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	<title>Katia RICCIARELLI - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Katia RICCIARELLI - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>Discothèque idéale : VERDI – Luisa Miller (Maazel, DGG – 1979)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/discotheque-ideale-verdi-luisa-miller-maazel-dgg-1979/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christian Peter]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 23 Feb 2026 17:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Pourtant l’ouvrage ne manque pas d’atouts, une intrigue solide, inspirée d’une pièce de Schiller (Kabale und Liebe), une musique qui porte en elle les germes qui vont éclore dans les ouvrages postérieurs et qui recèle bon nombre de pages inspirées, dont l’un des plus beaux airs de ténor écrits par Verdi, et un rôle de &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Pourtant l’ouvrage ne manque pas d’atouts, une intrigue solide, inspirée d’une pièce de Schiller (<em>Kabale und Liebe</em>), une musique qui porte en elle les germes qui vont éclore dans les ouvrages postérieurs et qui recèle bon nombre de pages inspirées, dont l’un des plus beaux airs de ténor écrits par Verdi, et un rôle de soprano aux affects variés, propre à mettre en valeur les capacités vocales de son interprète. </strong></p>
<p>Longtemps la version de Fausto Cleva (RCA,1964, avec Moffo et Bergonzi) a constitué l’unique référence, puis vinrent s’ajouter celles de Peter Maag (Decca, 1975) et Maazel (DG,1979). En 91, Sony publie un enregistrement remarquablement dirigé par James Levine avec un Domingo vieillissant et une Aprile Milo dont la voix imposante peine à évoquer une jeune paysanne. Enfin en 2017, paraît sous le label BR Klassik une gravure qui vaut surtout pour l’éblouissante Luisa de Marina Rebeka.</p>
<p>Parmi ces intégrales, la plus équilibrée est assurément celle dirigée par <strong>Lorin Maazel</strong> que l’on n’attendait pas dans ce répertoire mais qui confère à l’ouvrage une unité de style et un climat d’une grande intensité dramatique. Contrairement à la version de Maag qui aligne des stars (Caballé, Pavarotti, Milnes) qui semblent chanter chacune pour soi, Maazel et ses principaux interprètes, à l’exception d’Elena Obraztsova, ont gravé leur intégrale dans la foulée d’une série de représentations au ROH. Il en résulte un esprit d’équipe et une urgence théâtrale perceptibles dans leurs prestations.  <strong>Wladimiro Ganzarolli</strong> campe un Wurm machiavélique à souhait, <strong>Renato Bruson</strong>, qui séduit par son élégant phrasé, incarne un Miller introverti et touchant. <strong>Placido Domingo</strong> est tout à fait convaincant en jeune homme romantique, la voix est solide, l’aigu glorieux. Si <strong>Obraztsova</strong> a tendance à noircir le trait, <strong>Katia Ricciarelli</strong>, captée dans ses meilleures années, est une Luisa proche de l’idéal, timbre brillant, aigus lumineux, demi-teintes exquises et coloratures impeccables. La cabalette « A brani, a brani » lui arrache des accents poignants.</p>
<p><em>Katia Ricciarelli (Luisa), Placido Domingo (Rodolfo), Renato Bruson (Miller), Wladimiro Ganzarolli (Wurm), Elena Obraztsova (Federica), Gwynne Howell (Il Conte di Walter), Chœurs et Orchestre du Royal Opera House. Direction Lorin Maazel. Parution : Deutsche Grammophon, 1979.</em></p>


<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://www.forumopera.com/dossier/la-discotheque-ideale-de-lart-lyrique/"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="355" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/vers-la-discotheque-ideale-2-1024x355.png" alt="" class="wp-image-207785"/></a></figure>
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		<title>Pluie de (gros) anniversaires !</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/pluie-de-gros-anniversaires/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Cedric Manuel]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 18 Jan 2026 10:33:47 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Voici quelques jours, le grand baryton Renato Bruson soufflait ses 90 bougies (enfin, peut-être, car les sources divergent entre 1934 et 1936 pour son année de naissance) et ce 18 janvier, c&#8217;est au tour de Katia Ricciarelli (80 ans) et Christoph Pregardien (70 ans). Avec le légendaire Bruson, né près de Padoue, ce sont cinq &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Voici quelques jours, le grand baryton Renato Bruson soufflait ses 90 bougies (enfin, peut-être, car les sources divergent entre 1934 et 1936 pour son année de naissance) et ce 18 janvier, c&rsquo;est au tour de Katia Ricciarelli (80 ans) et Christoph Pregardien (70 ans).</p>
