L’expression « faire un boeuf » vient du restaurant-cabaret Le bœuf sur le toit où Jean Cocteau et ses amis se réunissaient au début des années 20 afin de sacrifier au culte du jazz alors balbutiant de ce côté de l’Atlantique. Spontanément, duos et trios se formaient dans un joyeux brouhaha pour improviser à partir des standards du moment. Le pianiste et compositeur Jean Wiener était l’âme musicale du lieu. Enfant, Alexandre Tharaud dont le grand-père, violoniste, faisait partie de ces musiciens éclectiques de l’entre-deux guerres, a découvert les enregistrements du duo que Jean Wiener formait avec un autre pianiste, Clément Doucet. Devenu à son tour artiste de renom, il a décidé de leur rendre hommage à travers un album, intitulé en toute logique « Le bœuf sur le toit », qui veut reconstituer en une vingtaine de numéros l’esprit des années folles. Ce bœuf ne broute pas souvent dans les prairies de l’opéra, on s’en doute. On relève toutefois la présence d’une « Isoldina », sorte de ragtime inspiré par la mort d’Isolde. La théière et la tasse chinoise de L’enfant et les sortilèges reviennent faire leur show le temps d’un Five ‘o clock tea. Au piano seulement, l’instrument règne ici en maître. Mais, conformément au principe du bœuf, Alexandre Tharaud a invité quelques amis chanteurs à le rejoindre : Juliette, Madeleine Peyroux, Benabar et Natalie Dessay qui fait de sa voix une surprenante trompette dans un blues composé par Jean Wiener. Avis aux amateurs, après Quimper et Saint-Etienne et avant Grenoble (16/10), Besançon (18/10) et Rouen (19/10), Alexandre Tharaud fait « son bœuf » à la Cité de la Musique à Paris, aujourd’hui, 14 octobre, de 11h30 jusqu’à tard dans la soirée. Plus d’information sur www.citedelamusique.fr. [Christophe Rizoud]
14/10 :Alexandre Tharaud fait « un bœuf »
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Brève
14 octobre 2012
14/10 :Alexandre Tharaud fait « un bœuf »
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