<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Annemarie KREMER - Artiste - Forum Opéra</title>
	<atom:link href="https://www.forumopera.com/artiste/kremer-annemarie/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://www.forumopera.com/artiste/kremer-annemarie/</link>
	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
	<lastBuildDate>Sun, 24 Mar 2024 18:23:53 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=7.0</generator>

<image>
	<url>https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/cropped-Favicon-32x32.png</url>
	<title>Annemarie KREMER - Artiste - Forum Opéra</title>
	<link>https://www.forumopera.com/artiste/kremer-annemarie/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>WAGNER, Tristan et Isolde &#8211; Lille</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/wagner-tristan-et-isolde-lille/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christine Ducq]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 18 Mar 2024 05:35:43 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/?post_type=spectacle&#038;p=158062</guid>

					<description><![CDATA[<p>Événement à Lille puisque Tristan n’avait pas été donné depuis mars 1944 sous l’Occupation !Grâce à une coproduction avec l’Opéra national de Lorraine, et à la volonté tenace de la directrice lilloise Caroline Sonrier (qu’elle en soit louée), le chef-d’œuvre wagnérien est enfin de retour dans la capitale des Flandres. C’est Tiago Rodrigues qui a choisi &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/wagner-tristan-et-isolde-lille/"> <span class="screen-reader-text">WAGNER, Tristan et Isolde &#8211; Lille</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/wagner-tristan-et-isolde-lille/">WAGNER, Tristan et Isolde &#8211; Lille</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Événement à Lille puisque <em>Tristan</em> n’avait pas été donné depuis mars 1944 sous l’Occupation !<br /><a href="https://www.forumopera.com/spectacle/tristan-und-isolde-nancy-texte-de-commentaire-duree-5h/">Grâce à une coproduction avec l’Opéra national de Lorraine</a>, et à la volonté tenace de la directrice lilloise Caroline Sonrier (qu’elle en soit louée), le chef-d’œuvre wagnérien est enfin de retour dans la capitale des Flandres. <br />C’est <strong>Tiago Rodrigues</strong> qui a choisi <em>Tristan und Isolde</em> pour sa première mise en scène d’opéra et c’est totalement raté. Avec une arrogance ou une naïveté terrible (on ne sait trop), le directeur du Festival d’Avignon a souhaité escamoter les sous-titres traduisant le superbe poème de Richard Wagner et écrire lui-même (sans aucun talent d’écrivain) des textes le plus souvent simplistes qui résument, commentent, raillent les péripéties et dialogues de l’opéra. Avant le prélude, pendant près de quinze minutes interminables, les deux danseurs de l’équipe (qui poursuivront le couple vedette en une sarabande d’allers retours et courses diverses pénibles) exhibent des pancartes au texte plus ou moins humoristique (Exemples : « C’est de l’amour chanté en allemand », « Un amour chronophage », « La femme triste est triste », « elle maudit l’homme triste », « un matelot chante le vent » et autres badinages de cette eau). Des textes d’une profondeur et d’une pertinence dignes d’un élève de CM2 découvrant le drame. <br />Et ce sera la grande hantise (dans tous les sens du terme) du spectacle &#8211; sans compter la chorégraphie de ces deux-là d’une laideur absolue gâchant le prélude. On n’a de cesse de chercher à éviter (quand c’est possible) de lire ces cartons omniprésents, cernant inconfortablement les chanteurs et facteurs d’une agitation continuelle. Les danseurs tirent les pancartes des étagères de la grande bibliothèque (très belle) du décor, les montrent, les posent à terre, courent incessamment en chercher d&rsquo;autres en un ballet exténuant à subir. Durant les scènes, mystiques ou voluptueuses, ou les plus chargées en émotions, il faut supporter cette proposition des plus ennuyeuses avec pas moins de mille cartes ! Un dispositif vain et perturbant, peut-être d&rsquo;inspiration brechtienne s’il s’agit de mettre en place une distanciation que Tiago Rodrigues croit nécessaire. A moins qu’il ne prenne les auditeurs pour des imbéciles. Prétendant ouvrir l’imaginaire des mots et du chant, il le claquemure en de pauvres proportions. <br />Les costumes élégants et intemporels, les lumières de poursuite ou d’atmosphère, très belles, font tout de même regretter que le metteur en scène portugais n’ait rien eu à dire.