<p>Avec le légendaire Bruson, né près de Padoue, ce sont cinq décennies de travail méticuleux qui défilent devant nous, pas moins de 80 rôles, tous abordés avec un mélange d&rsquo;humilité et d&rsquo;intelligence, avec aussi cette autorité qui faisait de lui l&rsquo;un des tous meilleurs barytons de son temps, particulièrement dans Donizetti, dont l&rsquo;un de professeurs lui a transmis le goût et qu&rsquo;il adore. Il l&rsquo;a énormément défendu et n&rsquo;est pas pour rien dans le retour en grâce d&rsquo;un compositeur qui était un peu délaissé dans la première moitié du XXe siècle. Egalement incontournable dans Verdi, il s&rsquo;est imposé tout autant par sa technique et par sa façon d&rsquo;habiter ses rôles. Il chantait encore Falstaff pour le bicentenaire de Verdi en 2013 &#8211; au début des années 80, Giulini n&rsquo;avait voulu que lui dans le rôle-titre pour accepter de revenir à l&rsquo;opéra !</p>
<p><em>Falstaff</em>, justement, est l&rsquo;un des chefs d&rsquo;œuvre dans lesquels Renato Bruson et Katia Ricciarelli ont eu l&rsquo;occasion de chanter ensemble et justement sous la direction de Giulini à Los Angeles. Née à Rovigo voici 80 ans, la jeune Katia a connu mille galères comme on dit aujourd&rsquo;hui pour payer ses études et si elle alimente aujourd&rsquo;hui régulièrement  la presse dite people en Italie en participant à toutes sortes d&rsquo;avatars de la télé-réalité, elle fut dans les années 80 un soprano très demandé un peu partout et a abordé de nombreux rôles avec certes plus ou moins de bonheur, mais avec beaucoup de détermination.</p>
<p>Bruson et elle ses sont retrouvés à maintes reprises, notamment dans une<em> Luisa Miller</em> à Londres avec Domingo et Maazel, qui fit date et dont voici le dernier acte ! <em>Tanti auguri!</em></p>
<div class="ast-oembed-container" style="height: 100%;"><iframe title="G.Verdi:&quot;Luisa Miller&quot; atto 3 (Londra,1979)" width="1200" height="900" src="https://www.youtube.com/embed/C65prZUZMcI?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></div>
<p>C&rsquo;est un tout autre monde musical que celui de Christoph Pregardien, ténor né à Limbourg voici 70 ans, bien qu&rsquo;il ait chanté du Verdi aussi ! Le monde de Pregardien, c&rsquo;est le baroque allemand, de Schütz à Bach et c&rsquo;est bien sûr aussi celui du lied. Pour autant, Pregardien est également le créateur de nombreuses partitions contemporaines signées notamment par Wolfgang Rihm. Le voici dans <em>Komm süsser tod</em> de Bach, ici dans une version pour piano. Alles Gute zum Geburstag, Maestro !</p>
<div class="ast-oembed-container" style="height: 100%;"><iframe title="Christoph Prégardien • Komm, süsser Tod" width="1200" height="900" src="https://www.youtube.com/embed/z_yY7w8VA7Y?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></div>
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		<title>Mort de Pippo Baudo</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/mort-de-pippo-baudo/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean Michel Pennetier]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 20 Aug 2025 02:26:42 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>De ce côté-ci des Alpes, on ne connait guère Pippo Baudo, star de la télévision italienne qui officia sur la RAI pendant 54 ans (ce qui est quand même moins que Michel Drucker qui en est à 62 ans de sévices publiques télévisuels). Étudiant en droit (parcours qu&#8217;il ne terminera jamais), il se lance en &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>De ce côté-ci des Alpes, on ne connait guère <strong>Pippo Baudo</strong>, star de la télévision italienne qui officia sur la RAI pendant 54 ans (ce qui est quand même moins que Michel Drucker qui en est à 62 ans de sévices publiques