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	<title>Marlène ASSAYAG - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Marlène ASSAYAG - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>MOZART, Die Zauberflöte &#8211; Saint-Etienne</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Yvan Beuvard]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 18 Nov 2025 05:02:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Singulièrement, la Flûte enchantée pose davantage de problèmes de lecture et de mise en scène que la plupart des ouvrages du répertoire. Entre les visions extrêmes – puérile (alla Bergman) et ésotérique-symbolique – l’équilibre est rarement trouvé. D’autant que son merveilleux s’inscrit dans la descendance de Séthos (*) et porte l’empreinte des Lumières. L’autre difficulté tient &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Singulièrement, <em>la Flûte enchantée</em> pose davantage de problèmes de lecture et de mise en scène que la plupart des ouvrages du répertoire. Entre les visions extrêmes – puérile (alla Bergman) et ésotérique-symbolique – l’équilibre est rarement trouvé. D’autant que son merveilleux s’inscrit dans la descendance de <em>Séthos</em> (*) et porte l’empreinte des Lumières. L’autre difficulté tient aux dialogues, nombreux et essentiels à la compréhension de l’ouvrage. Les conserver en allemand suppose leur connaissance et leur compréhension par nos publics. Les adapter à notre langue se traduit fréquemment par une rupture avec le chant, d’autant que nos chanteurs ne sont pas forcément d’authentiques comédiens. Tout en conservant l’essentiel du message mozartien, <strong>Cédric Klapisch</strong> les a transcrits en un français contemporain, émaillé de traits comiques qui ajoutent à la légèreté comme à la caractérisation de chacun, et la qualité des interprètes fait oublier le bilinguisme. Nous ne reviendrons pas sur la mise en scène, décrite dans les précédents comptes rendus.  La réalisation du cinéaste et de son équipe, révélée il y a deux ans au TCE (**), devient un classique à la faveur de ses reprises régulières. Elle se signale par sa profonde intelligence de l’ouvrage, par l’invention constante à laquelle elle conduit, propre à séduire tous les publics, sans démagogie. Tout concourt à conjuguer le régal visuel et dramatique aux émotions musicales justes. La légèreté comme la gravité y font le meilleur des ménages. A la relecture du compte-rendu que j’en faisais après l’avoir découverte à Nice, je mesure combien cette production s’est bonifiée (c’est le propre des grands crûs), alors que la routine les dégrade fréquemment avec l’usure du temps. Pour l’essentiel, les réserves que j’émettais alors n’ont plus cours, en dehors des bruitages, dès avant l’ouverture, qui demeurent. Outre la qualité des costumes et des décors, il faut signaler le parfait réglage des mouvements, particulièrement des groupes (trois dames, trois enfants, esclaves, prêtres&#8230;) que signe <strong>Laura Bachman</strong>, chorégraphe.</p>
<pre style="text-align: center;"><img decoding="async" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Flute-7-1294x600.jpg" alt="" />© Christine Vuagniaux</pre>
<p>Il est vrai que la distribution, jeune, est renouvelée dans sa totalité : tous les chanteurs sont familiers de nos scènes. Si, individuellement, pour chacun des rôles, on a connu tel ou telle personnalité devenue référence, il est exceptionnel qu’une équipe aussi homogène soit constituée. Par ailleurs, l’aisance dans les textes des dialogues, leur intelligibilité (y compris pour un Sarastro quelque peu italien), la vérité de leur jeu atteint une indéniable qualité. Tamino est confié à <strong>Léo Vermot-Desroches</strong>, qui s’est affirmé en quelques années comme l’un de nos grands ténors. Vêtu de rouge, il rayonne, ardent (« Dies Bildnis ») et sage, avec sa dignité princière comme sa sensibilité humaine. La Pamina de <strong>Norma Nahoun </strong>se signale par son charme et sa maîtrise du legato (« Ach ! Ich fühl’s »). La voix est homogène, mûre et sûre, et on oublie sans peine que la créatrice avait 17 ans. Papageno est le plus sollicité de la distribution, même si celle-ci le relègue toujours après les figures nobles. Son aisance permet à <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/die-zauberflote-beaune-cest-mozart-quon-galvanise/"><strong>Riccardo Novaro</strong></a> de traduire à merveille la légèreté désinvolte, la couardise, l’humanité de son anti-héros. L’engagement total, son chant comme son jeu nous réjouissent. La voix est sonore, bien conduite, appuyée sur une diction impeccable. On attendait la Papagena mutine, charmante et pétillante, de <strong>Chloé Jacob</strong>, et on n’est pas déçu. Jamais <strong>Luigi De Donato </strong>ne démérite, dont on se souvient du Sarastro chanté à <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/die-zauberflote-beaune-cest-mozart-quon-galvanise/">Beaune</a> : la noblesse, l’autorité bienveillante sont là, comme les graves sonores. Cependant, le legato comme l’allemand peuvent s’améliorer. <strong>Yan Bua</strong> nous vaut un Monostratos puissant, viril, même si on ne croit guère à ses intentions prédatrices (« Du feines Täubchen »). Par contre, l’attendu « Das klingelt so herrlich », avec ses esclaves, est un régal. Redoutable par son emploi comme par ses deux airs, la Reine de la Nuit est confiée à <strong>Marlène Assayag</strong>. Un peu sur la réserve, tendue au premier, elle s’épanouit pleinement au second. L’émission est charnue, les aigus sont en place, comme les coloratures, un moment justement attendu, et acclamé. <strong>Joé Bertili</strong> assume sa fonction d’Orateur avec aisance.</p>
<p>Les trois Dames forment un ensemble savoureux, dans leurs mouvements synchrones, dans leur singulier costume, dans l’ordre des tailles, comme dans le chant, irréprochable<strong>. </strong>Familières de l’ouvrage, sinon de l’emploi, leur bonheur à chanter et à jouer est communicatif. Leur espièglerie, leur jeunesse, leur parfaite entente (y compris dans leurs rivalités lorsqu’elles découvrent Pamino endormi), tout est un régal. <strong>Camille Poul </strong>(qui fut une adorable <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/la-flute-enchantee-dijon-laffaire-sarastro-une-flute-qui-interroge/">Papagena</a> avec Rousset), <strong>Reut Ventorero </strong>et<strong> Eléonore Gagey </strong>forment un ensemble idéal. On imagine aisément que les trois enfants (trois jeunes filles en distribution alternée) pourraient bien se muer d’ici quelques années en trois dames, car leur jeu et leur chant n’appellent que des éloges. Les hommes d’armes, dont le duo est un des sommets de l’œuvre, nous laissent un peu sur notre faim. Ce soir, la projection constante est syllabique, l’articulation se calque sur celle de l’orchestre, alors qu’on attend un legato très soutenu. Le choral a eu pour principal mérite de focaliser notre attention sur la richesse du tissu instrumental.</p>
<p>Comme à l’ordinaire, le chœur, sérieusement préparé par <strong>Laurent Touche</strong>, se montre sous son meilleur jour, dans les pages empreintes de gravité et de grandeur (« O Isis und Osiris », « Die Strahlen der Sonne ») comme dans le chœur des esclaves. Malgré le nombre limité de services qu’on imagine, l’orchestre se montre remarquable.  Tempi, phrasés, équilibres, égal souci de l’architecture et du détail, attention constante au chant, il est rare que l’on adhère autant à une direction ; Tout juste pouvait-on s’étonner qu’ici et là, l’articulation qu’ont redécouverte les ensembles baroques n’ait pas été prise en compte. Comparer la réalisation à celles de Szell, Böhm, ou Klemperer n’est pas un mince éloge pour <strong>Giuseppe Grazioli</strong> et ses musiciens de l’orchestre symphonique Saint-Etienne Loire.</p>
<p>La vaste salle était comble, et le public fut comblé : ses rappels, aussi unanimes qu’enthousiastes, ont bien traduit le pleine réussite de ce spectacle.</p>
<pre>(*) Le <em>Séthos</em>, de Jean Terrasson, publié en 1731, contribua largement à la mode de l'égyptologie, bien avant le déchiffrement des hiéroglyphes. Son héros, le prince, dont il narre l'histoire, l'initiation et les aventures, connut un immense succès, largement diffusé à travers toute l'Europe, l'Autriche notamment. La première scène de <em>la Flûte enchantée</em>, où Tamino affronte le serpent, en est tirée. Quant à Wieland, le Voltaire allemand, son recueil de 12 contes <em>Dschinnistan</em>, de 1786à 1789, fournit à Schikaneder (et Gieseke ?) la trame du livret. La scène, avec glockenspiel, du chœur des esclaves et Monostatos, en serait dérivée.

