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	<title>Maria ALEIDA - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Maria ALEIDA - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>ROSSINI, Il viaggio a Reims — Rome</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/il-viaggio-a-reims-rome-voyage-scolaire/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yannick Boussaert]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 24 Jun 2017 05:59:53 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La dernière représentation de la saison romaine (avant le festival aux Thermes de Caracalla) fait la part belle aux jeunes chanteurs. Le temps d&#8217;une soirée, des lauréats de prix divers ou bien formés dans divers ensemble font leur cette production du Viaggio a Reims signée Damiano Michieletto en 2015 à Amsterdam. À Rome, la fin &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>La dernière représentation de la saison romaine (avant le festival aux Thermes de Caracalla) fait la part belle aux jeunes chanteurs. Le temps d&rsquo;une soirée, des lauréats de prix divers ou bien formés dans divers ensemble font leur cette production du <em>Viaggio a Reims</em> signée <strong>Damiano Michieletto</strong><a href="https://www.forumopera.com/il-viaggio-a-reims-amsterdam-enferme-dans-un-musee"> en 2015 à Amsterdam</a>. À Rome, la fin des ensembles laisse entendre des mécontentements contre cette proposition fouillée, intellectuelle, certes drôle, irréprochable dans sa réalisation au cordeau mais en effet fort peu lisible. Les rapports entre les personnages et leur motivation se perdent dans un musée où l&rsquo;on déambule en plein accrochage. Les airs ou les scènes défilent comme des numéros dans une revue que pas grand-chose ne relie avant que la clé ne soit donnée dans l&rsquo;image finale. Une reproduction vivante du « Sacre de Charles X à Reims » (François Gérard) se dessine sous nos yeux pendant toute la louange de Corinna, élégante manière de dépasser un deuxième acte fort peu opératique et de détourner le panégyrique du monarque depuis longtemps disparu vers l’art en général.  </p>
<p>	Les quelques chahuts à l&rsquo;encontre du chef <strong>Stefano Montanari</strong> nous semblent plus difficilement compréhensibles. Il fait montre d&rsquo;une très belle capacité d&rsquo;adaptation. La première demi-heure de musique s&rsquo;inscrit sûrement dans la lignée du travail préparatoire et des représentations avec la première distribution. Elle est rossinienne d&rsquo;essence : rupture de rythme et de volume, tempo endiablé, couleurs. Las, dans cette ultime soirée, les repères ont changé et l’abattage des chanteurs n’est surement pas le même. Qu’à cela ne tienne, le chef calme le jeu, évite de trop pousser le son de l’orchestre, maintient un rythme plus égal et rive sa gestuelle au plateau avec, pour conséquence, une interprétation plus scolaire mais tenue de bout en bout.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="297" src="/sites/default/files/styles/large/public/14.-yasuko-kageyama-img_7491-web-749x475.jpg?itok=aU3usQ8U" title="© Yasuko Kageyama" width="468" /><br />
	© Yasuko Kageyama</p>
<p>Les chanteurs s’attirent les bravos du public. Le niveau est globalement homogène, l’émulation de troupe, le plaisir d’être sur scène communicatif et surtout l’envie de suivre tant l’écriture que l’esprit rossinien bien présents. Les audaces sont nombreuses. Elles sont parfois payées de succès. Ainsi le Libenskof de <strong>Pietro Adaini</strong> laisse entendre un timbre solaire, assis sur une technique solide et une amplitude vocale qui font mouche lors du duo de la réconciliation avec Melibea. L&rsquo;interprète de cette dernière, <strong>Cecilia Molinari </strong>dispose d’une voix ronde et puissante capable de dépeindre la passion qui couve sous des dehors sages.