télévisuels). Étudiant en droit (parcours qu&rsquo;il ne terminera jamais), il se lance en parallèle dans le divertissement en tant que chanteur et pianiste avec le <em>Moonlight</em> <em>Orchestra</em>. Il perce rapidement à la télévision comme présentateur et anime de nombreuses émissions de variétés, lançant (ou relançant) la carrière d&rsquo;artistes comme <strong>Milva</strong>, <strong>Andrea Bocelli,</strong> Laura Pausini ou Beppe Grillo. L&rsquo;animateur était effectivement <a href="https://www.youtube.com/watch?v=b1oIttueweg">doué pour la musique</a>. Pippo Baudo était né en 1936, <strong>Katia Ricciarelli</strong> en 1946 : ils se marient en 1986 et leur union improbable est celle du showbiz un brin clinquant et de l&rsquo;art lyrique le plus exigeant. Ce mariage coïncide avec le relatif déclin vocal du soprano vénitien qui, après de premières années largement consacrées au belcanto romantique, s&rsquo;était laissé convaincre d&rsquo;aborder des rôles beaucoup plus (trop) lourds. Le couple divorce 18 ans plus tard, défrayant à nouveau la chronique. À défaut de populariser l&rsquo;art lyrique, cette union aura apporté à la cantatrice une notoriété populaire. Katia Ricciarelli sera alors amenée à des prestations inoubliables comme dans l&rsquo;équivalent italien de <em>La Ferme des Célébrités</em>, <a href="https://www.facebook.com/watch/?v=435979813809875"><em>La Fattoria</em></a>, une période où elle avouera plus tard avoir été désespérée. Dans l&rsquo;extrait ci-dessous la grande <strong>Anna Moffo</strong> qui, quelques années plus tôt, connut une trajectoire similaire en passant des scènes lyriques aux films de charme, donne une leçon de chant au présentateur (sous-titres en italien en cliquant sur cc).</p>


<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-4-3 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<div class="ast-oembed-container" style="height: 100%;"><iframe title="SETTEVOCI CON PIPPO BAUDO - UNICO SKETCH ESISTENTE" width="1200" height="900" src="https://www.youtube.com/embed/Kw-AGGjNKUA?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></div>
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		<item>
		<title>José et Katia, duos d&#8217;amour dans l&#8217;opéra (Robert Rourret)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/jose-et-katia-duos-damour-dans-lopera-robert-rourret/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Thierry Verger]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 21 Dec 2024 05:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>C’est l’ouvrage d’un amateur. Au beau sens du terme. L’ouvrage de celui qui aime passionnément. Comme le concède Robert Rourret, l&#8217;auteur, cet ouvrage « s’adresse à un univers de passionnés, d’inconditionnels, de puristes, voire de fanatiques, qui ont tout vu, tout entendu, capables d’en venir aux mains pour une note ou un chanteur, prêts à &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>C’est l’ouvrage d’un amateur.<br />
Au beau sens du terme. L’ouvrage de celui qui aime passionnément. Comme le concède Robert Rourret, l&rsquo;auteur, cet ouvrage « s’adresse à un univers de passionnés, d’inconditionnels, de puristes, voire de fanatiques, qui ont tout vu, tout entendu, capables d’en venir aux mains pour une note ou un chanteur, prêts à faire des centaines de kilomètres pour entendre une œuvre, prêts à remuer ciel et terre pour dénicher un enregistrement rare ». Un auto-portrait sans doute, et c’est très bien ainsi.<br />
L’opéra donc, et deux de ses éminents représentants des années 1970 et 1980 : <strong>José Carréras</strong> et <strong>Katia Ricciarelli</strong> qui ont formé un couple glamour et chanté de magnifiques duos d’amour. Des duos/couples comme le public les a toujours adorés : Callas et di Stefano, Tebaldi et del Monaco, Sutherland et Pavarotti, Gheorghiu et Alagna, Netrebko et Yvazov. Et, donc, pendant une douzaine d’années (de 1972 à 1985), il y eut le couple Ricciarelli et Carreras.<br />
