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	<title>Victoria DE LOS ANGELES - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Victoria DE LOS ANGELES - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<item>
		<title>Encyclopédie subjective du soprano</title>
		<link>https://www.forumopera.com/dossier/encyclopedie-subjective-du-soprano/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 31 Mar 2025 05:49:44 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Sans prétendre à une impossible exhaustivité, cette liste s&#8217;enrichira au fil du temps. B Barbara Hannigan (1971) prima donna et plus que ça par Clément Taillia C Montserrat Caballé (1933-2018), la voix d&#8217;or pur par Christian Peter Maria Callas (1923-1977) ou la créature messianique du destin par Christophe Rizoud Anita Cerquetti (1931-2014) ou la défaite &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Sans prétendre à une impossible exhaustivité, cette liste s&rsquo;enrichira au fil du temps.</p>
<h4>B</h4>
<p><a href="https://www.forumopera.com/barbara-hannigan-prima-donna-et-plus-que-ca/"><strong>Barbara Hannigan</strong> (1971) prima donna et plus que ça</a> par Clément Taillia</p>
<h4>C</h4>
<p><a href="https://www.forumopera.com/montserrat-caballe-1933-2018-la-voix-dor-pur/"><strong>Montserrat Caballé </strong>(1933-2018), la voix d&rsquo;or pur</a> par Christian Peter<br />
<strong><a href="https://www.forumopera.com/maria-callas-1923-1977-ou-la-creature-messianique-du-destin/">Maria Callas </a></strong><a href="https://www.forumopera.com/maria-callas-1923-1977-ou-la-creature-messianique-du-destin/">(1923-1977) ou la créature messianique du destin</a> par Christophe Rizoud<br />
<a href="https://www.forumopera.com/anita-cerquetti-1931-2014-ou-la-defaite-des-sopranos/"><strong>Anita Cerquetti</strong> (1931-2014) ou la défaite des sopranos</a> par Christophe Rizoud</p>
<h4>L</h4>
<p><a href="https://www.forumopera.com/georgette-leblanc-1869-1941-ou-la-magnifique-monstruosite/"><strong>Georgette Leblanc</strong> (1869-1941) ou la magnifique monstruosité</a> par Christophe Rizoud<br />
<a href="https://www.forumopera.com/victoria-de-los-angeles-1923-2005-ou-la-colombe-poignardee/"><strong>Victoria De Los Angeles</strong> (1923-2005) ou la colombe poignardée</a> par Christophe Rizoud</p>
<h4>R</h4>
<p><a href="https://www.forumopera.com/marina-rebeka-ou-la-voix-du-paradoxe/"><strong>Marina Rebeka</strong></a><a href="https://www.forumopera.com/marina-rebeka-ou-la-voix-du-paradoxe/"> (1980) ou la voix du paradoxe</a> par Christophe Rizoud</p>
<h4>S</h4>
<p><a href="https://www.forumopera.com/sarroca-ou-lartisanat-lyrique/"><strong>Suzanne Sarroca</strong> (1927-2023) ou l&rsquo;artisanat lyrique</a> par Sylvain Fort<br />
<a href="https://www.forumopera.com/hommage-a-renata-scotto/"><strong>Renata Scotto</strong> (1934-2023), hommage</a> par Sylvain Fort</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Victoria de los Ángeles (1923-2005) ou la colombe poignardée</title>
		<link>https://www.forumopera.com/victoria-de-los-angeles-1923-2005-ou-la-colombe-poignardee/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 19 Oct 2023 05:33:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dimanche 10 mai 2020. France Musique. Tribune des critiques de disque. Œuvre en lice&#160;: Le Poème de l’Amour et de la mer. L’écoute à l’aveugle joue en défaveur de la cinquième version proposée. Affection, maniérisme et même «&#160;présence dérangeante&#160;», grinchent les commentateurs. Pourtant, derrière le ressac somptueux de l’orchestre, s’instille un chant d’une sensibilité unique &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Dimanche 10 mai 2020. France Musique. Tribune des critiques de