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	<title>Sumi HWANG - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
	<lastBuildDate>Sat, 01 Aug 2026 15:30:31 +0000</lastBuildDate>
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	<title>Sumi HWANG - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>BERG, KORNGOLD, récital Sumi Hwang &#8211; Marvão</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/berg-korngold-recital-sumi-hwang-marvao/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Tania Bracq]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 02 Aug 2026 04:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Marvão fait partie de ces festivals qui fédèrent tout un village autour d&#8217;un projet incroyablement ambitieux au regard de sa population. Avec moins de 100 habitants, à plus de deux cent kilomètres de Lisbonne, perdue et perchée dans les montagnes de l&#8217;Alentejo, cette adorable bourgade dominant à 360 degrés le Portugal d&#8217;un côté, l&#8217;Espagne de &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Marvão fait partie de ces festivals qui fédèrent tout un village autour d&rsquo;un projet incroyablement ambitieux au regard de sa population. Avec moins de 100 habitants, à plus de deux cent kilomètres de Lisbonne, perdue et perchée dans les montagnes de l&rsquo;Alentejo, cette adorable bourgade dominant à 360 degrés le Portugal d&rsquo;un côté, l&rsquo;Espagne de l&rsquo;autre, vit pendant dix jours à la pulsation de près de 40 concerts.</p>
<p>Une redoutable équipe de bénévoles gèrent l&rsquo;accueil, la logistique mais également la cantine où les artistes, les directeurs artistique du festival – Juliane Banse et son époux Christoph Poppen – côtoient les bénévoles de toutes générations et la presse dans de grandes tablées conviviales.</p>
<p>Dans les paisibles petites ruelles blanches, l&rsquo;on croise les participants à la classe de dessin matinale gratuite tandis que s&rsquo;interpellent les habitués venus de l&rsquo;Europe entière. Ils échangent leurs impressions sur le dernier concert.</p>
<p>De l&rsquo;avis général, découvrir Marvão c&rsquo;est l&rsquo;adopter ; y venir, c&rsquo;est la promesse d&rsquo;y revenir souvent. Grâce à une direction artistique ambitieuse, au réseau exceptionnel, le niveau des prestations musicales s&rsquo;avère excellent pour une politique tarifaire plus que raisonnable à 25 euros la place.</p>
<p>Ce soir, les festivaliers sont rassemblés autour de <strong>Sumi Hwang</strong> – lauréate du concours Reine Elisabeth 2014 et invitée de la cérémonie d&rsquo;ouverture des Jeux Olympiques d&rsquo;hiver en 2018 – pour une nouvelle soirée consacrée à la musique vocale germanique.</p>
<p>La jeune femme propose un programme pléthorique avec pas moins de 19 morceaux, souvent extrêmement exigeants, à la progression chronologique tout à fait séduisante pour l&rsquo;oreille.</p>
<p>Avec Franz Schubert et trois airs archi connus, elle impose immédiatement sa présence aussi lumineuse que son timbre qui ne manque pas de caractère. La diction restera excellente tout au long de la soirée, quelle que soit la langue – allemand, italien ou anglais. Dès « An Sylvia », les attaques sont d&rsquo;une grande élégance, les finales souples. « Nur wer die Sehnsucht kennt » valorise une émission naturelle bien canalisée. La nostalgie sied tout autant à l&rsquo;artiste que la joie. Le ruban mélodique se déroule avec aisance et fluidité dans « An die Musik » comme dans les second et troisième sonnets de Pétrarque de Franz Liszt.</p>
<p>Avec ce second compositeur, Le pianiste <strong>Tae-Hyung Kim</strong>, un peu en retrait jusqu&rsquo;alors s&rsquo;affirme un peu plus. Il faut dire que l&rsquo;acoustique de cette église, relativement plus grande que les autres édifices de la communes flatte moins la voix et laisse le piano un peu en arrière. Si l&rsquo;on aurait apprécié plus de puissance dans la première partie de « I’ vidi in terra Angelici costumi », dans la transition comme dans le postlude, le piano est joliment perlé.</p>
<p>La chanteuse, de son côté, a enregistré les trois sonnets en 2019 chez Deutsche Gramophon. Elle fait montre d&rsquo;une intéressante théâtralité avec des interventions presque opératiques qui laissent imaginer combien elle doit s&rsquo;épanouir dans le belcanto. Les aigus sont glorieux dans « Pace non trovo » comme plus tard dans le « Nachtigall » de Berg. Seules les attaques pianissimo des aigus resteront un peu fragiles.</p>
<p>Sumi Hwang maîtrise parfaitement le style allemand, ce que confirme après l&rsquo;entracte les sept <em>Frühe Lieder</em> de Berg. L&rsquo;artiste assume aisément le large ambitus de la première intervention, « Nacht », même si le grave pourrait être plus sonore. Elle en offre une version incarnée, habitée, tout comme dans « Die Nachtigall » où les aigus sont magnifiques et l&rsquo;histoire bien joliment racontée. On trouve de même de très jolies couleurs dans « Traumgekrönt », où les aigus pianissimo sont mieux posés. « Liebesode » contraste superbement avec le passionné« Sommertage » qui clôt le cycle.</p>
<p>Moins fréquemment interprétés, les <em>Songs of the Clown</em> d&rsquo;Erich Wolfgang Korngold parachèvent en beauté cette soirée pléthorique. La fatigue y est à peine perceptible tant la technique est solide. Le médium est sonore dans « Come Away, Death », le lyrisme épanoui dans « For the Rain, It Raineth Every Day », la ligne toujours conduite avec intelligence et finesse. « O Mistress Mine » va comme un gant à l&rsquo;artiste, flirtant délicieusement avec la séduction juvénile de Broadway. « Adieu, Good Man Devil » éclate d&rsquo;humour musical, tout comme « I hate music ! » de Leonard Bernstein qui compose un bis plein d&rsquo;esprit.</p>
<p>Rare en France – comme un grand nombre des artistes programmés à Marvão – c&rsquo;est en Allemagne ou en Corée qu&rsquo;il faudra vous rendre pour applaudir Sumi Hwang.</p>