Après une description rapide de l’enfance de chacun des deux chanteurs, l’ouvrage couvre la partie de la carrière de Carreras et Ricciarelli qui débute à Parme en janvier 1972, date de leur coup de foudre jusqu’au milieu des années 1980. Robert Rourret a épluché l’autobiographie de Carreras <em>Cantor con el alma</em>, traduite en anglais, pas en français malheureusement (1989) et le <em>Da donna a donna </em>de Ricciarelli (2015). Mais il a aussi répertorié un nombre considérable de critiques des spectacles où tous deux sont apparus, ensemble ou séparément. Ainsi de larges extraits sont cités de <em>L’avant-scène</em>, <em>Opéra international</em>, <em>Opéra</em>, <em>Lyrica</em>, où l’on retrouve de délicieuses ou redoutables critiques d’André Tubeuf ou Sergio Segalini, entre autres.<br />
Katia dira et écrira qu’avec José Carreras, elle a vécu des « années de passion extraordinaire. (…) C’était José Carreras avec qui j’allais partager l’expérience sentimentale la plus profonde de mon existence. (…) ce fut tout de suite le grand amour et une passion irrésistible, (…) nous n’arrivions pas à comprendre où finissait la fiction scénique et où commençait la réalité ». Pour préserver la clandestinité de leur histoire, ils devaient brouiller les pistes. Ce furent aussi des années de jalousie folle et incontrôlable. Carreras était très courtisé et Ricciarelli reconnaît avoir été très possessive, exclusive et donc jalouse. Elle finira par épouser, en 1986, le jour de ses 40 ans, Pippo Baudo, animateur à la télé italienne. En 1985, elle avait mis fin à sa liaison avec Carreras, lassée par son incapacité à faire un choix de vie clair. Mais ce mariage ne satisfera pas ses attentes et elle finira par se séparer puis par divorcer.<br />
Robert Rourret prend bien soin de conserver un regard critique sur la carrière des deux et revient notamment longuement sur les mauvais choix de rôles qui contribueront au rapide déclin de leurs capacités vocales et au final de leurs carrières : « Tous deux ont chanté très longtemps. Ce que j’ai pu entendre de leurs prestations n’incite guère à en écouter davantage. On ne peut qu’éprouver une certaine gêne devant les exhibitions d’artistes en fin de carrière que l’on a connu à leur sommet ».<br />
L’ouvrage relate nombre d’anecdotes concernant les deux chanteurs, comme cette cabale à La Scala (3 avril 1973) pour les débuts de Katia Ricciarelli (<em>Suor Angelica</em>), jusqu’à la catastrophique représentation de <em>Luisa Miller</em> le 2 mai 1989, où sa voix lui joue déjà de bien mauvais tours. Ce soir-là, rien ne lui sera pardonné (rideau de fer descendu au premier acte), elle refusera de saluer au deuxième, « elle payait les erreurs d’une carrière inconsidérée ». Trente-cinq ans plus tard, Katia Ricciarelli considèrera qu’il s’était agi d’une cabale dirigée contre son mari.<br />
Mais sans le témoignage de Katia Ricciarelli, nous ne saurions quasiment rien de leur histoire. Dans son autobiographie de 1989 Carreras est beaucoup moins prolixe que Ricciarelli. Il se limite à des banalités, évitant toutes les questions plus sensibles. Dans cette autobiographie, il se présente comme un personnage sans faille, bon fils, bon père de famille, mais ne donne pas de détails sur sa femme ou sa famille. Il cite deux ou trois fois Ricciarelli sans le moindre commentaire. Il préférera parler d’Agnes Baltsa, sa « partenaire préférée ». Quant à Mercedes, son épouse de 1971 à 1991, il l’évoque à peine.<br />
On notera aussi des détails intéressants sur leurs premières rencontres avec Herbert von Karajan où il apparaît que le maestro autrichien les a poussés à endosser des rôles trop lourds pour leurs voix : Aïda ou Tosca (« Il y a 40 ans que j’attendais une Tosca pareille », dixit Karajan) pour Katia ou Radames (« il aurait fallu être fort pour résister à Karajan », dixit Carreras), pour José. On imagine volontiers qu’ils n’ont pas su dire non à celui qui était leur idole.<br />
Un ouvrage attachant donc, remarquablement documenté, que ce soit des critiques de représentations ou d’enregistrement sur deux chanteurs dont les trajectoires fulgurantes ont coïncidé avec la vie de jeune adulte de l’auteur.<br />