disque. Œuvre en lice&nbsp;: <em>Le Poème de l’Amour et de la mer</em>. L’écoute à l’aveugle joue en défaveur de la cinquième version proposée. Affection, maniérisme et même «&nbsp;présence dérangeante&nbsp;», grinchent les commentateurs. Pourtant, derrière le ressac somptueux de l’orchestre, s’instille un chant d’une sensibilité unique – une douceur, une émotion, une affliction – qui donne l’impression d’une compréhension intime de l’œuvre, comme si l’interprète avait abandonné son enveloppe terrestre sur le rivage impressionniste pour s’abimer dans les vers de Maurice Bouchor mis en musique par Ernest Chausson. La révélation du nom de la chanteuse laisse nos critiques confus&nbsp;: Victoria de los Ángeles.</p>


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<div class="ast-oembed-container" style="height: 100%;"><iframe title="Poème de l&#039;amour et de la mer, Op. 19: III. La mort de l&#039;amour" width="1200" height="900" src="https://www.youtube.com/embed/UoFFZLBfiIs?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" allowfullscreen></iframe></div>
</div></figure>


<h5>&nbsp;</h5>
<h5><strong>Un modèle de style sur toutes les scènes, dans toutes les langues</strong></h5>
<p>Cet enregistrement du <em>Poème de l’Amour et de la mer</em>, dirigé par Jean-Pierre Jacquillat à la tête des Concerts Lamoureux, date de 1969. Victoria de los Ángeles – née à Barcelone le 1<sup>er</sup> novembre 1923 – est cette année-là Charlotte aux côtés d’Alfredo Kraus dans <em>Werther</em> à Madrid. Que le rôle soit traditionnellement dévolu à une tessiture plus grave ne l’embarrasse pas, elle qui a déjà enregistré Carmen à Paris en deux temps – juin 1958 et septembre 1959 – pour cause de de violents désaccords avec le chef d’orchestre, Thomas Beecham. Le velours du regard et le sourire de Madone dissimulent un tempérament affirmé.</p>
<p>Initiée avec Mimi à Barcelone en 1941, lancée à l’international en 1947 par un premier prix au Concours de Genève, la carrière de la soprano catalane bat son plein. Paris l’a accueillie en 1949 en Marguerite dans <em>Faust</em> de Gounod. Ce même rôle lui a servi de tremplin new-yorkais deux ans plus tard. <em>Otello</em> avec Mario del Monaco, <em>Manon</em> avec Giuseppe di Stefano, <em>Martha</em> avec Richard Tucker…&nbsp;: elle sera invitée au Metropolitan Opera sans interruption jusqu’en 1961.</p>
<p>1961 est aussi l’année de la création posthume en version de concert de <em>L’Atlàntida </em>de Manuel De Falla au Liceu, et d’Elisabeth dans <em>Tannhäuser</em> à Bayreuth. Victoria de los Ángeles est la première chanteuse espagnole invitée sur la colline sacrée (elle y retournera en 1962). Les deux autres «&nbsp;E&nbsp;» wagnériennes – Elsa et Eva – appartiennent à son répertoire. Allemand, français, italien, espagnol bien sûr&nbsp;: dans toutes les langues, son chant reste un modèle de style. Auparavant, elle a été applaudie à Milan, Salzbourg, Londres, Vienne et outre-Atlantique, à Mexico, Rio de Janeiro et Buenos-Aires, son théâtre de cœur. Le public argentin a pour elle les yeux de Chimène. &nbsp;</p>
<p>Ainsi se déroule sur les plus grandes scènes internationales le fil d’un parcours jalonné par plus de trente-cinq rôles, parmi lesquels figurent au premier rang Madame Butterfly et Mimi <em>dans La Bohème</em>. Mélisande, la mieux-aimée, ferme le ban en 1980 au Teatro de la Zarzuela à Madrid.</p>


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<div class="ast-oembed-container" style="height: 100%;"><iframe title="Si, mi chiamano Mimi - Victoria De Los Angeles 1960" width="1200" height="900" src="https://www.youtube.com/embed/Q2RKb19lzC8?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" allowfullscreen></iframe></div>
</div></figure>


<h5> </h5>
