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	<title>Gerd GROCHOWSKI - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Gerd GROCHOWSKI - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>Mort du baryton-basse wagnérien Gerd Grochowski</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/mort-du-baryton-basse-wagnerien-gerd-grochowski/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Jan 2017 15:04:32 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>« Nur eines will ich noch, das Ende » (je veux encore une seule chose, la fin). Ces paroles prononcées par Wotan dans Die Walküre ont pris dans la bouche de Gerd Grochowski, dimanche dernier, 15 janvier, sur la scène de Wiesbaden, une valeur prophétique. Le lendemain, le baryton-basse allemand mourait, terrassé par une crise cardiaque. Il &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>«<em> Nur eines will ich noch, das Ende </em>» (je veux encore une seule chose, la fin). Ces paroles prononcées par Wotan dans <em>Die Walküre</em> ont pris dans la bouche de <strong>Gerd Grochowski</strong>,<strong> </strong>dimanche dernier, 15 janvier, sur la scène de Wiesbaden, une valeur prophétique. Le lendemain, le baryton-basse allemand mourait, terrassé par une crise cardiaque. Il devait au Faust de Busoni le lancement de sa carrière internationale en 2005. Nommé pour ce rôle chanteur de l’année par le magazine <em>Opernwelt</em>, il avait été ensuite invité sur les plus grandes scènes internationales le plus fréquemment dans des opéras wagnériens (c’est lui qui chantait Kurwenal dans <em>Tristan und Isolde </em>dirigé par Daniel Barenboim pour l’ouverture de la saison 2007 de La Scala). De ces années de formation en troupe à Cologne, il avait développé un vaste répertoire, de Gluck à Britten. Bien que doté d’une vague ressemblance avec Jérémy Irons (ainsi que le relevait Maurice Salles dans son compte rendu de <em><a href="http://www.forumopera.com/lohengrin-montpellier-la-voix-de-lohengrin-mais-les-yeux-delsa">Lohengrin</a></em><a href="http://www.forumopera.com/lohengrin-montpellier-la-voix-de-lohengrin-mais-les-yeux-delsa"> à Montpellier en octobre 2016</a><em><a href="http://www.forumopera.com/lohengrin-montpellier-la-voix-de-lohengrin-mais-les-yeux-delsa">),</a></em> sa voix noire et anguleuse lui valait d&rsquo;exceller dans les rôles de méchant : Pizarro, Scarpia et le plus malsain d’entre eux, Klingsor, qui avait marqué ses débuts à Bayreuth l’été dernier. Gerd Grochowski allait avoir 62 ans le 28 février.</p>
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		<title>WAGNER, Lohengrin — Montpellier</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/lohengrin-montpellier-la-voix-de-lohengrin-mais-les-yeux-delsa/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Maurice Salles]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 16 Oct 2016 21:53:46 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Donné en forme de concert comme à Nantes, ce Lohengrin semble promis à rester un temps fort de la nouvelle saison à Montpellier. Aucune « lecture » scénique intempestive ne venant détourner l’œuvre, le public a pu savourer sans réserve l’exécution remarquable qui lui était proposée, peut-être d’autant plus intense que le premier concert avait été annulé &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Donné en forme de concert <a href="/lohengrin-nantes-la-brabanconne-accablee">comme à Nantes,</a> ce <em>Lohengrin </em>semble promis à rester un temps fort de la nouvelle saison à Montpellier. Aucune « lecture » scénique intempestive ne venant détourner l’œuvre, le public a pu savourer sans réserve l’exécution remarquable qui lui était proposée, peut-être d’autant plus intense que le premier concert avait été annulé en raison de l’alerte rouge liée aux intempéries.</p>