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="681" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/https___www.myra_.fr_wp-content_uploads_2023_06_Sofia-Dias-Vitor-Roriz-Annemarie-Kremer-Daniel-Brenna-3©Frederic-Iovino.jpg-copie-1024x681.jpeg" alt="" class="wp-image-158069"/><figcaption class="wp-element-caption"><sup>© FREDERIC IOVINO</sup></figcaption></figure>


<p>En ce qui concerne le chant, la prise de rôle de <strong>Daniel Brenna</strong> est une expérience décevante. Le ténor américain semble avoir perdu tous ses moyens jusqu’à la fin du deuxième acte, et paraît en difficulté avec les subtilités du rôle pendant les deux premières heures. On sait quel Everest représente le personnage ! Daniel Brenna parvient enfin à l&rsquo;incarner au troisième acte, en une plainte presque inépuisable en couleurs et en accents émotionnels (malgré quelques ratages mineurs &#8211; très loin de la catastrophe du premier acte avec ses fausses notes, ses aigus et ses graves introuvables, ses couleurs aux abonnés absents, sa ligne mélodique dévastée par des passages de registres chevrotants, son ambitus alors des plus limités). Le code italianisant nécessaire au chant dans les premières scènes est sans doute difficile à acquérir pour le familier du rôle de Siegfried, assez connu pour l’irrégularité de ses représentations. Une homogénéité de sa prestation demeure possible grâce à ce troisième acte inespéré en termes de présence et de capacité vocale. <br>L’Isolde d’<strong>Annemarie Kremer</strong> prend tout son caractère au deuxième acte, moins sorcière qu&rsquo;amie salvatrice. La voix est un peu acide au début, de mince volume au premier, peu projetée malgré quelques réussites (les fameux aigus et graves de la scène de la colère et de la véhémence). Il faut dire que la soprano néerlandaise est annoncée blessée au pied et se déplace avec une canne sur scène. Elle incarne alors peut-être cette femme ordinaire amoureuse que requiert la vision de Tiago Rodrigues. La chanteuse se libérera néanmoins ensuite et sauvera littéralement par son soprano au métal parfaitement fondu, aux nuances savamment réalisées, d’une riche étoffe dramatique et lyrique l’énorme lied amoureux et méditatif du duo du deuxième acte. Sa<em> Liebestod</em> est superbe au troisième, une extase entièrement partagée par le spectateur, malgré le choix un peu frustrant de l’émission pianissimo du fa dièse (« höchste <strong>lust</strong> ») légendaire final. <br><strong>Marie-Adeline Henry</strong> est une magnifique Brangäne. Elle colore de sa voix à l’émission naturelle et aisée, aux couleurs diaprées, à l&rsquo;autorité idoine (mais quelle belle conteuse aussi ) un premier acte par ailleurs sauvé par la fosse et l&rsquo;exquis chant à capella du Matelot&nbsp; (<strong>Kaëlig Boché, </strong>un excellent Berger également). Les deux appels du chant de l’aube de l’ancienne lauréate de l’Atelier Lyrique de l’Opéra de Paris au deuxième acte ouvre l’espace comme jamais en une extase aussi mélancolique que merveilleuse, celle voulue par le compositeur. Voilà du très grand art pour la prochaine Salomé à Toulouse et qui chantera bientôt Senta. <strong>Alexandre Duhamel</strong> en Kurwenal est une vraie promesse. Il prend ses marques tout à la fin du premier (son volkslied) et au troisième acte. Il est l’ami fidèle au baryton enveloppant et cuivré, dont le medium et le bas du registre s’enrichissent, dont la projection est incontestable, se faisant vraiment marquant