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	<title>Amandine AMMIRATI - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
	<lastBuildDate>Sun, 04 Jan 2026 22:38:44 +0000</lastBuildDate>
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	<title>Amandine AMMIRATI - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>OFFENBACH, La Périchole &#8211; Saint-Etienne</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/offenbach-la-perichole-saint-etienne/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yvan Beuvard]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 04 Jan 2026 05:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>On se souvient de l’ingénieuse et efficace mise en scène de l’Enlèvement au sérail, produite ici-même en juin dernier. Son réalisateur, Jean-Christophe Mast, nous revient, toujours flanqué de Jérôme Bourdin, qui signe décors et costumes, pour une Périchole réjouissante, riche en surprises et en trouvailles. Une mécanique bien huilée vous emporte, grisé, pour une soirée &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>On se souvient de l’ingénieuse et efficace mise en scène de <a href="_wp_link_placeholder" data-wplink-edit="true"><em>l’Enlèvement au sérail</em>,</a> produite ici-même en juin dernier. Son réalisateur, <strong>Jean-Christophe Mast</strong>, nous revient, toujours flanqué de <strong>Jérôme Bourdin</strong>, qui signe décors et costumes, pour une <em>Périchole</em> réjouissante, riche en surprises et en trouvailles. Une mécanique bien huilée vous emporte, grisé, pour une soirée festive, rythmée à souhait. La direction d’acteur est soignée, parfois proche du music-hall, dont la gestique et la chorégraphie emportent l’adhésion. L’atmosphère foraine, carnavalesque, les travestissements réjouissent, même si cette lecture laisse peu de place à l’émotion que la musique recèle. L’ambiguïté sur laquelle repose l’ouvrage est occultée. Si le sourire est constant, la douce amertume est réduite à la portion congrue. Le ton de la farce, grotesque, l’emporte ce soir, évitant la caricature (les puissants ne sont antipathiques que par leurs actes) et la niaiserie. Pratiquement pas d’actualisation du livret ni de cause à défendre, la fidélité à l’esprit festif est pleinement assumée.</p>
<p>Le metteur en scène a-t-il été marqué par <em>le Temple du soleil</em> ? Son Pérou, de fantaisie, coloré à souhait, tourne autour d’une pyramide inca, avec des lamas emblématiques, et des costumes aussi caractérisés que cocasses. Un ingénieux dispositif sur plateau tournant évitera les changements de tableau, conférant unité renforcée et continuité au déroulé de l’œuvre. Riches en couleurs, les costumes, recherchés, sont drôles, particulièrement pour le Vice-roi et ses assistants. Pour ne parler que de Don Andrès, entre sa première et sa dernière apparition, les changements appropriés de tenue sont aussi comiques que justes. Cela va de son déguisement en docteur (couplets de l’incognito) à la tenue d’apparat du souverain, en passant par un séducteur mi catcheur-mi Monsieur Propre, et par un geôlier catcheur caricatural. On est bien dans le registre bouffe et la drôlerie est constante. L’univers forain et carnavalesque n’est pas très loin, avec ses manèges, attractions (lanceurs de couteaux) et buvette des Trois cousines. Ses tons crus et bigarrés, sa fantaisie, donnent le ton. La coiffure commune à Panatellas et Hinoyosa, dignitaires jumeaux et exécutants du Vice-roi, les tresses des Péruviennes, il n’est pas un détail qui ne participe à cette joyeuse débauche de formes et de tons. Un régal visuel que ce fouillis synthétique de clichés. Les  têtes de lamas couronnant chacune des faces de la pyramide, qui crachent de l’or si besoin, ne sont que l’affirmation de leur omniprésence : chevaux de bois-lamas, autos tamponneuses-lamas…</p>
<pre style="text-align: center;"><img decoding="async" title="611632425_10239791210382038_4635132049990957492_n" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/611632425_10239791210382038_4635132049990957492_n-1294x600.jpg" alt="" />© Cyrille Cauvet - Opéra de Saint-Etienne</pre>
<p>La distribution, sans réelles inégalités, se caractérise par de nombreuses prises de rôle qui excluent toute routine : l’aisance constante des chanteurs-comédiens d’une troupe complice est manifeste. Notre Périchole affiche une santé rayonnante. Pour cette prise de rôle, <strong>Marie-Andrée Bouchard-Lesieur</strong>, déploie ce soir des moyens éblouissants, on pense à Régine Crespin, avec, en plus, un sens singulier de l’opéra-bouffe ; il est vrai qu’Offenbach lui est familier. La voix est sonore, aux graves assurés, colorée, ductile et articulée de façon exemplaire. Plus rebelle que soumise, elle nous réjouit et nous émeut, déchirée entre son amour pour le malheureux Piquillo et la misère de leur quotidien, que la mise en scène traduit de façon superficielle. Mais l’émotion attendue est bien là dans la scène de la lettre, la finesse aussi (« Ah ! quel dîner je viens de faire », sa griserie). Attendrissant sont le « Nigaud, nigaud, tu ne comprends donc rien », comme le « Je t’adore, brigand ». Les duos sont autant de moments de bonheur. Une grande voix.</p>
<pre style="text-align: center;"><img decoding="async" title="611336880_10239791211222059_1883902186151145014_n" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/611336880_10239791211222059_1883902186151145014_n-1294x600.jpg" alt="" />© Cyrille Cauvet - Opéra de Saint-Etienne</pre>