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		<title>HAENDEL, Giulio Cesare in Egitto — Bonn</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/giulio-cesare-bonn-ave-terry-wey/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Bernard Schreuders]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 28 Jan 2017 18:59:28 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Samedi dernier, entre deux représentations de Don Giovanni, l’Opéra de Bonn reprenait Giulio Cesare dans une version de concert étrennée les 1er et 7 janvier, sous la conduite de Wolfgang Katschner. En têtes d’affiche, Terry Wey (Cesare), l’un des secrets les mieux gardés de la planète baroque, et Sumi Hwang (Cleopatra), éblouissant Premier Prix du &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Samedi dernier, entre deux représentations de <em>Don Giovanni</em>, l’Opéra de Bonn reprenait <em>Giulio Cesare </em>dans une version de concert étrennée les 1<sup>er</sup> et 7 janvier, sous la conduite de <strong>Wolfgang Katschner</strong>. En têtes d’affiche, <strong>Terry Wey</strong> (Cesare), l’un des secrets les mieux gardés de la planète baroque, et <strong>Sumi Hwang</strong> (Cleopatra), éblouissant <a href="http://www.forumopera.com/actu/reine-elisabeth-2014-retour-sur-un-concours-a-nul-autre-pareil">Premier Prix</a> du Concours International Reine Elisabeth en 2014. Il n’en fallait pas davantage pour exciter notre imagination et motiver un bref aller-retour dans l’ancienne capitale allemande. A dire vrai, nous n’avions même pas prêté attention au nom des autres chanteurs, sans lesquels, pourtant, la fête belcantiste ne pouvait être pleinement réussie…</p>
<p>Les exemples ne sont pas légion, certes, mais n’en déplaise aux intégristes, ce n’est pas mission impossible : un orchestre sur instruments modernes, bien calibré et préparé, peut, chez Haendel comme chez Rameau, se hisser au niveau d’excellence des meilleurs ensembles spécialisés. En formation réduite, le <strong>Beethoven Orchester Bonn </strong>détachait un de ses violoncellistes, <strong>Grigory Alumyan</strong> – qui, sous l’œil complice de quelques spectateurs restés dans la salle pendant l’entracte, se dégourdira les doigts dans des extraits des suites de Bach –, pour assurer le continuo en compagnie de <strong>Gerd Amelung </strong>au clavecin et <strong>Andreas Nachtsteim</strong> au luth, deux musiciens avec lesquels Wolfgang Katschner a l’habitude de travailler. Même avec un effectif de chambre, les sonorités paraissent d’abord relativement épaisses, le choix d’un <em>tempo</em> fort lent dans l’ouverture n’arrangeant rien à l’impression de lourdeur qui s’en dégage, mais les textures tendent à s’alléger en cours de soirée. Familier des opéras du Saxon, notamment à la tête du Lautten Compagney Berlin qu’il a fondé en 1984, le chef connaît son affaire et, stylistiquement, sa lecture se révèle impeccable. Revers de la médaille, elle apparaît aussi trop égale, dépourvue d’élan, de contrastes et d’urgence dramatique.</p>
<p>En troupe depuis 2014 à l’Opéra de Bonn où, cette saison, elle a déjà interprété Mimi et Donna Anna, Sumi Hwang demeure, elle aussi, à la surface d’un rôle qui aurait dû mettre en valeur sa musicalité raffinée comme son tempérament. En outre, sur le plan strictement vocal, sa prestation minimaliste nourrit notre perplexité, voire notre inquiétude. Le timbre n’a rien perdu de ses chatoiements ni l’aigu de sa liquidité et la ligne s’éploie voluptueusement dans le <em>cantabile</em> (« V’adoro, pupille »), mais les pages enlevées trouvent le soprano d’abord hésitant (« Non disperar chi sà »), puis appliqué (« Tutto può ») et si la vocalisation s’affermit au fil des numéros (« Da Tempeste »), l’indigence des variations ne laisse pas d’étonner. Plusieurs brèves interruptions de l’émission – un défaut d’accolement des cordes vocales, selon les spécialistes, déjà observé lors du Concours Reine Elisabeth et attribué alors au stress – nous amènent à penser que Sumi Hwang ne manque peut-être pas d’idées, mais qu’un problème technique entrave sa liberté et lui interdit de prendre des risques.</p>
<p>Si le <em>canto fiorito </em>déçoit, le pathétique ne nous comble pas davantage. Nous attendons impatiemment la reprise de « Per piètà », en espérant que l’artiste sorte enfin de sa réserve, or celle-ci passe carrément à la trappe ! Rien ne peut justifier pareil contresens rhétorique, qui vient briser net le <em>crescendo </em>émotionnel. Quitte à limiter la durée du concert, Wolfgang Katschner aurait été bien avisé de couper quelques récitatifs et surtout l’air de Nireno, ânonné par une remplaçante de dernière minute. Un monde sépare le « Piangerò » littéral et totalement impersonnel de Sumi Hwang de l’« Aure per pietà », profondément incarné, de Terry Wey. Avec lui, la musique raconte enfin quelque chose, en particulier les magnifiques <em>accompagnati </em>dont Haendel gratifie le héros (« Alma del gran Pompeo », «  Dall’ondoso periglio »). Nous ne nous expliquons pas la carrière discrète de ce contre-ténor trop souvent cantonné dans des emplois secondaires – <a href="/rinaldo-bruxelles-bozar-lopera-en-concert-ca-marche">Eustazio</a> (<em>Rinaldo</em>) ou <a href="/giulietta-e-romeo-niccolo-antonio-zingarelli-schwetzingen-kangmin-justin-kim-un-romeo-visceral">Gilberto</a> dans <em>Giulietta e Romeo </em>(Zingarelli) –, à qui Cesare donne enfin la possibilité de déployer ses ailes et de nous montrer l’étendue de ses ressources.</p>
<p>Il en va des timbres comme des goûts et des couleurs, aussi nous chercherions en vain à objectiver la séduction que le sien, frais et moelleux, exerce sur nous. En revanche, la partie de Cesare devrait permettre à tout un chacun d&rsquo;admirer l’homogénéité et la flexibilité de l&rsquo;instrument qui s&rsquo;envole avec une insolente facilité vers la stratosphère. La rondeur et la puissance de l’aigu nous grise, quant à l’admirable <em>messa di voce </em>sur laquelle s’ouvre le <em>Da Capo </em>d’ « Aure per pietà », quintessence du <em>bel canto</em>, elle tient du miracle et nous nous prenons à rêver qu’elle se renouvelle indéfiniment. Le chant pourrait être plus incisif, plus percutant dans les passages virtuoses («  Al lampo dell’ armi »), mais nous n’avons jamais connu dans les airs de Cesare une ornementation aussi hardie et inventive (« Va tacito e nascosto », « Se in fiorito »), Terry Wey renchérissant dans la difficulté avec un plaisir manifeste et contagieux.</p>
<p>Avec Cornelia et Sesto, le retour sur terre s’apparente à une chute vertigineuse et brutale. Voix terriblement rugueuse, registres disjoints et <em>legato </em>en berne, <strong>Ceri Williams</strong> semble constamment marcher sur des œufs et joue aussi avec nos nerfs. « Priva son d’ogni conforto » est expédié en un laps de temps record et hormis un « Deh piangete » mieux senti où l’émotion commence de poindre, le reste est à l’avenant. Le mezzo étriqué et sans pulpe de <strong>Kathrin Leidig</strong> manque cruellement de soutien, il se montre incapable de nourrir la ligne et d’insuffler la moindre énergie aux éclats de colère qui animent l’adolescent. Sans surprise, mère et fils se cherchent sans jamais se rejoindre (« Son nata a lagrimar ») et nous en arrivons à accueillir avec soulagement la suppression de « Care speme » et surtout à nous réjouir des interventions d’<strong>Owen Willetts</strong>, Tolomeo générique et sans véritable relief, mais dont l’alto sain et bien construit nous réconforte. Enfin, pour terminer sur une note positive, force est de reconnaître qu’Achilla ne possède pas souvent l’étoffe et le charisme d’un Don Giovanni. Le baryton de <strong>Giorgos Kanaris</strong> n’a sans doute pas toute la souplesse requise, mais il ne craint pas d’affronter ses limites pour bomber le torse et confère à son personnage une réelle épaisseur.</p>