<strong> Adriana Ferfecka</strong> (Corinna) phrase ses stances avec une musicalité exemplaire. Par son union délicate avec la harpe, le timbre, soyeux, suspend le temps lors de ses deux grandes interventions. <strong>Valentina Varriale</strong> (Madama Cortese) ne démérite pas, mais le medium peu affirmé la rend quasi inaudible en dehors même des ensembles. Problème qu’elle partage avec <strong>Maria Aleida</strong> (Folleville) elle aussi confidentielle, à l’exception d&rsquo;aigus stratosphériques en voix de sifflet, impressionnants certes mais hors style. <strong>Filippo Adami</strong> (Belfiore) délivre la prestation la plus contrastée : présence scénique évidente et séduisante, voix belle et lumineuse mais problèmes récurrents de justesse dans le registre aigu. Quelques piliers du répertoire rossinien cimentent la qualité de la représentation. <strong>Nicola Ulivieri</strong> croque Don Profundo commme il sait le faire depuis une vingtaine d’année à la scène et au disque. Ligne, couleurs, variations… D’une noblesse indéfectible tant dans la tendresse de l’aveu que dans les élans escarpés de sa cabalette, <strong>Adrian Sâmpetrean</strong> enfin (Lord Sidney) se hisse d’une large tête au-dessus de la mêlée. </p>
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		<title>Double jubilé à Bad Wildbad</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/double-jubile-a-bad-wildbad/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Maurice Salles]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 02 Aug 2016 14:22:54 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Vingt-cinq ans d’engagement, de foi, de persévérance, de ténacité : cela valait bien un concert en l’honneur de Jochen Schönleber, à la tête du Festival Rossini in Wildbad depuis cinq lustres, mais aussi directeur artistique et metteur en scène et de Reto Müller, Président de la Société Rossini Allemande, qui nourrit et illustre les programmes du &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Vingt-cinq ans d’engagement, de foi, de persévérance, de ténacité : cela valait bien un concert en l’honneur de <strong>Jochen Schönleber</strong>, à la tête du Festival Rossini in Wildbad depuis cinq lustres, mais aussi directeur artistique et metteur en scène et de <strong>Reto Müller</strong>, Président de la Société Rossini Allemande, qui nourrit et illustre les programmes du festival de sa curiosité et de son savoir. Après l’allocution du représentant des autorités, à laquelle les récipiendaires répondirent avec humour et un gag destiné à illustrer le « ici, on fait tout nous-mêmes », le chant et la musique furent comme il se devait de la fête. Du copieux programme composé par le pianiste Michele D&rsquo;Elia, qui accompagne les chanteurs avec le concours de son confrère Achille Lampo, nous avons retenu la cavatine de Belcore « Come Paride vezzoso » chantée avec brio par le baryton <strong>Roberto</strong> <strong>Maietta</strong>, l’air de Carmen « Près des remparts de Séville » que <strong>Marina Viotti</strong> détaille avec une élégante fermeté, un extrait de zarzuela « La taràntula è un bicho muy malo » où le chant <em>staccato</em> de <strong>Mar Campo </strong>semble faire écho à un <em>zapateado</em>, la valse de Luigi Arditi « Il Bacio » que la voix souple de <strong>Maria Aleida </strong>rend irrésistible, le duo Rosina-Figaro où l’agilité et la volubilité sidérantes de <strong>Victoria Yarovaya</strong> se déploient sur le bronze ferme et malicieux de Roberto Maietta. Malgré sa jambe plâtrée <strong>Silvia Dalla Benetta </strong>délivre une impeccable cavatine « Quanto è grato all’alma mia » d’<em>Elisabetta regina d’Inghilterra</em> qui dérape en son milieu pour devenir celle de Rosina, l’effet n’est pas nouveau mais l’efficacité est entière ! Même le directeur musical, <strong>Antonino Fogliani</strong>, paie de sa personne : sur la musique de Rossini il entonne un texte ponctué de répétitions syllabiques dû au musicologue Paolo Fabbri, grand spécialiste de Donizetti, dont la chute, digne d’une chanson gaillarde, provoque l’hilarité. Pour couronner le tout le trio Lindoro-Taddeo-Mustafa « Pappatacci, che mai sento » voit le ténor<strong> Cesar Arrieta</strong> et la basse <strong>Luca Dall’Amico</strong> rejoints par <strong>Lorenzo Regazzo, </strong>rossinien ad hoc qu&rsquo;on ne présente plus, un des piliers du Festival co-responsable de son Académie de Bel Canto. Quelle belle célébration !</p>
