<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Claudine COLLART - Artiste - Forum Opéra</title>
	<atom:link href="https://www.forumopera.com/artiste/collart-claudine/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://www.forumopera.com/artiste/collart-claudine/</link>
	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
	<lastBuildDate>Tue, 07 Mar 2023 20:02:42 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.9.4</generator>

<image>
	<url>https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/cropped-Favicon-32x32.png</url>
	<title>Claudine COLLART - Artiste - Forum Opéra</title>
	<link>https://www.forumopera.com/artiste/collart-claudine/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Le Docteur Miracle</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/le-docteur-miracle-miracles-de-lentente-cordiale/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 06 Jan 2020 09:23:02 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/le-docteur-miracle-miracles-de-lentente-cordiale/</guid>

					<description><![CDATA[<p>« Le Docteur Miracle de Lecocq n’a connu qu’un seul enregistrement, réalisé en 1972 avec Christiane Château, Lina Dachary, Michel Hamel et Bernard Cottret » écrivions-nous en 2013 à propos d’un nouvel enregistrement du Docteur Miracle de Bizet. Erreur ! car une première version avait été réalisée une vingtaine d’années auparavant, qui resurgit fort opportunément grâce à Cameo &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/le-docteur-miracle-miracles-de-lentente-cordiale/"> <span class="screen-reader-text">Le Docteur Miracle</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/le-docteur-miracle-miracles-de-lentente-cordiale/">Le Docteur Miracle</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>« <em>Le </em><em>Docteur Miracle </em><em>de Lecocq n’a connu qu’un seul enregistrement, réalisé en 1972 avec Christiane Château, Lina Dachary, Michel Hamel et Bernard Cottret</em> » écrivions-nous en 2013 à propos d’un nouvel enregistrement du <a href="https://www.forumopera.com/breve/un-docteur-miracle-quon-nattendait-pas-forcement-chez-timpani"><em>Docteur Miracle</em> de Bizet</a>. Erreur ! car une première version avait été réalisée une vingtaine d’années auparavant, qui resurgit fort opportunément grâce à Cameo Classics, filiale du label Lyrita, spécialisé dans la musique britannique. De fait, c’est de Londres que  venait l’initiative de cet enregistrement, où l’orchestre et le chef sont britanniques. Mais le responsable était français, puisqu’il s’agissait de Jacques Brunius (1906-1967), acteur pour Buñuel et Jean Renoir, animateur de l’émission « Les Français parlent aux Français » à la BBC pendant la guerre. Ayant épousé en deuxièmes noces une actrice anglaise, Brunius conserva après 1945 un pied de part et d’autre de la Manche, et produisit ainsi ce <em>Docteur Miracle</em> pour la BBC. Double <em>Miracle</em>, d’ailleurs, car ce coffret propose, comme cela aurait dû aller de soi depuis toujours, les deux compositions des lauréats ex aequo du concours lancé par Offenbach en 1856 : Bizet sur un CD, Lecocq sur l’autre.</p>
<p>Autorité britannique en matière de zarzuela, Christophe Webber nous rappelle dans le livret d’accompagnement l’origine non moins britannique du livret, conçu par Halévy et Battu d’après <em>St Patrick’s Day</em>, farce de Richard Brinsley Sheridan (qui avait lui-même adapté en 1775 une comédie italienne). <strong>Stanford Robinson</strong> fit une belle carrière, tant en fosse que dans les studios d’enregistrement, et il a le grand mérite de prendre au sérieux deux partitions qu’on aurait tort de traiter à la légère. A la même époque, l’opérette était rarement aussi soignée en France.</p>
<p>Peut-être grâce à Jacques Brunius, le quatuor de solistes est aux trois quarts francophone. Sur le papier, une ombre d’inquiétude pointe à la lecture du nom de l’interprète du rôle de Silvio/Pasquin : <strong>Alexander Young</strong>. On aurait bien tort de s’alarmer, car ce ténor anglais s’exprime dans un français réellement excellent, même dans les dialogues parlés, où l’on entend certes une pointe d’accent, mais rien de rédhibitoire, bien au contraire. Sa voix de ténor léger convient parfaitement à ce répertoire, et le style est parfait.</p>
<p><strong>Bernard Lefort</strong>, plus connu à présent comme Directeur de l’Opéra de Paris après Rolf Liebermann, aurait pu faire une plus longue carrière de baryton si une grave maladie ne l’avait interrompue en 1960. Malgré sa jeunesse (il n’avait que 32 ans à l’époque de l’enregistrement), il campe un barbon très convaincant, et son Podestat a toute l’autorité nécessaire.</p>
<p>Dans l’après-guerre, <strong>Claudine Collart</strong> fut la protagoniste de quantité de résurrections radiophoniques. Nous avons déjà eu plusieurs fois l’occasion de vanter ses mérites comme interprète d’<a href="https://www.forumopera.com/cd/madame-larchiduc-jacques-et-les-travestis">Offenbach</a>, mais aussi chez <a href="https://www.forumopera.com/cd/le-pre-aux-clercs-marguerite-sans-les-huguenots">Hérold</a> ou <a href="https://www.forumopera.com/cd/le-roi-malgre-lui-rejouissances-royales">Chabrier</a>. Elle est ici une jeune première aussi pure et innocente qu’on les aimait dans les années 1950, mais sait aussi faire preuve d’une espièglerie exquise.</p>