(**) Yves Jauneau rendit compte de la création au TCE :</pre>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="bNQWa23uOY"><p><a href="https://www.forumopera.com/spectacle/mozart-die-zauberflote-paris-tce/">MOZART, Die Zauberflöte &#8211; Paris (TCE)</a></p></blockquote>
<p><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« MOZART, Die Zauberflöte &#8211; Paris (TCE) » &#8212; Forum Opéra" src="https://www.forumopera.com/spectacle/mozart-die-zauberflote-paris-tce/embed/#?secret=fPrjG8IhEk#?secret=bNQWa23uOY" data-secret="bNQWa23uOY" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<pre>et la reprise niçoise<a href="https://www.forumopera.com/spectacle/mozart-die-zauberflote-nice/"> fit l'objet d'un autre compte-rendu</a></pre>
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		<title>Gala ODB Opéra &#8211; Paris</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/gala-odb-opera-paris/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean Michel Pennetier]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 27 Nov 2024 05:01:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le 19 mars 2023, le site lyrique ODB Opéra organisait un gala-fleuve à l’occasion de ses 20 ans. En conclusion de notre recension, nous exprimions notre espoir de voir ce concert devenir un événement annuel. C’est presque le cas avec cette édition 2024, organisée 20 mois après la première, et pour laquelle ses organisateurs ont &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le 19 mars 2023, <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/les-stars-de-demain/">le site lyrique ODB Opéra</a> organisait un gala-fleuve à l’occasion de ses 20 ans. <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/les-stars-de-demain/">En conclusion de notre recension</a>, nous exprimions notre espoir de voir ce concert devenir un événement annuel. C’est presque le cas avec cette édition 2024, organisée 20 mois après la première, et pour laquelle ses organisateurs ont réuni une nouvelle fois réuni un large éventail d’artistes, jeunes et confirmés.</p>
<p><strong>Héloïse Mas</strong> ouvre le bal avec la rare <em>Sapho</em> de Charles Gounod et <em>Le Cid</em> de Massenet. La voix sombre et sensuelle exprime à merveille la mélancolie de ses deux airs. Le périlleux « Parto, parto » d’<em>Idomeneo</em> est impeccablement rendu par <strong>Juliette</strong> <strong>Gauthier</strong>, qui se révèle délicatement espiègle dans la Cleopatra du rare <em>Giulio Cesare</em> d&rsquo;Antonio Sartorio. Autre rareté avec<em> Henry VIII</em>, où le ténor <strong>Fabien Hyon</strong> alterne avec une grande justesse dramatique les élans <em>forte</em> et les abandons en voix mixte, dans un français à la prononciation impeccable. On ne présente plus le contre-ténor <strong>Robert Expert</strong> qui interprète « À Chloris » avec une grande sensibilité. Retour à <em>Idomeneo</em> avec un tour de force de <strong>Faustine Egiziano</strong> dans un « Padre, germani, addio! » d’un bel engagement et aux vocalises impeccables, suivi d&rsquo;une scène de folie des <em>Puritani</em> dans une optique plutôt mozartienne. En baroqueuse consommée, <strong>Emmanuelle de Negri</strong> offre un « Tristes apprêts » idéal, d’une grande noblesse et d’un belle intensité. La mélodie de Debussy qui suit démontre la versatilité de cette artiste. Le jeune<strong> Julien Lhermite</strong> impressionne par un beau médium au volume puissant. Entre deux séances de <em>Don Giovanni</em> à l’Athénée, <strong>Abel Zamora</strong> offre un « Il mio Tesoro » au legato divin, suivi du rare air de Smith de <em>La Jolie fille de Perth</em>, avec toujours la même délicatesse, mais aussi la vaillance nécessaire et un contre-ut percutant ! En Escamillo et en Posa, <strong>Florent Karrer i</strong>mpressionne par son émission naturelle et sa projection puissante, alliées à un vrai talent dramatique. Il est rare d’entendre des voix wagnériennes dans ce type de concert. Notre plaisir est d’autant plus grand que <strong>Fanny Revay</strong> offre ici une belle et grande voix dans le rôle d’Elisabeth de <em>Tannhaüser</em>, avec un beau timbre chargé d’une émotion frémissante. <strong>Coline Infante</strong> fait montre d’un abattage certain dans l’air d’Adele de <em>Die</em> <em>Fledermaus</em>, réussissant impeccablement ses vocalises en cascades de rire et concluant avec un contre-ré d’une facilité déconcertante. Dans la chanson « Parce que », créé par Serge Gainsbourg, puis en seconde partie, dans sa reprise de « L’île aux mimosas » de Barbara,<strong> Isabelle Carrar</strong> ressuscite un instant pour nous l’esprit disparu de Saint-Germain-des-Prés. Également professeur au Conservatoires Hector Berlioz et Charles Munch, <strong>Marie Vasconi</strong> interprète avec grand talent un extrait de l&rsquo;étonnante scène lyrique de Valentino Bucchi, <em>Lettres de la religieuse portugaise</em> (1970). La première partie s’achève par un « Don fatale » revigorant : avec son timbre fruité et son engagement sans faille, <strong>Victoria Lingbock</strong> n’y est pas sans rappeler une certaine Grace Bumbry, l’expérience en moins bien entendu.</p>
<p>Abandonnant un moment son rôle d’accompagnateur, <strong>David Abramovitz</strong> ouvre la seconde partie avec une barcarolle de Fauré très virtuose. <strong>Stéphanie d’Oustrac</strong> montre la diversité de son talent avec un émouvant<em> Air des Lettres</em> suivi d’une interprétation intelligemment retenue des <em>Nuits d’une demoiselle</em>, tube de Colette Renard d’une paillardise totalement assumée. <strong>Arnaud</strong> <strong>Kientz</strong> chante avec la virtuosité demandée, mais aussi avec une élégance dont on n’a pas nécessairement l’habitude dans ce répertoire, l&rsquo;air bouffe de Don Magnifico dans <em>La Cenerentola</em>. <strong>Anne-Lise Polchlopek</strong> est une Eurydice intense mais révèle également ses talents dans la comédie, avec un extrait du <em>Candide</em> de Leonard Bernstein. Dotée d’une belle voix de mezzo aux graves profonds, <strong>Raluca Vallois</strong> affronte crânement les vocalises de la chanson du voile d’Eboli. <strong>Marlène Assayag</strong> défend avec brio le boléro des <em>Vêpres siciliennes</em>, sa voix corsée n’étant en rien un obstacle aux coloratures requises. Puis elle offre une belle exécution de l’air, également virtuose, de Giulietta dans les<em> Contes d’Hoffmann</em>, page réintégrée dans l’acte de Venise <a href="https://www.forumopera.com/v1/opera-n18/hoffmann.htm">dans la version Kaye</a>. <strong>Jeanne Zaepfel</strong> défend un rare extrait du <em>Magnifique</em> de Grétry, avec une belle maîtrise du style particulier de ce type d’opéra-comique, puis une délicate version de la <em>Chanson de Maxence</em> des <em>Demoiselles de Rochefort</em>. L&rsquo;artiste-peintre <strong>Hanna Rees</strong> se frotte à Mozart. <strong>Émilien Marion</strong> met toute son énergie dans l’air de MacDuff du <em>Macbeth</em> de Giuseppe Verdi. <strong>Nadège Méden</strong> affronte le terrible « In questa reggia » de <em>Turandot</em> avec des aigus dardés impressionnants. <strong>Didier Chabardes</strong> chante avec élégance des mélodies de Mompou, de Falla et Obradors. Virtuosité, abattage, <strong>Marc Mauillon</strong> est tout bonnement épatant dans son air rossinien, avec une voix impeccablement projetée et une belle extension jusqu’au si bémol. Le chanteur sait aussi alléger sa voix avec un <em>Clair</em> <em>de</em> <em>Lune</em> de Fauré à la prononciation impeccable. <strong>Didier</strong> <strong>Chabardes</strong> et <strong>Stéphane</strong> <strong>Sénéchal</strong> réunis n’hésitent pas à en faire des tonnes dans l‘amusant <em>Duo de la Chartreuse verte</em> de Chabrier. Le ténor argentin <strong>Manuel Nuñez Camelino</strong> chante avec une grande sensibilité une mélodie de son pays natal avant d’offrir, dans un style très différent, un Puccini aux aigus percutants.</p>