Robert Rourret publie à compte d’auteur ce <em>José et Katia, Duos d’amour à l’opéra</em>. Il nous autorise à indiquer l’adresse ( robertrourret@aol.com ) où se procurer cet ouvrage.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Katia Ricciarelli : « Aujourd&#8217;hui, on ne chante plus »</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/katia-ricciarelli-aujourdhui-on-ne-chante-plus/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 Mar 2020 13:07:39 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Alors qu&#8217;elle prépare tout doucement son retour sur la scène lyrique, avec cette Mamma Lucia de Cavalleria rusticana qu&#8217;elle interprètera cet été à Vérone, Katia Ricciarelli en profite pour régler ses comptes dans une interview accordée au Corriere della Sera. Aucun regret chez la soprano qui déclare sans ambages : « Après les années 1980, &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Alors qu&rsquo;elle prépare tout doucement son retour sur la scène lyrique, avec cette Mamma Lucia de <em>Cavalleria rusticana</em> qu&rsquo;elle interprètera cet été à Vérone, <strong>Katia Ricciarelli</strong> en profite pour régler ses comptes dans une interview <a href="https://www.corriere.it/spettacoli/20_febbraio_29/01-spettacoli-t1fdfdsfaacorriere-web-sezioni-4c7dc80c-5a34-11ea-afa8-e7dfdde6e2a2.shtml?refresh_ce-cp">accordée au <em>Corriere della Sera</em></a>. Aucun regret chez la soprano qui déclare sans ambages : « <em>Après les années 1980, tout a changé. Aujourd&rsquo;hui, on ne chante plus, les chanteurs passent d&rsquo;un théâtre à l&rsquo;autre sans avoir le temps d&rsquo;étudier ou de comprendre. Et ça s&rsquo;entend</em> ». L&rsquo;âge des divas est terminé, ou plutôt il prendra fin quand la Ricciarelli aura rendu l&rsquo;âme, car elle est la seule encore en vie. Aucune autre en vue ? Aucune. « <em>Tout ça, c&rsquo;est aussi la faute des metteurs en scène : comment peut-on faire porter à Netrebko la robe épouvantable qu&rsquo;elle avait au deuxième acte de </em>Tosca <em>à la Scala ? Après un certain âge on ne se montre plus bras nus. Une diva aurait dit non</em> ». Mais qu&rsquo;on se rassure, l&rsquo;<em>ultima diva</em> prépare un film sur sa vie, et il ne lui manque que l&rsquo;interprète qui pourra tenir le rôle de la jeune Katia. Et sans doute aussi un acteur assez séduisant pour incarner le jeune José Carreras car, à cette question existentielle : « <em>Carreras mis à part, qui était le plus sexy ?</em> », la Ricciarelli répond : « <em>A part Carreras, Carreras</em> »&#8230;</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Poliuto</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/poliuto-fauves-qui-peut/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean Michel Pennetier]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Apr 2018 06:20:17 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Les enregistrements de Poliuto restent rares, et on ne peut que se féliciter de la réédition de cette version qui réunit un trio de stars devant les micros, enregistrée en direct en 1986. José Carreras est ici un Poliuto ardent, au timbre argenté, d&#8217;une immédiate séduction, très investi dans la défense de ce rôle dont &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Les enregistrements de <em>Poliuto</em> restent rares, et on ne peut que se féliciter de la réédition de cette version qui réunit un trio de stars devant les micros, enregistrée en direct en 1986. <strong>José Carreras</strong> est ici un Poliuto ardent, au timbre argenté, d&rsquo;une immédiate séduction, très investi dans la défense de ce rôle dont il n&rsquo;a pourtant plus toutes les ressources. L&rsquo;aigu et le haut médium, très sollicités, sont en effet constamment tendus, exposant les limites de la voix. Sans doute le ténor espagnol aurait-il été plus à l&rsquo;aise, capté quelques années plus tôt, avant qu&rsquo;il ne s&rsquo;attaque à des rôles plus lourds. On pense par exemple à <em>La forza del destino</em> (1978), <em>Andrea Chénier, Aida </em>et<em> La Gioconda </em>(1979), <em>La Juive </em>(1981)&#8230; bien éloignés de son territoire naturel de ténor lyrique. Les reprises sont par ailleurs systématiquement coupées (et ce sera le cas pour tous les interprètes), nous privant des ornementations de rigueur dans le répertoire belcantiste. Tout suraigu est bien entendu absent. Un Poliuto plutôt en muscles, mais au timbre ensoleillé.<br />