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		<title>Concours Reine Elisabeth Voice 2014</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/concours-reine-elisabeth-voice-2014-le-reine-elisabeth-au-disque-album-souvenir-ou-heure-de/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Bernard Schreuders]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 31 Jul 2014 05:20:56 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La publication d’un triple CD au lendemain de la proclamation du palmarès témoigne de la popularité, sans doute unique pour une manifestation dévolue au classique, du Concours Musical International Reine Elisabeth. C’est d’abord l’occasion pour le public de revivre, sur un premier disque, quelques moments forts des finales en compagnie des six candidats primés et &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>La publication d’un triple CD au lendemain de la proclamation du palmarès témoigne de la popularité, sans doute unique pour une manifestation dévolue au classique, du Concours Musical International Reine Elisabeth. C’est d’abord l’occasion pour le public de revivre, sur un premier disque, quelques moments forts des<a href="/actu/reine-elisabeth-2014-retour-sur-un-concours-a-nul-autre-pareil"> finales</a> en compagnie des six candidats primés et de <strong>l’Orchestre Symphonique de la Monnaie </strong>emmené par <strong>Roland Böer</strong>.</p>
<p>Certes, les extraits retenus, quels qu’ils soient, ne pourront jamais rallier tous les suffrages. En l’occurrence,  alors que ceux choisis pour illustrer le talent de <strong>Sumi Hwang</strong> (premier Prix) ne sont pas loin de nous combler (« Quel guardo il cavaliere » ; « Die Nachtigall » de Berg et « Im Abendrot »), nous aurions volontiers échangé la Carmen pesante et sans charme de <strong>Sarah Laulan</strong> (troisième Prix et autant d’extraits) contre une troisième interprétation de <strong>Jodie Devos</strong>, dont la prestation se trouve réduite à deux plages (« Vorrei spiegarvi », « Glitter and be gay ») et ce malgré son … deuxième Prix.</p>
<p>Cette année, le deuxième disque reprend les coups de cœur d’une demi-douzaine de jeunes chanteurs belges – trois francophones et trois néerlandophones –  en cours de formation et qui ont suivi l’intégralité des épreuves. Totalement libres dans leurs choix, ils ont ainsi pu repêcher des concurrents éliminés à l’issue des demi-finales : le mezzo chinois <strong>Zhang Yuan</strong>, dont, à vrai dire, le Schubert appliqué et impersonnel (« Der Erlkönig ») ne nous convainc pas plus aujourd’hui que hier, et la soprano britannique <strong>Susanna Hurrell</strong>, autrement éloquente dans le « Most holy night » d’Ivor Gurney. Parmi les six finalistes non classés, <strong>Sheva Tehoval</strong>, la benjamine surdouée (« Die junge Nonne » ; « C »), <strong>Levente Páll</strong>, la basse hongroise un peu brute de décoffrage (« Die beiden Grenadiere ») et la soprano allemande <strong>Daniela Gerstenmeyer</strong> (« Höre Israel » ; « Nacht und Träume » de Schubert) qui avait aussi de fervents admirateurs depuis une incursion hardie dans le répertoire contemporain au premier tour (« Parergon II » de Reimann, pièce <em>a cappella</em>) tirent particulièrement bien leur épingle du jeu. Quant à <em>La Traviata </em>(« E strano … Sempre libera »), elle nous laisse apprécier à loisir l’immense potentiel de la Coréenne <strong>Hyesang Park</strong>, décidément mal payée d’un cinquième Prix. Dans l’ensemble, l’écoute du coffret confirme nos premières impressions, nos enthousiasmes comme nos interrogations.</p>
<p>Toutefois, le passage au disque peut aussi s’apparenter à un moment de vérité : non seulement il est des timbres plus phonogéniques (<strong>Emoke Baráth</strong>) que d’autres (<strong>Chiara Skerath</strong>), mais surtout, avec le recul, loin de l’effervescence de la compétition et privé d’image, notre jugement s’aiguise. Faudrait-il, comme au dix-neuvième siècle ou dans l’émission <em>The Voice</em>, procéder à une première audition au cours de laquelle un paravent ou un voile de gaze dérobe les candidats à la vue des jurés et du public ? Dans de telles conditions, <strong>Yu Shao</strong> (quatrième Prix), Tamino au souffle court et terriblement statique, n’aurait peut-être pas été récompensé. Le rapprochement avec le Tamino, justement, de <strong>Thomas Blondelle </strong>(deuxième Prix en 2011), moins suave mais tellement plus vif et expressif, se révèle en tout cas bien cruel. Le ténor belge apparaît sur un troisième et dernier disque évoquant les précédentes sessions du Concours Reine Elisabeth consacrées au Chant (1988-2011). Il y côtoie, notamment, l’exquise Nanetta d’<strong>Hélène Guilmette </strong>(deuxième Prix en 2004) et le fringant Belcore de <strong>Stephen Salters </strong>(premier Prix en 1996), mais également l’Isabella, encore fragile et pourtant flamboyante, de <strong>Marie-Nicole Lemieux</strong>, le Lenski à fleur de peau et si personnel de <strong>Marius Brenciu </strong>et la Pamina virginale d’<strong>Olga Pasichnyk</strong>, soit le trio de tête de l’édition 2000 &#8211; probablement le meilleur cru à ce jour.</p>
<p> </p>
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		<title>Un concours se termine, tout le reste commence !</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/un-concours-se-termine-tout-le-reste-commence/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Dominique Joucken]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 16 Jun 2014 14:18:31 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Un concert de clôture du Concours Reine Elizabeth, c’est une occasion de juger … le jury ! En entendant des candidats débarrassés de la pression de l’épreuve, le public peut se faire une idée exacte de leurs moyens vocaux, et vérifier que le palmarès correspond bien à la réalité des talents. C’est incontestable, le jury de &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>