<h5><strong>Humble servante de l’opéra</strong></h5>
<p>Une vingtaine de ces rôles ont été gravés en studio sur microsillon, de Rosina en 1952 sous la baguette de Tullio Serafin à Angelica dans <em>Orlando furioso</em> de Vivaldi, en 1977 quelques années avant le raz-de-marée baroque.</p>
<p>« Je suis très simple et très timide », disait Victoria de Los Angeles. Cette modestie transparait dans ses enregistrements. Non modestie vocale. Au contraire, la voix possède une chaleur, une présence évidente, une chair dans le médium qui – on l’a vu – autorise les incursions dans le répertoire de mezzo, une lumière dans l’aigu et sur scène, une puissance suffisante pour remplir une salle aussi grande que le Met. Mais modestie au sens de pudeur. Humble servante à l’opéra dévouée, Victoria de los Ángeles ne chante pas les jeunes filles en fleur, si l’on cherche une référence proustienne, mais les colombes poignardées – titre initialement envisagé pour <em>A la Recherche du Temps perdu</em>. Les « petites femmes » de Puccini semblent avoir été composées à son intention. « Vous avez vraiment la voix rêvée pour chanter Mimi. » lui écrit Elisabeth Schwarzkopf après l’avoir entendue dans <em>La Bohème</em>.</p>
<p>Butterfly (1954, Gavazzeni et 1960, Santini), Mimi (1956, Beecham) donc mais aussi Suor Angelica (en 1957 dirigé par Tullio Serafin avec la terrible Zia Principessa de Fedora Barbieri). Qui n’a pas entendu son « Senza Mamma » ne connait pas la voix des larmes.</p>
<p>En français, Antonia des <em>Contes d’Hoffmann</em> (Cluytens, 1964) condamnée dès une tourterelle elle aussi poignardée ; Marguerite dans <em>Faust</em> de Gounod (Cluytens, 1953), phrasée, respectueuse tant du style que de la ligne, et Manon (Monteux, 1955), coquette et fragile, loin devant Mélisande (Cluytens, 1956) à laquelle échappe une part du mystère debussyste.</p>
<p>Le <a href="https://www.warnerclassics.com/fr/release/angeles-complete-warner-recordings">catalogue Warner Classics</a> exclut le répertoire germanique. Pourtant, quelle entrée fait Elisabeth dans <em>Tannhäuser</em> capté à Bayreuth en 1961 ; quelle grâce dans l’élan, quelle pureté dans l’émission et quelle ferveur, au 3<sup>e</sup> acte dans la prière. Et toujours, ce sanglot dans la voix auquel on ne peut rester insensible.</p>
<p>Dans cette galerie parcourue d’un pas rapide, à la place d’honneur, telle la Joconde dans la Salle des Etats, Salud sacrificielle est le mètre étalon auquel toute interprète de <em>La vida breve</em> (Frühbeck de Burgos, 1965) se voit désormais mesurée.</p>


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<div class="ast-oembed-container" style="height: 100%;"><iframe title="Victoria de los Angeles - Allí está! Riyendo (La Vida Breve)" width="1200" height="900" src="https://www.youtube.com/embed/buGJZ7L0vYo?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" allowfullscreen></iframe></div>
</div></figure>


<h5> </h5>
<h5><strong>Ambassadrice de la mélodie</strong></h5>
<p>Mais observer l’art de Victoria de los Ángeles au seul prisme de l’opéra reviendrait à contempler un paysage d’un seul œil. Dès ses années de formation, la soprano espagnole considère la mélodie comme un mode d’expression artistique fondamental. Gerald Moore qui fut son partenaire privilégié jusqu’au fameux concert d’adieu du pianiste à Londres en 1967* ne disait-il pas « la dualité entre l&rsquo;opéra et la mélodie devait être quelque chose de naturel chez un artiste qui se consacre à la musique à travers la voix ». Lied allemand – Schubert, Brahms… –, mélodie française – Chausson, Fauré, Debussy, Ravel… –, <em>canciones</em> espagnoles – Albéniz, Granados, De Falla, Monpou, Montsalvage, Rodrigo, Turina, Toldrà… – : là aussi, la chanteuse ne connait pas de frontières ; la styliste enjambe les siècles.</p>