<p>Mais le coup de génie fut sans doute de proposer Véronique à la grande <strong>Fanély Revoil</strong>, <a href="https://www.forumopera.com/cd/madame-favart-une-autre-umile-ancella">reine de l&rsquo;opérette</a>, modèle de truculence dans les dialogues parlés (écoutez son cri lorsqu’elle lit la lettre annonçant l’empoisonnement du Podestat !), et dotée de tout le grave souhaitable pour donner son poids à cette lointaine héritière de la Béline du <em>Malade imaginaire</em>.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/le-docteur-miracle-miracles-de-lentente-cordiale/">Le Docteur Miracle</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>La Fille du tambour-major</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/la-fille-du-tambour-major-rien-quun-melo-chauvin/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 13 Jun 2018 05:44:30 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/la-fille-du-tambour-major-rien-quun-melo-chauvin/</guid>

					<description><![CDATA[<p>A l’approche du bicentenaire de sa naissance, et alors que l’on remonte régulièrement des titres moins fréquentés d’Offenbach, La Fille du tambour-major semble rester dans les limbes, et aucun théâtre n’a tenté d’imposer l’œuvre – au contraire des troupes amateurs, à qui elle ne pose apparemment aucune difficulté. De la décennie qui a suivi la &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/la-fille-du-tambour-major-rien-quun-melo-chauvin/"> <span class="screen-reader-text">La Fille du tambour-major</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/la-fille-du-tambour-major-rien-quun-melo-chauvin/">La Fille du tambour-major</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>A l’approche du bicentenaire de sa naissance, et alors que l’on remonte régulièrement des titres moins fréquentés d’Offenbach, <em>La Fille du tambour-major</em> semble rester dans les limbes, et aucun théâtre n’a tenté d’imposer l’œuvre – au contraire des troupes amateurs, à qui elle ne pose apparemment aucune difficulté. De la décennie qui a suivi la guerre de franco-prussienne, <em>Le Voyage dans la lune</em> (1875) est la seule œuvre à s’être imposée à notre époque : rien ne prouve en effet que les reprises récentes de <em>Fantasio</em> ou du <em>Roi </em>Carotte, datant l’un et l’autre de 1872, parviendront à imposer ces titres. La saison prochaine verra renaître <em>Maître Peronilla</em> et <em>Madame Favart</em> (1878 l’un et l’autre) : faisons confiance au Palazzetto Bru Zane pour mener à bien ces résurrections.</p>
<p>Peut-être faudrait-il un Laurent Pelly pour ranimer le corps de <em>La Fille du tambour-major</em>, lui dont l’intervention a si bien réussi sur <em>La Fille du régiment</em>. En l’absence de réécriture ou de réactualisation, le livret paraît assez désespérément conventionnel et reposer sur ces ficelles du mélodrame dont le jeune Offenbach avait livré une désopilante parodie, par exemple dans <em>Mesdames de la Halle</em>, avec comme principaux ingrédients la sensiblerie et le patriotisme cocardier (l’intrigue se situe en Italie à l’époque de son invasion par l’armée napoléonienne, en 1800). Musicalement, la postérité n’a guère retenu que les couplets de Stella et la romance du tailleur amoureux, sans oublier une belle ouverture en forme de pot-pourri.</p>
<p>Le concert radiodiffusé de 1957 que propose aujourd’hui le label Malibran se situe chronologiquement entre le plus ancien des enregistrements disponibles (1947) et l’intégrale de 1962, avec Christiane Harbell dans le rôle-titre et André Mallabrera en Griollet. En matière de respect de la partition, on se situe à mi-chemin entre la sélection d’extraits gravée en 1966, avec notamment Nadine Sautereau, Michel Dens et Rémy Corazza, et l’intégrale de 1962. La version Malibran est très coupée au dernier acte, dont manque l’essentiel ou presque, et même l’ouverture est réduite à la portion congrue (y manquent les deux tiers de la musique, soit toute la partie centrale où sont cités la valse du 2<sup>e</sup> acte et le duo « J’ose vous le dire »).</p>
<p>Le rôle-titre est assumé par <strong>Lina Dachary</strong>, pilier de tant de concerts d’opérettes des années 1950 et 1960 : toute une époque, mais aussi tout un style, et aussi une voix un peu pointue qui peuvent agacer l’auditeur d’aujourd’hui. De Griollet, <strong>Michel Hamel</strong> possède le timbre haut-placé et la gouaille, mais d’autres ont su prêter au personnage des accents plus suaves. <strong>Willy Clément</strong> est un solide Robert, même si la voix ne sonne pas très jeune pour un jeune premier. <strong>Lucien Lovano</strong>, déjà présent dans le concert de 1947, défend de son mieux le personnage conventionnel de Monthabor. D’ordinaire si charmante, <strong>Claudine Collart</strong> ne peut pas non plus faire grand-chose de la cantinière Claudine.</p>