pendant l’agonie de Tristan. <br>Prises de rôles encore pour la basse <strong>David Steffens,</strong> sublime Roi Marke qui vole la vedette au plat Tristan du deuxième acte avec une classe et une vérité indéniables dans son chant aux questions restées sans réponse, ainsi que pour le Melot exceptionnel de <strong>David</strong> <strong>Ireland </strong>dont le splendide baryton resplendit et semble trop luxueux pour jouer ainsi les seconds rôles. <br>L’orchestre lillois fondé par Jean-Claude Casadesus sonne merveilleusement sous la battue idéale de <strong>Cornelius Meister,</strong>&nbsp;directeur musical de l’Opéra de Stuttgart, wagnérien accompli. Les vagues puissamment enivrantes soulevées au prélude ne retomberont jamais. Les crescendos et volutes aux cordes ensorcellent jusqu’à la résolution tonale du finale (ici serein), l’art de la transition se fait transcendant dans ce vin herbé qu’on boit avec délices, un philtre que décante le fondu des instruments et des textures (malgré une entrée du hautbois un peu hésitante au début, les bois et les vents seront superbes ensuite, citons entre autres les trompettes à l’entrée du Roi). Souvenir incroyable que ce solo bouleversant du cor anglais au troisième acte (disposé sur la seconde galerie) aux modulations et accents artistes, émotion formidable aussi qu’offre ce chœur placé intelligemment en hauteur dans la salle pour ouvrir le hors champ sonore du drame, et qui démontre qu&rsquo;il est une formation de très très haute tenue. Grâce soit rendue à tous, les frissons n’ont pas manqué.</p>


<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="681" height="1024" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/https___www.myra_.fr_wp-content_uploads_2023_06_Marie-Adeline-Henry-et-Annemarie-Kremer-©Frederic-Iovino-copie-1-681x1024.jpeg" alt="" class="wp-image-158320"/><figcaption class="wp-element-caption"> Photographie : FREDERIC IOVINO</figcaption></figure>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/wagner-tristan-et-isolde-lille/">WAGNER, Tristan et Isolde &#8211; Lille</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>BERG, Wozzeck — Monte-Carlo</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/wozzeck-monte-carlo-le-vrai-du-fau/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Andre Peyregne]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 27 Mar 2022 04:01:00 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/spectacle/le-vrai-du-fau/</guid>

					<description><![CDATA[<p>  Monaco n’avait encore jamais vu Wozzeck. La scène monégasque, pourtant largement ouverte au modernisme depuis le temps des Ballets Russes, n’avait en effet jamais encore programmé le chef-d’œuvre de Berg. Elle vient de le faire. Ce ne fut pas sans réaction. Certains sont partis aux entractes. Mais ceux qui sont restés (l&#8217;immense majorité !) ont &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/wozzeck-monte-carlo-le-vrai-du-fau/"> <span class="screen-reader-text">BERG, Wozzeck — Monte-Carlo</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/wozzeck-monte-carlo-le-vrai-du-fau/">BERG, Wozzeck — Monte-Carlo</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="margin-bottom: 0cm;border: none;padding: 0cm;line-height: 100%"> </p>
<p>Monaco n’avait encore jamais vu<em> Wozzeck</em>. La scène monégasque, pourtant largement ouverte au modernisme depuis le temps des Ballets Russes, n’avait en effet jamais encore programmé le chef-d’œuvre de Berg.</p>
<p>Elle vient de le faire. Ce ne fut pas sans réaction. Certains sont partis aux entractes. Mais ceux qui sont restés (l&rsquo;immense majorité !) ont applaudi à tout rompre.</p>
<p>La mise en scène était de <strong>Michel Fau</strong>, déjà vue à Toulouse et <a href="https://www.forumopera.com/wozzeck-toulouse-le-cauchemar-de-lenfant-de-wozzeck">chroniquée ici</a> par Yannick Boussaert.</p>