<p>Avec José María Lamaña, fondateur de l’ensemble Ars Musicae, une sorte de Pygmalion rencontré au début des années 1940, Victoria de los Ángeles avait commencé d’explorer le répertoire ibérique, des sinueux <em>Cantigas </em>du XIIIe siècle aux rinceaux de la zarzuela. C’est en ambassadrice de la culture de son pays qu’elle se présente sur la scène comme au disque. Avait-on enregistré avant elle les chansons de Gabriel Mena (1470-1528) ou de Juan del Encina (1468-1528) ? Il fallait cette connaissance approfondie et intime de la musique espagnole pour donner à comprendre l’hommage rendu par Joaquin Turina à sa patrie dans les sept mélodies de <em>Canto a Sevilla</em> dirigées par Anatole Fistoulari en 1954.  Et les cinq <em>Canciones negras</em> de Montsalvage, métissée par un chant aux couleurs de l’arc-en-ciel, sauvage et délicat !</p>
<p>Une fois ses adieux à l’opéra consommés en 1980, Victoria de los Ángeles continuera jusqu’en 1997 de se produire dans des récitals qu’elle aimait conclure par « Adios Granada » de Cases, s&rsquo;accompagnant elle-même à la guitare. « Elle est celle qui a créé un idéal de ce que devrait être un chanteur d&rsquo;opéra : une des personnes les plus simples, les plus gentilles et les plus sincères sur le plan personnel, avec une musicalité et une diction parfaites sur le plan musical » disait à son propos sa compatriote Montserrat Caballe. Hommage d’une très grande à une très grande.</p>


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<div class="ast-oembed-container" style="height: 100%;"><iframe title="Emigrantes: &quot;Adiós Granada&quot; (Arranged for Voice and Guitar by Victoria de los Ángeles)" width="1200" height="900" src="https://www.youtube.com/embed/qvdeBoDbWoA?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" allowfullscreen></iframe></div>
</div></figure>


<pre>* Enregistré live le 20 février 1967, ce concert (avec Elisabeth Schwarzkopf et Dietrich Fischer-Dieskau aux cotés de Victoria de los Ángeles et Gerald Moore) est inclus dans le coffret Warner Classics</pre><p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/victoria-de-los-angeles-1923-2005-ou-la-colombe-poignardee/">Victoria de los Ángeles (1923-2005) ou la colombe poignardée</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Massenet Operas</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/massenet-operas-sept-fois-jules-en-un-coffret/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 25 May 2018 05:04:39 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>L’avantage d&#8217;une compilation, c’est qu’elle ne coûte à peu près rien à ceux qui les mettent en vente, et qu’elle ne coûte pas trop cher à ceux qui les achètent. A condition de ne posséder aucune intégrale d’opéra de Massenet, le coffret commercialisé par Erato n’est pas dépourvu d’attraits, même s’il n’égale pas le coffret &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>L’avantage d&rsquo;une compilation, c’est qu’elle ne coûte à peu près rien à ceux qui les mettent en vente, et qu’elle ne coûte pas trop cher à ceux qui les achètent. A condition de ne posséder aucune intégrale d’opéra de Massenet, le coffret commercialisé par Erato n’est pas dépourvu d’attraits, même s’il n’égale pas le coffret de 23 disques réalisé par Decca en 2012, où l’on trouvait notamment <em>Le Roi de Lahore</em>, <em>Esclarmonde</em> et <em>Thérèse</em> en plus des inévitables <em>Manon </em>et <em>Werther</em>. En 16 CD, Erato présente un peu moins de raretés, mais l’offre est alléchante, qui propose sept titres représentatifs de la carrière du compositeur, de ses débuts jusqu’à sa mort, ou presque, de 1881 pour <em>Hérodiade</em> à 1910 pour <em>Don Quichotte</em>. Après, reste à voir si l’objet tient toutes ses promesses.</p>
