A les entendre et à les voir, on ne croirait pas qu’il puisse exister un point commun entre la mezzo américaine Stephanie Blythe et la soprano française Patricia Petibon. Bon, en cherchant bien, on pourrait trouver le fait que Haendel est un compositeur qu’elles défendent toutes deux, pas dans les mêmes emplois évidemment (Miss Blythe fut notamment Cornelia à l’Opéra de Paris dans Giulio Cesare en 2002). Mais ce qui les réunit, c’est autre chose encore : marchant sur les traces de la Petibon, qui incluait Léo Ferré dans son dernier disque/concert, La Belle Excentrique, voilà que Stephanie Blythe s’apprête à chanter, dans un cadre aussi prestigieux que Carnegie Hall, un programme de mélodies qu’elle rôde depuis quelques mois, où figurent, aux côtés des plus attendus Poulenc et Britten, les beaucoup moins fréquentés, surtout outre-Atlantique, Léo Ferré – mais mettant en musique Baudelaire, tout de même – et Jacques Brel, avec des classiques comme « Ne me quitte pas » ou « Amsterdam ». Et comme cela se passe à New York, il y aura aussi en fin de soirée un peu plus de mélodies anglophones, avec une sélection de quelques chansons parmi les plus spirituelles de Noel Coward, tirées des musicals comme Bitter Sweet (1929), Words and Music (1932) ou Sigh No More (1945). L’étape new-yorkaise de ce Cabaret Tour aura lieu le 15 mai, avec Warren Jones au piano.
Stephanie Blythe et Patricia Petibon, même combat
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Brève
11 mai 2015
Stephanie Blythe et Patricia Petibon, même combat
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Plus qu’un chef-d’œuvre de Haendel : un jalon de l’histoire de l’opéra enregistré. Avant même la parution du disque, le concert de Poissy de 1997 avait embrasé la rumeur : cet Ariodante serait exceptionnel.
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