<p>Si l’Elsa de Nantes avait quelque peu déçu Laurent Bury, peut-être celle de Montpellier l’aurait-elle convaincu ? Pour notre part nous avons été fasciné par la mobilité du visage et l’expressivité du regard de <strong>Katherine Broderick</strong>, où l’on voit se succéder les moindres nuances des sentiments que les mots contiennent sans que jamais l’on ne sente un rien de trop. Comme la chanteuse se confond avec l’actrice on est simultanément ravi par cette voix homogène et souple, moelleuse et soyeuse, qui sait murmurer comme s’élancer et briller dans les ensembles. Fragile, pudique et vibrant, le personnage est sous nos yeux, jusque dans sa stupeur, sa contrition et sa douleur finales, couronnant une interprétation admirable.</p>
<p>Par bonheur, le titulaire du rôle-titre a lui aussi la voix du rôle, et on oublie bien vite qu’il n’a pas la prestance traditionnelle de l’envoyé du Graal. <strong>Norbert Ernst</strong> est le pendant masculin de sa partenaire sur le plan de l’interprétation. Noble et réservé, viril et tendre, son Lohengrin lumineux ne donne à aucun moment l’impression de chanter en force et malgré un bref accident la gestion et le parcours vocal sont exemplaires. Le volume n’est pas très grand et dans les ensembles la voix n’est pas saillante, mais la projection, la tenue du souffle et le recours fugitif au falsetto participent d’une musicalité qui comble.</p>
<p>A leurs côtés, l’Ortrud de <strong>Katrin Kapplusch </strong>et le Telramund de <strong>Gerd Grochowski</strong> sont assez investis dans leurs personnages pour s’émanciper de la partition sur le pupitre et par moments les jouer de tout leur corps. L’une comme l’autre sont experts à contrôler leur émission et leur engagement pour être à leur maximum vocal dans leurs grandes scènes. Tour à tour méfiante, altière, plaintive, insinuante, brutale, Katrin Kapplusch ne néglige aucune des facettes de l’intrigante dévote des dieux anciens, qu’elle invoque de toute son âme et de toute l’étendue de sa voix sans faiblesse. Si en la voyant on peut penser à Waltraud Meier, son Telramund évoque physiquement Jérémy Irons et si cela peut troubler cette élégance ne l’empêche pas de trouver les accents de l’insulte et de la menace lorsqu’il affronte Lohengrin. Auprès d’eux, un roi dont on pense d’abord qu’il manque un peu d’étoffe dans le grave pour avoir le poids requis face à ceux de Telramund. Mais une fois chaude la voix de <strong>Levente Pall </strong>se révèle aussi assurée et étendue que nécessaire, sans laisser percevoir de gêne ou d’effort, pour incarner un souverain pénétré de son rôle. Son porte-parole est luxueusement dévolu à <strong>Alexandre Duhamel</strong>, sonore sans outrance et digne comme il convient.</p>
<p>Si les nobles du Brabant sont sans reproche – <strong>Jean-Vincent Blot, Florent Cafiero, Paul Gaugler et Julien Véronèse – </strong>le chœur des solistes d’Opéra Junior nous a semblé plutôt acide. En revanche leurs aînés, ceux de Montpellier et ceux d’Angers-Nantes, ont ravi par l’homogénéité, la fermeté ou la douceur qu’ils ont su mettre dans leurs interventions, et la réussite maîtrisée des ensembles complexes. Cette fusion réussie entre les deux phalanges, déjà notée par notre confrère à Nantes, séduit largement le public, qui les ovationne. Il englobe dans ses acclamations, outre les solistes précités, les musiciens qui s’efforcent peut-être, sous la conduite de leur chef principal, de faire oublier en se dépassant les observations récemment publiées dans le dernier rapport de la Cour des Comptes régionale. Si le Prélude ne semble pas vraiment naître de nulle part et si par suite l’envoûtement n’est pas immédiat, un décalage presque imperceptible dans les trompettes sera la seule imperfection d’une exécution bien digne d’un Opéra National. <strong>Michael Schonwandt</strong>, qui a tenu tous les fils, modelé, contrôlé, fait sonner, apaisé, ouvre les mains et reçoit l’hommage d’un public enthousiaste. Il avait dit être prêt à partir si les effectifs de l’orchestre diminuaient. Apparemment il a changé d’avis. On ne s’en plaindra pas.</p>