<p>Il y a infiniment plus d’esprit dans le livret dans la musique de <em>La Chanson de Fortunio </em>(1861) ; hélas, la version enregistrée en 1963 transforme entièrement la distribution, qui inclut normalement cinq rôles travestis. Tous les clercs de maître Fortunio, prévus pour des sopranos en travesti, deviennent ici des ténors ou des barytons, ce qui modifie totalement l’identité de l’œuvre (les quatuors pour voix de femmes, le rôle « masculin » de Valentin).</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/la-fille-du-tambour-major-rien-quun-melo-chauvin/">La Fille du tambour-major</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Madame l&#039;Archiduc</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/madame-larchiduc-jacques-et-les-travestis/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 12 Nov 2016 07:39:00 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/madame-larchiduc-jacques-et-les-travestis/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Même si l’œuvre fait parfois le bonheur des troupes amateurs, Madame l’Archiduc attend encore sa résurrection professionnelle sur une grande scène lyrique. Il y a du travail pour que cette opérette de 1874 parle au public d’aujourd’hui car il ne faut surtout pas espérer y trouver l’Offenbach d’avant la guerre franco-prussienne : guère de satire et &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/madame-larchiduc-jacques-et-les-travestis/"> <span class="screen-reader-text">Madame l&#039;Archiduc</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/madame-larchiduc-jacques-et-les-travestis/">Madame l&#039;Archiduc</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Même si l’œuvre fait parfois le bonheur des troupes amateurs, <em>Madame l’Archiduc</em> attend encore sa résurrection professionnelle sur une grande scène lyrique. Il y a du travail pour que cette opérette de 1874 parle au public d’aujourd’hui car il ne faut surtout pas espérer y trouver l’Offenbach d’avant la guerre franco-prussienne : guère de satire et beaucoup de tendresse, voire de sensiblerie, avec un livret qui n’est pas vraiment palpitant. Pourtant, il y a dans la partition des passages qui lancent des regards appuyés vers les grands succès de la décennie précédente. La chanson du capitaine Fortunato reprend les effets de trompette de la chanson du régiment dans <em>La Grande-Duchesse</em>. La magnifique mélodie du « Tais-toi, tais-toi, tu n’es pas plus malin que moi », adressé par Marietta à Giletti, évoque inévitablement le « Mon Dieu, que les hommes sont bêtes » chanté à Piquillo par la Périchole chante à Piquillo. <em>Madame l’Archiduc</em>, c’est aussi le fameux Sextuor de l’Alphabet, chanté par Anne Sofie von Otter et quelques complices lors du concert Offenbach dirigé par Marc Minkowski ; c’est l’air « Brigadier vous avez raison » qui inspira sans doute la chanson 1900 du même titre, l’air de Marietta « L’Archiduc n’a pas eu ça », ou le duo Fortunato-Marietta, « Le plus gentil des trois ». Le démarrage est laborieux, mais les deuxième et troisième acte sont plus riches musicalement.</p>
<p>Du temps de la RTF, ou même de l’ORTF, <em>Madame l’Archiduc</em> connut plusieurs fois les honneurs du concert. Le label Malibran nous livre ce qui semble être la version la plus ancienne (1956 ou 1958 ou), rééditée par l&rsquo;INA mais uniquement en téléchargement. Le concert de 1963, sous la baguette de Jean-Claude Hartemann, fut diffusé en CD par Musidisc dans la série « Gaîté Lyrique », avec Lina Dachary en Marietta et Raymond Amade en Fortunato ; Gaston Rey retrouvait le rôle du comte, Aimé Doniat, Fortunato en 1958, y devenait Riccardo, tandis que René Lenoty passait de Giletti à un conspirateur, rejoignant Jacques Pruvost et Genio. La version de 1969, à nouveau dirigée par <strong>Marcel Cariven</strong>, proposait à côté des inévitables Pruvost, Rey et Lenoty dans de petits rôles, des têtes d’affiche renouvelées et un peu plus conformes aux tessitures voulues par Offenbach.</p>
<p>En 1874, Marietta fut créée par la mezzo Anna Judic, et Fortunato, rôle travesti, par la soprano Laurence Grivot. Qu’entendons-nous en 1958 ? Un soprano léger en Marietta et un ténor en Fortunato. Dans ces conditions, que reste-t-il du duo censé soprano-mezzo ? C’est seulement en 1969 que sera restitué à une voix féminine ce personnage qui se qualifie lui-même de « Piccolino Cherubino ». <strong>Claudine Collart</strong> est irrésistible, même si elle n’a pas du tout la voix du rôle, et <strong>Aimé Doniat</strong> justifie sa réputation de chanteur de charme. Autour d’eux, des voix chargées de personnalité, comme celle, toujours incroyable, d’<strong>André Balbon</strong> en archiduc. <strong>Gaston Rey</strong>, décidément mis à toutes les sauces par la Radiodiffusion française – la même année, il était Raflafla, rôle de ténor, dans <em>Mesdames de la Halle</em> –, hérite cette fois d’un personnage créé à ses débuts par le grand Lucien Fugère, baryton pour qui Massenet allait plus tard écrire quelques-uns de ses plus beaux rôles.</p>