<p><strong>Kaëlig Boché </strong>(Pedrillo, dans <em>l’Enlèvement au Sérail</em> en juin), s’empare du rôle de Piquillo, écrasant, dans chacun des trois actes. Le chanteur de rue n’est ce soir ni trop gauche ou ballot, ni vulgaire. La voix est sûre et impressionne, l’éclat et le mordant sont au rendez-vous. La tendresse comme l’indignation, la jalousie et la peine sont traduites avec art, dans la lointaine descendance d’Alain Vanzo. Après la complainte de l’Espagnol à la jeune Indienne, le duetto du mariage est un excellent moment. Son suicide avorté est aussi convaincant que celui de Papageno. Sa dignité, sa droiture, comme sa peine (« On me proposait d’être infâme ») alors qu’il croupit sur la paille, ont le ton juste, avant la complainte des amoureux, dont l’émotion sera partagée par le Vice-roi comme par la salle. Un grand bravo. <strong>Florent Karrer</strong> nous vaut un Don Andrès de Ribeira imposant, athlétique, jeune et séduisant, l’un des Vice-rois les plus convaincants, les plus drôles, que l’on ait vus et écoutés. Ses costumes renouvelés et sa gestique le dispensent de toute bouffonnerie ajoutée. Ce n’est pas le despote concupiscent, calculateur et suffisant que l’on rencontre souvent, mais un homme, veuf, qui s’éprend sincèrement de la Périchole. Sa clémence finale n’est pas feinte, calculée, mais sincère. Le trio de la prison (« la jalousie et la souffrance »), où la constance de son amour est manifeste nous émeut. Dès les couplets de l’incognito, la voix s’impose, puissante, riche en couleurs, d’une intelligibilité constante. Chacune de ses apparitions est un morceau d’anthologie, vocale comme visuelle. Le public acclamera chaleureusement nos trois premiers rôles pour le bonheur de leur chant et de leur jeu.</p>
<p>Les courtisans serviles, voire obséquieux, et facétieux, forment un duo réussi. Don Miguel de Panatellas est confié à <strong>Flannan Obé</strong>, une présence, une voix et une diction d’exception, et Don Pedro de Hinoyosa à <strong>Jean-Gabriel Saint-Martin</strong>, également remarquable. « Les maris courbaient la tête » (boléro) où ils accompagnent Piquillo auprès du geôlier (Vice-roi) est abouti. Les trois cousines, les dames d’honneur (<strong>Amandine Ammirati, Mathilde Lemaire, Aliénor Feix</strong>), ont du chien, faisant preuve d’une assurance individuelle et collective remarquable, et répondant à toutes les attentes, musicales, dramatiques et chorégraphiques. Chacune de leurs interventions réjouit. On retiendra particulièrement les deux couplets du cancan, et la valse du troisième acte, truculente. On boit d’abondance dans l’ouvrage. Les deux notaires (<strong>Alix Varenne et Frédéric Bayle</strong>) sont impayables, dont l’ébriété (« Tenez-vous bien par le bras ») s’ajoute à la griserie de la Périchole, et à l’ivresse de Piquillo. Les voix sont bien assorties et leur jeu divertissant. Pour le marquis de Tarapote, le vieux prisonnier, <strong>Jean-Claude Calon</strong> ne convainc qu’à moitié : ses gestes sans équivoque se substituant à la demi-douzaine de baisers à la Périchole, renouvelés, s’imposaient-ils ? Les nombreux ensembles sont autant de réussites et de bonheur, et on ne les énumérera pas, sinon les trios du dernier acte (du joli geôlier, puis de la prison), d’une rare perfection vocale.</p>
<p>A la tête de l’orchestre symphonique Saint-Etienne Loire, et de son chœur, <strong>Laurent Touche</strong>, à la fois familier du répertoire et de ses interprètes, impose une direction aussi fouillée que dynamique et truculente. Dès l’ouverture, l‘<em>allegro non troppo</em> est pris dans le tempo juste, et le thème de la lettre, confié au hautbois, puis à l’alto solo, lyrique à souhait. Elégance, joie débridée, sensibilité, comme poésie et humour, souligné par les couleurs de l’orchestre sont au rendez-vous : les espagnolades (Séguedille, Boléro, « Il grandira… ») réjouissent tout particulièrement. La pesanteur appuyée du chœur des patrouilles, les finales endiablés des premier et troisième actes sont irrésistibles. L’attention constante portée au chant, la cohésion, la précision des ensembles n’appellent que des éloges. Est-il besoin de souligner les qualités du chœur, très sollicité, rayonnant, intelligible ? Le plus souvent mixte, signalons cependant le chœur des dames de la Cour, puis celui des Seigneurs, qui attestent l’équilibre des pupitres. Ses évolutions servent fort bien le propos, chaque chanteur se doublant d’un acteur engagé.</p>
<p>Malgré le seul – petit – bémol, relatif au manque d’ambiguïté de la lecture, la virtuosité débridée d’une vraie troupe, servie par une direction et une mise en scène de haut vol, sont longuement ovationnés par un public galvanisé, ce qui n’était que justice. Pour celles et ceux qui n’auraient eu le bonheur d’assister à cette <em>Périchole</em>, l’Opéra de Marseille en reprendra la production, succédant à celle d’Olivier Le Pelletier. A surveiller !</p>
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		<title>MOZART, La Flûte enchantée – Nantes</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/mozart-la-flute-enchantee-nantes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Catherine Jordy]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 28 May 2025 04:01:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Il semblerait que toutes les fées se soient penchées sur ce spectacle&#160;: dès les premiers instants, où un bonimenteur vient sur scène nous présenter un à un les protagonistes, quelque chose de magique se produit. À partir de là, on ne s’ennuie pas une seconde et l’enchantement se prolonge jusqu’aux toutes dernières notes. Tania Bracq &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Il semblerait que toutes les fées se soient penchées sur ce spectacle&nbsp;: dès les premiers instants, où un bonimenteur vient sur scène nous présenter un à un les protagonistes, quelque chose de magique se produit. À partir de là, on ne s’ennuie pas une seconde et l’enchantement se prolonge jusqu’aux toutes dernières notes. <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/mozart-die-zauberflote-rennes/">Tania Bracq</a> s’était déjà enthousiasmée à l’Opéra de Rennes devant cette tourbillonnante <em>Flûte enchantée</em> qui, avant de terminer son périple au Grand Théâtre d’Angers, s’installe au Théâtre Graslin de Nantes. Le spectacle et la distribution restent les mêmes, à l’exception notable de la Reine de la Nuit, qui bénéficie d’une double distribution.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/PreGe-LaFlute©LaurentGuizard-19-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-190910"/><figcaption class="wp-element-caption"><sup>© Laurent Guizard</sup></figcaption></figure>