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		<title>ROSSINI, Sigismondo — Bad Wildbad</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/sigismondo-bad-wildbad-le-purgatoire-rossinien/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Maurice Salles]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 24 Jul 2016 06:35:25 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Depuis ses débuts en 1810 avec La cambiale di matrimonio, la carrière de compositeur de Rossini alterne les hauts et les bas. En 1813, Tancredi et L’italiana in Algeri triomphent mais en août 1814, le raffiné Turco in Italia est mal accueilli. A la fin de la même année c’est au tour de Sigismondo d’être &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Depuis ses débuts en 1810 avec <em>La cambiale di matrimonio, </em>la carrière de compositeur de Rossini alterne les hauts et les bas. En 1813, <em>Tancredi </em>et <em>L’italiana in Algeri </em>triomphent mais en août 1814, le raffiné <em>Turco in Italia</em> est mal accueilli. A la fin de la même année c’est au tour de <em>Sigismondo</em> d’être boudé aussi bien par le public que par la critique. Les Vénitiens ont-ils l’impression que Rossini essaie de leur servir quelque chose de pas très frais ? Pourtant le musicien a apporté tant de soin à la partition qu’il en réutilisera de larges parties aussi bien pour <em>Elisabetta Regina d’Inghilterra </em>que pour <em>Il barbiere di Siviglia</em>. Peut-être faut-il chercher du côté du livret ? Ce souverain crédule qui a condamné sa femme à mort sur la foi des accusations d’un conseiller félon, c’est un avatar du héros de la légende de Geneviève de Brabant. Il était déjà dans <em>L’inganno felice</em>, et comme dans la légende il retrouvait sa femme, reconnaissait son innocence, la rétablissait dans son rang et punissait le coupable. Le duc de <em>L’inganno felice </em>était triste, celui de <em>Sigismondo </em>semble fou.  En proie à des remords, il a des hallucinations : le fantôme de sa femme vient-il le châtier ? Aurait-il été victime d’un piège en la condamnant ? Evidemment il se confie à celui sur qui il se repose depuis si longtemps, faisant naître chez le traître l’angoisse d’être découvert, angoisse qui va croitre quand dans les forêts où le roi a voulu chercher la mort, ils vont croiser la malheureuse qu’un valeureux misanthrope a délivrée des sicaires et protège depuis dans sa retraite.</p>
<p>Air de déjà vu ou non, nous n’avons pas les mêmes motifs que les Vénitiens d’être susceptibles. Rossini ne nous doit rien, mais nous lui devons beaucoup. C’est pourquoi on s’irrite un peu quand un rôle comme celui de Sigismondo est confié à une interprète dont ni les qualités ni l’interprétation ne sont exactement celles du rôle. <strong>Margarita Gritskova </strong>est une chanteuse déjà lancée, qu’on entend souvent à Vienne. Si l’on s’en tient aux deux extrémités de sa voix, on peut dire qu’elle est étendue, mais si on la rapporte au rôle, on constate qu’elle est assombrie laidement pour le grave le plus profond, et les volées montantes et descendantes n’ont pas la netteté impeccable qu’exige Rossini. Si l’on ajoute à ces imperfections des sonorités slaves intempestives (acte I, scène 17) et un jeu d’actrice qui n’oublie que trop rarement de regarder l’effet qu’il produit, on comprendra que cette prestation nous a laissé réservé. En revanche, même si un poids supplémentaire dans la voix n’aurait rien gâté, on ne peut que s’incliner devant le Ladislao de <strong>Kenneth Tarver</strong>, dont le chant est maîtrisé autant que possible dans les règles et qui réussit à faire percevoir les affres dans lesquelles se débat le traître quand il craint d’être démasqué. Jolie voix douée pour les agilités celle de <strong>Maria Aleida, </strong>étoile il y a quelques années de l’Academia rossiniana de Pesaro. Mais comme elle l’avoue ingénument, elle aime les cocottes et en fait dès que possible, ce qui n’est guère dans le style du compositeur et n’ajoute rien à un personnage que devrait caractériser sa noblesse. <strong>Paula Sanchez-Valverde </strong>est plus réservée, dans le rôle secondaire de la sœur bien-aimée de Ladislao, et distille avec soin un air au profil si pur qu’il pourrait être de Mozart. Dans le double rôle de Zenovito, le noble protecteur de la victime, et d’Ulderico, le père de la malheureuse, <strong>Marcell Bakonyi </strong>montre des ressources d’acteur qui vont de pair avec une voix profonde et expressive. <strong>Cesar Arrieta </strong>enfin est Radovski, rôle court qui ne l’expose pas.</p>
<p class="rtecenter"><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="345" src="/sites/default/files/styles/large/public/sigismondo_8561.jpg?itok=tZF1cRQW" title="Maria Aleida (Aldimira) et Margarita Gritskova (Sigismondo) ©PatrickPfeiffer" width="468" /></p>