<p>L’Offenbach qu’on aime, le « vrai », on le retrouve dans <em>Le Fifre enchanté </em>: cette petite chose en un acte contient intacte toute la verve de la <em>Belle Hélène</em>, et pour cause : l’œuvre date de 1864 (elle fut d’abord créée à Bad Ems, puis quatre ans plus tard aux Bouffes Parisiens). Une fois de plus, le rôle principal masculin, conçu pour une chanteuse en travesti, est abusivement confié à un ténor, mais il faut bien en prendre son parti. Et même s’il manque le chœur des Fifres, le plaisir de la redécouverte l’emporte, avec notamment le quintette « Ça sent la truffe ». L’esprit des interprètes fait accepter beaucoup de choses,<strong> Nicole Broissin</strong> est à la hauteur du rôle virtuose de Coraline, et même <strong>Joseph Peyron</strong> parvient à être très acceptable en Rigobert, même si on aimerait entendre une soprano qui rétablirait l’équilibre des voix voulu par Offenbach.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/madame-larchiduc-jacques-et-les-travestis/">Madame l&#039;Archiduc</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Mesdames de la Halle</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/mesdames-de-la-halle-trop-de-points-sur-les-i/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 01 Nov 2016 10:35:06 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/mesdames-de-la-halle-trop-de-points-sur-les-i/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Evidemment, quand on a le son et pas l’image, il faut peut-être mettre les points sur les i pour que l’auditeur suive l’action d’une opérette radiodiffusée. Est-ce la peur des malentendus qui, en 1958, poussa les responsables de la Radiodiffusion-télévision française à faire subir à Mesdames de la Halle une « normalisation » un tantinet abusive ? Commençons &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/mesdames-de-la-halle-trop-de-points-sur-les-i/"> <span class="screen-reader-text">Mesdames de la Halle</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/mesdames-de-la-halle-trop-de-points-sur-les-i/">Mesdames de la Halle</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Evidemment, quand on a le son et pas l’image, il faut peut-être mettre les points sur les i pour que l’auditeur suive l’action d’une opérette radiodiffusée. Est-ce la peur des malentendus qui, en 1958, poussa les responsables de la Radiodiffusion-télévision française à faire subir à <em>Mesdames de la Halle</em> une « normalisation » un tantinet abusive ? Commençons par rappeler que dans cet opéra-bouffe en un acte, créé aux Bouffes-Parisiens en mars 1858, Offenbach avait fait le choix de confier le rôle des trois marchandes à trois piliers masculins de sa troupe : Madame Poiretapée au ténor Léonce, futur créateur d’Aristée dans <em>Orphée aux enfers</em>, Madame Madou au baryton Désiré, qui serait Jupiter quelques mois plus tard, et Madame Beurrefondu au baryton Mesmacre. Par ailleurs, reprenant le principe du travesti de Chérubin, le jeune marmiton Croûte-au-pot était interprété par Lise Tautin, future Eurydice dans <em>Orphée</em>. Hélas, soit désir de clarifier les choses, soit volonté de faire se superposer sexe des personnages et sexe des chanteurs, la RTF décida de distribuer trois femmes dans le rôle des marchandes et un homme dans celui du marmiton. Rarement le mépris des intentions du compositeur aura été plus affiché, alors que l&rsquo;intention était sans doute de célébrer le centenaire de la première œuvre ambitieuse d&rsquo;Offenbach, avec chœur et distribution à plusieurs personnages, où la musique parodie Meyerbeer comme le livret pastiche l&rsquo;abbé Delille (« O Nature, j&rsquo;admire tes travaux&#8230; »).</p>
<p>Résultat : malgré tout le talent des mesdames <strong>Gabrielle Ristori, Deva Dassy </strong>et <strong>Marcelle Sansonetti</strong>, excellentes dans les dialogues parlés, ce qu’on entend n’a qu’un lointain rapport avec ce qu’a écrit Offenbach. Tout l’équilibre des voix est mis sens dessus dessous. Et mieux vaut ne rien dire de <strong>Joseph Peyron</strong> qui ridiculise Croûte-au-Pot, alors qu’il a pour partenaire la plus délicieuse Ciboulette qui soit en la personne de l’enchanteresse <strong>Claudine Collart</strong>, l’entrelacement des deux voix de femmes se changeant en banal duo d’une soprano avec un ténor aux intonations faubouriennes. <strong>Gaston Rey</strong>, plus acteur que chanteur, prête sa forte personnalité au major Raflafla mais il n’est pas défendu de penser qu’un vrai ténor aurait été préférable. On en restera donc à la version dirigée en 1988 pour EMI par Manuel Rosenthal, où Jean-Philippe Lafont, Michel Trempont et Michel Hamel restituaient aux trois dames leur véritable identité, même si Croûte-au-Pot restait hélas ténor.</p>