<p>C’est donc sous le signe de la fête foraine que <strong>Mathieu Bauer</strong> a décidé de placer sa production. Le metteur en scène, déjà récompensé par un prix de la critique pour son coup d’essai sur le <em>Rake’s progress</em> il y a trois ans, place le décor de l’opéra sur un carrousel composé des éléments attendus de la fête foraine, quoique épurés&nbsp;: kiosque à boissons et confiseries, train fantôme dont l’entrée est un crâne, roue de loterie, balançoires, pommes d’amour et ballons gonflables. Le dispositif est simple, mais riche de sous-entendus&nbsp;; il sert magnifiquement l’intrigue et la musique de Mozart. S’adressant aux néophytes comme à ceux qui connaissent leur <em>Flûte </em>et ses innombrables adaptations sur le bout des doigts, le spectacle est tous publics (par exemple, les enfants ne s’offusqueront pas de voir Papageno confectionner des formes proches des appareils génitaux masculins avec les ballons de baudruche qui sont dans sa cage à oiseaux, jouant sur le double sens d’«&nbsp;oiseau&nbsp;», aussi bien en allemand qu’en français, l’oiseleur se contentant de faire des nœuds pour toute âme innocente…). Résumé avant même la première note de musique par un bonimenteur/Monsieur Loyal formidable qui n’est autre que Sarastro, le spectacle subjugue le public qui se fait rapidement complice, n’hésitant pas, par exemple, à chanter spontanément avec les hommes d’armes ensorcelés sous la direction de Papageno, entre autres moments enchantés. L’univers de Mathieu Bauer joue de la porosité&nbsp;: entre théâtre, musique et cinéma entre autres, les références pullulent. Les costumes très réussis de <strong>Chantal de La Coste-Messelière</strong> font songer à Jacques Demy (cela tombe bien à Nantes), notamment les bérets et robes de couleurs vives des <em>Demoiselles </em>ou des <em>Parapluies</em>. Placé sous le signe du soleil, Sarastro et ses forains semblent tout droits sortis de <em>Star Trek</em> ou de <em>Flash Gordon</em>, quand la Reine de la nuit, sorte de Calamity Jane, arme à feu au flanc, est en fait inspirée par la Joan Crawford de <em>Johnny Guitare</em> comme l’explique le metteur en scène. On pense également à certains classiques du cinéma allemand, comme <em>Le Tambour</em> ou <em>M le Maudit</em>, notamment pour le couteau et les grappes de ballons très sexuées dans le film, mis à part le fait que notre parcours initiatique se termine ici évidemment bien. Nous sommes dans un univers qui rappelle celui de <em>La Ronde</em> de Max Ophuls, mais la syphilis ne se répand pas de couple en couple. Autrement dit, si le manège est ici lié au monde de l’enfance et à une forme d’innocence, cela n’empêche pas d’y voir des allusions à un monde bien réel et nettement moins charmant si l’on y regarde d’un peu plus près. Au spectateur de décider et il semble bien que le public ait fait le choix de la bonne humeur, suivant le schéma de la fin heureuse où l’on voit des couples se former sur le plateau, y compris du même sexe, aussi bien féminin que masculin, encadrés par Sarastro et la Reine de la Nuit dont on parierait qu’ils sont sur le point de se réconcilier. De nombreuses trouvailles plutôt malines permettent de mettre à peu près tout le monde d’accord&nbsp;: Monostatos devient par exemple un homme de basses besognes qui, de fait, est couvert de cambouis. Inutile de le barbouiller de cirage, donc, et de prêter le flanc à d’éventuelles polémiques. La mise en scène ne fait que peu ou pas de parallèles avec la franc-maçonnerie ou la mythologie égyptienne, mais pour autant, nous offre largement de quoi nous mettre sous la dent. Par ailleurs, entre une première partie inondée de lumière et saturée de couleurs en contraste avec la suite où l’obscurité et les éclairs et autres effets lumineux se succèdent, il faut saluer le travail de <strong>William Lambert</strong> à la lumière et celui de<strong> Florent Fouquet</strong> à la vidéo.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/PreGe-LaFlute©LaurentGuizard-6-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-190905"/><figcaption class="wp-element-caption"><sup>© Laurent Guizard</sup></figcaption></figure>


<p>Le plateau vocal est de très haute tenue. Pour son premier spectacle en France, le natif de Regensburg (Ratisbonne) <strong>Maximilian Mayer</strong> semble s’être parfaitement intégré dans une équipe largement francophone. C’est un bonheur d’entendre le ténor Bavarois à la diction parfaite déclamer le texte avec délectation et chanter d’une voix étincelante et radieuse qui prend de l’assurance au fur et à mesure que son personnage s’arme de courage et de confiance. Le chanteur est doté d’un physique de jeune premier très Fifties et le timbre de sa voix séduisante et ensoleillée ne sont pas sans rappeler celle de Fritz Wunderlich. Pour sa prise de rôle en Pamina, <strong>Elsa Benoit</strong> confirme son talent et nous comble. Beauté du timbre, noblesse de caractère et solidité de la technique font d’elle une interprète mozartienne de rêve. Du rôle de la Reine de la Nuit particulièrement périlleux, <strong>Lila Dufy</strong> ne fait qu’une bouchée, parfaitement à l’aise. « Der Hölle Rache » semble si facile, à entendre la colorature, ses vocalises étant solidement ciselées et projetées avec aisance et un naturel absolument confondants. Alors qu’il nous a immédiatement conquis dans son rôle parlé de bonimenteur, <strong>Nathanaël Tavernier</strong> n’a aucun mal à asseoir son aura en Sarastro qui tire les ficelles et fait tourner le manège. Voix de velours, graves convaincants et délicats, le médium est parfois inégalement assuré, mais le personnage existe puissamment, soutenu par la personnalité rayonnante d’une basse de très haut niveau. <strong>Benoît Rameau</strong> réussit à rendre son Monostatos infiniment sympathique et humain, secondé efficacement par les rôles masculins de comprimari. Les Trois Dames forment un trio bien accordé et il faut saluer la performance des Trois Enfants, quand bien même ils ont eu un moment de flottement lors de la Première nantaise, qu’ils ont très bien rattrapé. Le Chœur de chambre Mélisme(s) est impeccable. Mais celui qui parvient à faire chavirer tout un chacun est indéniablement <strong>Damien Pass</strong>, irrésistible Papageno, qui se met immédiatement tout le public dans la poche. Excellent comédien et chanteur idoine, le baryton forme un couple tout ce qu’il y a de plus charmant avec <strong>Amandine Ammirati</strong>, délicieuse Papagena. Dans la fosse, <strong>Nicolas Ellis</strong> conduit l’Orchestre national de Bretagne avec fougue et dynamisme. Une formidable réussite dont on ressort le cœur léger et joyeux.</p>