<p>Ce que ce coffret reflète avant tout, c’est l’inéluctable internationalisation du disque, à une époque où il était apparemment devenu impensable d’enregistrer un opéra français avec des chanteurs francophones. Des Français, il n’y en a pas beaucoup ici, et il y en a qu’on aurait peut-être préféré ne pas entendre. Ainsi, pourquoi être allé chercher <strong>Henry Legay</strong> pour interpréter Des Grieux ? Pourquoi <strong>Nadine Denize</strong> pour chanter Hérodiade ? Pour un <strong>Nicolaï Gedda</strong> qui se montre admirable en Werther ou en Nicias, pour un <strong>Sherrill Milnes</strong> à la diction très correcte, il faut aussi subir quelques accents très exotiques, avec le Palémon visqueux de <strong>Richard van Allan</strong>, par exemple. Mais reconnaissons que, dans l’ensemble, la qualité d’articulation est plutôt très bonne, avec le français toujours étonnamment pur de <strong>Cheryl Studer</strong>. Et puis, soyons juste, il y a dans ce coffret deux titres entièrement confiés à des francophones : dans <em>Le</em> <em>Jongleur de Notre-Dame</em> où l’on entend enfin celui qui aurait pu et dû être le héros de bien des intégrales : <strong>Alain Vanzo</strong>, qui fut sur les scènes un superbe Des Grieux et un somptueux Werther, mais auxquels les studios ne firent jamais appel dans Massenet, sauf pour ce rôle du Jongleur qui ne correspondait peut-être pas parfaitement à sa nature. Et <a href="https://www.forumopera.com/cd/lumiere-de-levidence">l’on a déjà dit</a> tout le bien qu’il fallait penser de la <em>Sapho</em> gravée en 1976-77 par une stupéfiante <strong>Renée Doria</strong>, et l’on aimerait que tous les artistes aient conservé la même vaillance à 60 ans. Pour <strong>Beverly Sills</strong>, l’enregistrement de <em>Thaïs</em>, en 1976, arrive un peu tard : comme l’écrivait Sylvain Fort dans <a href="https://www.forumopera.com/actu/la-reine-est-morte-hommage-a-beverly-sills">son hommage nécrologique</a>, « la voix de Sills commence à décliner dès le milieu des années 70 […] l’instrument se dérobe ».</p>
<p>Curieusement,<strong> Victoria de Los Angeles</strong> a été choisie pour deux intégrales majeures où sa présene étonne un peu. Malgré tout le bien que l’on pense de la soprano espagnole, était-elle la candidate idéale pour Charlotte, rôle de mezzo même si la créatrice viennoise, Marie Renard, avait un répertoire incluant aussi de vrais rôles de soprano (mais Marie Delna, la première Charlotte française, était carrément contralto). Et en Manon, où elle est plus à sa place, il lui manque l’aisance dans l’extrême aigu qui lui aurait permis de respecter tout à fait la partition dans « Profitons bien de la jeunesse ». Dans le même ordre d’idée, <strong>José van Dam</strong> n’est pas exactement la basse exigée par Don Quichotte, et son timbre ne se différencie pas assez nettement de celui d’<strong>Alain Fondary </strong>en Sancho.</p>
<p>Côté chefs, <strong>Georges Prêtre</strong> apporte à <em>Werther</em> toute la passion souhaitable, mais la direction de <strong>Michel Plasson </strong>n’est pas la plus enflammée qui soit. <strong>Lorin Maazel </strong>assume de manière enthousiasmante la dose de clinquant inévitable dans <em>Thaïs </em>(où il interprète aussi le solo de violon de la « Méditation »), mais <strong>Pierre Monteux</strong> n’arrache pas toujours <em>Manon</em> à une certaine routine.</p>
<p>Donc il y a là du bon et du moins bon, mais s&rsquo;il existait une intégrale parfaite de <em>Manon</em> et de <em>Werther</em>, ça se saurait&#8230;</p>
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		<item>