<p>Le chœur Bach de Poznan et l’ensemble des Virtuoses de Brno sont sous la baguette <strong>d’Antonino Fogliani</strong>, qui dirige ici son vingtième opéra de Rossini. Formé à l’école de Gianluigi Gelmetti et d’Alberto Zedda il a acquis non seulement un savoir mais une pratique qui en font un expert du compositeur. Il crée d’emblée le climat de trouble qui caractérise un royaume à la dérive, où l’on attend sans trop savoir quoi un malheur imminent, entre deux plages de calme trompeur. Cette connaissance profonde de l’écriture lui fait trouver des tempi qui nous semblent épouser étroitement le caractère des scènes et les possibilités des chanteurs mis à sa disposition. De cette gestion du souhaitable et du possible naît une lecture soucieuse de révéler les richesses d’une orchestration riche en détails significatifs, plus nombreux pour les vents mais qui ne néglige aucun pupitre. Mais si on a l’impression qu’il cisèle une succession de tableaux, c’est que l’œuvre n’est pas parcourue par le souffle épique qui aurait rendu le fantastique formidable, au sens propre.</p>
<p>Force est de dire aussi que la mise en scène de <strong>Jochen Schönleber </strong>n’emporte pas une adhésion sans réserve. Après une montée en puissance qui a fait de ses essais de vraies réussites – on pense à son <em>Guillaume Tell</em>, ou à <em>L’inganno felice</em> –, cette production semble marquer un coup d’arrêt de l’inventivité. Ladislao est en blouse d’infirmier et la reine calomniée sera vêtue en poupée pour l’entrevue avec son père. Les grands panneaux réfléchissants susceptibles de devenir translucides pour permettre des apparitions semblent sur le point de se disloquer : est-ce voulu, avec une signification, ou est-ce le résultat d&rsquo;une fragilité intrinsèque ? Le déplacement de jardin à cour des meubles de salon distrait le regard mais a-t-il un rôle dramatique ? Et la position finale de Ladislao sur un plateau tournant représente-t-elle le supplice sans fin qui l’attend ? &#8230; Rossini avait, pour informer sa mère de la réception de son œuvre, dessiné sur la lettre une fiasque. Cette représentation n’était pas un fiasco, loin de là, mais elle n’a pas tiré <em>Sigismondo </em>du purgatoire rossinien.</p>
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		<item>
		<title>Il signor Bruschino</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/il-signor-bruschino-rossiniland-superflu/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 22 Nov 2015 06:29:34 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>De toutes les comédies en un acte que Rossini troussa au début de sa carrière, Il signor Bruschino n’est sans doute pas la plus mémorable, à part pour son ouverture dans laquelle les instrumentistes frappent avec leur archet sur leur pupitre. Le festival de Pesaro a évidemment l’obligation de remettre régulièrement sur le métier même &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>De toutes les comédies en un acte que Rossini troussa au début de sa carrière, <em>Il signor Bruschino</em> n’est sans doute pas la plus mémorable, à part pour son ouverture dans laquelle les instrumentistes frappent avec leur archet sur leur pupitre. Le festival de Pesaro a évidemment l’obligation de remettre régulièrement sur le métier même les partitions les moins glorieuses, et il suffit parfois qu’une rencontre ait lieu entre un interprète et un metteur en scène pour que la révélation tant attendue se produise. Hélas, rien de tel pour <em>Bruschino </em>en 2012<em>.</em> Le R.O.F. avait pourtant misé sur une production innovante, enfin, on pouvait l’espérer : dans le domaine du théâtre parlé, le groupe <strong>Teatro Sotterraneo</strong>  a été primé en Italie pour quelques spectacles frappants. Mais l’opéra a de tout autres exigences et laisse moins de liberté. La mise en scène repose ici sur une idée directrice : l’action se déroule dans un « Rossiniland », et les protagonistes sont autant d’employés en costume « rossinien » qui accueillent les touristes. L’allure et l’attitude des visiteurs offre parfois un contrepoint à ce qui se chante,  mais pas assez pour justifier un concept qui n’a finalement aucune pertinence particulière : tous les opéras du compositeur pourraient être ainsi transposés dans un Rossiniland sans y gagner grand-chose (seul peut-être <em>Le Turc en Italie </em>y serait légitime, compte tenu de la mise à distance de l’action par le personnage du poète) et l’intrigue de <em>Bruschino </em>s’y déroule exactement de la même manière qu’elle se déroulerait dans une représentation ordinaire. Cela nous vaut juste un décor délibérément « toc » – ce n’est qu’une façade pour touristes – et des costumes évoquant la fin du XVIII<sup>e</sup> siècle par leurs formes mais taillés dans des matériaux modernes et flashy. A part ça, quelques petits gags ici et là, qui ne suffisent pas à éveiller un intérêt durable pour des personnages sans épaisseur.</p>