<p>Quant au complément de programme, la très rare <em>Bagatelle</em>, œuvre tardive (1874), il ne s’agit que d’extraits, et le son y est curieusement étouffé. Pendant l’ouverture et pour certaines plages, l’orchestre, comme réduit à un limonaire, semble venir de très loin. Les voix sont plus présentes, heureusement, et tout aussi curieusement, on a cette fois respecté le travesti du rôle du jeune Georges, confié à <strong>Janine Capderou</strong>, qui donne la réplique à l’irremplaçable <strong>Lina Dachary</strong>, sur les épaules de qui reposèrent tant de concerts de cette série. Dans l&rsquo;absolu, le respect des tessitures rendrait cette version préférable à celle où le même <strong>Marcel Cariven</strong> dirigeait en 1973 Michel Hamel et Claudine Collart, mais l&rsquo;absence de dialogue et l&rsquo;étrangeté de la qualité sonore ont de quoi faire hésiter.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/mesdames-de-la-halle-trop-de-points-sur-les-i/">Mesdames de la Halle</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Le Voyage dans la lune</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/le-voyage-dans-la-lune-un-petit-pas-pour-lhomme/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 11 Jan 2016 06:19:11 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/le-voyage-dans-la-lune-un-petit-pas-pour-lhomme/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Cela paraît incroyable, mais il n’existe toujours aucune enregistrement intégral de l’une des plus belles partitions d’Offenbach, celle où Raoul Gunsbourg emprunta en 1905 « Scintille, diamant » pour élaborer sa propre version des Contes d’Hoffmann. L’ouverture et le Ballet des flocons de neige ont souvent retenu l’attention des orchestres ou des pianistes, mais Le Voyage dans &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/le-voyage-dans-la-lune-un-petit-pas-pour-lhomme/"> <span class="screen-reader-text">Le Voyage dans la lune</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/le-voyage-dans-la-lune-un-petit-pas-pour-lhomme/">Le Voyage dans la lune</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Cela paraît incroyable, mais il n’existe toujours aucune enregistrement intégral de l’une des plus belles partitions d’Offenbach, celle où Raoul Gunsbourg emprunta en 1905 « Scintille, diamant » pour élaborer sa propre version des <em>Contes d’Hoffmann</em>. L’ouverture et le Ballet des flocons de neige ont souvent retenu l’attention des orchestres ou des pianistes, mais <em>Le Voyage dans la lune</em> reste une rareté. En 2007, des extraits ont été enregistrés dans le disque <em>Entre nous – Celebrating Offenbach, excerpts from the forgotten operas</em>, chez Opera Rara. Par ailleurs, on n’en dénombre guère qu’une poignée de productions ces dernières décennies, notamment celle qu’avait proposée Jérôme Savary en 1979 au Komische Oper de Berlin, puis en décembre 1987 à Genève (diffusée par France 3 pour le réveillon de 1988, disponible en sept morceaux sur YouTube), et celle d’Olivier Desbordes pour Opéra Eclaté, créée à Clermont-Ferrand au printemps 2014 et qui tournait encore récemment.</p>
<p>Le disque que publie Malibran vient donc combler une lacune, mais le vide est loin d’être rempli. <em>Le Voyage dans la lune</em> fut créé en 1875, à l’époque où Offenbach était devenu directeur du Théâtre de la Gaîté et offrait donc aux Parisiens des opérettes à grand spectacle : pas moins de 23 tableaux pour cet Opéra-féerie vaguement inspiré par Jules Verne. Sans aller jusqu’à exiger une version musicologiquement intégrale, avec les quatre chansons ajoutées en 1876 quand le rôle de la reine Popotte fut repris par l’illustre Thérésa, il faut bien signaler que le concert donné en 1961 par la RTF ne donne qu’une image très partielle de la partition : loin des fastes de la Gaîté-Lyrique, il faut ici se contenter de quatre chanteurs en plus de l’orchestre. Il manque donc tous les morceaux où interviennent les chœurs. Tout le final du premier acte passe à la trappe, comme tous les ensembles, les ballets. Et tout l’acte IV a disparu. Par ailleurs, selon une détestable tradition (encore en vigueur à Genève en 1987), le rôle du prince Caprice, créé par Zulma Bouffar, échoit ici à <strong>Joseph Peyron</strong>. Le ténor a toute la verve qu’on peut souhaiter, même s’il parle parfois plus qu’il ne chante, mais sa présence modifie évidemment l’effet du duo des pommes, conçu pour deux voix de femme (charmante Fantasia de <strong>Claudine Collart</strong>). Curieusement, après le concert de 1961, trois airs supplémentaires, d’origine mystérieuse, rétablissent l’identité vocale du prince, puisque c’est <strong>Christiane Harbell</strong> qui y chante Caprice dans le trio « Dans un obus » et dans l’air « Ohé, les badauds », avec même un chœur à l’arrière-plan. Ces trois plages, où l’on retrouve Joseph Peyron et le toujours inimitable <strong>André Balbon</strong>, viendraient-elles d’une version plus complète ? Mystère.</p>
<p>Avec <em>Le Voyage de MM. Dunanan père et fils</em>, on revient à une tout autre esthétique, celle de l’Offenbach des Bouffes-Parisiens, des années 1860, entre <em>Orphée </em>et <em>La Belle Hélène</em>. Il s’agit là d’un de ces opéras-bouffes délicieusement absurdes, dont la compagnie Les Brigands pourrait aujourd’hui assurer la résurrection. Et la partition inclut même une barcarolle avec accompagnement de moulin à café. Là aussi, l’enregistrement se dispense d’une bonne partie de la musique : cinq chanteurs, mais pas de chœur, donc beaucoup de morceaux supprimés. <strong>Jean Giraudeau</strong> y excelle néanmoins, ainsi que Christiane Harbell et <strong>Nicole Broissin</strong>.</p>