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		<title>WAGNER, Parsifal — Bayreuth</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/parsifal-bayreuth-quadvienne-un-monde-sans-graal/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yannick Boussaert]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 06 Aug 2016 17:39:46 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Roselyne Bachelot, présente à la première de cette nouvelle production de Parsifal au festival de Bayreuth, avait tenu à rassurer les futurs festivaliers. Rassuré on le sera, mais seulement à la toute fin. Auparavant l’on aura craint le pire à plusieurs reprises. Classique, le premier acte ne s’autorise qu’une seule audace véritable : placer la communauté &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Roselyne Bachelot, <a href="http://www.forumopera.com/breve/parsifal-a-bayreuth-on-avait-tort-de-sinquieter">présente à la première de cette nouvelle production de <em>Parsifal</em> au festival de Bayreuth</a>, avait tenu à rassurer les futurs festivaliers. Rassuré on le sera, mais seulement à la toute fin. Auparavant l’on aura craint le pire à plusieurs reprises. Classique, le premier acte ne s’autorise qu’une seule audace véritable : placer la communauté du Graal, recluse parce que chrétienne, dans un Moyen-Orient hostile. Cela apparait très vite comme un gadget en lien avec nos actualités quand bien même cela fonctionne eut égard au livret. Comme présenter Amfortas en figure christique, couronne d’épine et supplice en croix, nous semble un contresens. Comme la cérémonie du Graal, entre cannibalisme et vampirisme, <a href="http://www.forumopera.com/parsifal-berlin-admettons-que-parsifal-ne-soit-quun-homme">qui ressemble à s’y méprendre à la proposition de Dmitri Tcherniakov à Berlin</a> il y a deux ans. L’acte central, toujours à l’Orient, place les sortilèges terrestres dans la sensualité des femmes dont l’habit rigoureux de l’Islam ne trompe personne. Klingsor cherche en vain l’Est et la Mecque avant de revenir à ses crucifix, apostat jusqu’au bout. Le jardin des délices devient un hammam où la température monte jusqu’à ce que Parsifal ne mette la tête sous l’eau. Au dernier acte, notre Eglise s’est encore rétrécie ployant sous une végétation tropicale luxuriante. Là Kundry, vieille et tremblante, déplace Gurnemanz sur une chaine roulante. Beaucoup d’éléments agacent parce que gratuits : l’enfant abattu dans l’Eglise, les soldats américains qui patrouillent, Parsifal enrôlé avec eux. Ou encore la vidéo de la transition vers la scène du Graal, qui dans une imitation rustique d&rsquo;un film de Terrence Mallick (<em>The Tree of Life</em>) veut faire tenir l’infiniment grand dans l’infiniment petit. Ou encore Parsifal qui revoit toute la scène de la blessure d’Amfortas, troussage de Kundry sur la table compris. Le summum est atteint quand cette dernière raconte sa malédiction… à elle-même (Parsifal est parti se changer, l’eau du bain ça mouille quand même le slip). Heureusement le final aide à oublier ces provocations et ratés. Dans une communauté désunie comme jamais – des chevaliers ont embrassé l’Islam, d’autres le Judaïsme – Parsifal revient avec la lance brisée, maintenue en croix par des drapeaux de prières tibétains. Il dépose dans le cercueil de Titurel cette relique. Tous l’imitent et se dépouillent des oripeaux de leur foi dans une cérémonie œcuménique. Le Graal véritable, c’est qu’il n’y en ait plus. Les murs de l’Eglise s’écartent, le plateau reste nu, peuplé du chœur apaisé. <strong>Uwe Eric Laufenberg</strong> pousse le geste plus loin encore : cette concorde sur scène, elle doit maintenant se faire hors du théâtre. Les lumières du Festspielhaus se rallument pendant les tous derniers accords.</p>