<p>En 2016, <strong>Jean-Philippe Lafont</strong> <a href="https://www.forumopera.com/breve/jean-philippe-lafont-le-choc-terrible-dans-tosca/">fut victime d’un grave accident</a> alors qu’il répétait le rôle du Sacristain dans <em>Tosca</em> à l’Opéra-Bastille. Il s&rsquo;était hélas depuis retiré des scènes. Ce concert est l’occasion émouvante de le retrouver dans l&rsquo;air de Gerard à l’acte III d&rsquo;<em>Andrea Chénier</em>, scène qu’il introduit dramatiquement par une sorte de prélude muet où il fait ressortir toute la noirceur décomplexée du personnage. A 73 ans, la voix n’a bien sûr plus la fraîcheur du passé mais le timbre est inchangé, la puissance est toujours là, l’aigu est vaillant (jusqu’au fa dièse) et la composition dramatique impressionnante.</p>
<p>Animateur-présentateur et co-organisateur de la soirée avec Jérôme Pesqué, <strong>Stéphane Sénéchal</strong> vient alléger ce rythme musical soutenu par quelques intermèdes comiques (un peu à la manière de Harpo dans les films des Marx Brothers), parfois assisté (ou vocalement doublé par Marie Vasconi). Plus sérieusement, il nous offre une impeccable interprétation de la mélodie de Poulenc, « Tout disparut », avec une délicate maîtrise de la voix mixte, <strong>Cynthia Dariane</strong> l&rsquo;accompagnant dans une chorégraphie de son cru.</p>
<p>Cinq pianistes se partagent le rôle difficile et un peu ingrat d&rsquo;accompagnateur (et répétiteur).<strong> Chiho Miyamoto</strong>, <strong>Maxime Neyret</strong>, <strong>David Abramovitz</strong>, <strong>Denis Dubois</strong> et <strong>Genc Tukiçi</strong> participent largement à la réussite de ce concert-marathon (plus de quatre heures de musique) grâce à leur professionnalisme dévoué et attentif.</p>
<p>Enfin, les libres dons des spectateurs permettront de financer les repas de plusieurs orphelins sur une année complète : ce n&rsquo;est pas la moindre réussite de ce concert dont on espère qu&rsquo;il sera suivi d&rsquo;un autre en 2025.</p>
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		<title>Demandez le programme des festivals d’été ! #18 : Festival lyrique en Tronçais</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/demandez-le-programme-des-festivals-dete-18-festival-lyrique-en-troncais/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christian Peter]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 04 Jul 2024 12:52:38 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La 7e édition du Festival Lyrique en Tronçais invite son public à voyager au travers de « Paysages Lyriques ». Du 23 au 25 août, quatre concerts, avec une distribution 5 étoiles, sont programmés dans le village médiéval d’Ainay-le-Château au cœur du Bourbonnais. La soprano Claire de Monteil, après ses débuts fracassants à la Scala de Milan &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>La 7<sup>e</sup> édition du Festival Lyrique en Tronçais invite son public à voyager au travers de « Paysages Lyriques ». Du 23 au 25 août, quatre concerts, avec une distribution 5 étoiles, sont programmés dans le village médiéval d’Ainay-le-Château au cœur du Bourbonnais. La soprano <strong>Claire de Monteil</strong>, après ses débuts fracassants à la Scala de Milan dans le rôle-titre de la <em>Médée</em> de Cherubini, interprètera des airs et duos de Bellini, Catalani, Dvořák et Verdi. <strong>Marlène Assayag</strong>, récente Reine de la Nuit au Capitole de Toulouse, abordera les grandes pages du répertoire romantique colorature ainsi que des extraits jamais entendus des <em>Huguenots</em> de Meyerbeer. <strong>Patrick Kabongo</strong> est l’un des très rares ténors actuels à aborder le bel canto romantique avec autant de brillance et de succès, il ravira le public avec Rossini, Donizetti et une première mondiale extraite du<em> Faust</em> de Gounod, le fameux air « Salut, demeure chaste et pure » complété de son Allegro dramatique qui vient d’être retrouvé. Le baryton <strong>Ivan Thirion</strong>, récent Rigoletto au Théâtre des Champs-Elysées, interprètera des airs et duos du grand répertoire romantique de Verdi à Bizet, avec également un inédit des <em>Huguenots</em> de Meyerbeer. Des mélodies composées par le ténor Gilbert Duprez, premier Edgardo de Donizetti, seront également présentées. <strong>Capucine Romei</strong>, jeune talent, dédiera un concert aux fleurs avec des airs d’opéra de Mozart, Granados, Puccini et Bizet. Les concerts seront accompagnés au piano par <strong>Maxime Neyret</strong>, co-fondateur du Festival. Comme chaque année, une exposition d’œuvres originales de grands peintres du XIXe siècle préparée par le président du Festival <strong>Jean-Marie Chauvin</strong> sera offerte aux spectateurs qui pourront cette année découvrir des œuvres romantiques de Camille Roqueplan, Célestin Nanteuil, Prosper Marilhat, Paul Huet et bien d’autres. Les réservations sont accessibles par le site du Festival <a href="http://www.festival-lyrique-en-troncais.fr">www.festival-lyrique-en-troncais.fr</a> et les informations disponibles au 06.10.88.32.44.</p>
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		<title>d&#8217;après VIVALDI, L&#8217;Olympiade des Olympiades &#8211; Nice</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/dapres-vivaldi-lolympiade-des-olympiades-nice/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yvan Beuvard]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 03 May 2024 06:22:14 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Nice aime le sport autant que la musique (1), et on imagine difficilement que semblable projet ait pu se concevoir, se construire et se réaliser en un autre lieu. L’histoire narrée par l’Olimpiade que l’on trouvera par ailleurs, est simple : sur fond de rivalités sportives, le roi promet sa fille au vainqueur des Jeux olympiques. &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/dapres-vivaldi-lolympiade-des-olympiades-nice/"> <span class="screen-reader-text">d&#8217;après VIVALDI, L&#8217;Olympiade des Olympiades &#8211; Nice</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/dapres-vivaldi-lolympiade-des-olympiades-nice/">d&rsquo;après VIVALDI, L&rsquo;Olympiade des Olympiades &#8211; Nice</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Nice aime le sport autant que la musique (1), et on imagine difficilement que semblable projet ait pu se concevoir, se construire et se réaliser en un autre lieu. L’histoire narrée par <em>l’Olimpiade</em> que l’on trouvera par ailleurs, est simple : sur fond de rivalités sportives, le roi promet sa fille au vainqueur des Jeux olympiques. Elle est aimée secrètement de deux amis, un prince et un athlète, auquel le premier demande de participer sous son nom, assuré de ne pouvoir l’emporter…</p>
<p>Casser les codes, les clichés sur l’opéra, pour répondre aux attentes du plus large public, sans qu’il y ait besoin de préparation ni d’a priori culturel, telle est la volonté affichée des réalisateurs, et le pari un peu fou est tenu. Il a fallu commencer par réécrire <em>l’Olimpiade</em> en empruntant à nombre de musiciens l’ayant illustré (2), au premier rang desquels Vivaldi, tout en réduisant la durée à moins de deux heures (sans entracte), travail accompli par <strong>Jean-Christophe Spinosi</strong> et sa sœur, Nathalie. Puis traduire concrètement le projet : bouleverser la disposition fonctionnelle du théâtre à l’italienne pour surprendre, faire disparaître la fosse afin de rapprocher, voire mêler, public et interprètes (orchestres en salle et scène en gradins, ouverte au public), supprimer les récitatifs au profit d’un narrateur (3), ouvrir l’espace et inséminer la musique par le sport (les porteurs de la flamme dont on suit ponctuellement la course en temps réel sur la promenade des Anglais investissent le plateau au terme de la représentation, idéalement synchronisée). S’il faut saluer la prouesse technique, le dispositif adopté impose la sonorisation des voix, avec des interrogations sur l’usage d’un clavier électronique et à ce qui ressemble à un dispositif de DJ (est-ce lui qui brouille l’écoute du premier air d’Aminta ?).</p>
