C’est un concert très contrasté – bien qu’entièrement consacré à Mozart – que nous ont offert ce vendredi Jérémie Rhorer, le Cercle de l’Harmonie et le Collegium vocale de Gand. La première partie, purement instrumentale proposait l’ouverture de Don Giovanni et le concerto pour violon en la majeur (KV219). Peu d’énergie, peu de charisme, peu de son, le cercle de l’Harmonie semblait avoir bien du mal à trouver ses marques dans la grande salle du Palais des Beaux Arts de Bruxelles. Mais en seconde partie, métamorphosées par la présence du Collegium, les troupes de Rhorer donnèrent au Requiem une ampleur, une force expressive, une diversité de couleurs et de reliefs bien intéressantes, accompagnant au mieux un excellent quatuor de solistes. Camilla Tilling (soprano), Caitlin Hulcup (magnifique timbre de mezzo), Jeremy Ovenden (ténor) et Nahuel Di Pierro (basse) forment un ensemble très équilibré. Chacun a le souci et l’écoute des autres, sans jouer la surenchère vocale comme c’est hélas si souvent le cas, pour le plus grand bénéfice de l’ensemble. C’est au chœur du Collegium Vocale que reviennent l’essentiel des très chaleureux applaudissements du public. Rajeuni par de nouveaux effectifs, délicieusement souple et précis, ce chœur est sans conteste une des meilleures phalanges européennes du moment, indépendamment du chef qui le dirige. Par l’homogénéité de ses pupitres, par la transparence de ses nuances piano, (inoubliable Confutatis) par sa constante attention au texte, par la force poétique qu’il insuffle à la partition, il emporte tous les suffrages et fait oublier la déception du début de soirée. [Claude Jottrand]
Jérémie Rhorer dans Mozart à Bruxelles, le meilleur côtoie le médiocre
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Brève
16 septembre 2013
Jérémie Rhorer dans Mozart à Bruxelles, le meilleur côtoie le médiocre
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