	Un concert de clôture du Concours Reine Elizabeth, c’est une occasion de juger … le jury ! En entendant des candidats débarrassés de la pression de l’épreuve, le public peut se faire une idée exacte de leurs moyens vocaux, et vérifier que le palmarès correspond bien à la réalité des talents. C’est incontestable, le jury de 2014 a eu le nez fin. Il est presque impossible de ne pas être d’accord avec le classement : <strong>Sumi Hwang</strong> plane au-dessus de tout le monde, nous ravissant par la fraîcheur de son timbre et le naturel de ses incarnations. Chanter « l’air des bijoux » au pays de la Castafiore n’a pas l’air de l’impressionner le moins du monde, et tout ce qu’elle touche semble se transformer en or. <strong>Jodie Devos</strong> et <strong>Hyesang Park</strong> s’envolent vers les stratosphères de l’aigu sans devoir boucler de ceinture, et on n’est pas près d’oublier l’extrait de <em>L’enfant et les sortilèges</em> donné par la candidate belge. <strong>Chiara Skerath</strong> montre une fois de plus qu’elle conduit de façon très intelligente une voix qui n’est pas la plus belle du monde, mais qui reste constamment expressive<strong>. Yu Shao</strong> promet de devenir un grand ténor rossinien, alors que <strong>Sarah Laulan</strong> confirme qu’elle maîtrise les trucs et astuces de la scène pour mettre le public dans sa poche. Le concours est terminé. Puissent les voies tortueuses du monde lyrique s’ouvrir pour ces jeunes à la fois sympathiques et doués.</p>
<p>	Concert des 6 lauréats primés du Concours Musical International Reine Elisabeth, Bruxelles, Palais des Beaux-Arts, 10 juin 2014. </p>
<p>	 </p>
<p>	 </p>
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			</item>
		<item>
		<title>Reine Elisabeth 2014 : retour sur un concours à nul autre pareil</title>
		<link>https://www.forumopera.com/reine-elisabeth-2014-retour-sur-un-concours-a-nul-autre-pareil/</link>
					<comments>https://www.forumopera.com/reine-elisabeth-2014-retour-sur-un-concours-a-nul-autre-pareil/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Bernard Schreuders]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 05 Jun 2014 05:23:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>« Le niveau est exceptionnel cette année » : familière, la rengaine pourra sembler de bonne guerre dans le chef des organisateurs du concours, mais elle entretient un soupçon de complaisance à l’endroit des commentateurs qui la reprennent. Et pourtant, après avoir suivi les trois précédentes sessions dédiées au chant (2004, 2008 et 2011), nous pouvons affirmer que &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>
	« Le niveau est exceptionnel cette année » : familière, la rengaine pourra sembler de bonne guerre dans le chef des organisateurs du concours, mais elle entretient un soupçon de complaisance à l’endroit des commentateurs qui la reprennent. Et pourtant, après avoir suivi les trois précédentes sessions dédiées au chant (2004, 2008 et 2011), nous pouvons affirmer que le niveau moyen des artistes de cette édition 2014 du Concours Reine Elisabeth était, de fait, particulièrement élevé, y compris chez les plus jeunes et non pas seulement chez les Coréens. De là à prétendre que le palmarès nous a totalement comblé, il y a un pas que nous ne franchirons pas : même dans le désordre, nous n’avions pas le tiercé gagnant.</p>
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	Nous lui devions notre premier éblouissement lors des quarts de finale et <strong>Hyesang Park </strong>(5<sup>e</sup> Prix) n’a jamais démérité au fil des épreuves, au contraire, la soprano coréenne s’est révélée la plus accomplie des belcantistes et méritait, à notre estime, de figurer dans le trio de tête aux côtés de <strong>Sumi Hwang </strong>(1<sup>er</sup> Prix) et <strong>Jodie Devos</strong> (2<sup>e</sup> Prix) dont la consécration, en revanche, allait de soi. Nous demeurons réfractaire à l’art singulier et à la forte personnalité de <strong>Sarah Laulan</strong> (3<sup>e</sup> Prix), une vraie bête de scène mais dont la performance vocale nous a semblé nettement moins aboutie que celle d’autres finalistes. Son classement n’a toutefois pas suscité de polémique comme celle déclenchée en 2011 par le 2<sup>e</sup> Prix du ténor Thomas Blondelle, un interprète qui a aussi le théâtre dans le sang, irrésistible pour les uns, mais terriblement cabotin pour les autres. Seul représentant du sexe dit fort sur le podium, le ténor chinois <strong>Yu Shao</strong> (4<sup>e</sup> Prix) n’a pas non plus, loin s’en faut, rallié tous les suffrages et beaucoup l’auraient rétrogradé en faveur de la Suissesse <strong>Chiara Skerath</strong> (6 e Prix).</p>
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	L’affluence des candidatures est un autre indice du succès du concours, n’en déplaise à ses détracteurs qui n’ont de cesse de questionner sa réussite, sinon son utilité. Pas moins de 214 DVD ont été visionnés par le jury, 64 concurrents originaires de 26 pays obtenant leur sésame pour les épreuves publiques, parmi lesquels se retrouvaient d’ailleurs 4 musiciennes qui avaient déjà tenté leur chance en 2011. Retenue pour les demi-finales il y a trois ans, <strong>Sonia Saric</strong>, « future wagnérienne » nous glisse une admiratrice, semble désormais avoir du mal à dompter un soprano surpuissant (et en surrégime), un chant débraillé lui coûtant sa place en demi-finale. En revanche, les Françaises <strong>Aude Extrémo </strong>(mezzo-soprano) et <strong>Camille Schnoor </strong>(soprano), de même que la Canadienne <strong>Megan Lindsay</strong> y ont cette fois accédé, mais sans transformer l’essai. Les Italiens se comptent toujours sur les doigts de la main (2), sans doute parce qu’ils préfèrent les concours spécialisés. Le seul candidat américain sélectionné sur DVD a finalement déclaré forfait et la finale opposa l’Europe (2 Belges, 2 Hongrois, 1 Suissesse, 1 Allemande et 1 Française) à l’Asie (4 Coréens, 1 Chinois).  </p>
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	Parmi d’inévitables regrets, déplorons l’élimination, dès le premier tour, d’<strong>Elisabeth Moussous</strong> (Cameroun), ardent soprano au potentiel indéniable et l’un des rares formats dramatiques présents sur la ligne de départ mais dont la caractérisation relativement sommaire (le « Quando m’en vo » de Musetta et le « Mild un leise » d’Isolde) aura sans doute refroidi certains jurés. Néanmoins, deux airs ne suffisent pas toujours pour se forger une opinion et le récital d’environ vingt-cinq minutes défendu en demi-finale peut, à côté de brillantes confirmations, réserver aussi de mauvaises surprises. Le Bach informe du Coréen <strong>Junghoon Kim</strong> (« Benedictus » de la <em>Messe en si</em>) fut la pire des déconvenues, les plus somptueux moyens, mis à profit pour des portraits autrement habités et justes de Lenski ou d’Egdardo, ne réussissant pas à racheter une telle errance stylistique. Le choix du programme en dit souvent long sur les artistes, immatures ou au contraire parfaitement lucides, mais également sur leurs professeurs ou coachs qui portent quelquefois une toute autre responsabilité.  </p>
