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	<title>Auguste TRUEL - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<title>Auguste TRUEL - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>GERSHWIN, Porgy and Bess &#8211; Paris</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/gershwin-porgy-and-bess-paris/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christine Ducq]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 03 Jul 2026 04:03:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Un vrai opéra populaire américain, voilà ce que veut créer George Gershwin au début des années trente alors qu’il vient de finir le roman de Dorothy Heyward, Porgy and Bess, dont les personnages pittoresques évoluent entre misère, alcool, drogue et galères variées dans le quartier de Catfish Row à Charleston, Virginie du Sud. Le travail &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Un vrai opéra populaire américain, voilà ce que veut créer George Gershwin au début des années trente alors qu’il vient de finir le roman de Dorothy Heyward, <em>Porgy and Bess</em>, dont les personnages pittoresques évoluent entre misère, alcool, drogue et galères variées dans le quartier de Catfish Row à Charleston, Virginie du Sud. Le travail sur le livret co-écrit par le mari de la romancière à partir de leur pièce de théâtre (même titre), et le frère de George, Ira Gershwin se poursuit alors que le compositeur mettra trois ans à faire aboutir son « folk opera », avant sa création en 1935. Ce dernier a même vécu quelque temps à Charleston pour s’imprégner de la culture orale et musicale afro-américaine. Le résultat est incroyablement riche et inouï à l’opéra pour l’époque avec sa vingtaine de solistes noirs, son chœur imposant, son orchestre symphonique à l’instrumentarium grandiose à la fois quasi wagnérien (ne veut-il pas composer un opéra « entre <em>Carmen</em> et <em>Les Maîtres-chanteurs </em>» ? sans oublier l’usage de leitmotive) et folklorique avec son banjo, son piano de bastringue, entre autres. La partition, qui fait coexister plusieurs esthétiques en abolissant la frontière entre musiques savante et populaire, déroule pendant plus de trois heures ses danses, ses gospels, ses negro-spirituals, son blues des villes du sud, ses chants traditionnels des champs de coton, son écriture jazz (fox-trot, ragtimes…), ses passages instrumentaux impressionnants (comme la scène de l’ouragan), ses récitatifs chantés et ses arias, dont certaines deviendront des standards absolus grâce à Billie Holliday, Ella Fitzgerald ou Miles Davis (« Summertime », « It ain’t necessarily so  »). Pourtant seul opéra de Gershwin, en trois actes et quelques tableaux, qui fait passer le public instantanément du rire aux larmes et requiert des chanteurs solides mais souples et un orchestre swinguant.</p>
<p>Sous la direction de <strong>Quentin Hindley</strong>, l’<strong>Orchestre Lamoureux</strong> fera entendre de belles couleurs et de beaux moments (la scène de l’orage, la marche militaire), mais sans doute aussi un petit manque de répétitions. Les passages sans solution de continuité entre les scènes aux climats et musiques quasi agoniques, à coup sûr prolixes voire incendiaires, sont parfois un peu abrupts. Mais le ballet des percussionnistes volant d’un instrument à l’autre, de même que les assauts de la pianiste ou les éclats sismiques des vents et cuivres sont un spectacle en soi.</p>
<p>Par l’entremise de <strong>Carine Chassol</strong>, le livret est transposé en Martinique, car ne s’agit-il pas de faire connaître et briller les lauréats du Concours des Voix des Outre-Mer, une association créée par Fabrice di Falco en 2019 ? Catfish Row devient dans les textes humoristiques des récitants (le contre-ténor créole lui-même et la comédienne Claudia Tagbo) la Rue Case-Nègres, celle-là même qui menait au quartier des esclaves, rendue célèbre par le roman de Joseph Zobel et le film d’Euzhan Palcy – les personnages demeurant comme dans le livret original pêcheurs, cueilleurs de coton ou mendiants. Dans la triste histoire des amours contrariées de la faible Bess et de l’infirme Porgy, ce seront les femmes qui tiendront le haut du pavé, la distribution étant de haut vol. <strong>Pumeza Matshikiza</strong> est une Bess superlative qui fait de l’ombre à <strong>Kevin Short</strong> (un Porgy souvent à bout de souffle ou en décalage) remplaçant, il est vrai, au pied levé Bongani Justice Kubheka. Le baryton-basse soignera cependant son grand air plusieurs fois repris (« Oh, I got plenty o’ nuttin’ ») et nous touchera avec le métier qui est le sien. La soprano sud-africaine née dans un township offre un spiritual de toute beauté (« Oh, we’re leavin’ for the Promise Land ») et un magnifique duo dès le premier acte avec le Crown bien campé de <strong>Luthando Qave</strong>. Ce baryton sait faire exister vocalement et scéniquement son personnage de débardeur gros bras, se hissant à la hauteur de ses camarades féminines pour cette version de concert. <strong>Marie-Laure</strong> <strong>Garnier </strong>apporte à Serena, la veuve de Robbins (<strong>Johnny Mutombo</strong>) la rondeur moelleuse de son soprano (« My man’ gone now ») et soulève toute une salle avec sa grande plainte à l’acte II (« Oh, Doctor Jesus ») accompagnée d’un chœur très engagé, passionné même, en tous points remarquable. C’est l’<strong>Ensemble vocal Voix d’Outre-Mer</strong> aux membres issus entre autres de l’Académie de l’association. Omniprésent, le chœur est vraiment l’âme de l’opéra, à l’instar des grandes célébrations des offices des temples évangéliques, jusqu’au bout de l’histoire en doublant l’air ultime de Porgy partant à New York sauver sa Bess. <strong>Axelle Saint-Cirel</strong> est une splendide Maria, de fort tempérament, au mezzo agile et bien timbré, qui tient la dragée haute au vendeur de drogue Sportin’life interprété par le lauréat du concours 2026 des Voix des Outre-Mer, <strong>Joseph DeCange</strong>. Grand escogriffe au talent certain de danseur, le baryton nous propose ce soir-là une version du personnage tirant un peu trop vers la comédie musicale, et souffrant quelque peu d’un manque de projection. Mais son grand air (« It ain’t necessarily so ») emporte l’adhésion sans peine. Le « Summertime » de <strong>Livia Louis-Joseph-Dogué </strong>(Clara) met en valeur la berceuse dès l’entrée et nous fait presque oublier ses illustres devancières (telle Leontyne Price) avec un soprano fruité et une musicalité limpide. S’illustre également le baryton haïtien <strong>Auguste Truel</strong> en Jake le pêcheur (« It take a long pull to get there »), mais aussi <strong>Ludivine Turinay</strong> (Annie), <strong>Boris Mvuezolo</strong> en Peter qui entend la Mort frapper à la porte et <strong>Axel Trival</strong> (notamment Crab Man), sans oublier <strong>Naïma Wanshe</strong> (Lily) et <strong>Sébastien Tonnel</strong> (le Croque-Mort) venus du chœur, lors de cette belle soirée dédiée à nos superbes talents ultramarins.</p>
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		<title>OFFENBACH, Orphée aux enfers &#8211; Paris</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/offenbach-orphee-aux-enfers-paris-2/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Marcel Humbert]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Mar 2026 05:01:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Ce soir, nous sommes dans la salle Rémy-Pflimlin du Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris, à l’acoustique un peu trop sonore. Les interprètes sont des étudiants du département des disciplines vocales et des disciplines instrumentales classiques et contemporaines, avec la participation des danseurs du 1er cycle des études chorégraphiques. Et si &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Ce soir, nous sommes dans la salle Rémy-Pflimlin du Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris, à l’acoustique un peu trop sonore. Les interprètes sont des étudiants du département des disciplines vocales et des disciplines instrumentales classiques et contemporaines, avec la participation des danseurs du 1<sup>er</sup> cycle des études chorégraphiques. Et si certains peuvent prétendre à devenir les stars du théâtre lyrique et de la danse de demain, tous montrent un vif plaisir à se produire sur scène à l’occasion de leur production lyrique annuelle.</p>
<p>Le hasard des programmations veut que trois <em>Orphées aux Enfers</em> se soient succédés ces dernières années en trois points de la région parisienne (<a href="https://www.forumopera.com/spectacle/offenbach-orphee-aux-enfers-paris/">le conservatoire du XII<sup>e</sup> arrondissement en 2023</a>, <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/offenbach-orphee-aux-enfers-asnieres/">Oya Képhalé à Asnières en 2025</a>, et ce soir en 2026). Loin de moi l’idée de vouloir les comparer, encore moins de les classer, les conditions pour chacun sont très différentes. Le niveau vocal n’est pas le même entre un conservatoire d’arrondissement de Paris et le conservatoire national, encore moins pour un groupe formé d’amateurs. Et pourtant la confrontation est pleine d’enseignements.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="475" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/©Ferrante-Ferranti_CNSMDP_2026-27_DSC-9943_Opera_Orphee_aux_Enfers_HD-corr-1024x475.jpg" alt="" class="wp-image-209749"/><figcaption class="wp-element-caption"><sup>Juliette Nouailhetas (Aristée/Pluton) et Angelo Heck (John Styx), </sup><br><sup>Photos © CNSMDP / Ferrante Ferranti</sup></figcaption></figure>