	On pourra faire le même constat avec <strong>Katia Ricciarelli </strong>qui elle aussi interpréta trop tôt des rôles trop lourds<strong>. </strong>Le timbre est encore superbe, voluptueux même, mais la voix manque d&rsquo;homogénéité : le bas médium est confidentiel, les aigus sont exagérément <em>forte</em>, et le médium davantage maîtrisé. Au cours d&rsquo;une même envolée, on peut ainsi entendre ces trois types d&rsquo;émission, ce qui ne laisse pas de surprendre ! Le soprano vénitien reste en revanche une authentique belcantiste quand il s&rsquo;agit de colorer les sons pour offrir toute une gamme d&rsquo;émotions.<br />
	Dans sa grande scène d&rsquo;entrée, <strong>Juan Pons </strong>témoigne lui aussi d&rsquo;une véritable technique donizettienne, avec un <em>legato</em> parfait, une magnifique maîtrise des demi-teintes, et un suraigu rayonnant. Il est dommage que le baryton espagnol n&rsquo;ait pas persévéré dans ce répertoire, moins demandé il est vrai que le répertoire verdien qui fut le sien par la suite. <b style="font-family: sans-serif;font-size: 14px">László Polgár</b> est un Callistene sans grand relief mais le rôle est anecdotique. Les seconds rôles sont impeccables, mais les choeurs de la <strong>Singakademie</strong> de Vienne manquent un peu d&rsquo;ardeur, avec des ténors à la férocité peu crédible en raison de l&rsquo;abus de voix mixte dans les aigus.</p>
<p>A la tête de l&rsquo;excellent <strong>Orchestre Symphonique de Vienne</strong>, <strong>Oleg Caetani </strong>défend l&rsquo;oeuvre avec enthousiasme, mais sans réelle compréhension de l&rsquo;oeuvre de Donizetti, dirigée ici comme du jeune Verdi. Les coupures sont nombreuses (un bon quart d&rsquo;heure de musique) : reprises des cabalettes donc, mais aussi reprises en général (ainsi de la première exposition du thème « Al suon dell&rsquo;arpe angeliche », tube que l&rsquo;on réentendra au finale de l&rsquo;ouvrage quand les deux chrétiens sont jetés aux lions), et quelques mesures un peu partout. La battue est souvent trop martiale. Ainsi, dans le finale, on a du mal à imaginer les « harpes angéliques » qu&rsquo;évoquent Paolina et Poliuto quand on entend plutôt une fanfare militaire.</p>
<p>Enregistré en concert public en 1986 à Vienne, le CD bénéficie d&rsquo;une excellente prise de son, quoiqu&rsquo;avec un peu de réverbération, captant l&rsquo;ambiance électrique de cette soirée. Le public n&rsquo;est quasiment pas audible, sauf par ses applaudissement nourris en fin d&rsquo;actes. Sans être une référence incontournable, ce disque s&rsquo;écoute finalement avec plaisir.</p>
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		<title>Anna Netrebko est-elle soprano lirico-spinto ?</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/anna-netrebko-est-elle-soprano-lirico-spinto/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 27 Oct 2017 13:31:11 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Il est des terrains sablonneux sur lesquels il est prudent de ne pas s’aventurer. Le site américain Opera Vivrà publie sur Twitter une liste des plus grands sopranos lirico spinto, de Rosa Ponselle à Anna Netrebko (voir ci-dessous). De quoi soulever une inévitable polémique, car que signifie « soprano lirico spinto » (soprano lyrico-dramatique en France) ? Littéralement, &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Il est des terrains sablonneux sur lesquels il est prudent de ne pas s’aventurer. Le site américain <a href="https://www.patreon.com/operavivra"><em>Opera Vivrà</em></a> publie sur Twitter une liste des plus grands sopranos <em>lirico spinto</em>, de <strong>Rosa Ponselle</strong> à <strong>Anna Netrebko</strong> (voir ci-dessous). De quoi soulever une inévitable polémique, car que signifie « <em>soprano lirico spinto</em> » (soprano lyrico-dramatique en France) ? Littéralement, une voix de soprano lyrique « poussée » (<em>spinto</em>), c’est-à-dire dont la puissance a été développée pour surmonter l’intensité et la charge orchestrale de certaines partitions à partir de la moitié du 19<sup>e</sup> siècle. Le terme est évidemment réducteur. <strong>Maria Callas</strong>, citée dans la liste, ne saurait se réduire à cette seule catégorie vocale. Etre <em>spinto</em> ne se décrète pas : <strong>Katia Ricciarelli</strong>, également présente dans la sélection d’<em>Opera Vivrà</em>, a payé d’une carrière écourtée l’effort déployé pour passer dans la catégorie supérieure. Peut-on dans son cas parler d’un véritable <em>lirico-spinto</em> ? Et si au lieu d’essayer de ranger – avec difficulté pour le plus grand nombre – les artistes dans des boites, on se limitait aux rôles. Aïda, Adriana Lecouvreur, Maddalena dans <em>Andrea Chénier</em> sont des lirico spinto et lorsqu’Anna Netrebko les interprète, sa voix en épouse les caractéristiques. Admettons mais alors Tosca : soprano <em>lirico-spinto</em> ou dramatique ?</p>