<p>	<img decoding="async" alt="© Bruno Vessiez " class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/les_12_laureats201423171_0.jpg?itok=Y8v_Ja28" style="height:312px;width:468px" title="Les douze lauréats " /><br />
	Les douze lauréats © Bruno Vessiez </p>
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	Avant de revenir sur les finales, nous aimerions dissiper l’un ou l’autre malentendu, tenace, qui circule sur le concours.  D’abord, les contre-ténors n’y sont pas victimes d’une forme inavouée d’ostracisme, comme on a encore pu le lire cette année. Le règlement prévoit même quelques aménagements à leur intention et certains se sont déjà retrouvés en demi-finale (Erik Kurmangeliev), voire en finale comme David Dong Qyu Lee (2000), étoile montante applaudie à Versailles comme à Beaune ces dernières années. Mezzo de tessiture mais soprano par la couleur, le Belge <strong>Guillaume Houcke </strong>a sans doute rebuté le jury par son extrême sophistication et son exotisme chez Liszt (« Oh ! Quand je dors »), les incursions de ses pairs dans ce répertoire (Jochen Kowalski ou David Daniels), suscitant toujours la controverse. Toutefois, nous allons sans aucun doute réentendre parler de cet artiste étonnant dont la douceur du timbre et les <em>pianissimi </em>rappellent les débuts de Philippe Jaroussky. <strong>Carlo Vistoli </strong>n’a sans doute pas fait les bons choix en défendant le très exigeant, mais peu gratifiant monologue d’Ottone (<em>L’Incoronazione di Poppea</em>) pour enchaîner avec le délicieux « Sweet rose and lily » de Didymus (<em>Theodora</em>) auquel son alto profond et expressif, mais trop sombre ne peut offrir la lumière et la légèreté nécessaires.</p>
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	Autre grief récurrent et, avouons-le, lassant : Marie-Nicole Lemieux, martèlent à l’envi les esprits chagrins, est la seule star couronnée par le Concours Reine Elisabeth (2000) qui, par contre, a révélé de nombreux violonistes et pianistes de tout premier plan. Voilà qui appelle plusieurs éléments de réponse. D’une part, si le concours fêtait en 2012 son 75<sup>e </sup>anniversaire, la session consacrée au chant n’a été instituée qu’en 1988, sous l’impulsion de Gérard Mortier et José Van Dam. A ce jour, elle n’a encore été organisée que huit fois, puisque la voix n’a cessé depuis lors d’alterner avec le violon, le piano et même la composition. En d’autres termes, le Reine Elisabeth de Chant est une compétition relativement jeune par rapport à celles qui sont souvent présentées comme ses plus sérieuses rivales, le Cardiff Singer of the World qui aligne déjà seize éditions, et le Concours Operalia qui en est à sa vingtième. En outre, comparons ce qui est comparable : le Reine Elisabeth a longtemps affiché des exigences exorbitantes et s’il a progressivement renoncé à plusieurs d’entre elles – les concurrents ne sont plus obligés de se produire à la fois dans l’opéra, l’oratorio et la mélodie, ils ne doivent plus créer un imposé en demi-finale ni aborder la musique baroque, avec un orchestre spécialisé en finale et un diapason <em>ad hoc</em>, etc. – , il demeure l’un des plus longs et des plus difficiles au monde.</p>
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	Par ailleurs, Shenyang, Ekaterina Scherbachenko, Valentina Nafornita, Maria Alejandres (Katzavara), Joel Prieto, Julia Novikova, Alexey Kudrya, Stefan Pop, Pretty Yende, René Barbera, Janai Brugger ou Amartuvshin sont-ils à proprement parler de grandes<em> stars</em> internationales ? Ils ont pourtant remporté le Cardiff Singer of the World ou le Concours Operalia au cours des six ou sept dernières années. Les mélomanes et les lecteurs de Forum Opéra reconnaîtront certains noms, car ces lauréats ne sont heureusement pas retombés dans l’oubli, mais ils sont encore loin d’avoir atteint la notoriété de Nina Stemme, Joyce DiDonato, José Cura, Rolando Villazon ou Dmitri Hvorostovsky. La consécration et la médiatisation tiennent aussi à d’innombrables facteurs extramusicaux et les stars n’ont pas le monopole du génie. Ce propos n’a rien d’original et vous paraîtra sans doute frappé au coin du bon sens, mais il ne l’est manifestement pas pour tout le monde, comme le démontrent les jérémiades lues et entendues ici et là. A l’instar d’Aleksey Kudrya, révélation 2009 d’Operalia applaudi depuis au Festival de Pesaro et un peu partout en France ou de Stefan Pop, qui, l’année suivante, partageait le 1<sup>er</sup> Prix avec avec Sonya Yoncheva et chantait en février, à Monaco, dans l’<em>Elixir d’Amour </em>dirigé par Nathalie Stutzmann, ces artistes font carrière sans nécessairement se produire dans les salles les plus prestigieuses ni sur tous les continents. Ce n’est déjà pas si mal !</p>
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	Nous pouvons en dire tout autant de Stanislas de Barbeyrac et Clémentine Margaine, Isabelle Druet, Anna Kasyan, Michèle Losier, Hélène Guilmette, Theodora Gheorghiù ou encore Lionel Lhote et Diana Axentii, car nous aurions tort de nous concentrer exclusivement sur celles et ceux qui ont remporté le 1<sup>er</sup> prix du Concours Reine Elisabeth. En effet, celui-ci ne suffit pas à propulser durablement un chanteur, comme le montrent les trajectoires si dissemblables d’Aga Winska et Werner van Mechelen, respectivement 1<sup>er</sup> et 9<sup>e</sup> Prix en 1988, ou le beau parcours de Sunhae Im, pourtant non classée en 2000. Nous l’avons dit, le règlement s’est assoupli et les candidats ont plus de liberté, mais le Reine Eli (pour les intimes), parce qu’il demeure généraliste, entretient une relative ambiguïté, comme s’il n’avait pas renoncé à découvrir le musicien universel, un de ces surdoués qui excellent dans tous les genres. [<strong>Bernard Schreuders</strong>]</p>
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	<strong>La finale de tous les contrastes … et de tous les dangers</strong></p>
