparition.

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