<p>Comme tous les ans, l’opéra sera proposé gratuitement dans le cadre de l’Opération « Opéra sur écrans ». Filmée en direct le soir de la dernière au Grand-Théâtre d’Angers, le mercredi 18 juin, l’opéra sera projeté sur écran géant devant les théâtres de Nantes et Angers. En même temps, il sera retransmis dans une quarantaine de salles et de cinémas en région Bretagne ou dans les Pays de la Loire, mais aussi, plus curieusement, au cinéma municipal de Sarrebruck, en Allemagne. Les lieux de projection gratuite de l’opéra sont précisés sur la page dédiée du site d’<a href="https://www.angers-nantes-opera.com/opera-sur-ecrans-la-flute-enchantee">Angers Nantes Opéra</a>. On pourra également voir cette <em>Flûte enchantée </em>en direct sur huit télévisions locales, sur les sites internet de France 3 Bretagne et Pays de la Loire et en streaming sur France.tv.</p><p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/mozart-la-flute-enchantee-nantes/">MOZART, La Flûte enchantée – Nantes</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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		<title>MOZART, die Zauberflöte &#8211; Rennes</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/mozart-die-zauberflote-rennes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Tania Bracq]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 15 May 2025 04:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Après 25 ans d&#8217;absence, L&#8217;opéra de Rennes renoue brillamment avec l&#8217;ultime chef-d&#8217;œuvre de Mozart dans une version ludique où souffle un vent de joie et de fantaisie. Sur un carrousel de fête foraine, les Trois Dames sortent tout droit des parapluies de Cherbourg, leur reine est une Calamity Jane survitaminée et les prêtres des émules &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/mozart-die-zauberflote-rennes/"> <span class="screen-reader-text">MOZART, die Zauberflöte &#8211; Rennes</span> Lire la suite »</a></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Après 25 ans d&rsquo;absence, L&rsquo;opéra de Rennes renoue brillamment avec l&rsquo;ultime chef-d&rsquo;œuvre de Mozart dans une version ludique où souffle un vent de joie et de fantaisie.</p>
<p>Sur un carrousel de fête foraine, les Trois Dames sortent tout droit des parapluies de Cherbourg, leur reine est une Calamity Jane survitaminée et les prêtres des émules de Star Trek. Dans cet univers très pop installé par <strong>Chantal de La Coste-Messelière</strong> – en charge de la scénographie et des costumes – <strong>Mathieu Bauer</strong> a su trouver un joli équilibre entre la féerie et la dimension initiatique, intellectuelle de la Flûte : le train fantôme et sa Gueule d&rsquo;Enfer s&rsquo;avèrent idéaux pour symboliser l’Oeuvre au noir que constituent les épreuves. Des ballons en bouquets accompagnent les Trois Enfants, soulignant leur dimension spirituelle&#8230; et  servant de supports aux espiègles projections vidéos de <strong>Florent Fouquet</strong>. Pour illustrer le « Vivat Sarastro », celui-ci officie en grande pompe … à fabriquer des pommes d&rsquo;amour. Ainsi le fruit de la connaissance se fait clin d’œil gourmand. Autant de références dont la métaphore est parfaitement lisible sans être trop appuyée.</p>
<p>Tout cela est enlevé et joyeux. Surtout, l&rsquo;univers fonctionne de bout en bout, sans lassitude ni redite. Gourmand de mots, familier des patchworks artistiques, le metteur en scène introduit le <em>Singspiel</em> par un tour de piste des protagonistes présentés par Sarastro, Monsieur Loyal omniscient et bonhomme, incarné par le savoureux <strong>Nathanaël Tavernier</strong> aux graves sonores, aux aigus bien couverts.</p>
<p>Au cours de la soirée, différents dialogues commenteront l&rsquo;action ou remplaceront l&rsquo;air souvent coupé qui raconte l&rsquo;histoire des parents de Pamina et du <em>Sonnenkreis</em>. S&rsquo;ils n&rsquo;apportent pas énormément à une œuvre déjà parfaitement cohérente, ils sont amusants et actualisent le propos, comme l&rsquo;autorise la tradition de la musique légère.</p>
<p>Le metteur en scène vient du monde du théâtre et a dirigé le CDN de Montreuil pendant dix ans. Nous avions déjà pu apprécier son talent dans <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/the-rakes-progress-la-carriere-du-libertin-rennes-mad-men/"><em>The Rake&rsquo;s Progress</em></a> en 2022-23, une production qui avait remporté le prix du meilleur spectacle lyrique en région décerné par le syndicat professionnel de la critique. Formidable directeur d&rsquo;acteur, il rythme la soirée tambour battant permettant à chaque chanteur une implication scénique et émotionnelle d&rsquo;une grande justesse.</p>
<p>Espiègle et touchant, <strong>Damien Pass</strong> est un merveilleux Papageno au timbre idéal. Truculent et jovial il forme un duo de charme avec la magnifique Pamina d&rsquo;<strong>Elsa Benoit</strong>. Le ruban fluide de son soprano ductile se moire de riches harmoniques pour dessiner une silhouette singulièrement émouvante.</p>
<p><strong>Maximilian Mayer</strong> est en délicatesse avec les notes hautes dévolues à Tamino mais fait profiter le personnage du beau métal de son ténor lumineux. Bégayant d&rsquo;abord face à la Reine de la nuit, il prend de l&rsquo;assurance au fil des épreuves qu&rsquo;il traverse, les yeux pleins d&rsquo;innocence.</p>
<p>Face à lui, <strong>Florie Valiquette</strong> dégage une autorité vocale et et scénique qui font honneur à la Reine de la Nuit. Remplacée par Lila Dufy pour les trois premières représentations, seuls ses contre-fa limites rappellent sa convalescence.</p>