		<title>Coffret &#034;Great Performances&#034; au Royal Opera House</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/coffret-great-performances-au-royal-opera-house-50-ans-dhistoires-de-la-vie-dun-theatre-lyrique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yannick Boussaert]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 28 Jan 2015 15:21:04 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>C’est l’histoire du temps qui passe, des âges d’or, des débuts d’une future star, d’une soirée mémorable fortuitement captée. Ce sont des techniques de chant, des modes d’expressions que l’on n&#8217;entend plus, ou rarement. C’est un public aux goûts et aux attitudes différentes. En somme, la vie d’un théâtre de sa refondation jusqu’à l’orée du &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>C’est l’histoire du temps qui passe, des âges d’or, des débuts d’une future star, d’une soirée mémorable fortuitement captée. Ce sont des techniques de chant, des modes d’expressions que l’on n&rsquo;entend plus, ou rarement. C’est un public aux goûts et aux attitudes différentes. En somme, la vie d’un théâtre de sa refondation jusqu’à l’orée du XXe siècle que le Royal Opera House réunit au sein d’un coffret de 12 opéras en 32 CDs.</p>
<p>	Pas de raretés dans les titres choisis, seules des valeurs sûres du répertoire sont présentes : <em style="line-height: 1.5">Don Carlo</em>, <em style="line-height: 1.5">Don Giovanni</em>, <em style="line-height: 1.5">Parsifal</em>, <em style="line-height: 1.5">Lucia di Lammermoor</em>, <em style="line-height: 1.5">Madama Butterfly</em>… Toutes ont d’ailleurs déjà été publiées de manière indépendante par le Royal Opera House.  Et puis il y a les grands soirs, ceux qui sont entrés dans la légende. Récemment Christophe Rizoud écrivait <a href="http://www.forumopera.com/cd/donizetti-lucia-di-lammermoor-en-quete-dideal">que la version studio de 1961 (rééditée par Alto) de </a><a href="http://www.forumopera.com/cd/donizetti-lucia-di-lammermoor-en-quete-dideal"><em style="line-height: 1.5">Lucia Di Lammermoor</em></a><a href="http://www.forumopera.com/cd/donizetti-lucia-di-lammermoor-en-quete-dideal"> « possède tous les atouts pour rafler la mise » de la version de référence</a>. La piste gravée dans ce coffret en serait la version live. Nous sommes deux ans plus tôt en 1959, et ce soir-là, <strong style="line-height: 1.5">Joan Sutherland</strong> atteint la stratosphère des belcantistes, devant Maria Callas présente dans le public ; <a href="http://www.forumopera.com/actu/royal-opera-house-londres">nous le racontions dans notre dossier consacré aux Opéras du Monde</a>. La soprano australienne est époustouflante : vocalises superlatives, trilles variés, et personnage très bien caractérisé. Seuls quelques aigus extrêmes sonnent acides.</p>
<p>Peut-être est-ce dû à la qualité de la prise de son. Le <em>live</em> ne trahit pas et si le chant, les modes et les techniques évoluent,  ce coffret témoigne en premier lieu des progrès manifestes de la prise de son en une cinquantaine d’années. Il est émouvant, cet <em style="line-height: 1.5">Otello</em> (1955) au son ouaté où surnage le Maure éruptif de <strong style="line-height: 1.5">Ramon Vinay</strong> et la moelleuse Desdémone de <strong style="line-height: 1.5">Gré Brouwenstijn</strong>, tous deux portés aux nues par la baguette de <strong style="line-height: 1.5">Rafael Kubelik</strong>. Mais combien il est loin de la précision cristalline de la captation de ce <em style="line-height: 1.5">Cosi fan Tutte</em> de 1981 qui réunissait la crème du chant mozartien : <strong style="line-height: 1.5">Kiri Te Kanawa</strong>, qui de beautés vocales fait fondre les plus durs métaux ; <strong style="line-height: 1.5">Agnes Baltsa</strong> tout aussi belle mais plus prosaïque ; <strong