<p>Le DVD a déjà immortalisé la très classique et très plate production de Michael Hampe, conçue dans le cadre d’un série regroupant quatre de ces « farces » de jeunesse, vue en 1992 Salle Favart. Le ténor David Kuebler n’avait rien de bien italien dans la voix, mais Alessandro Corbelli et Alberto Rinaldi connaissaient le style rossinien, et Amelia Felle y était une solide Sofia. Sur le plan vocal, les deux « vieillards » ont peu à envier à leurs prédécesseurs. On se réjouit d’entendre à Pesaro l’excellente basse <strong>Carlo Lepore</strong>, remarqué à Jesi dans plusieurs œuvres comiques de Pergolèse, et Bartolo du <em>Barbier </em>à Bastille en septembre 2014. Avec un timbre plus clair, <strong>Roberto de Candia</strong> lui donne une réplique tout à fait adéquate, et l’on enrage que la mise en scène ne permette pas au personnage d’exister comme il le devrait. Le ténor espagnol <strong>David Alegret </strong>est habitué aux rôles rossiniens les plus exigeants, mais <em>Bruschino</em> ne lui donne guère l’occasion de faire valoir ses qualités belcantistes. En Sofia, dont le grand air a tenté des interprètes comme Mariella Devia ou Olga Peretyatko, <strong>Maria Aleida</strong> multiplie les envols acides vers le suraigu, avec un style « opéra-comique » qui paraît un peu déplacé dans ce répertoire. Quant à la direction de <strong>Daniele Rustioni</strong>, tout le talent du chef ne lui permet pas de faire de miracles. On pourra donc se dispenser de visiter ce Rossiniland superflu.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Pourquoi brusquer Bruschino ?</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/pourquoi-brusquer-bruschino/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Aug 2012 08:00:26 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Créé à Venise en janvier 1813, Il Signor Bruschino ne fait pas partie des meilleures opéras de Rossini : un livret au sujet éculé (deux amoureux qui dupent deux barbons), peu d’airs saillants, des ensembles ronronnants&#8230; Piotr Kaminski affirme pourtant qu’entre les mains d’une équipe joyeuse cette farce en un acte peut faire autant d’effet &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><font size="2">Créé à Venise en janvier 1813,<em> Il Signor Bruschino</em> ne fait pas partie des meilleures opéras de Rossini : un livret au sujet éculé (deux amoureux qui dupent deux barbons), peu d’airs saillants, des ensembles ronronnants&#8230; Piotr Kaminski affirme pourtant qu’entre les mains d’une équipe joyeuse cette farce en un acte peut faire autant d’effet que <em>L’Italienne à Alger</em>. On a du mal à le croire après avoir assisté il y a quelques jours à la nouvelle production du Rossini Opera Festival (ROF pour les initiés). L’interprétation musicale, sans posséder la fantaisie nécessaire pour s’épanouir la rate, n’est pas vraiment en cause : <strong>Carlo Lepore </strong>(Gaudenzio) et <strong>Roberto de Candia</strong> (Bruschino père) forment un amusant duo de basses bouffes, <strong>Maria Aleida </strong>(Sofia) multiplie les coloratures pour gagner le public à sa cause, sans y parvenir vraiment, <strong>David Alegret</strong> est un amant mièvre comme il se doit et la direction de <strong>Daniele Rustioni </strong>n&rsquo;appelle pas de reproches. Non, le véritable responsable de ce ratage est la compagnie Teatro Sotteraneo qui pour sa première mise en scène à Pesaro accumule les erreurs à ne pas commettre : multiplication de figurants sans lien avec l’intrigue, agitation superflue, abus de gags et surexploitation d’une (mauvaise) idée de départ : le Rossiniland qui est au compositeur du <em>Barbier de Seville</em> ce que Disneyland Paris est au monde merveilleux de Walt Disney. Pesaro, Marne la vallée même combat ? Surtout pas ! </font></p>
<p>																			<font size="2"><font size="1">Gioachino Rossini :<em> Il Signor Bruschino</em>. Pesaro (Teatro Rossini), mardi 21 août, 20h.</font></font></p>
<p align="left"> </p>
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