<p>Le ténor clair et rond de <strong>Benoît Rameau</strong> régale en Monostatos. Tout comme<strong> Amandine Ammirati</strong> en Papagena ou encore<strong> Thomas Coisnon </strong>et<strong> Paco Garcia, Élodie Hache, Pauline Sikirdji </strong>et<strong> Laura Jarrell</strong> composent Trois Dames d&rsquo;excellente tenue – même si la seconde a un accent français à couper au couteau dans les passages parlés. Les Trois Enfants issus des rangs de la Maîtrise de Bretagne sont épatants, <strong>l&rsquo;Ensemble Mélisme(s)</strong> à l&rsquo;avenant.</p>
<p>Dans la fosse, <strong>Nicolas Ellis</strong>, nouveau directeur musical de l’Orchestre National de Bretagne, est au diapason de l&rsquo;énergie communicative qui se dégage du plateau, avec des tempi très allants. Ses musiciens – en dépit de violons aux attaques un peu imprécises – nous entraînent dans un tourbillon allègre qui distille de subtiles nuances et des suspensions bienvenues dans une vision joliment personnelle, jamais pompeuse, de la partition.</p>
<p>Un spectacle délicieux, qui aura droit, espérons-le à une reprise, à découvrir au Théâtre Graslin de Nantes du 24 mai au 1er juin, à Angers les 16 et 18 juin prochains et gratuitement dans plus de soixante-dix villes de Bretagne et des Pays de la Loire participant à la onzième édition d&rsquo;Opéra sur écran(s) le mercredi 18 juin à 20h.</p>
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		<title>MOZART, Le Nozze di Figaro &#8211; Marseille</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/mozart-le-nozze-di-figaro-marseille/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Maurice Salles]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 27 Apr 2024 04:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Dans la «&#160;sanctification&#160;» progressive de Mozart qui a pu conduire à considérer le film Amadeus comme un sacrilège, l’évaluation des Nozze di Figaro a joué un rôle non négligeable. On a vu dans la musique écrite pour le pardon de la comtesse des accents liturgiques , et certainement elle est sublime dans la simplicité de &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Dans la «&nbsp;sanctification&nbsp;» progressive de Mozart qui a pu conduire à considérer le film <em>Amadeus </em>comme un sacrilège, l’évaluation des <em>Nozze di Figaro</em> a joué un rôle non négligeable. On a vu dans la musique écrite pour le pardon de la comtesse des accents liturgiques , et certainement elle est sublime dans la simplicité de sa courbe mélodique, mais elle est immédiatement suivie du chœur final où la gaieté la plus vive reprend ses droits. Dans le catalogue personnel de Mozart il s’agit d’une œuvre comique, et tous les ingrédients sont là, en particulier les généralisations sur les comportements masculins et féminins, que l’on retrouvera identiques dans <em>Cosi fan tutte. </em>Et le public marseillais ne s’y est pas trompé, qui a ri de bon cœur aux lieux communs sur les hommes et les femmes.</p>
<p>Pourquoi, alors, le metteur en scène <strong>Vincent Boussard</strong> a-t-il cru bon d’intervenir sur les données de l’intrigue, en faisant apparaître ces créatures mystérieuses qu’il a revêtues d’atours du XVIIIe siècle aux couleurs funèbres ? Postées en observation, elles se déplacent lentement et parfois interviennent dans l’action : l’une d’elles renverse la chaise dans le cabinet de toilette, une autre replace le fusil qui en bloque la porte après que Susanna s’y est enfermée, pour ne mentionner que les plus visibles. On ne parvient pas à trouver de justification dramatique à cet ingrédient importun qu&rsquo;on perçoit comme un parasite juxtaposé à l’action.</p>
<p>Ajouter ici mais retrancher là : hormis le flacon de sels au troisième acte, les accessoires sont bannis. On aimerait savoir comment les néophytes, ceux dont dépend l’avenir du théâtre lyrique, auront compris la scène où Susanna est censée travestir Cherubino. Le Comte annonce sortir de la chambre pour aller prendre des outils afin de forcer la porte du cabinet de toilette, il revient les mains vides. Broutille ? Peut-être, mais le montrer déterminé à user d’instruments susceptibles de détruire, de blesser, achève d’éclairer le spectateur sur le manque d’égards dont se plaint la Comtesse – après la brutalité des mots celle des gestes –&nbsp;et l’incline à prendre le parti de ceux qui s’opposent au Comte.</p>
<p>D’autres choix ne sont pas plus convaincants : quand Marcellina rafle l’argent que Bartolo tend au fils qu’il vient de reconnaître, le personnage devient antipathique au moment où il devrait cesser de l&rsquo;être. Il en est de même pour Figaro quand il accompagne la peinture de la rude vie militaire d’une brimade qui enfonce Cherubino dans les dessous. C’est plausible, mais cela rend-il &nbsp;sympathique cet homme qui conteste l’ordre établi tout en se revendiquant gentilhomme ? Et qui aura compris que les gestes menaçants de Marcellina à l’endroit des cornistes sont la réaction d’une mère envers qui brocarde son fils ?</p>
<p>Pourtant nulle contestation ne s’exprimera aux saluts à l’endroit de Vincent Boussard, seul représentant de l’équipe de production. On aurait aimé féliciter <strong>Vincent Lemaire</strong> pour la beauté ornementale des décors et <strong>Bertrand Couderc</strong> pour le raffinement exceptionnel des lumières qui les magnifie. Mais à propos de décor, au premier acte&nbsp; l’espace de jeu est enfermé dans trois murs en haut desquels, invisible du spectateur, un praticable permet aux créatures mystérieuses de circuler. Cela laisse à découvert le centre de la scène et c’est préjudiciable aux voix graves, au point que jusqu’à ce que Figaro et le Comte viennent à l’avant-scène on pouvait s’interroger sur la force de leur projection. Rien de tel au deuxième acte où la chambre de la Comtesse est une boite pourvue d’un couvercle enchâssée dans le premier décor.</p>