<p>On se souvient peut-être <a href="http://www.forumopera.com/v1/actu/haenchen.html">de l’interview que donna <strong>Harmut Haenchen</strong> à Clément Tallia</a> lorsqu’il dirigea <em>Parsifal </em>à Bastille (<a href="http://www.forumopera.com/v1/concerts/parsifal_paris_080323.html">production hélas détruite de Krzysztof Warlikowski</a>). Appelé en renfort sur la Colline Verte <a href="http://www.forumopera.com/breve/chaises-musicales-a-bayreuth">après le départ trouble d’Andris Nelsons</a>, l’allemand n’a d’autre choix que de jouer ce qu’il sait si bien : la structure. Et en effet, toujours les masses orchestrales seront mesurées, les enchaînements clairs et fluides. L’action coule et se déroule, turbulente dans un acte central bien plus convaincant qu’un premier trop en surface et un dernier désuni dans le final. Au-delà de la structure si chère à Boulez, dont Harmut Haenchen se réclame peu ou prou, on regrette que cette belle architecture ne soit pas habitée plus charnellement. Où sont le lyrisme, le pathos, l’urgence même qui font de Parsifal non seulement le chef d’œuvre systémique d’un compositeur au bout de son geste créatif, mais également une œuvre humaine, « parmi les hommes » ? Seules quelques scansions au troisième acte émeuvent et l’on sent alors qu’au-delà de l’intellect, toujours mobilisé dans <em>Parsifal</em>, c’est à l’âme que l’on s’adresse et qu’il est d’autres compréhensions de cette œuvre kaléidoscopique.</p>
<p>En cela, grâce soit rendue au Gurnemanz de <strong>Georg Zeppenfeld</strong> qui dépeint le serviteur, humble et  encore vigoureux lorsqu’il accueille Parsifal, devenu vieux sage bienveillant au dernier acte dans cette communauté du Graal déchue, ombre d’elle-même et de ses valeurs. L’évolution du personnage est conduite avec brio, alliée à une endurance sans faille. L’opéra est aussi parfois performance, ces sons inouïs et inhumains, tenus, vécus : de ceux que le baryton-basse réserve au cours des monologues qui le consacrent ce soir-là à Bayreuth. <strong>Ryan McKinny</strong> surinvestit son Amfortas, embrassant la figure christique que le metteur en scène a souhaité. Geste et parole secondent ce en quoi la voix trouve parfois ses limites, menu problème d’endurance bénin. <strong>Andreas Schager</strong> <a href="http://www.forumopera.com/der-fliegende-hollander-hambourg-un-hollandais-trop-entrave">rencontre les mêmes difficultés qu’il affrontait déjà pour son Erik hambourgeois</a>. Elles n’ont rien à voir avec ses capacités vocales qui le placent parmi les meilleurs ténors wagnériens du moment. Mais ce volume torrentiel, encore faut-il le canaliser, ce à quoi il parvient avec bonheur à l’occasion (« Erlöser ! Rette mich » piano et poignant au deuxième acte). Toutefois, le chant est souvent plus fruste, la ligne chahutée de telle sorte que l’on peine à suivre les tirades. Pêché véniel de remplaçant de dernière minute, le jeu scénique se réduit à chanter jambes écartées, genoux et coudés repliés. L&rsquo;interprète est tel – comme ses Siegfried sont attendus ! – qu’il ne faut cependant pas trop bouder le « sauveur » de la soirée. Le Klingsor de<strong> Gerd Grochowski</strong> en est le maillon faible, empêtré dans des problèmes de souffle, de diction et d’endurance. <strong>Elena Pankratova</strong> crie effectivement fort bien, pour reprendre les mots de Roselyne, et ses aigus massifs et tenus sont un des points forts de son interprétation. Mais le reste n’est pas de la même eau, entre des phrases peu ciselées qui la rendent transparente au premier acte, un médium confus, et un registre bas disjoint… Au final, le personnage manque d’appui pour s’imposer. Reste la présence scénique, remarquable, qui fascine pendant tout le troisième acte où elle erre en vieille femme tremblante cherchant toujours son salut. Bonheur enfin que chacune des interventions des chœurs préparés par <strong>Eberhard Friedrich</strong>, et délices des filles fleurs mielleuses et vénéneuses comme il faut, suffisamment badines pour faire de la scène du hammam la respiration comique et sensuelle qu’elle doit être.</p>