<p>Fau et ses folies apparaissent tout entiers dans ce spectacle. On y voit le vrai du Fau. D’un bout à l’autre nous est présenté le cauchemar de l’enfant dont la mère Marie est tuée. Comme dans un cauchemar, les murs de la chambre sont de guingois, le lit est démesuré, des personnages effrayants passent, un immense lapin gonflable surgit comme un monstre, des croix apparaissent de plus en plus grandes au fur et à mesure qu’avance le spectacle. Les scènes s’entrecroisent et se superposent.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/174-2._pre-generale_wozzeck_c2022_-_alain_hanel_-_omc_hd_8.jpg?itok=JuTQlTXW" title="Soudain, surgit un monumental lapin gonflable dans la chambre du fils de Marie (PHoto Alain Hanel" width="468" /><br />
	Soudain, surgit un monumental lapin dans la chambre du fils de Marie © Alain Hanel</p>
<p>A la fin, Fau installe l’enfant sur une statue équestre, là où on a l’habitude de le voir chevaucher un simple balai. L’innocence de l’orphelin est ainsi couronnée, lorsqu’autour de lui les enfants chantent « Deine Mutter ist tot » (« Ta mère est morte ») et que lui-même continue à chanter « Hop, hop&#8230; » comme si de rien n&rsquo;était. On a le cœur serré.</p>
<p>L’interprétation vocale et orchestrale est admirable. On applaudit le naturel avec lequel les acteurs pratiquent le parlé-chanté et les musiciens déroulent leur partition aux lignes mélodiques déchirées.</p>
<p>La Marie d’<strong>Annemarie Kremer</strong> est proprement admirable, réalisant l’exploit de concilier le bel canto de la voix avec l’expression du <em>sprechgesang</em>.</p>
<p>Même chose pour <strong>Birger Radde</strong> en Wozzeck, lequel est étonnant de vérité dans la restitution de son personnage fou, hagard, violent ou dépassé.</p>
<p><strong>Mikeldi Atxalandabaso</strong> a la redoutable charge d’ouvrir le spectacle dans le rôle du capitaine. Par son brio et son aisance dans le parlé-chanté, il nous fait comprendre dès l’entrée que le spectacle sera réussi. On ne dira jamais assez l’importance des premières minutes d’un spectacle !</p>
<p>Par l’autorité de sa voix et de sa présence, <strong>Albert Dohmen </strong>s’affirme dans son rôle de médecin. De même <strong>Daniel Brenna</strong> dans celui du tambour major.</p>
<p><strong>Michael Porter</strong> est un bon soldat Andras.</p>
<p>Il est jusqu’au fou d’<strong>Andreas Conrad</strong> qui, en trois mots innocents, vous glace un auditoire.</p>
<p>Le chef <strong>Kazuki Yamada </strong>porte son orchestre à incandescence. Nous l’avons dit, il déroule avec aisance une musique qui charrie les éclats d’une tonalité atomisée. Il souligne à tout moment les noirceurs et les violences du drame, donnant à son orchestre le poids d’un vrai personnage.</p>
<p>Bref, ce <em>Wozzeck</em> tout Fau a tout juste !</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/wozzeck-monte-carlo-le-vrai-du-fau/">BERG, Wozzeck — Monte-Carlo</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>WAGNER, Tannhäuser — Monte-Carlo</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/tannhauser-monte-carlo-confessions-dun-fumeur-dopium-allemand/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 Feb 2017 06:07:31 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/spectacle/confessions-d-un-fumeur-d-opium-allemand/</guid>

					<description><![CDATA[<p>La vraie version de Paris, enfin ! Certes, Tannhäuser ne fut pas, contrairement à Don Carlos ou aux Vêpres siciliennes, écrit directement sur un livret français, mais la version de 1861, considérablement remaniée par rapport à celle de la création en 1845, inclut bien quelques passages qui furent mis en musique sur des paroles françaises. La &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/tannhauser-monte-carlo-confessions-dun-fumeur-dopium-allemand/"> <span class="screen-reader-text">WAGNER, Tannhäuser — Monte-Carlo</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/tannhauser-monte-carlo-confessions-dun-fumeur-dopium-allemand/">WAGNER, Tannhäuser — Monte-Carlo</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>La vraie version de Paris, enfin ! Certes, <em>Tannhäuser</em> ne fut