<p>Si cette conception scénique ne nous a pas convaincu, en revanche la distribution et l’exécution musicale n’ont suscité aucune perplexité, malgré quatre prises de rôle. <strong>Mireille Delunsch </strong>campe avec autorité une Marcellina qui n’est pas la sybille décrépite dépeinte par Susanna, ni physiquement ni vocalement, et l’on regrette qu’elle ait été privée de son air au dernier acte. <strong>Amandine Ammirati </strong>est une Barbarina bien chantante dont la voix ronde annonce de futurs grands rôles lyriques et dont l’aplomb scénique semble déjà acquis. Dans le rôle de Susanna <strong>Hélène Carpentier </strong>subjugue par l’homogénéité d’une voix pleine, la clarté de sa projection, sa désinvolture scénique et une capacité à nuancer qui fera de son air du quatrième acte un de ces moments précieux où le temps est suspendu. <strong>Jean-Sébastien Bou </strong>était-il dans les affres d’une première fois ? Il incarne un Comte atypique, dépourvu de l’autorité habituelle du personnage qui s’attache à faire bonne figure.&nbsp; Ce Comte-là nous a semblé douter de lui, et c’est peu compatible avec le personnage, qui ne se repent que sous la contrainte de sa déconfiture. C&rsquo;est vraisemblablement la direction d&rsquo;acteurs qui en est la source, l&rsquo;intention du metteur en scène étant de mettre l&rsquo;accent sur un couple en crise, point de vue plausible mais qui oriente vers le drame psychologique quand le livret se borne à la mécanique des oppositions. C&rsquo;est la musique qui suggère la gravité, à vouloir la montrer on s&rsquo;éloigne de la comédie. Il serait intéressant de revoir l&rsquo;interprète, passée la tension de la première, mais d’ores et déjà l&rsquo; interprétation vocale est aussi nuancée qu’on pouvait l’espérer.</p>
<p>Figaro n’a pas de secret pour <strong>Robert Gleadow </strong>et outre sa voix généreuse, il lui prête une dégaine scénique plausible grâce à une présence physique évidente, que la mise en scène exploite en le faisant grimper sans nécessité dramatique sur une marquise. Cherubino appartient au répertoire d’ <strong>Eléonore Pancrazi </strong>et elle démontre brillamment qu’elle maîtrise le personnage, tant vocalement que scéniquement, jusqu’à se permettre variations et ornements à la reprise de ses airs. Comtesse jusqu’au bout des ongles, <strong>Patrizia Ciofi </strong>entre dans le jeu qui la montre presque tragique dans son air d’entrée, et distille avec le talent et la technique qui sont les siens les deux airs ineffables que Mozart a offerts au personnage&nbsp;; aucun voile importun ne vient altérer l’émission et c’est du plaisir pur qu’elle nous donne.</p>
<p>Autour de ces premiers plans, aucune faiblesse pour les seconds rôles. <strong>Frédéric Caton </strong>est un Bartolo plutôt rassis, que Marcellina semble mener par le bout du nez&nbsp;; victime lui aussi du dispositif scénique qui défavorise les voix graves au premier acte, il démontre en venant à l’avant-scène qu’il a les ressources nécessaires pour l’air qui lui est dévolu. Aucun problème en revanche pour <strong>Raphaël Brémard, </strong>dont la voix claire est presque claironnante dans le rôle de l’importun Don Basilio, ni pour <strong>Philippe Ermelier, </strong>le dévoué jardinier, quand il intervient dans la boite au deuxième acte. Quand à <strong>Carl Ghazarossian</strong>, il s’acquitte méritoirement des acrobaties gratuites imposées au notaire et bégaie avec conviction.</p>
<p>Les artistes maison ne sont pas en reste et les chœurs, qui incarnent les présences mystérieuses, s’acquittent impeccablement de leurs rares interventions. Quant aux musiciens, manifestement ils aiment <strong>Michele Spotti</strong>, car outre l’accueil bruyant qu’ils lui font à son entrée dans la fosse ils mettent manifestement toutes leurs qualités professionnelles dans cette exécution. La précision et l’expressivité des cordes, la souplesse des bois, le contrôle des cuivres, tout suggère une concentration et un désir de laisser la musique dire tout ce qu’elle peut, dans une transparence et une lumière que la direction d’orfèvre du jeune chef fait rayonner. Il recueille une ovation, comme toute la troupe, longuement acclamée par un public rajeuni.</p>


<figure class="wp-block-image size-full"><img decoding="async" width="1000" height="666" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/LE-NOZZE-MARSEILLE-2024-NEUF.jpg" alt="" class="wp-image-161254"/><figcaption class="wp-element-caption">Le Comte (Jean-Sébastien Bou) courtise sa femme (Patrizia Ciofi) qu&rsquo;il prend pour Susanna</figcaption></figure>
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		<title>VERDI, Il Trovatore &#8211; Saint-Etienne</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/verdi-il-trovatore-saint-etienne/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yvan Beuvard]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 24 Nov 2023 05:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>L’histoire du Trouvère, propre à émouvoir le public bourgeois du XIXe siècle, consommateur de sous-produits du romantisme, paraît une des plus invraisemblables que l’opéra ait produites, à la limite du stupide. Au mieux, de l’équivalent italien de Casimir Delavigne, au pire du Grand Guignol, ce qui conduit nombre de metteurs en scène à lui substituer &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>L’histoire du <em>Trouvère</em>, propre à émouvoir le public bourgeois du XIXe siècle, consommateur de sous-produits du romantisme, paraît une des plus invraisemblables que l’opéra ait produites, à la limite du stupide. Au mieux, de l’équivalent italien de Casimir Delavigne, au pire du Grand Guignol, ce qui conduit nombre de metteurs en scène à lui substituer telle ou telle transposition, supposée plus convaincante. Et pourtant, c’est l’une des plus riches partitions que Verdi ait écrites, dont les airs, ensembles et chœurs sont dans nos mémoires, le public ne s’y trompe pas, toujours aussi nombreux que pour <em>Carmen</em>, <em>La Traviata</em> ou <em>La Bohème</em>.</p>