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	Tailleurs élégants, costumes griffés, ballet de voitures, petits fours, couple royal et hymne national : une soirée d’ouverture des finales au concours Reine Elisabeth, c’est un événement aussi bien social que culturel. Le gratin belge ne manquerait la soirée pour rien au monde. Mais ne soyons pas bégueule, et reconnaissons que, ce soir du 28 mai, la musique était à l’honneur au moins autant que les mondanités.</p>
<p>	<img decoding="async" alt="© Bruno Vessiez " class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/jodiepage34351copie23196_0.jpg?itok=9EOz5hAE" style="height:312px;width:468px" title="Jodie Devos (2e Prix) félicitée par Maria Bayo" /><br />
	Jodie Devos (2e Prix) félicitée par Maria Bayo © Bruno Vessiez </p>
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	C’est la candidate belge <strong>Jodie Devos</strong> qui avait la lourde tâche d’ouvrir les festivités. On imagine la pression qui pèse sur les fragiles épaules de la soprano de 25 ans, tant le concours est passé au rang de mythe pour toutes les jeunes pousses issues des conservatoires du plat pays. Mais si stress il y a, la chanteuse n’en laisse rien paraître, et elle s’empare de ses airs comme de la scène du Palais des Beaux Arts avec une voracité qui fait plaisir à voir. La barre est d’emblée mise très haut pour les candidats qui suivront, avec une voix ronde et charnue, comme peu de sopranos coloratures peuvent s’en targuer. Aucune dureté, aucune acidité, tout est ouvragé et galbé, un peu à la façon d’une Kathleen Battle de la grande époque. Le poli vocal n’empêche pas l’attention au texte : l’air de <em>La Création </em>de Haydn est dit avec la netteté qu’il faut, et même dans les suraigus de l’air de concert de Mozart (« Vorrei spiegarvi, Oh Dio »), les paroles restent intelligibles. Le public semble captivé par le charme et l’assurance qui émanent de la candidate, et c’est dans une ambiance enthousiaste que Jodie Devos conclut sa prestation avec le « Glitter and be gay » de Leonard Bernstein, qui déclenche une véritable tempête d’ovation, grâce à une maîtrise quasi absolue de l’art de la vocalise.</p>
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	Difficile de succéder à une artiste aussi accomplie. La Hongroise <strong>Emoke Baráth</strong> (28 ans) peine à s’imposer. La faute d’abord à une présence physique beaucoup plus discrète, bien que touchante. La voix est aussi d’un type et d’un format très différents : plus lyrique, mais aussi plus petite. Dès l’air de Haendel (« Oh ! Had I Jubal’s lyre », <em>Joshua</em>), on doit tendre l’oreille pour percevoir tout ce que la chanteuse veut faire passer, alors que l’orchestre est en formation quasi chambriste. Les choses s’aggravent avec Schumann (« Verstossen ! Verschlossen aufs neu das Goldportal », <em>Das Paradies und die Peri</em>) et Dvorak (le Chant à la lune de <em>Rusalka</em>) où l’accompagnement pourtant attentif de Roland Boer couvre la malheureuse, nous empêchant de goûter les délices dispensés à pleines mains par les deux compositeurs. Dans l’extrait du <em>Rake’s Progress</em> de Stravinsky (« No word from Tom… »), Emoke Baráth laisse entrevoir quelle magnifique artiste elle pourrait devenir si elle consentait à lâcher davantage la bride, mais c’est trop court et trop tard : l’ennui a déjà terni cette prestation.</p>
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	La basse hongroise <strong>Levente Páll</strong> (29 ans) pose un véritable cas de conscience au critique. Un journaliste musical a aussi un rôle de garant vis-à-vis de la partition et il est de son devoir de signaler les notes manquantes, les fautes de texte, les couacs. Mais quel crève-cœur quand ces reproches minorent les mérites d’un artiste aussi attachant que Levente Páll. Voix ample, posée, bien assise, ornementant avec aisance dans un extrait du <em>Messie</em> (« For behold – The people that walked in darkness ») qui restera parmi les meilleurs moments du concours 2014, et un air de Mozart à la fois très impliqué et très propre techniquement (« Madamina, il catalogo è questo »). C’est dans l’air du prince Grémine de Tchaikovsky que les choses deviennent difficiles à juger ; tout ce que la basse nous donne à entendre est sublime : pâte sonore, phrasé, rendu du personnage, montée progressive de la tension. Hélas, les  notes graves de la fin du morceau sont escamotées, et la chanson du <em>Veau d’or </em>de Gounod voit le chanteur s’emmêler les pinceaux dans le texte. On n’aimerait pas être à la place des membres du jury chargés de le noter.</p>
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	Le lendemain, c’est la seule mezzo admise en finale qui fait l’ouverture : la française <strong>Sarah Laulan</strong> (29 ans) a séduit pas mal de nos collègues par sa voix corsée et sa gestique très expressive. La simple façon dont elle roule des yeux est déjà tout un programme. Avouons-le d’emblée : nous n’avons pas été conquis par ce qu’elle nous a livré ce jeudi. Toutes les mimiques dont elle s’affuble semblent être une manière de camoufler un matériau vocal relativement pauvre, très exposé dans l’extrait des <em>Chants d’un compagnon errant</em> de Mahler qui débute son programme. La voix est tendue, rêche, sans réserves de puissance. Wagner la montre plus à son avantage, le récit de Waltraute lui permettant d’exposer ses qualités de diseuse (sans doute liées à sa formation d’actrice). Tout ce qui suit va du passable (berceuse de Moussorgski) au catastrophique, avec un Rossini («  Cruda sorte ») émaillé de décalages rythmiques et manquant complètement d’<em>italianità</em>. La Habanera de Carmen est non seulement peu musicale, mais aussi prononcée n’importe comment. Notre voisin de rang néerlandophone, peu au fait de l’histoire de la musique, nous confiera ne pas avoir réalisé que le morceau était en français. La troisième place de la Française restera pour nous un mystère impénétrable.</p>
<p>	<img decoding="async" alt="© Bruno Vessiez " class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/sarahlaulancopie23130_0.jpg?itok=wC2UXJnv" style="height:312px;width:468px" title="Sarah Laulan (3e Prix)" /><br />
	Sarah Laulan (3e Prix) © Bruno Vessiez </p>