<p>Autrement dit, ce disque est un pas dans le bon sens, mais un petit pas seulement, et il y a place pour un véritable enregistrement, audio ou vidéo, du <em>Voyage dans la lune.</em></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/le-voyage-dans-la-lune-un-petit-pas-pour-lhomme/">Le Voyage dans la lune</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Le Pré aux clercs</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/le-pre-aux-clercs-marguerite-sans-les-huguenots/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 25 Feb 2015 17:29:21 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/le-pre-aux-clercs-marguerite-sans-les-huguenots/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Si avec la reprise de Zampa en 2008, la Salle Favart peinait à nous convaincre du bien-fondé de ressusciter les œuvres de Hérold, il est vraisemblable que la production du Pré aux clercs qui sera donnée en ce mois de mars prouvera combien le compositeur est digne d’intérêt. Ce ne peut être un hasard si cet &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/le-pre-aux-clercs-marguerite-sans-les-huguenots/"> <span class="screen-reader-text">Le Pré aux clercs</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/le-pre-aux-clercs-marguerite-sans-les-huguenots/">Le Pré aux clercs</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Si avec la reprise de <em>Zampa</em> en 2008, la Salle Favart peinait à nous convaincre du bien-fondé de ressusciter les œuvres de Hérold, il est vraisemblable que la production du <em>Pré aux clercs </em>qui sera donnée en ce mois de mars prouvera combien le compositeur est digne d’intérêt. Ce ne peut être un hasard si cet opéra-comique fêta en 1949 sa 1600<sup>e</sup> représentation ! Ce chiffre laisse rêveur, quand on songe à l’oubli à peu près total dont pâtit à présent <em>Le Pré aux clercs</em>. Les proustiens savent l’éloge qu’en fait le duc de Guermantes, mais qui se souvient encore du duo « Les rendez-vous de noble compagnie » ? Certes, Sumi Jo inclut l’air d’Isabelle « Jours de mon enfance » dans son disque <em>Carnaval </em>en 1994, mais cela n’a pas suffi à remettre la musique de Hérold à la place qu’elle mérite. Enfin, maintenant que <em>Les Huguenots</em> sont revenus en France et reviendront bientôt à Paris, on se réjouit que Marguerite de Valois, épouse de Henri de Navarre, retrouve son visage d’opéra-comique après avoir revécu dans le grand-opéra dont elle est l’une des protagonistes.</p>
<p>Du <em>Pré aux clercs</em>, le label Malibran propose aujourd’hui en deux CD les deux principaux enregistrements existant, le second ne retenant que les quelques airs les plus connus. Deux distributions exclusivement constituées d’artistes français rompus à l’interprétation d’œuvres de notre répertoire (contrairement au concert diffusé par la BBC en 1987, avec notamment John Aler et Carole Farley). L’intégrale – 86 minutes de musique – et les extraits ont leurs atouts respectifs, et il est bien dommage qu’à seulement trois ans d’écart les meilleurs artistes des deux versions n’aient pas pu être rassemblés pour un seul enregistrement qui ravirait tous les suffrages.</p>
<p>Repris au pied levé par Julie Dorus-Gras, créatrice des plus grands rôles de Meyerbeer et de Halévy (dont la Marguerite des <em>Huguenots</em> quelques années plus tard), le rôle d’Isabelle est typique de ces personnages de soprano colorature dont le public français était friand. Dominant la mêlée, avec une aisance stupéfiante d’un extrême à l’autre de sa tessiture, <strong>Renée Doria</strong> surclasse sans peine <strong>Denise Boursin</strong>, dont le grelot acidulé sonne bien daté (Isabelle est une princesse béarnaise, pas une fillette entrant au CP). <strong>Berthe Monmart</strong> est une Marguerite d’une immense noblesse, mais <strong>Michèle Le Bris</strong> ne peut pas lutter sur ce terrain, même si elle n’a que deux plages pour faire défendre son personnage. <strong>Claudine Collart </strong>est une exquise Nicette, dont on se dit qu’elle aurait pu faire une belle Isabelle, mais <strong>Françoise Louvay</strong> ne lui cède en rien. Chez les messieurs, le compte y est un peu moins. Mergy fut créé par Etienne Thénard, un premier ténor d’opéra-comique habitué à chanter la musique de Rossini et Bellini, ce que n’était peut-être pas tout à fait <strong>Michel Sénéchal</strong>, et encore moins <strong>Joseph Peyron</strong>. Ce dernier, dont on a souvent eu lieu de déplorer les intonations plébéiennes, témoigne malgré tout d’une belle maîtrise de l’aigu dans son air « Ce soir j’arrive donc ». En Girot, <strong>Lucien Lovano</strong> et <strong>Adrien Legros</strong> s’imposent tous deux, avec des moyens bien différents. <strong>Gaston Rey</strong> joue franchement la carte de l’opérette avec son Cantarelli zézayant, là où <strong>Pierre Giannotti </strong>chante sans vouloir faire