pas, contrairement à <em>Don Carlos</em> ou aux <em>Vêpres siciliennes</em>, écrit directement sur un livret français, mais la version de 1861, considérablement remaniée par rapport à celle de la création en 1845, inclut bien quelques passages qui furent mis en musique sur des paroles françaises. La traduction de Nuitter n’est pas indigne, elle n’a pour vrai défaut que de ne pas toujours respecter la place des accents, d’où une insistance parfois curieuse sur des mots dépourvus de sens fort. Une curiosité, sans doute, et il est peu probable que ce <em>Tannhäuser</em> dans la langue de Molière s’impose à l’avenir, même si Roberto Alagna avait confié en interview (voir <a href="/podcast/operabox-15-roberto-alagna">ici même Operabox #15</a>) avoir été sollicité pour la même tentative, notamment en Allemagne.</p>
<p>Peu probable, compte tenu du petit nombre de chanteurs wagnériens francophones à l’heure actuelle ; les autres préféreront apprendre la version habituelle en allemand. Pourtant, c’est précisément ce choix du français qui a permis la prise de rôle de <strong>José Cura</strong> : <a href="http://www.forumopera.com/actu/jose-cura-le-tenor-qui-est-aussi-chef-dorchestre-metteur-en-scene-decorateur-costumier">comme le ténor argentin nous l’avait déclaré</a>, il ne serait sans doute jamais passé par la case Wagner s’il n’avait pas eu cette possibilité d’interpréter cette musique dans une langue qu’il maîtrise. On pourra toujours lui reprocher quelques erreurs de prononciation ici ou là (surtout au deuxième acte, où les syllabes nasales cessent d’être nasalisées, par exemple), mais ce grand artiste comprend ce qu’il chante et sait l’exprimer. Plus gênant, peut-être, le caractère très latin de ce Tannhäuser spécialiste de l’opéra italien de la fin du XIX<sup>e</sup> siècle, qui sonne parfois comme Canio ou Turiddu et qui, contrainte de la langue oblige, n’abordera vraisemblablement jamais ni Tristan ni aucun autre personnage bayreuthien.</p>
<p>Le français ne pose pas vraiment de problème à<strong> Annemarie Kremer</strong>, globalement assez compréhensible. Mais si la soprano néerlandaise possède en outre la silhouette et la vivacité de la jeune Elisabeth, en a-t-elle réellement la voix ? Pour un personnage dont le livret ne cesse de mettre en avant la pureté et la sainteté, n’attend-on pas des couleurs plus limpides et moins de vibrato, même si, on y reviendra, la mise en scène tire le rôle vers tout autre chose ?</p>
<p>A une articulation parfaite, dont le Biterolf de <strong>Roger Joakim</strong> est également à créditer, <strong>Jean-François Lapointe</strong> joint une connaissance approfondie du style français, pour un Wolfram au timbre riche et à la déclamation éloquente, digne des meilleurs barytons de notre répertoire national. <strong>Steven Humes</strong> a le bon goût de soigner sa diction, sans se reposer sur la seule beauté de ses graves, et de camper un landgrave Hermann noblement paternel (avunculaire ?). Avec Vénus, <strong>Aude Extrémo</strong> effectue une belle prise de rôle, pour laquelle elle sait trouver des accents tantôt caressant, tantôt menaçants. La diction, particulièrement incisive dans le grave, se perd un peu dans l’aigu, mais il s’agit très probablement d’un mauvais tour joué par le décor.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/92-tannhauser_calain_hanel_-_omc_2017_31.jpg?itok=n8QyrJ1W" title=" © Alain Hanel" width="468" /><br />
	 © Alain Hanel</p>