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	On remonte d’un cran avec la Coréenne <strong>Hyesang Park,</strong> qui avait été si impressionnante en demi-finale et au premier tour. Elle n’a pas déçu les espoirs placés en elle, se jouant de toutes les difficultés avec aisance et naturel. Elle a parfaitement intégré ce qu’était la vocalité straussienne, mélange de sensualité et de caractère instrumental. La chanteuse doit devenir une sorte de grand violon, aux formes sinueuses, et elle y réussit. Son Bellini (« Care compagne, tenere amici… Sovran il sen la man mi posa ») est un pur bonheur, rappelant plus d’une fois son illustre compatriote Sumi Jo. L’air de Manon (« Profitons bien de la jeunesse ») aurait pu être travaillé davantage sur le plan de la prononciation, mais le personnage de la coquette est bien là. Une Violetta d’anthologie clôt le programme avec panache, la voix s’envolant vers les stratosphères de l’aigu avec un bonheur constant. Les graves sont un peu moins convaincants ; sans doute est-ce là ce qui a coûté à cette magnifique artiste sa place dans le trio de tête.</p>
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	<strong>Daniela Gerstenmeyer</strong> a certainement été victime du choix de son programme. Un échantillonnage de ce que la musique classique occidental a produit de plus beau et de plus profond, mais pas de plus drôle : « Piangerò la sorte mia » (<em>Giulio Cesare</em>), <em>Requiem</em> de Brahms, <em>Passion selon saint Jean</em> de Bach, <em>Elias</em> de Mendelssohn. On peut difficilement faire plus austère, et même son second air d’opéra se colore de mélancolie, puisqu’il s’agit du « Ach, Ich fühl’s » de Pamina. On sent le public distant, peu en communion avec l’artiste. Pourtant, que de trésors offerts : la voix est puissante, ample, robuste, parfaitement égale dans tous les registres. Elle dégage une sorte d’émotion piétiste, particulièrement à sa place dans Bach. On est loin des roucoulades de coloratures, mais la candidate est une authentique musicienne et son « Ihr habt nun Traurigkeit » tirerait des larmes à une pierre. Son absence parmi les candidats primés est regrettable, et nous formulons le vœu que ce relatif insuccès ne l’empêchera pas de mener la belle carrière qu’elle mérite. [<strong>Dominique Joucken</strong>]</p>
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	Acclamée dès le premier tour, la candidate belgo suisse <strong>Chiara Skerath </strong>(26 ans) était donnée parmi les favorites et décrochera d’ailleurs le Prix du Public décerné par les médias du nord du pays (Klara, Canvas/Op12 et Cobra.be). Si elle a su se départir, en demi-finale, d’une attitude trop uniment souriante et placide, son passage sur la scène du Palais des Beaux-Arts, le 30 mai, nous laisse une impression mitigée. Plus encore que le programme, un des plus courts présentés cette année, c’est l’interprétation qui nous parait manquer de générosité, d’engagement et de personnalité. Son soprano argenté déploie l’élégance des funambules dans les trois premières <em>Illuminations </em>de Britten où se devine une musicalité raffinée, mais la chanteuse demeure sur son quant-à-soi dans un <em>Requiem </em>de Brahms alangui et distant. Sa vocalité la destine davantage à Mimì, dont elle restitue avec un réel bonheur la candeur émerveillée, signant sa meilleure prestation de la soirée. En revanche, son Chant à la lune (<em>Rusalka</em>) souffre d’un <em>tempo </em>fort lent, l’aigu se resserre au lieu de s’épanouir et entrave l’expression de l’artiste, dont l’épanchement nous semble trop contenu. Affaire de goût, de sensibilité, sans aucun doute éminemment subjective, car une frange significative de l’auditoire réserve une longue ovation à la chanteuse.</p>
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	Impossible de ne pas nourrir d’emblée quelque appréhension en découvrant, sur papier, le parcours d’obstacles dans lequel <strong>Hansung Yoo</strong> (29 ans) entend se lancer : quel athlète aguerri oserait relever un tel défi ? Si Bach (<em>Oratorio de Noël</em>) s’apparente à un bref échauffement, honnête mais oubliable, le Coréen épouse la noblesse d’Eletzky (« Y vas lioubliou ») mais la voix, déjà large et magnifiquement timbrée, manque de rondeur et se tend dangereusement avant d’être malmenée par les éclats redoutables d’un Mahler (« Ich hab’ein glühend Messer »), au demeurant fort bien construit, mais qui excède les ressources actuelles du chanteur. Le Valentin de Gounod flatte le métal et cette diction admirable si souvent observée chez tant de chanteurs asiatiques que bien des Européens pourraient prendre en exemple. Cependant, en matière de nuances, le baryton ne semble connaître que celles de la dynamique et après une <em>Chanson à boire </em>(Ravel) plutôt sommaire dont l’ironie involontaire doit lui paraître amère alors qu’il ne cesse de s’hydrater entre deux tours de force, il se fourvoie chez Rossini (« Largo al factotum della città ») qui le trouve emprunté, raide, à court d’imagination et finalement d’aigus. La contre-performance d’un artiste parmi les plus prometteurs de cette session aura mis nos nerfs à rude épreuve – il se doit et nous doit une revanche !</p>
<p>	<img decoding="async" alt="© Bruno Vessiez " class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/cmireb201419mai14223021_sumi_1.jpg?itok=h-R83as4" style="height:312px;width:468px" title="Sumi Hwang (1er Prix)" /><br />
	Sumi Hwang (1er Prix) © Bruno Vessiez </p>
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	Sa Norina (« Quel guardo il cavalière – So anch’io la virtù magica ») sur vitaminée et très dégourdie, jette les soubrettes aux orties et bouscule nos habitudes : ce n’est pas avec elle que <strong>Sumi Hwang</strong> (28 ans) fera l’unanimité. Par contre, <em>Die Nacthtigall </em>(Berg) jaillit avec une vivacité, une précision et un naturel incroyables. Nous avons à peine le temps de réaliser ce qui vient de se produire que sa Liù nous étreint déjà, avec cette vérité dans l’accent qui procède du vécu, de l’intériorisation et ne se peut feindre. La Coréenne possède un soprano long, enveloppant et scintillant, mais non exempt de fragilité comme en témoigne une fugace solution de continuité dans l’émission – une attaque problématique remarquée à plusieurs reprises en demi-finale – au cœur de l’air de <em>Louise </em>« Depuis le jour »,  ici débordant de sensualité. L’essentiel est ailleurs. Tout coule d’évidence chez cette musicienne dans l’âme, elle habite jusqu’au silence et a développé ce sens de la conduite qui fait si souvent défaut à d’autres concurrents. Au lieu du feu d’artifice ou du grand numéro de théâtre sur lequel beaucoup concluent leur récital, Sumi Hwang préfère la volupté de l’anéantissement et les sublimes adieux de Strauss (<em>Im Abendrot</em>), d’une concentration et d’une justesse exemplaires.</p>