style="line-height: 1.5">Stuart Burrows</strong> et <strong style="line-height: 1.5">Thomas Allen</strong> chantant avec panache les deux amoureux. Quand on ajoute <strong style="line-height: 1.5">Colin Davis</strong> en fosse on tient un <em style="line-height: 1.5">giocoso</em> électrisant. Il y a toutefois quelques ratés. Quel dommage que <em style="line-height: 1.5">Don Giovanni</em> (1962) dirigé par <strong style="line-height: 1.5">Georg Solti</strong> soit plus problématique dans sa prise de son : les soprani en pâtissent et notamment l’Anna impériale de <strong>Leyla </strong><strong style="line-height: 1.5"><strong>G</strong>encer</strong> qui fait saturer les aigus très rapidement. Aucun problème en revanche pour jouir du sens inné du théâtre de <strong style="line-height: 1.5">Cesare Siepi</strong> (Don Giovanni), <strong style="line-height: 1.5">Geraint Evans</strong> (Leporello) ou encore <strong style="line-height: 1.5">Sena Jurinac</strong> (Elvire) et la jeune <strong>Mirella</strong> <strong style="line-height: 1.5">Freni </strong>(Zerline).</p>
<p>	Autre problème de taille, ces <em>lives</em> sont le fruit de leur époque et certaines manies de se servir du ciseau ne sont pas encore passées aux oubliettes. Ainsi le <em style="line-height: 1.5">Don Carlo</em> de 1958 avec <strong style="line-height: 1.5">Carlo Maria Giulini</strong> en fosse est dépecé de nombreuses mesures (il est bien en italien et en 5 actes, contrairement à ce que suggère le livret du coffret qui ajoute un « s » à Carlo) . Pas le temps de s’ennuyer à Fontainebleau expédié en quelques minutes, pas de <em style="line-height: 1.5">lacrimosa</em> pour le Posa de<strong style="line-height: 1.5"> Tito Gobbi</strong>… C’est d&rsquo;autant plus discutable quand la serpette est maniée par les techniciens et réalisateurs du présent coffret : ainsi une fort belle soirée de répertoire autour d’un <em style="line-height: 1.5">ballo in maschera</em> réunissant <strong style="line-height: 1.5">Jon Vickers</strong>, <strong>Ettore </strong><strong style="line-height: 1.5"><strong>B</strong>astianini</strong>, <strong style="line-height: 1.5">Amy Shuard</strong> et <strong style="line-height: 1.5">Regina Resnik</strong> se trouve proprement tronçonnée quand certains finals ne sont pas purement et simplement assourdis comme de vulgaires morceaux pop. Fallait-il donc gagner quelques secondes pour réduire le nombre de galettes du coffret ?</p>
<p>	Mais passons, ce qui se fait jour en filigrane au fil des décennies, c’est la volonté de « <em>restaurer Covent Garden comme centre d’opéra et de ballet digne des plus grandes traditions musicales</em> », comme l&rsquo;écrivaient les pères fondateurs au sortir de la guerre. Condition sine qua non : une troupe et un orchestre fixe. Là encore on mesure combien Londres aura bataillé. Le <em style="line-height: 1.5">Parsifal </em>de 1971 qui réunit <strong style="line-height: 1.5">Jon Vickers</strong>, <strong style="line-height: 1.5">Donald McIntyre</strong>, <strong>Amy </strong><strong style="line-height: 1.5">Shuard</strong> et <strong style="line-height: 1.5">Norman Bailey</strong> ne donne pas autre chose à entendre qu’une belle soirée wagnérienne alors que va commencer la décennie dite de crise de chant wagnérien. Le chef ce soir-là, <strong>Reginald Goodall</strong>, est notoirement connu pour avoir enregistré la version la plus lente de l&rsquo;oeuvre. Même démonstration en 1997 avec <em>Die Meistersinger von Nürnberg</em>, même si la crise est passée, pour le Sachs de <strong style="line-height: 1.5">John Tomlinson</strong> accompagné par les artistes maison.  Plus que la Butterfly de <strong style="line-height: 1.5">Victoria de los Angeles</strong>, que les « Vittoria » glorieux de <strong style="line-height: 1.5">Franco Corelli</strong> (dans <em style="line-height: 1.5">Tosca</em> en 1957) ou qu’un <em style="line-height: 1.5">Rosenkavalier</em> de luxe en 1995 (Baron Ochs de <strong style="line-height: 1.5">Kurt Moll</strong>, <strong style="line-height: 1.5">Anna Tomowa-Sintow</strong> en Maréchale), le florilège ici capté de soirées de répertoire de grande qualité montre ce théâtre qui se réinvente, s’affirme et triomphe.</p>