<p>Ce soir, la mise en scène, sobre, efficace, n’a qu’un objet : valoriser l’ouvrage en le débarrassant de ses aspects anecdotiques, pour centrer l’attention sur les protagonistes, sur le drame dont nous sommes les témoins. C’est une épure, qui, délibérément, gomme les notations pittoresques. Ni gitanerie, ni intention parasite, liée aux convictions du réalisateur ou aux sujets d’actualité : que ce soit dans l’horreur ou, dans rares moments de bonheur, la beauté est au rendez-vous, de l’œil comme de l’oreille. Cette attitude, exemplaire, inscrit <strong>Louis Désiré</strong> (1) dans la mouvance de Barrie Kosky. Tout fait sens, à divers niveaux, réaliste, esthétique et symbolique, sans devoir mobiliser les effets spéciaux, les vidéos mobiles ou fixes, les bruitages ajoutés.</p>
<p>Nul besoin de recourir à des comportements outrés pour que chacune et chacun atteigne à une vérité psychologique convaincante. L’expression physique individuelle ou collective participe à la vérité de l’ouvrage. La direction d’acteurs y est exemplaire : des gestes, des regards, des corps, des rencontres. Huit comédiens, les sbires de Luna, ajoutent à la dramaturgie. Les costumes associent les références historiques et sociales, sans jamais les souligner. Signés <strong>Diego Méndez Casariego</strong>, comme les décors, ce sont un régal pour l’œil. L’obscurité, la pénombre valorisent les visages, les corps. Le cadre est unique, dont le renouvellement se fait à vue, au centre duquel une petite estrade, entourée, encadrée de panneaux mobiles. Le géométrisme de certaines productions précédentes demeure (2), mais s’assouplit. Ainsi, les panneaux qui entourent la scène : de beaux objets, incurvés, dont les tons camaïeux s’accordent idéalement aux costumes. Des voilages judicieusement agencés, assortis d’éclairages admirables (<strong>Patrick Méeüs</strong>) estompent les scènes ou drapent les visages. Les tableaux successifs sont un constant bonheur, et les mots (et même les photos) seraient impuissants à les décrire avec fidélité.</p>
<pre style="text-align: center;"><img decoding="async" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/DSC9417-1-1294x600.jpg" />© DR</pre>
<p>C’est le plus souvent de la première que les critiques rendent compte, et c’est justifié. Cependant, pour être de ceux-là, il me faut reconnaître combien l’assurance des artistes, leur complicité, leur bonheur peuvent être amplifiés au fil des représentations. C’est particulièrement vérifié pour cette ultime représentation stéphanoise. La distribution, sans réelle faiblesse, a fait le bon choix en confiant  Leonora à <strong>Angélique Boudeville</strong>, pour une prise de rôle qui marquera sa carrière. Dès son « Tacea la notte placida », le rôle est habité, par un chant fervent, intense, lumineux, et la cadence de « Di tale amor che dirsi » confirme son agilité. La rondeur, la plénitude comme la sûreté d’intonation ne se démentiront jamais. L’émotion est bien là. C’est une incarnation humaine, touchante, que nous offre <strong>Kamelia Kader. </strong>La soif de vengeance qui anime Azucena, comme sa tendresse nous font oublier les versions hystérisées si fréquentes. Ardente, ose-t-on écrire sans ironie aucune, elle n’a jamais besoin de grossir son émission, de poitriner ses graves ni de hurler ses aigus. La palette expressive de « Stride la vampa » est riche et le bonheur de son chant et de son jeu ne nous quitteront pas jusqu’à son ultime duo avec Manrico et le « egliera tuo fratello ». <strong>Amandine Ammirati</strong> campe une Ines vraie, qui ne se résume pas aux suivantes, aux faire-valoir : sa proximité à Leonora n’est pas seulement vocale. Les couleurs, la projection, les solides graves, l’aisance, servie par une longueur de souffle et une expression juste nous ravissent. <strong>Antonio Coriano</strong>, que nous découvrons ce soir, est un Manrico stylé, qui a du panache. Même si le contre-ut est clair, l’émission des aigus paraît parfois serrée et chacun garde en mémoire des timbres plus charnus. L’expression est riche : la vigueur, la fougue, mais aussi l’amour comme la tendresse sont traduits sans défaillance. Le Comte de Luna est confié à <strong>Valdis Jansons</strong>, authentique baryton verdien, aussi convaincant dans sa jalousie brûlante que dans son implacable froideur vengeresse. La voix est solide, chaude et souple. « Il balen del suo sorriso » est chanté avec assurance, chargé d’une émotion juste. <strong>Patrick Bolleire</strong> impose un Ferrando puissant, impérieux dès sa première apparition. Le bronze inaltérable de la voix, sa projection font merveille. Malgré la brièveté de leurs interventions, les deux autres ténors, Ruiz, <strong>Marc Larcher</strong>, et le messager, <strong>Jumpei Doi</strong>, jamais ne déméritent.</p>
<p>Bien sûr, le chœur des gitans, comme le <em>Miserere</em> constitueront deux des moments les plus forts. Celui des soldats, qui ouvre l’acte III, est un régal visuel autant que sonore. L’omniprésence des chanteurs du chœur, animant l’espace, leurs interventions ponctuelles concourent pleinement à la réussite : cohérence, équilibre, engagement vocal et scénique sont au rendez-vous, d’autant que leur plaisir à participer est manifeste.</p>
<p><strong>Giuseppe Grazioli </strong>est dans son élément. Il impose une direction puissante, claire et raffinée, qui insuffle une vision shakespearienne de l’ouvrage, où la musique de Verdi s’anime et resplendit. Rarement aura-t-on trouvé un orchestre d’aussi belle tenue. Celui de Saint-Etienne Loire offre une belle pâte, toujours ça murmure, ça chante, ça jubile ou gronde pour exploser. Les couleurs, les modelés, des cordes soyeuses et des vents superlatifs, de velours, nous ravissent. La violence, la tension font excellent ménage avec la douleur, la tendresse et l’amour.</p>
<p>Marseille accueillera cette production on ne sait encore quand. Même si la distribution connaîtra un renouvellement, ce sera l’occasion pour le plus grand nombre de découvrir une des plus belles réalisations de cette saison.</p>
<ul>
<li>
<pre>(1) Dont les productions successives du <em>Trouvère</em> attestent la connaissance intime de l’ouvrage. Le Marseillais, débutant comme figurant chez lui, puis costumier, enfin metteur en scène, le « débauché lyrique » conduit une belle carrière. Il reconduit là l’équipe qui avait signé <em>Les Huguenots</em> à Marseille, en juin dernier.