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	Des trois ténors coréens parvenus en demi-finale, seul <strong>Seung Jick Kim</strong>, le cadet (23 ans), maîtrisait la diversité des styles abordés et s’exprimait à la première personne avec un vrai sens des affects. Il ouvrait, ce 31 mai, la quatrième et dernière soirée, réputée favorable aux candidats selon les pronostiqueurs – hélas pour lui, seul son rival chinois leur donnera raison. Nous retrouvons chez le Strauss d’<em>Allerseelen </em>la finesse qui nous avait d’abord séduit, mais la verdeur et la précarité des moyens, sinon parfois leur inadéquation, le contraint à se focaliser sur la technique et limite ses ambitions interprétatives : son Rodolfo se révèle tendu et précautionneux (« Che gelida manina »), « Salut, demeure chaste et pure » alenti et poussif comme si l’aigu final (réussi) tétanisait le chanteur, Rachmaninov (« Ne poy, krasavitsa, pri mne ») gagnant enfin en naturel et en pouvoir d’évocation. Nous ne l’attendions pas dans l’« Ingemisco » du <em>Requiem </em>de Verdi, or Seung Jick Kim y abat avec succès sa dernière carte, renouant avec l’inspiration et même une liberté qui transcende les carences de la projection.</p>
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	<strong>Sheva Tehoval</strong>, la benjamine des finalistes (23 ans mais de huit mois plus jeune que Seung Jick Kim), aura fait preuve, tout au long du concours, d’une maturité et d&rsquo;un aplomb renversants. Ajoutez un joli grain de voix quoique presque diaphane, un frais minois, une présence rayonnante et, <em>last but not least</em>, une attention aux mots qui fait mouche, de Schubert à Poulenc – Christoph Prégardien, dont elle suit actuellement l’enseignement à Cologne n’y est probablement pas étranger – , et vous admettrez que l’accueil délirant du public ne peut être mis sur le compte du seul chauvinisme. Norina (« Quel guardo il cavalière – So anch’io la virtù magica ») tombe sans un pli sur son soprano poids plume et si sa Cléopâtre (« Piangerò ») ne nous bouleverse pas davantage que celle de Daniela Gerstenmeyer, elle atteste déjà d’une excellente maîtrise du vocabulaire belcantiste. Elle ne nous fera bien sûr pas oublier Gundula Janowitz ou Renée Fleming ni même, pour rester dans la compétition, le timbre, d’une tout autre richesse que le sien, d’Emoke Baráth, mais sa Rusalka vibrante et lumineuse nous touche. Par contre, l’organe de Sheva Tehoval manque par trop de substance et d’ampleur pour aborder Juliette (« Ah je veux vivre ») comme d’assises pour une Rosina aux traits virtuoses peu assurés (« Una voce poco fà »).</p>
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	Avec <strong>Yu Shao</strong> (29 ans), la grâce se décline au masculin, du moins pour celles et ceux sur qui son charme opère. Non pas qu’il s’agisse d’un ténor <em>di grazia</em>, au sens strict du terme : il n’en présente ni la flexibilité ni l’aisance dans le suraigu. Par contre, la sensibilité délicate de cet élève de la Chapelle Musicale Reine Elisabeth s’accorde avec une voix légère et très claire, un accord précieux car il ne va pas toujours de soi. Malgré d’indéniables affinités avec la mélodie et le lied (<em>Les Nuits d’été </em>et <em>Stille Tränen</em> en demi-finale), il se concentre sur l’opéra après un extrait, flatteur pour l’instrument et d’autant plus apéritif, de <em>La Création</em>. Quelques problèmes d’intonation trahissent la fragilité d’une émission parfois encore instable et qui explique sans doute aussi, en partie, le manque d’assurance du chanteur comme le peu d’ardeur de son Fenton (« Horch, die Lerche singt im Hain », Nicolai) ainsi qu’un Pamino fort prudent, voire traînant quand nous attendons aisance et fluidité. De belles intentions émaillent « Kuda, kuda », que nous avons connu moins subtil mais aussi plus vigoureux et lyrique. « Lisse », « contemplatif », « monotone », les critiques fusent et la déception est palpable chez bien des spectateurs. Tout le monde ne goûte pas les suavités de Yu Shao et son quatrième Prix suscitera son lot de protestations. [<strong>Bernard Schreuder</strong>s]</p>
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		<title>Sumi Hwang : une étoile est née !</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/sumi-hwang-une-etoile-est-nee/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Bernard Schreuders]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 01 Jun 2014 14:30:20 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>En présence de la reine Mathilde et dans un climat d’une rare effervescence, Arie Van Lysebeth a dévoilé samedi soir le verdict du jury à l’issue du 8e Concours Musical International Reine Elisabeth consacré au Chant : alors que le Ier Prix récompense le soprano coréen Sumi Hwang (28 ans), révélation majeure de cette édition &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>
	En présence de la reine Mathilde et dans un climat d’une rare effervescence, Arie Van Lysebeth a dévoilé samedi soir le verdict du jury à l’issue du 8<sup>e</sup> Concours Musical International Reine Elisabeth consacré au Chant : alors que le Ier Prix récompense le soprano coréen <strong>Sumi Hwang</strong> (28 ans), révélation majeure de cette édition de très haut niveau, le soprano belge <strong>Jodie Devos</strong> (25 ans) reçoit  le 2<sup>e</sup> Prix et rafle également celui du Public décerné par les auditeurs de Musiq3 dans l’allégresse générale. Le mezzo français <strong>Sarah Laulan</strong> (29 ans) remporte le 3<sup>e</sup> Prix, suivie par le ténor chinois <strong>Yu Shao</strong> (28 ans, 4<sup>e</sup> Prix), le soprano coréen <strong>Hyesang Park</strong> (25 ans, 5 e Prix) et le soprano belgo suisse <strong>Chiara Skerath</strong> (26 ans, 6<sup>e</sup> Prix). Non classés, les six autres finalistes sont néanmoins proclamés lauréats. Il s’agit, par ordre alphabétique, des sopranos <strong>Emoke Baráth</strong> (Hongrie) et <strong>Daniela Gerstenmyer</strong> (Allemagne), du ténor <strong>Seung Jick Kim</strong> (Corée), de la basse <strong>Levente Páll</strong> (Hongrie), du soprano <strong>Sheva Tehoval</strong> (Belgique) et du baryton <strong>Hansung Yoo</strong> (Corée). Nous reviendrons prochainement sur ce palmarès ainsi que sur la prestation des candidats en finale. Le Concert de clôture réunira les six chanteurs primés au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles le 10 juin avant une tournée dans toute la Belgique. Pour un calendrier complet : <a href="http://www.cmireb.be/">http://www.cmireb.be/</a></p>
<p>	<img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/cmireb201419mai14223021_sumi.jpg?itok=imRcKCV-" style="height:312px;width:468px" title="© Bruno Vessiez" /></p>
<p>	Crédit : © Bruno Vessiez</p>
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