<blockquote class="twitter-tweet" data-lang="fr">
<p dir="ltr" lang="und" xml:lang="und"><a href="https://t.co/OzPfaKcTu4">pic.twitter.com/OzPfaKcTu4</a></p>
<p>	— Opera Vivrà (@operavivra) <a href="https://twitter.com/operavivra/status/916669002210054145?ref_src=twsrc%5Etfw">7 octobre 2017</a></p>
</blockquote>
<p><script async="" src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script></p>
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		<title>La donna del Lago</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/la-donna-del-lago-coup-dessai-coup-de-maitre/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean Michel Pennetier]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 27 Mar 2017 06:35:55 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Créé en 1980, le Rossini Opera Festival est devenu aujourd&#8217;hui une institution incontournable. Durant ses toutes premières années, son volontarisme se heurte à la difficulté de trouver des chanteurs, en particulier des ténors, rompus au style de l&#8217;opera seria. En 1983, la reprise de La donna del Lago offre au festival l&#8217;occasion de présenter une &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Créé en 1980, le Rossini Opera Festival est devenu aujourd&rsquo;hui une institution incontournable. Durant ses toutes premières années, son volontarisme se heurte à la difficulté de trouver des chanteurs, en particulier des ténors, rompus au style de l&rsquo;<em>opera seria</em>. En 1983, la reprise de <em>La donna del Lago</em> offre au festival l&rsquo;occasion de présenter une distribution totalement adéquate, heureusement enregistrée en studio dans le fil des représentations. Une fois n&rsquo;est pas coutume, nous ne commencerons pas par les chanteurs, mais par saluer le talent du pianiste <strong>Maurizio Pollini</strong> qui dirige ici le Chœur Philharmonique de Prague et le Chamber Orchestra of Europe avec une fougue et un allant proprement enivrants : une leçon pour les nombreux tâcherons qui officient habituellement dans ce répertoire, et même pour certaines gloires de la fosse. La proximité des représentations aidant, on croirait assister à une représentation sur le vif tant l&rsquo;électricité est palpable tout au long de l&rsquo;ouvrage. Malheureusement, si l&rsquo;orchestre est somptueux, les choses se gâtent un peu avec les voix. Pollini est plutôt un ayattolah du respect de la partition écrite, ignorant que, traditionnellement, les reprises devaient permettre aux exécutants d&rsquo;offrir des variations par rapport au thème de base, que celles-ci soient de la main de Rossini ou dues à l&rsquo;imagination de l&rsquo;artiste. On reste donc souvent sur sa faim face à cette intégrité mal venue. <strong>Katia Ricciarelli</strong> n&rsquo;a que 37 ans, mais son déclin vocal a déjà commencé, le soprano ayant abordé trop tôt les rôles de <em>spinto</em> qui ne correspondent pas à ses moyens. Avec cette Elena, la chanteuse vénitienne offre les beautés d&rsquo;un timbre riche et personnel, une réelle agilité vocale, mais aussi quelques problèmes de respiration se manifestant par des effets de soufflet bizarroïdes. L&rsquo;excellente <strong>Lucia Valentini- Terrani</strong> déploie également un matériau magnifique. Les vocalises sont réalisées avec une facilité déconcertante, mais on sent la chanteuse légèrement sur la réserve, moins exubérante qu&rsquo;à la scène. <strong>Dalmacio Gonzalez</strong> est un Umberto très satisfaisant, d&rsquo;une grande musicalité, triomphant d&rsquo;une tessiture aiguë meurtière. <strong>Dano Raffanti </strong>n&rsquo;est pas le baryténor attendu, mais la voix, plus large que celle de son confrère, contraste bien avec celle de ce dernier, et son timbre est de toute beauté. L&rsquo;un et l&rsquo;autre auront des successeurs autrement grandioses, mais ils sont ici impeccables et souvent enthousiasmants, vocalisant remarquablement et offrant tous les nombreux aigus de la partition, à défaut d&rsquo;en ajouter d&rsquo;autres ! Dans le court rôle de Duglas, <strong>Samuel Ramey </strong>est proprement époustouflant : une leçon de chant inégalée. Au global, un enregistrement à redécouvrir.</p>