<p>Exercice redoutable que le pasticcio, dont les réussites sont exceptionnelles. Nombre de chefs baroques s’y sont égarés, sinon fourvoyés : une connaissance approfondie des styles propres à chacun et la capacité à les associer harmonieusement n’est pas à la portée de tous. Ce sont trop souvent des assemblages de pièces intéressantes, mais accusant d’importantes différences stylistiques, sur des livrets douteux, inventés pour la circonstance. Ici, le défi est relevé brillamment, à travers deux composantes : le livret de Métastase donne sa cohérence narrative et dramatique à la réalisation, même amputé, réduit à deux actes enchaînés, réécrit pour substituer aux récitatifs des textes de liaison confiés à une « maîtresse de cérémonie », jouant médiocrement le rôle d’une speakerine, commentatrice d’épreuves sportives. Ce sera la principale – et, somme toute, relative &#8211; faiblesse de ce spectacle. D’autre part l’intelligence de la réalisation musicale et scénique confère une incontestable unité à la production (4).</p>
<pre style="text-align: center;"><img decoding="async" class="aligncenter" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Olimpiade-7-1294x600.jpg" /><span style="font-size: revert; color: var(--ast-global-color-3); background-color: var(--ast-global-color-5); font-weight: inherit;">© Dominique Jaussein - Opéra de Nice</span></pre>
<p>On lui devait déjà le <em>Phaéton</em> (2022) et sa participation à l’<em>Akhnaten</em> (2020) qu’avait produits l’Opéra de Nice<strong>. Eric Oberdorff </strong>signe la mise en scène et la chorégraphie, essentielle. La première privilégie naturellement les Jeux Olympiques, ceux-ci sont actualisés avec humour et cocasserie : L’opéra s’est mué en piste d’athlétisme, avec ses couloirs. Le décor unique est transformé à vue, de façon simple et inventive par les chanteurs et danseurs. Quelques accessoires, structures d’exercices physiques, cordes etc. et des éclairages appropriés suffiront à renouveler le cadre. Les projections, limitées, sont bienvenues et participent à l’esprit qui préside. Les champions sont l’objet de vignettes Panini, que les jeunes collectionnaient compulsivement il y a déjà longtemps. Les costumes des solistes les différencient clairement, même si certains ne sont pas du meilleur goût (Aminta). Ceux des danseurs sont aussi justes qu’appropriés à leurs évolutions. La rivalité amoureuse, qui s’achève heureusement par l’union des deux couples, est avant tout illustrée par la musique, et par les évolutions chorégraphiques qui l’accompagnent. Celles-ci comme la gestique de tous les protagonistes sont un bonheur, dans leur conception comme dans leur réalisation, propre à séduire chacun. La direction d’acteur, aboutie, est un modèle.</p>
<p>Jean-Christophe Spinosi avait déjà signé une mémorable <em>Olimpiade</em>, intégrale, de Vivaldi, au Festival 2023 de Beaune (5). La distribution, sans faiblesse, reconduit des valeurs sûres bien que jeunes, aguerries, dont trois des premiers rôles : <strong>Rémy Brès-Feuillet</strong> (Mégacle), <strong>Fernando Escalona</strong> (Licida), <strong>Ana-Maria Labin</strong> (qui chantait alors Aminta), et l’engagement d’excellents chanteurs. Le meneur de jeu a ainsi constitué une belle équipe, dynamique, engagée, dont il connaît bien chacun des membres. Les deux amis, contre-ténors, se montrent exemplaires d’aisance, de virtuosité, de longueur de voix. Tout juste regrette-t-on les changements accusés de registre, sans doute délibérés, de Megacle dans son air d’entrée « Superbo di me stesso ». L’Aristea que campe <strong>Margerita Maria Sala </strong>est servie par une belle voix, mais alors qu’elle se trouve au cœur de l’action dramatique, avec le rôle musicalement le plus riche, on est un peu en-deçà des attentes. D’autre part, pourquoi l’avoir affublée d’une robe dépourvue de séduction ? On retrouve avec un réel bonheur <strong>Ana-Maria Labin</strong>, maintenant Argene, émouvante, servie par des moyens exceptionnels. L’Aminta de <strong>Marlène Assayag</strong> impressionne, aux superbes aigus, à la ligne de chant d’une belle conduite. <strong>Gilen Goicoechea</strong><strong>, Alcandro </strong>est un merveilleux baryton, dont on regrette que le rôle soit si limité. On ne présente plus <strong>Luigi De Donato</strong>, qui nous vaut un royal Clistene : l’émission souveraine d’égalité et de couleur est un régal. Sa dernière intervention est un moment fort qui participe au bonheur de chacun.</p>
<p>Sport et musique, deux publics – l’interne et l’externe -, deux orchestres, deux groupes de danseurs… l’autre caractéristique du projet réside dans l’unité fusionnelle de la réalisation. L’ouverture, puissante, nerveuse, idéalement en place, rassure. L’Orchestre philharmonique de Nice est rompu à la musique baroque (le <em>Phaéton</em> dirigé par Jérôme Corréas en 2022 en était un exemple), c’est le <em>ripieno</em>, enrichi des vents (aux cors obligés de Vivaldi s’ajoutent, flûtes, hautbois, bassons et percussions). L’Ensemble Matheus, faisant office de concertino, se réserve l’accompagnement de certains airs. Les deux formations, distinctes et jouant séparément, parfois associées en un ensemble unique, ou dans la relation concertante, appellent des déplacements réguliers du chef, sportif en survêtement, comme les musiciens en tenues riches, variées, colorées (on remarque ainsi un corniste en cuissard et maillot de cycliste, coiffé de son casque). Il faut souligner la précision des attaques, des articulations, la conduite des phrasés de tous les musiciens : l’homogénéité du jeu est remarquable, malgré le handicap de la distance qui sépare les deux groupes. Hormis les basses de l’orchestre philharmonique qui, ponctuellement, dans tel air « scient du bois », l’ensemble n’appelle que des éloges. Le chœur, placé dans les deux étages de loges surplombant l’orchestre philharmonique rayonne à deux reprises : dans le chœur des bergers (de Vivaldi) chanté par les femmes, puis dans « I tuoi strali », de Hasse à la fin de l’ouvrage. On connaît et apprécie l’engagement de <strong>Jean-Christophe Spinosi</strong> au service de cette musique, et de l’Olimpiade tout particulièrement. Attentif à chacun et à tous, épanoui, énergique, bondissant comme caressant, avec vigueur comme délicatesse, d’un exigence constante, il sert magnifiquement cette partition dans laquelle il s’est totalement investi.</p>
<p>Bien que l’opera-seria – à la différence de la tragédie lyrique – n’accorde qu’une place dérisoire à la danse, celle-ci est ici souveraine : huit des danseurs du Ballet de l’Opéra ne forment qu’un avec six authentiques break-dancers (6), virtuoses recrutés pour la circonstance. La fusion est idéale. Nul ne peut rester insensible aux évolutions renouvelées, à la gestique démonstrative, illustrative du texte et des figuralismes qu’il appelle. Un spectacle total, hors-normes, propre à conquérir tous les publics.</p>
<p>Du 20 au 29 juin, au Théâtre des Champs-Elysées, pour l’ouverture des J.O., Jean-François Spinosi et son Ensemble Matheus retrouveront <em>l’Olimpiade</em> de Vivaldi, dans son intégralité, avec une prestigieuse distribution (<strong>Jakub Józef Orliński, Marina Viotti</strong><strong>, </strong><strong>Caterina Piva, Delphine Galou, Jodie Devos, Luigi De Donato, Christian Senn</strong>), dans une mise en scène d’Emmanuel Daumas<strong>. </strong>Nous souhaitons au public de retrouver une émotion au moins égale à celle qu’ont éprouvés les Niçois.</p>
<pre>(1) Le départ du Tour de France, en 2022, avait déjà été l’occasion retenue par l’Opéra pour participer à l’événement au travers d’un concert dédié. 