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		<title>Madama Butterfly</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/de-los-angeles-au-japon/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Francois Lesueur]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 06 Jan 2009 21:54:01 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Retour dans les bacs, mais en version économique, de la première Madama Butterfly interprétée par Victoria de los Angeles, une intégrale mono supérieure à la version stéréo réalisée en 1960. Gravée au cours de l&#8217;été 1954 pour marquer le 30e anniversaire de la disparition de Puccini, cet enregistrement, malgré une prise de son défectueuse, métallique &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>          Retour dans les bacs, mais en version économique, de la première <em>Madama Butterfly</em> interprétée par Victoria de los Angeles, une intégrale mono supérieure à la version stéréo réalisée en 1960. Gravée au cours de l&rsquo;été 1954 pour marquer le 30e anniversaire de la disparition de Puccini, cet enregistrement, malgré une prise de son défectueuse, métallique dans l&rsquo;aigu et confuse dans les <em>forte</em>, demeure l’un des plus beaux. Dirigée d&rsquo;une main tendre et ferme par un Gavazzeni certes moins à l&rsquo;aise dans la miniature japonaise que dans les épanchements verdiens, mais dont l&rsquo;énergie débordante et l&rsquo;art de la narration font merveille, cette Butterfly force toujours l&rsquo;admiration.</p>
<p>Dans le rôle-titre, Victoria de los Angeles offre un portrait sobre et attachant de la petite geisha, la diseuse puisant dans les ressources de son instrument pour colorer son expression et opérer une subtile transformation psychologique, entre le bonheur aveuglant du premier acte et le vain espoir du dernier. La voix de la soprano catalane à la fois lumineuse, charnue et étendue (sans se risquer cependant au contre ré de l&rsquo;air d&rsquo;entrée) surmonte sans trop de contorsion les difficultés, sa technique lui permettant de se plier à l&rsquo;écriture « athlétique » de ce personnage, mais l&rsquo;interprète butte sur les passages clé (« Un bel di vedremo » un peu plat, « Duo des fleurs » extérieur, « Con onor muore » expédié), sans créer la surprise, ou l&rsquo;électrochoc espéré. Moins précieuse et affectée qu&rsquo;elle ne le sera six ans plus tard, dirigée par un pâle Gabriele Santini et en compagnie d&rsquo;un Jussi Björling peu concerné, Los Angeles demeure magnifique, sans pour autant accomplir le miracle Callas qui trouvera un an après elle, avec Karajan (EMI), des accents jusque là inconnus et renouvellera totalement l&rsquo;approche de cette héroïne.</p>
<p>Aux sommets de ses moyens, Giuseppe di Stefano est un Pinkerton tout simplement idéal, d&rsquo;un lyrisme absolu et d&rsquo;un rayonnement vocal sans égal, préférable au timide Nicolaï Gedda choisi pour donner la réplique à Maria Callas, Tito Gobbi, fâché avec le diapason, composant tout de même un solide et émouvant Sharpless, rôle qu&rsquo;il chanta peu. Anna Maria Canali enfin, est une honorable Suzuki et Renato Ercolani, baryton bien connu, un Goro de choix.</p>
<p>   </p>
<p> </p>
<p><strong>François Lesueu</strong>r</p>
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