<p>Le spectacle de ce soir bénéficie d’abord d’un bel orchestre aux sonorités claires et veloutées à la fois, mené de manière excellente par <strong>Mathieu Romano</strong>, qui avoue ne pas être un spécialiste d’Offenbach, et qui pourtant donne une interprétation particulièrement convaincante, avec un rythme endiablé, tout en restant très attentif au plateau pour rattraper les petits problèmes qui ont pu se présenter. En revanche, les costumes pêchent un peu par leur uniformité, car si l’Opinion publique éclate dans son costume rouge vif, et si Pluton a fière allure dans son cuir noir, l’ensemble tire plutôt sur le blanc, ce qui n’aide pas à dégager les personnages. Et une mise en scène assez minimaliste et peu inventive semble laisser la représentation suivre son cours sans trop interférer…</p>
<p>C’est donc d’ailleurs que viennent les coups de cœur. John Styx est un rôle en or, dans lequel on a vu nombre d’excellents interprètes. Mais <strong>Angelo Heck</strong> est ce soir bien au-dessus de la mêlée. Premier à l’applaudimètre final, il a mis la salle dans sa poche. On ne sait ce que l’on doit le plus admirer, de sa prestance, de son humour pince sans rire au second degré, de la qualité de sa diction, de la beauté de sa voix chantée, mais surtout de l’originalité de sa prestation, gestuelle, personnification du rôle, bref, c’est plus qu’un sans-faute, c’est du grand art. Dans un autre registre, on se souvient avec ravissement de l’extraordinaire Cerbère shaggy dog de Thomas Stache dans la production historique d’Herbert Wernicke à Bruxelles (1997). Ce soir, ce sont trois danseurs épatants, <strong>Lua Timóteo Pires</strong>, <strong>Ilann Bouallala-Laurent</strong> et <strong>Raphaël Foucou</strong>, qui démultiplient le rôle en trois dogues parfois drôles, mais le plus souvent inquiétants, qui assurent de plus magnifiquement, dans une chorégraphie d’<strong>Anaïs Vallières</strong>, le ballet si souvent coupé. La représentation leur doit beaucoup.</p>
<p>Les premiers rôles présentent également certaines personnalités qu’il conviendra de suivre. <strong>Lisa Bensimhon</strong> est une Eurydice à la voix chaude et charnue, très à l’aise sur toute la tessiture y compris le suraigu. Sans doute son personnage est-il encore en devenir, mais elle distille magnifiquement ses airs, notamment au 2<sup>e</sup> acte, et est certainement appelée à de grands succès futurs, en particulier dans l’opéra français. <strong>Matthias Deau</strong> est un Orphée de belle facture, avec une autorité servie par une haute stature, et une voix sonore et agréable. Le rôle d’Aristée/Pluton a été attribué à une cantatrice, <strong>Juliette Nouailhetas</strong>, ce qui surprend au premier abord, mais se justifie dans les partis pris de mélange des genres. Avec autorité, toujours accompagnée de ses trois dogues, elle crée un vrai personnage particulièrement bien en situation, servi par une voix bien adaptée. Enfin <strong>Maria Soler Vidal</strong>, armée d’un fouet qui jouera un grand rôle dans la scène finale, assure une Opinion Publique autoritaire à souhait. Les graves de sa voix conviennent bien au rôle, même si parfois la partie parlée – qu’elle a visiblement beaucoup travaillée – reste un peu en retrait. C’est chez les dames qu’il convient surtout de saluer le reste de la distribution, avec les très bonnes prestations d’<strong>Estère Katrïna Pogiņa</strong> (Vénus), <strong>Audrey Maignan</strong> (Diane), <strong>Chun Li</strong> (Cupidon), <strong>Clarisse Fauchet </strong>(Minerve) et <strong>Adélaïde Mansart</strong> (Junon). Jupiter et Mercure font des efforts méritoires pour se hisser au niveau général.</p>
<p>Prochaines représentations les 11 et 13 mars 2026</p><p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/offenbach-orphee-aux-enfers-paris-2/">OFFENBACH, Orphée aux enfers &#8211; Paris</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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