(2) Plus de 60 compositeurs ont illustré le livret de Métastase, de Caldara à Mozart (le célèbre air « Alcandro, io confesso », acte III, scène 6 : K 294, pour soprano, de 1778, et le K 512, pour basse, de 1787), sans oublier Donizetti (pour un opéra inachevé). 
(3) Quoi qu’il en coûte à l’amateur, épris de ces moments de vie où Vivaldi donne le meilleur de lui-même pour servir l’action dramatique et la psychologie des personnages. 
(4) L’exercice a connu un précédent discographique remarquable, il y a plus de dix ans : faisant appel à pas moins de 16 compositeurs, le <em>Venice Baroque Orchestra</em>, nous valait, sur ce même livret, un enregistrement diffusé par Naïve. 
(5)  <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/vivaldi-lolimpiade-beaune/">La compétition truquée, ou l’amitié rivale de l’amour </a>
(6) la break dance figure cette année au nombre des disciplines olympiques.</pre>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/dapres-vivaldi-lolympiade-des-olympiades-nice/">d&rsquo;après VIVALDI, L&rsquo;Olympiade des Olympiades &#8211; Nice</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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		<title>Gala des 20 ans d&#8217;ODB Opéra &#8211; Paris</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/les-stars-de-demain/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean Michel Pennetier]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Mar 2023 04:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>A l&#8217;occasion de ses 20 ans, le site ODB Opéra organisait un splendide concert lyrique, une occasion de découvrir ou de redécouvrir des jeunes chanteurs, mais aussi des artistes plus expérimentés, dans une ambiance festive. Difficile, voire impossible de citer l&#8217;ensemble des participants et leurs multiples interventions : un tel compte-rendu serait d&#8217;ailleurs par trop &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>A l&rsquo;occasion de ses 20 ans, le site <a href="https://www.odb-opera.com">ODB Opéra</a> organisait un splendide concert lyrique, une occasion de découvrir ou de redécouvrir des jeunes chanteurs, mais aussi des artistes plus expérimentés, dans une ambiance festive. Difficile, voire impossible de citer l&rsquo;ensemble des participants et leurs multiples interventions : un tel compte-rendu serait d&rsquo;ailleurs par trop fastidieux ! <strong>Eve-Maud Hubeaux</strong>, qui triomphe actuellement dans la Reine Gertrude <em>d&rsquo;Hamlet</em> à l&rsquo;Opéra-Bastille offre une délicieuse Séguedille en prélude à ses débuts en Carmen à l&rsquo;Opéra de Vienne. <strong>Sahy Ratia</strong>, qui sera Tonio de <em>La Fille du régiment</em> en concert au Théâtre des Champs-Elysées les 3 et 5 avril prochains, &nbsp;dispense une délicieuse romance de Nadir, pleine de nuances, et d&rsquo;un style très français. <strong>Claire de Monteil</strong> crée la surprise avec un « Vissi d&rsquo;arte », finement ciselé, tout à fait impressionnant. Son timbre, sombre, assez unique, fait également merveille dans le <em>Youkali</em> de Weill. <strong>Marlène Assayag </strong>interprète l&rsquo;air d&rsquo;entrée de Lucia di Lammermoor dans sa version originale : la voix, charnue et large, n&rsquo;y rencontre aucune difficulté et impressionne peut-être encore plus dans un « Der Hölle Rache&nbsp;»&nbsp;de <em>Die Zauberflöte</em>, confondant d&rsquo;assurance. Membre du&nbsp;Mozarteum Orchester Salzburg et l&rsquo;Orchestre Les Siècles, l&rsquo;altiste <strong>Alexandre Baldo</strong> est aussi un baryton-basse plein de charisme, particulièrement charmeur dans ses extraits des<em> Nozze di Figaro</em>. Camille Chopin assume crânement l&rsquo;air de la&nbsp;Comtesse Adèle du <em>Comte Ory</em>, « En proie à la tristesse », d&rsquo;une grande virtuosité : les vocalises sont précises sans que la prononciation ne soit jamais sacrifiée. Le timbre de&nbsp;<strong>Lucie Louvrier</strong> est très séduisant : elle&nbsp;interprète un difficile extrait de <em>Semiramide </em>aux côtés d&rsquo;un efficace&nbsp;<strong>Jacques François Loiseleur des Longchamps </strong>qu&rsquo;on n&rsquo;attendait pas nécessairement dans ce répertoire.&nbsp;<strong>Blerta Zhegu&nbsp;</strong>est une Juliette vive et pleine d&rsquo;allant, à l&rsquo;aise également dans « Après un rêve », la mélodie intimiste de Gabriel Fauré demandant pourtant des qualités très différentes. <strong>Nadège Meden </strong>offre un « My man&rsquo;s gone now&nbsp;» de <em>Porgy and Bess</em> d&rsquo;une émotion à fleur de peau. <strong>Juliette Gauthier </strong>est un délicieux Cherubino. <strong>Raluca Vallois</strong>&nbsp;est désopilante dans l&rsquo;étonnant « It&rsquo;s my wedding! », extrait de&nbsp;<em>The Enchanted Pig</em>, avec un timbre original et un chant maîtrisé.&nbsp;<strong>Yara Kasti </strong>est une Musetta prête pour les grandes scènes et son «&nbsp;Somewhere », extrait de <em>West Side story</em>, est très émouvant. <strong>Anouk Defontenay&nbsp;</strong>offre un&nbsp;«&nbsp;J’ai perdu mon Eurydice » bien en place. <strong>Ziyan Wang</strong> est plus qu&rsquo;une promesse pour de futurs rôles de grands mezzos avec une&nbsp;«&nbsp;Acerba voluta », d&rsquo;<em>Adriana Lecouvreur</em>, plein de mordant, et un&nbsp;«&nbsp;Mon cœur s&rsquo;ouvre à ta voix » de <em>Samson et Dalila</em> d&rsquo;une belle sensualité. Extrait de<em> Così fan tutte</em>, le difficile&nbsp;«&nbsp;E amore un Ladroncello&nbsp;» est parfaitement maîtrisé par&nbsp;<strong>Ania Wozniak. </strong>La chanson «&nbsp;Aatini Al Naya Wa Ghanni »,&nbsp;interprétée par <strong>May</strong>&nbsp;<strong>Chedi</strong>, est un moment de grâce par la pure magie du son. Du côté des artistes plus expérimentés, <strong>Kristian Paul </strong>est impressionnant en Rigoletto comme en Escamillo et en Zurga : la voix est puissante, la musicalité jamais en défaut et l&rsquo;interprétation remarquable. On notera les talents décidément très divers d&rsquo;<strong>Adrian Salman</strong>, belle voix de basse aux graves profonds, également à l&rsquo;aise dans le <em>Zapateado&nbsp;</em>du Flamenco. C&rsquo;est effectivement une des caractéristiques plaisantes de ce concert : les artistes n&rsquo;y viennent pas seulement défendre l&rsquo;art lyrique. Un jeune garçon vient ainsi faire une démonstration de Hip-Hop,&nbsp;<strong>Isabelle Carrar </strong>défend avec émotion Gainsbourg et&nbsp;Barbara, et quand <strong>Fabrice di Falco&nbsp;</strong>chante, d&rsquo;une splendide voix de velours, le célébrissime <em>Air du froid</em> (<em>Cold song)</em>, extrait de<em> King Arthur</em>, il est accompagné d&rsquo;une danseuse contemporaine,&nbsp;<strong>Cynthia Dariane</strong>, dans une envoûtante chorégraphie. Le spectacle est animé avec humour et énergie par <strong>Stéphane Sénéchal</strong>, assisté de <strong>Marie Vasconi, </strong>dans un style à la Michel Fau, en plus débridé, mais aussi avec certains moments d&rsquo;émotion. On saluera le talent discret des trois pianistes, unanimement impeccables, <strong>Guillem Aubry</strong>,&nbsp;<strong>Maxime Neyret</strong> et&nbsp;<strong>Genc Tukici</strong>.</p>
<p>On espère que l&rsquo;événement puisse devenir annuel car il offre, avec l&rsquo;appui de chanteurs expérimentés, une exposition de choix à de jeunes artistes pour la plupart peu connus du grand public, et ce dans des conditions plus détendues que celles d&rsquo;un concours, ce qui leur permet de donner sans risque le meilleur d&rsquo;eux-mêmes. Précisons enfin que les bénéfices du concert ont été reversés à la <em>Ligue contre le cancer</em>.</p>