rire à tout prix. <strong>Robert Benedetti </strong>dirige l’œuvre avec un entrain qui ne se relâche à aucun moment, là où les extraits confiés à <strong>Jesus Etcheverry</strong> semblent parfois un peu manquer du dynamisme qui s’impose. Voilà en tout cas de quoi se préparer aux représentations parisiennes tant attendues…</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/le-pre-aux-clercs-marguerite-sans-les-huguenots/">Le Pré aux clercs</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Le Roi malgré lui</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/le-roi-malgre-lui-rejouissances-royales/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 05 Jan 2015 05:33:56 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/rjouissances-royales/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Pourquoi un bijou comme Le Roi malgré lui souffre-t-il encore d’une malédiction durable ? On se rappelle que Gérard Mortier arrivant à Paris en avait annulé la venue à Garnier, rattrapée in extremis par une série de représentations Salle Favart. Certes, le livret en est passablement confus, mais la musique en est tellement merveilleuse ! Chabrier y &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/le-roi-malgre-lui-rejouissances-royales/"> <span class="screen-reader-text">Le Roi malgré lui</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/le-roi-malgre-lui-rejouissances-royales/">Le Roi malgré lui</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Pourquoi un bijou comme <em>Le Roi malgré lui </em>souffre-t-il encore d’une malédiction durable ? On se rappelle que Gérard Mortier arrivant à Paris en avait annulé la venue à Garnier, rattrapée in extremis par une série de représentations Salle Favart. Certes, le livret en est passablement confus, mais la musique en est tellement merveilleuse ! Chabrier y distille ses harmonies uniques tout en se livrant à un exercice frôlant plus d’une fois la parodie du grand-opéra à la française, avec ces vastes scènes de conspiration rappelant <em>Les Huguenots</em>. Jusqu’ici, il n’existait guère que la version de studio gravée en 1984 par Charles Dutoit, un peu pénalisée par certains chanteurs dont le français, bien que correct, n’est pas toujours des plus naturels.</p>
<p>La présente captation nous ramène un quart-de-siècle auparavant, aux grandes heures de la RTF. Que les dialogues parlés soient remplacés par l’intervention d’une récitante, on l’accepte, même si la distribution entièrement francophone (heureuse époque !) et rompue à cette discipline aurait sans doute été fort capable d’interpréter des dialogues réduits à l’essentiel. Mais pourquoi, dans ces concerts radiodiffusés, fallait-il toujours supprimer l’ouverture et tant d’autres morceaux à sa suite ? Sans ces trop nombreuses coupes, on tiendrait là une version parfaitement apte à rivaliser avec l’unique intégrale disponible, et en attendant que la superbe production conçue par Laurent Pelly pour l’Opéra de Lyon en 2004 connaisse les honneurs du DVD, comme elle le mériterait pleinement.</p>
<p>Cette version nous montre en effet sur quels artistes la France pouvait compter, il y a un demi-siècle, pour interpréter les chefs-d’œuvre de son répertoire, en puisant dans un vivier d’artistes pratiquant aussi bien l’opérette que l’opéra-comique.</p>
<p><strong>Willy Clément</strong> est le plus charmeur des Henri de Valois : pour être l’idôle du public dans le répertoire d’opérette, il n’en était pas moins un authentique chanteur d’opéra-comique, un Pelléas ou un Frédéric de <em>Lakmé</em>. Face à lui, <strong>Janine Micheau</strong> est la plus somptueuse Minka qu’on puisse imaginer, une voix habituée à Leila ou Micaéla, qui confère une dimension inattendue au personnage de le petite esclave polonaise. <strong>Michel Cadiou </strong>est exquis en Nangis, d’un enthousiasme juvénile parfaitement adapté. <strong>Xavier Depraz</strong> campe un Laski d’une belle noirceur, et Marcel Enot se donne la peine de donner un accent italien à Fritelli, quitte à ressembler parfois au Valzacchi du <em>Chevalier à la rose</em>. Seule <strong>Christiane Castelli</strong> ne paraît pas toujours très à l’aise dans le rôle d’Alexina, parfois confié à une mezzo.<br />
	On la retrouve en revanche en grande forme dans <em>Une éducation manquée</em>, avec une <strong>Claudine Collart</strong>, plus ingénue que nature, formant avec elle un couple d’une grâce toute mozartienne et, en la personne de Xavier Depraz, une authentique basse dans un rôle où l’on s’est parfois autorisé à distribuer des barytons trop légers. Christiane Castelli est également magnifique dans les quatre mélodies de Chabrier incluses en complément de programme, dont « Fileuse » qui est en fait un air tiré de l’opéra <em>Gwendoline</em>.</p>