<p>	<em style="line-height: 1.5"><sup>L’auteur de ce compte-rendu reste encore perplexe devant cet homme au-dessus de la nef, assis sur une chaise, immobile pendant les 4 heures de la représentation. Qui est-il ou qu&rsquo;est-il ? Une vanité ? Un vieillard éternel ? Un Dieu vieilli contemplant les hommes se débattre ? Le débat est ouvert en commentaire. </sup></em></p>
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		<title>Parsifal à Bayreuth : on avait tort de s&#8217;inquiéter</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/parsifal-a-bayreuth-on-avait-tort-de-sinquieter/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Roselyne Bachelot]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 27 Jul 2016 05:03:04 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Que ceux qui ont leurs Karten pour les prochaines représentations du nouveau Parsifal à Bayreuth soient rassurés. La Colline sacrée était un nid de rumeurs : dissensions qui avaient amené le départ du chef Andris Nelsons, défections dans le casting, doutes sur les capacités vocales de Klaus Florian Vogt à assumer le rôle titre, pire, on &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Que ceux qui ont leurs <em>Karten</em> pour les prochaines représentations du nouveau <em>Parsifal</em> à Bayreuth soient rassurés. La Colline sacrée était un nid de rumeurs : dissensions qui avaient amené le départ du chef Andris Nelsons, défections dans le casting, doutes sur les capacités vocales de <strong>Klaus Florian Vogt </strong>à assumer le rôle titre, pire, on susurrait que la mise en scène de <strong>Uwe Eric Laufenberg</strong> relèguerait les scandales du Festspielhaus au rang d’aimables bluettes.</p>
<p>Pas de panique : en ces jours où des fanatiques égorgent un prêtre dans une église, la mise en scène de Laufenberg résonne puissamment en mettant l’exigence kantienne de la raison et de l’éthique au-dessus du communautarisme religieux tout en permettant un déploiement cohérent des acteurs-chanteurs. Le chef d’orchestre <strong>Harmut Haenchen</strong>, vieux routier wagnérien, tient la fosse avec une rigueur qui glorifie l’opulence hypnotique de la partition. Quant aux chœurs, ils sont, comme d’habitude, superlatifs.</p>
<p>La distribution n’est pas en reste et frappe par son homogénéité et sa qualité. Les détracteurs de Klaus Florian Vogt avaient tort : il campe un Parsifal sensible, modeste à la ligne de chant parfaitement tenue. Il est bien entouré  par  <strong>Georg Zeppenfeld </strong>qui fait le triomphe de la soirée dans un Gurnemanz intériorisé à la résilience sans faille et l’américain <strong>Ryan Mc Kinny</strong>, impeccable Amfortas.</p>
<p>Les deux bémols – il en faut – sont attribués à <strong>Gerd Grochowski</strong> dont l’absence de charisme scénique et vocal  a bien du mal à nous faire croire que Klingsor est l’émanation du mal. <strong>Elena Pankratova</strong>, elle, a le charisme et la sensualité de Kundry mais elle se laisse emporter par la stridence dans les passages plus élégiaques de son rôle.</p>
<p>Mais foin d’égratignures, quelle soirée, mes amis, ce Parsifal est à sa place dans la légende ! Compte rendu détaillé à venir début août.</p>
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