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		<title>Le concert des 20 ans d&#8217;ODB Opéra</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/le-concert-des-20-ans-dodb-opera/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean Michel Pennetier]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 16 Mar 2023 03:46:36 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/?post_type=breve&#038;p=126814</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le site de discussion des passionnés d&#8217;art lyrique ODB Opéra fêtera ses 20 années d&#8217;existence avec un concert parisien affichant une impressionnante brochettes d&#8217;artistes : Marlène Assayag,&#160;Alexandre Baldo,&#160;Charlotte Bonnet,&#160;Marie Andrée Bouchard-Lesieur,&#160;Isabelle Carrar,&#160;Géraldine Casey,&#160;Camille Chopin,&#160;Fabienne Conrad,&#160;Anouk Defontenay,&#160;Fabrice Di Falco,&#160;Faustine Egiziano,&#160;Juliette Gauthier,&#160;Eve-Maud Hubeaux,&#160;Yara Kasti,&#160;Jacques-François Loiseleur des Longchamps,&#160;Lucie Louvrier,&#160;Kristian Paul,&#160;Sahy Ratia,&#160;Hanna Rees,&#160;Adrian Salman,&#160;Stéphane Sénéchal,&#160;Marie Vasconi,&#160;Zyuang Wang,&#160;Ania Wozniak et&#160;Blerta &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le site de discussion des passionnés d&rsquo;art lyrique <a href="https://www.odb-opera.com">ODB Opéra</a> fêtera ses 20 années d&rsquo;existence avec un concert parisien affichant une impressionnante brochettes d&rsquo;artistes : Marlène Assayag,&nbsp;Alexandre Baldo,&nbsp;Charlotte Bonnet,&nbsp;Marie Andrée Bouchard-Lesieur,&nbsp;Isabelle Carrar,&nbsp;Géraldine Casey,&nbsp;Camille Chopin,&nbsp;Fabienne Conrad,&nbsp;Anouk Defontenay,&nbsp;Fabrice Di Falco,&nbsp;Faustine Egiziano,&nbsp;Juliette Gauthier,&nbsp;Eve-Maud Hubeaux,&nbsp;Yara Kasti,&nbsp;Jacques-François Loiseleur des Longchamps,&nbsp;Lucie Louvrier,&nbsp;Kristian Paul,&nbsp;Sahy Ratia,&nbsp;Hanna Rees,&nbsp;Adrian Salman,&nbsp;Stéphane Sénéchal,&nbsp;Marie Vasconi,&nbsp;Zyuang Wang,&nbsp;Ania Wozniak et&nbsp;Blerta Zhegu accompagnés au piano par&nbsp;Guillem Aubry, Denis Dubois, Maxime Neyret et Genc Tukiçi. Le spectacle sera donné à la Salle Rossini de la Mairie du IXe arrondissement,&nbsp;<span style="font-size: 16px;font-style: normal">6 rue Drouot,&nbsp;</span>le 18 mars à 14h30. Le tarif est de&nbsp;25 € (8 € pour les moins de 28 ans) et les recettes seront reversées à la Ligue contre le cancer.</p>
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		<title>SCARLATTI, Sedecia&#124;Re di Gerusalemme — La Chaise-Dieu</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/scarlatti-sedecia-re-di-gerusalemme-la-chaise-dieu-le-roi-la-reine-et-le-petit-prince/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Anne Rouhette]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 22 Aug 2022 09:30:25 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Avec le concert d’ouverture du 56e festival de La Chaise-Dieu, Thibault Noally poursuit son compagnonnage avec le festival altiligérien, désormais sous la direction générale de Boris Blanco. Après Teodosia en 2019 et San Filippo Neri en 2021, c’est avec Il Sedecia le 19 août et La Giuditta le lendemain que les Accents reviennent dans l’abbatiale Saint-Robert &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Avec le concert d’ouverture du 56e festival de La Chaise-Dieu, <strong>Thibault Noally</strong> poursuit son compagnonnage avec le festival altiligérien, désormais sous la direction générale de Boris Blanco. Après <em>Teodosia</em> en 2019 et <em>San Filippo Neri </em>en 2021, c’est avec <em>Il Sedecia</em> le 19 août et <em>La Giuditta</em> le lendemain que <strong>les Accents</strong> reviennent dans l’abbatiale Saint-Robert pour continuer à explorer les oratorios de Scarlatti. Comme il l’avait fait les années précédentes, Thibaut Noally construit une véritable dramaturgie musicale autour d’un épisode biblique et historique : l’écrasement dans le sang par Nabuchodonosor, roi de Babylone, de la révolte initiée par Sédécias, roi de Jérusalem, marquant la fin du royaume de Juda et l’exil à Babylone du peuple d’Israël. Les fils de Sédécias furent tués sous ses yeux avant que Nabuchodonosor ne le fasse énucléer. Aux deux rois ennemis, Scarlatti ajoute les personnages d’Anna et d’Ismaele, épouse et jeune fils de Sédécias, et de Nadabbe, son fidèle général. Le continuo varié, les cordes souples et nerveuses, les trompettes martiales et la tendresse du hautbois soutiennent sans faiblir l’intérêt de l’action et servent les solistes avec bonheur. Ceux-ci s’emparent de leurs rôles respectifs avec ardeur : tyran revanchard, roi bravache, reine digne, général inquiet, fils dévoué, tous incarnent leur partie avec un engagement complet, confirmant que les oratorios scarlattiens sont des opéras en version de concert – ajoutons que cette année le Festival a eu l’excellente idée d’ajouter un sur-titrage, ce qui permet au public de suivre bien plus aisément les péripéties du drame. Si la technique est encore un peu balbutiante et les quelques fautes de français gênantes, la démarche demeure très appréciable et est à pérenniser.</p>
<p>Remplaçant au pied levé Emmanuelle de Negri en Ismaele, <strong>Marlène Assayag</strong> suscite l’admiration par sa maîtrise de ce rôle écrasant, sa ligne vocale toujours soutenue, son timbre chaleureux au vibrato discret. Parfaitement projetée, la voix est belle sur tout un large ambitus ; les vocalises sont impeccables, notamment dans « Il nitrito dei fieri cavalli », morceau de bravoure qui décrit « le hennissement des chevaux cruels » à côté du joli hautbois de Clara Espinosa Encinas, très sollicité tout au long de l’œuvre même si ici il se fait parfois un peu trop discret. Pour son interprétation du « tube » « Caldo sangue », qui évoque le « sang chaud » coulant sur la poitrine du jeune homme transpercée par une épée babylonienne, Marlène Assayag chante avec une sobriété bouleversante, sur le fil d’un <em>piano</em> tout en émotion retenue, accompagnée par une viole de gambe et des violons au diapason pour l’un des grands moments de la soirée.</p>
<p>Le duo qui suit entre Sédécias et Anna reste dans ce désespoir contenu, le <em>marcato</em> des basses soutenant des voix solistes dont la quasi-absence de vibrato rend bien « la froideur d’une éternelle horreur ». Dans le rôle d’Anna, mère d’Ismaele et épouse de Sédécias, malgré une diction un peu pâteuse, la mezzo-soprano <strong>Natalie Pérez</strong> possède une dignité frémissante et une noble élégance particulièrement perceptibles dans un « Fermati, barbaro » (« arrête-toi, barbare ») très réussi qui permet d&rsquo;apprécier son aigu puissant lors du da capo.<strong> Anicio Zorzi Giustiniani</strong>, déjà remarqué dans le rôle principal de <em>San Filippo Neri</em> en 2021, revient cette année pour interpréter Nadabbe. Le timbre solaire, la précision des traits et l’expressivité de ses arias, qu’il s’agisse de partir au combat ou de décrire les chaînes dont il est chargé, compensent largement un bas medium un peu faible. Si <strong>Renato Dolcini</strong> n&rsquo;a pas tout à fait les graves voulus pour le rôle de Nabucco, le baryton italien campe un tyran à la fureur réjouissante et à la présence scénique impressionnante, dont les imprécations féroces font merveille.</p>