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		<title>Les mémoires de Katia Ricciarelli, deuxième round</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/les-memoires-de-katia-ricciarelli-deuxieme-round/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 25 Aug 2015 13:00:20 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>« D’une femme à l’autre. Nous connaissons tous des hauts et des bas. Des triomphes et des déceptions. Les bouquets et les huées. Dans la vraie vie, comme sur scène, la douleur m’a fait pleurer et l’amour m’a rendue heureuse, j’ai senti sur ma peau l’humiliation de la pauvreté et la dignité de la fatigue. La &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>« D’une femme à l’autre. Nous connaissons tous des hauts et des bas. Des triomphes et des déceptions. Les bouquets et les huées. Dans la vraie vie, comme sur scène, la douleur m’a fait pleurer et l’amour m’a rendue heureuse, j’ai senti sur ma peau l’humiliation de la pauvreté et la dignité de la fatigue. La vie, au fond, est le plus beau théâtre que Dieu et le destin puissent nous offrir ». Tel est le résumé censé allécher le lecteur, qui figure en quatrième de couverture de la nouvelle autobiographie de Katia Ricciarelli, sortie en février aux éditions Piemme. <em>D’une femme à l’autre, ma vie d’opéra</em> retrace à travers dix héroïnes opératiques près de soixante-dix années d’une existence largement consacrée à l’art lyrique, bien que la soprano se soit depuis longtemps retirée des scènes. Voilà qui dément le titre de sa première autobiographie, parue en 2008<em>, <a href="http://www.forumopera.com/breve/la-tournee-du-ricciarelli-circus-a-commence">Altro di me non le saprei narrare</a></em> : contrairement à Mimì, Katia avait manifestement encore bien d’autres choses à narrer à son sujet…</p>
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		<title>Oscar della Lirica 2014, prima l&#8217;Italia</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/oscar-della-lirica-2014-prima-litalia/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 31 Oct 2014 06:41:15 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>On n’est jamais si bien servi que par soi-même. L’adage pourrait s’appliquer à l’édition 2014 des Oscar della Lirica, qui sont à l’Italie ce que les Victoires de la musique seraient à la France si cette dernière manifestation se limitait au genre lyrique. Les vainqueurs dans les différentes catégories sont en effet tous ou presque &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>On n’est jamais si bien servi que par soi-même. L’adage pourrait s’appliquer à l’édition 2014 des <a href="http://www.oscardellalirica.com/">Oscar della Lirica</a>, qui sont à l’Italie ce que les Victoires de la musique seraient à la France si cette dernière manifestation se limitait au genre lyrique. Les vainqueurs dans les différentes catégories sont en effet tous ou presque d&rsquo;origine italienne. Ainsi le meilleur ténor est <strong>Francesco Meli</strong> et la meilleure soprano <strong>Maria Agresta</strong>, le premier devant Jonas Kaufmann et Juan Diego Florez, la seconde devant Anna Netrebko et Diana Damrau. Les autres lauréats sont <strong>Marianna Pizzolato </strong>(mezzo-soprano),<strong> Ferruccio Furlanetto</strong> (Basse) et <strong>Alberto Gazale</strong> (Baryton), <strong>Damiano Michieletto</strong> (mise en scène), auxquels il faut ajouter deux prix spéciaux à <strong>Carlo Bergonzi</strong> et <strong>Renato Bruson</strong>.  Dans la catégorie chef d’orchestre, le vénézuelien Gustavo Dudamel est l’exception qui confirme une règle pour le moins nationaliste.  « <em>L’art lyrique  est un langage universel </em>» a déclaré <strong>Katia Ricciarelli</strong> pour justifier le lieu de la cérémonie de remise des prix, au Qatar le 12 décembre prochain. Evidemment mais si l’on en croit ce palmarès, ceux qui le parlent le mieux sont italiens.   </p>
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