(2) Ainsi au dernier acte, un élément va se détacher du sol pour ouvrir un large bandeau – cachot, tombeau – la partie ascendante, qui se révèle miroitante, autorisant de superbes éclairages.</pre>
</li>
</ul>
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		<title>MASSENET, Manon — Paris (TCE)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/manon-paris-tce-soiree-enthousiasmante-mais-pas-trop/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christian Peter]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 16 Sep 2021 21:39:24 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>C’est désormais une tradition bien établie, chaque année, le Théâtre des Champs-Élysées propose un opéra en version de concert en coproduction avec l’Opéra de Lyon. Ce partenariat nous aura valu une série d’ouvrages consacrés au bel canto, puis au jeune Verdi. La saison dernière devait inaugurer une nouvelle série consacrée à l’opéra français avec un &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>C’est désormais une tradition bien établie, chaque année, le Théâtre des Champs-Élysées propose un opéra en version de concert en coproduction avec l’Opéra de Lyon. Ce partenariat nous aura valu une série d’ouvrages consacrés au bel canto, puis au jeune Verdi. La saison dernière devait inaugurer une nouvelle série consacrée à l’opéra français avec un <em>Werther</em> malheureusement annulé pour cause de confinement. Cette année, c’est <em>Manon</em> qui était à l’honneur. Ces dernières semaines deux des principaux interprètes ayant renoncé à leur participation, c’est finalement, au ténor près, une distribution francophone qui aura défendu l’ouvrage de Massenet.</p>
<p>Les seconds rôles, tous remarquablement tenus, n’appellent que des louanges : <strong>Margot Genet</strong>, <strong>Amandine Ammirati</strong> et <strong>Clémence Poussin</strong>, toutes trois membres du Studio de l’Opéra de Lyon, campent avec un zeste d’ironie et de malice, les trois maîtresses de Guillot de Morfontaine dont elles commentent avec humour les infortunes dans ses tentatives de conquérir Manon. Guillot trouve en <strong>Eric Huchet</strong> un interprète de classe, à la voix solide, qui garde sa dignité en toute circonstance sans jamais tomber dans la caricature. <strong>Philippe Estèphe</strong> est un Brétigny bien chantant mais quelque peu effacé auquel il manque un soupçon d’autorité pour être pleinement crédible. Le timbre, homogène, n’est cependant pas dépourvu d’attraits. <strong>Nicolas Testé</strong> incarne avec noblesse un Comte des Grieux bienveillant tant avec Manon au Cours-la-Reine qu’avec son fils à Saint Sulpice. Sa voix large et sa ligne de chant élégante font merveille dans son air « Epouse quelque brave fille » qu’il chante avec la bonté d’un père aimant et non pas, comme souvent, la rigueur d’un bourgeois moralisateur. Le rôle de Lescaut va comme un gant à <strong>Jean-Sébastien Bou</strong> qui excelle à en mettre en valeur toutes les facettes, le joueur superficiel et invétéré, le cousin irresponsable qui se transforme occasionnellement en souteneur et enfin le soldat perdu, dépassé par les événements. Cette incarnation aboutie est servie par une voix longue et ductile et une technique irréprochable. Doté d’un physique avenant, <strong>Saimir Pirgu</strong> est un des Grieux fringant dont le timbre clair ne manque pas de séduction. De plus le ténor est capable de demi-teintes bienvenues, notamment dans le songe qu’il chante mezzo forte avec beaucoup d’émotion. Pourquoi faut-il alors qu’il s’autorise des aigus claironnants fortissimo qui viennent dénaturer « Ah fuyez douce image » ainsi que le duo qui lui fait suite en tirant ces pages vers le vérisme le plus outré. Sa diction enfin n’est pas toujours très intelligible. Dommage. Enfin <strong>Vannina Santoni</strong> trouve en Manon un rôle à la mesure de ses moyens. Touchante dès son entrée « Je suis encore tout étourdie », son personnage gagne en intensité au fil de la soirée – sa « Petite table », poignante, déclenche l’enthousiasme de la salle – jusqu’au dénouement tragique où l’émotion est à son comble. Seul petit bémol, le tableau du Cours-la-Reine pendant lequel le timbre paraît mat par moment et l’aigu tendu. Sans doute l’heureux événement qu’attend la soprano est-il à l’origine de ces menus désagréments.</p>
<p><strong>Daniele Rustioni</strong> propose une direction à la fois théâtrale et extravertie, peut-être un peu trop clinquante par instant (le Cours-la-Reine). Il parvient cependant à conduire avec délicatesse des pages comme la « Petite table » ou le duo final. On soulignera le raffinement et le souci du détail avec lesquels il dirige le tableau de l’hôtel de Transylvanie.</p>
<p>La partition est donnée dans sa quasi-totalité avec de mini-coupures ici ou là, en particulier dans la scène finale plus développée cependant qu’à l’accoutumée.  </p>
<p> </p>
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