<p> </p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/le-roi-malgre-lui-rejouissances-royales/">Le Roi malgré lui</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>La Créole / Le 66</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/la-creole-le-66-defiguree-pour-josephine/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 23 Dec 2014 08:32:30 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/dfigure-pour-josphine/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Redécouvrir un titre peu fréquenté d’Offenbach, ça ne se refuse pas, surtout en période de fêtes de fin d’année, traditionnellement favorable aux opérettes. Cela dit, La Créole n’est pas tout à fait une inconnue, puisqu’on la vue à Tourcoing en 2009, et à l’Espace Cardin, à Paris, en janvier 2014. Le présent disque est le &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/la-creole-le-66-defiguree-pour-josephine/"> <span class="screen-reader-text">La Créole / Le 66</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/la-creole-le-66-defiguree-pour-josephine/">La Créole / Le 66</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Redécouvrir un titre peu fréquenté d’Offenbach, ça ne se refuse pas, surtout en période de fêtes de fin d’année, traditionnellement favorable aux opérettes. Cela dit, <em>La Créole </em>n’est pas tout à fait une inconnue, puisqu’on la vue <a href="http://www.forumopera.com/spectacle/la-perle-de-la-reunion">à Tourcoing en 2009</a>, et à l’Espace Cardin, <a href="http://www.forumopera.com/breve/redecouvrons-la-creole-a-paris-nom-dun-sabord">à Paris, en janvier 2014</a>. Le présent disque est le reflet d’un concert donné par l’ORTF en 1961, dont les responsables avaient hélas choisi de donner la version « révisée », conçue par Albert Willemetz en vue d’une reprise de l’œuvre en 1934 au Théâtre Marigny, avec Joséphine Baker dans le rôle-titre.</p>
<p>L’intrigue initialement située en 1685 à la Guadeloupe y est transportée en 1843 à la Jamaïque, et le livret est intégralement réécrit. Des personnages on été introduits : la Jamaïcaine « Crème Fouettée » et le marin Cartahut, trognes pittoresque associées à un humour colonialiste typique de l’entre-deux-guerres. Tout cela ne serait pas bien grave si cette transformation n’avait d’énormes conséquences d’ordre musical. Le premier acte devient le deuxième, et inversement, mais ce n’est pas tout : outre le joyeux désordre dans lequel se retrouvent les morceaux de la partition originale, on a cru bon d’y introduire les deux airs tirés d’autres œuvres d’Offenbach qui furent enregistrés à la fin des années 1920 par Reynaldo Hahn, « Que voulez-vous faire ? » et « Les fariniers, les charbonniers », qui servent même de base à des ensembles ajoutés à la fin de l’œuvre. Surtout, la distribution vocale n’a plus grand rapport avec celle de la création en 1875. Le rôle de Dora avait été conçu par Offenbach pour la mezzo-soprano Anna Judic ; après la guerre de 1870, Judic succéda à Hortense Schneider, dont elle reprit les grands rôles, et elle assura les créations de <em>Madame l’Archiduc, Bagatelle, Le Roi Carotte et Le Docteur Ox</em>. En 1934, Dora-Joséphine Baker avait évidemment un timbre plus léger. Quant au jeune premier, René de Feuilles-Mortes, le compositeur l’avait destiné à une soprano en travesti : il redevient ici évidemment un ténor. On le comprend, le résultat n’a plus qu’un lointain rapport avec les intentions d’Offenbach.</p>
<p>Certes, <em>La Créole</em> ressortit d’une veine sentimentale post Second-Empire et semble dépourvue de toutes les pointes satiriques qui faisaient le prix de <em>La Grande-duchesse de Gérolstein</em> ou de <em>La Vie parisienne</em>. Telle que donne à l’entendre le concert de 1961, <em>La Créole</em> devient cependant une pièce de boulevard un peu lourde et excessivement bavarde.</p>
<p>Malgré tout, cet enregistrement nous donne l’occasion d’entendre quelques habitués des concerts d’opérette de l’ORTF : <strong>Aimé Doniat</strong>, baryton léger, doté d’une grande facilité dans l’aigu et de la faconde nécessaire à entraîner toute la distribution à se suite ; <strong>Claudine Collart</strong>, délicieuse Miss Ellen dans la <em>Lakmé</em> historique de Mado Robin, ici charmante et espiègle Créole ; <strong>Lina Dachary</strong>, solide <em>seconda donna</em> ; <strong>Joseph Peyron</strong>, tout à fait à sa place dans un rôle comique.</p>
<p>On retrouve Claudine Collart et ses aigus argentins dans <strong><em>Le 66</em></strong>, dont l’intrigue bien sentimentale, elle aussi, réunit deux chanteurs ambulants originaires du Tyrol, prétexte à une de ces tyroliennes qu’Offenbach aimait tant et qu’on retrouve forcément au final. La « réalisation de Jules Gressier » exclut l’ouverture et coupe le début du grand trio « O ciel, ô ciel est-il possible », mais conserve heureusement tous les morceaux, et dans l’ordre ! Les dialogues sonnent comme un film français de l’immédiat après-guerre, <strong>René Lenoty</strong> se révélant un acteur savoureux quand il n’est pas le plus délicat des ténors de caractère. <strong>Camille Maurane</strong> transpose à l’octave deux ou trois notes trop graves pour lui, et son timbre de baryton très clair se distingue à peine de celui du ténor.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/la-creole-le-66-defiguree-pour-josephine/">La Créole / Le 66</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