<p>Enfin, que dire de <strong>Paul-Antoine Bénos-Djian</strong> en Sédécias, sinon que son accession au tout premier rang des contre-ténors actuels est amplement méritée ? Bien sûr, il y a cette voix étonnamment charnelle, à l’amplitude et à la puissance remarquables, mais surtout peut-être il y a cette implication totale au service de son rôle : tour à tour fanfaron, veule, anéanti, pénitent, il sait donner à son chant les inflexions les plus subtiles, les couleurs les plus diverses, sans jamais céder à la facilité. Il était <a href="https://www.forumopera.com/giulio-cesare-beaune-le-sacre-de-paul-antoine-benos-djian">sacré à Beaune</a> il y a quelques semaines ; il règne désormais.</p>
<p>Dédiée par Thibaut Noally à Kader Hassissi, la représentation fut suivie d’ovations et de longs applaudissements. </p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/scarlatti-sedecia-re-di-gerusalemme-la-chaise-dieu-le-roi-la-reine-et-le-petit-prince/">SCARLATTI, Sedecia|Re di Gerusalemme — La Chaise-Dieu</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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		<title>Festival maintenu à Ainay-le-Château</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/festival-maintenu-a-ainay-le-chateau/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christian Peter]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 26 Jul 2020 23:10:15 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La deuxième édition du Festival Lyrique en Tronçais est maintenue avec trois concerts les 21 et 22 août. A la frontière du Berry et du Bourbonnais, la cité médiévale d&#8217;Ainay-le-Château accueillera en l&#8217;église Saint-Etienne la soprano Pauline Rinvet dans un programme Mozart (airs de concert et Lieder), Donizetti (L’elisir d&#8217;amore) et Bellini (la sonnambula) le &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>La deuxième édition du Festival Lyrique en Tronçais est maintenue avec trois concerts les 21 et 22 août. A la frontière du Berry et du Bourbonnais, la cité médiévale d&rsquo;Ainay-le-Château accueillera en l&rsquo;église Saint-Etienne la soprano <strong>Pauline Rinvet</strong> dans un programme Mozart (airs de concert et Lieder), Donizetti (<em>L’elisir d&rsquo;amore</em>) et Bellini (<em>la sonnambula</em>) le vendredi 21. <strong>Marlène Assayag</strong> interprètera samedi 22 des extraits de<em> L&rsquo;Olimpiade</em> de Vivaldi et les airs de Konstanze de <em>Die Entführung aus dem Serail</em>. Le contre-ténor <strong>Jean-Marie Chauvin</strong> complètera ces programmes avec des airs du jeune Mozart (<em>Betulia liberata</em>, <em>Mitridate</em>) et des mélodies de Gounod et Félicien David. Un concert d&rsquo;ouverture le vendredi 21 à 17h permettra de faire connaissance avec les artistes qui seront accompagnés pour ces trois concerts par le pianiste <strong>Maxime Neyret</strong>. Réservations par téléphone à la médiathèque d&rsquo;Ainay-le-Château (04.70.07.97.45 ou 06.89.42.12.49).</p>
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		<title>MOZART, Die Zauberflöte — Clermont-Ferrand</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/die-zauberflote-clermont-ferrand-mozart-reenchante/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Roland Duclos]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 22 Mar 2018 02:47:42 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Philologique cette Zauberflöte mise en scène par Pierre Thirion-Vallet, jeudi à l’Opéra de Clermont-Ferrand ? Comment en douter si l’on se réfère à la volonté de Mozart et de Schikaneder son librettiste de faire de ce Singspiel une féérie d’abord en phase avec la magie de l’enfance ! On est loin d’une symbolique grandiloquente sur fond &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Philologique cette <em>Zauberflöte</em> mise en scène par <strong>Pierre Thirion-Vallet, </strong>jeudi à l’Opéra de Clermont-Ferrand ? Comment en douter si l’on se réfère à la volonté de Mozart et de Schikaneder son librettiste de faire de ce Singspiel une féérie d’abord en phase avec la magie de l’enfance ! On est loin d’une symbolique grandiloquente sur fond de surcharges métaphysiques saturées d’accessoires où s’égarent bien des productions. En 1794, les dessins des frères Schaffer laissent à entendre que les premières mises en scène de Schikaneder garde à l’œuvre « <em>ses proportions justes, à l’intérieur d’une naïveté qui [doit] être son plus grand charme</em> », estime Guy Coutance, musicologue et metteur en scène. D’abord destiné à un public populaire <em>La Flûte</em> s’articule autour de cette trilogie du merveilleux, de la bouffonnerie et du mystère. Thirion-Vallet est en cela au plus près des vœux de Mozart et de son librettiste. Pour d’évidentes raisons de cohérence chronologique, metteur en scène et le chef d’orchestre poussent le scrupule jusqu’à placer la tentative de suicide de Pamina après sa scène de désespoir, et d’enchaîner logiquement avec l’intervention salvatrice de Sarastro. Et pour de non moins évidentes raisons d’intelligibilité, les récitatifs sont en français.</p>
<p>Mais auparavant, tout commence bien par une levée de rideau… sur Tamino endormi. Le lit, élément clef du décor où le héros revient se ressourcer. Rêve ou réalité ? <strong>Klodyan Kacani</strong> incarne avec candeur et spontanéité ce prince en pyjama, grand enfant nourri de généreux idéaux. Il affronte ainsi les épreuves qui le font grandir avec un confondant mélange de fraîcheur et de fougue. Beau ténor doué d’une séduisante fermeté d’accents, il n’abuse jamais de ses talents expressifs, préférant déployer une admirable sensibilité de timbre et une attention constante aux nuances. Dans une atmosphère digne de <em>L’enfant et les Sortilèges</em>, il tente de résoudre un mystérieux jeu de piste, perdu au milieu de livres qui le dominent et d’où surgissent ou disparaissent les protagonistes : une inquiétante mise en espace onirique judicieusement soulignée par les lumières de <strong>Véronique Marsy</strong>.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/flute_010_pamina_-_erminie_blondel_-_sarastro_-_piotr_lempa_-_credit_ludovic_combe.jpg?itok=2CeexsTZ" title="Erminie Blondel (Pamina) et Piotr Lempa (Sarastro) © Ludovic Combe" width="468" /><br />
	Erminie Blondel (Pamina) et Piotr Lempa (Sarastro) © Ludovic Combe</p>
<p><strong>Erminie Blondel</strong> fait écho à son prétendant somnambule en pimpante Pamina, jupette fleurie tendance <em>Alice au Pays des Merveilles</em>. Applaudie il y a quatre ans sur cette même scène pour son époustouflante Lucy du <em>Téléphone</em> de Menotti et sa magistrale <em>Voix humaine</em> de Poulenc, et deux ans plus tard pour sa vibrante héroïne dans <em>Roméo et Juliette</em> de Georg Benda, on la retrouve avec cette attachante féminité vocale aux intonations délicatement sensuelles. Petite fille sage, corsage flashy impeccable et bottines roses, mais non dénuée de passion, elle impose une parenthèse colorée dans l’univers austère et écrasant du savoir livresque imaginé par <strong>Frank Aracil</strong>. La théâtralité des deux héros énamourés ne manque pas de tendresse et d’humour. Ils jouent de contraste avec l’imposante figure tutélaire du Sarastro de <strong>Piotr Lempa, </strong>basse opportunément rugueuse et bien sonnante, et la perfidie du Monostatos rockeur-punkoïde de <strong>Maxime Duché</strong>. Lempa déploie une ligne vocale au lyrisme crépusculaire et à l’énergie charismatique. Maître Yoda grand format pompeusement sentencieux ou Père Fouras caricaturalement cérémonieux jusqu’à l’étirement de ses vibratos ? Thirion-Vallet ne fait pas économie d’une discrète ironie, fidèle en cela à Mozart qui moquait à mots à peine couverts la franc-maçonnerie pontifiante et misogyne qui l’avait exclu deux ans auparavant pour la prétendue légèreté de ses mœurs. Eléments de décor et costumes prennent en conséquence leurs distances avec la traditionnelle rhétorique symboliste.</p>
<p><strong>Romain Dayez</strong> enfonce le clou en s’imposant en Papageno boute-en-train insouciant et jouisseur. Timbre corsé, projection généreuse, ce baryton au panache lumineux en vient presque à surjouer le côté bouffe gentiment nigaud alors qu’on l’attend un peu plus roué face à la malicieuse Papagena de <strong>Pauline Feracci</strong>, au soprano tonique et plein de verve. Pour régner sans partage sur tout ce petit monde plus ou moins interlope il faut une Reine incontestée. C’est <strong>Marlène Assayag</strong>. La maturité du rôle lui va comme un gant. Reine elle est, parce qu’elle est mère aimante et exclusive ; parce qu’elle possède la noblesse et la profondeur du personnage ; parce qu’elle contrôle des aigus d’une perfection clinique, avec précision et autorité, et qu’elle assure un médium charnu aux indéniables qualités dramatiques. Elle revendique souverainement cette ambivalence, robe noir semée d’étoiles au diapason de ses trois suivantes. L’extravagante diversité et l’inventivité des costumes intemporels de <strong>Véronique Henriot,</strong> jamais prise en défaut d’imagination, se conjuguent à la concision du décor.</p>
<p>La <em>Flûte</em> étant aussi affaire de couple, <strong>Amaury du Closel</strong> peut légitiment partager la couronne. Il conduit sans ciller l’Orchestre Opéra Nomade d’une battue vigoureuse. Sa dynamique narrative enflamme les pupitres des vents et pousse les cordes dans leurs retranchements. L’orchestre prend manifestement plaisir à saisir ainsi traits et accents à bras le corps afin d’exalter les phrasés. Amaury du Closel tourne avec gourmandise et enthousiasme les pages de ce grand livre d’images : Mozart l’enchanteur ne l’entend pas autrement.</p>
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		<title>25e Concours international de chant de Clermont-Ferrand — Clermont-Ferrand</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/25e-concours-international-de-chant-de-clermont-ferrand-clermont-ferrand-song-triplement-bien-nomme/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Roland Duclos]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 04 Mar 2017 10:06:57 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Avec un patronyme prédestiné, le baryton coréen Jiwon Song, s’impose samedi 4 mars en grand triomphateur avec trois podiums au 25e Concours International de Chant de Clermont-Ferrand. Le jury présidé par Raymond Duffaut devait repérer parmi quelque quatre vingt postulants ayant accédé aux éliminatoires, les perles rares pour la distribution de Die Entführung aus dem &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Avec un patronyme prédestiné, le baryton coréen <strong>Jiwon Song,</strong> s’impose samedi 4 mars en grand triomphateur avec trois podiums au 25<sup>e</sup> Concours International de Chant de Clermont-Ferrand. Le jury présidé par <strong>Raymond Duffaut</strong> devait repérer parmi quelque quatre vingt postulants ayant accédé aux éliminatoires, les perles rares pour la distribution de <em>Die Entführung aus dem Serail</em> en tournée en janvier 2018 à Clermont-Ferrand, février en Avignon, avril à Rouen, et mai de la même année à Massy, et janvier 2019 à Reims. Deux autres engagements étaient promis : « Vienne fin de siècle » concert avec orchestre autour de Lieder de Zemlinsky, Mahler, Schreker pour mezzo ou baryton, et « An die Musik », récital avec piano pour duo vocal (soprano, mezzo, ténor, baryton ou basse) sur des airs d’opéra, d’opérette et des Lieder, de Schubert, Brahms, Berg et Johann Strauss. Les quatorze finalistes pouvaient également prétendre à quatre autres prix.</p>
<p>Triple lauréat, Jiwon Song (34 ans), seul encore en lice dans sa tessiture, se voit doublement retenu : pour le concert « Vienne fin de siècle » en tournée l’an prochain à Clermont-Ferrand, Strasbourg et au Festival de La Chaise-Dieu et pour le récital « An die Musik » avec le pianiste <strong>Jeff Cohen</strong>. L’autorité de sa présence vocale et la fermeté de son émission n’ont par ailleurs pas davantage échappé au jury Jeune Public qui lui décerne son Prix.</p>
<p>Que Mozart ait trouvé en <strong>Katharine Dain </strong>une Konstanze idéale ne fait pas débat. Aigus aériens, médium sensible, vocalises virtuoses sans extravagance, intelligence scénique : son « Marten aller Arten » nous promet une splendide héroïne. Cette belle soprano américaine de 34 ans a écarté deux rivales pourtant bien armées en la personne de sa compatriote <strong>Julia Sitkovetsky</strong> et de la française <strong>Marlène Assayag</strong>. La première se console néanmoins avec le Prix du Centre Lyrique.</p>
<p>C’est avec « Wir Wandelten » de Brahms que <strong>Marianne Lambert</strong>, soprano canadienne de 35 ans, s’impose pour le récital « An die Musik ». Elle a su donner à cet partition, à la fois toute la dimension de sa présence lyrique et la sensibilité et la couleur de son timbre qu’elle teinte d’un délicat et printanier bonheur. Pas davantage de réserve s’agissant du Pedrillo de <strong>César Arrieta</strong>. Le timbre de ce ténor vénézuélien de 27 ans s’affirme avec aisance sur des tonalités joliment cuivrées. La vaillance de ses aigus qui n’a d’égal que leur clarté en fait certes un second rôle mozartien mais de tout premier plan.</p>
<p>Quant à <strong>Bastian-Thomas Kohl</strong>, seul rescapé des cinq basses en compétition, il possède au superlatif toutes les qualités pour incarner un redoutable gardien du sérail. Après un parcours sans faute depuis les éliminatoires, son « Ich gehe, doch rate ich dir » campe un Osmin aussi terrible que plein de roueries, capable de jouer de subtils contrastes. Il se voit qui plus est distingué par le Prix du public Bernard Plantey, en hommage au fondateur du Centre Lyrique. En cette ultime épreuve, le jeune allemand de trente ans donnait successivement la réplique à deux Blonde. Celle de la suissesse <strong>Léonie Renaud</strong>, 32 ans, dotée d’évidents talents de comédienne aux graves solides, au médium limpides et aux aigus faciles, devait se mesurer au mordant de la française <strong>Déborah Salazar</strong>, au registre d’une étourdissante séduction qui illumine littéralement son personnage du haut de ses vingt-deux printemps. Pourtant aucune ne trouvera grâce aux yeux du jury et le rôle de Blonde reste ouvert aux auditions, tout comme celui de Belmonte. Déborah Salazar pourra au moins se consoler avec le Prix du Centre Français de Promotion Lyrique remis par son président Raymond Duffaut.</p>
<p>En bref, un bon cru, fruit d’une sélection exigeante qui nous a nonobstant privés du bonheur de retrouver quelques belles individualités en finale notamment chez les sopranos qui à décharge, étaient pléthore sur la ligne de départ. A l’image de l’arménienne <strong>Maria Sardaryan </strong>aux aigus stratosphériques, de la française <strong>Céline Laborie</strong> aux graves contraltistes, ou encore de la bulgare <strong>Ina Kancheva </strong>; sans oublier l’américaine <strong>Mandy Brown</strong> au caractère bien trempé et la classe de l’helvète <strong>Léonie Renaud</strong>. Trois mezzo sont restées en coulisses : l’allemande <strong>Nathalie Senf</strong> conjuguant intelligence musicienne et prestance, la française <strong>Aurore Bureau</strong> et l’italienne <strong>Federica Carnevale</strong>. On regrette également l’absence en finale du ténor paraguayen <strong>Juan José Medina Rojas</strong> à la ligne de chant habitée et souveraine, et celle de son condisciple grec <strong>Christos Kechris</strong>.</p>
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