<p>Constitué d’un plancher-miroir semi-circulaire entouré d’un cyclorama, ledit décor n’est pas sans incidence sur la projection des voix. Bizarrement, les chanteurs qui en arpentent la périphérie, comme le joli pâtre d’<strong>Anaïs Constans</strong>, parviennent aux oreilles de façon quasi surnaturelle, mais dès que les personnages occupent le centre de cet espace, le son devient plus flou, et c’est seulement quand ils viennent à l’avant-scène qu’il retrouve une certaine netteté. Ce décor permet néanmoins l’usage de vidéos extrêmement réussies pour le premier acte (tout le moment des visions psychédéliques de Tannhäuser, suscitées par une pipe à opium que Vénus l’encourage à utiliser). Que Vénus soit accompagnée de quatre sosies-danseuses, cela peut traduire l’impression de satiété qu’éprouve le héros ; loin de la surenchère trop courante, la volupté est ici suggérée plutôt que soulignée. Certains choix de <strong>Jean-Louis Grinda</strong> laissent plus sceptique : le décor médiéval de la Wartburg paraît bien kitsch, avec ses figurants mimant des statues qui s’écroulent quand Vénus apparaît triomphante. Enfin, au dernier acte, toute notion de rédemption chrétienne est résolument chassée : Elisabeth s’ouvre les veines et, dans les derniers instants, la crosse du Pape n’a pas fleuri mais tous braquent un revolver sur Tannhäuser, qui va sans doute passer un mauvais quart d’heure une fois le rideau baissé.</p>
<p>Bonne surprise, en revanche, avec la direction de <strong>Nathalie Stutzmann</strong>, que l’on n’attendait certainement pas dans ce répertoire. Imposant des tempos allants, la mezzo devenue chef mène ses troupes à bon port, sans craindre de déchaîner parfois toute la force de l’orchestre, par exemple au final du deuxième acte. Au sein du chœur, les voix féminines se montrent un peu avares d’aigu dans la marche d’entrée des invités ; parmi les Pèlerins, les ténors semblent parfois sur le point d’être écrasés par les voix graves, mais l’équilibre se rétablit toujours, heureusement.</p>
<p>A noter : le spectacle sera diffusé en direct le 28 février sur cultureboxlive</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/tannhauser-monte-carlo-confessions-dun-fumeur-dopium-allemand/">WAGNER, Tannhäuser — Monte-Carlo</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>HINDEMITH, Mathis der Maler — Dresde</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/mathis-der-maler-dresde-art-sale/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yannick Boussaert]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 20 May 2016 04:29:16 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/spectacle/art-sale/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Mathis der Maler ne fait guère d’émules chez nos programmateurs lyriques, pas plus en France qu’ailleurs. Aussi son entrée à l’Opéra de Paris en 2010 avait été saluée en tant que telle, indépendamment de l’excellence de l&#8217;interprétation. De même, il faut saluer les représentations à Dresde de cette œuvre maitresse d’Hindemith. Six années entre ces &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/mathis-der-maler-dresde-art-sale/"> <span class="screen-reader-text">HINDEMITH, Mathis der Maler — Dresde</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/mathis-der-maler-dresde-art-sale/">HINDEMITH, Mathis der Maler — Dresde</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><em>Mathis der Maler</em> ne fait guère d’émules chez nos programmateurs lyriques, pas plus en France qu’ailleurs. Aussi son entrée à l’Opéra de Paris en 2010 avait été saluée en tant que telle, indépendamment de <a href="http://www.forumopera.com/spectacle/questions-sans-reponses">l’excellence de l&rsquo;interprétation</a>. De même, il faut saluer les représentations à Dresde de cette œuvre maitresse d’Hindemith. Six années entre ces deux productions, c&rsquo;est long pour un opéra qui, si moderne soit-il (1934), s’offre facilement à l’écoute, comporte de beaux rôles, de belles scènes où la musique se fait drame… en somme, tout ce qui fait théâtre. On le comprend d’autant moins que le livret et ses thématiques sont riches : guerre de religion, lutte des classes, place et utilité de l’art dans la société, engagement ou détachement de l’artiste alors que les doutes de Mathis face à la guerre et aux révoltes épousent ceux d’Hindemith confronté au régime nazi.</p>
<p>	A Paris, Olivier Py arrivait à explorer peu ou prou chacun de ces axes. A Dresde, la proposition de <strong>Jochen Biganzoli</strong> se concentre pendant les cinq premiers tableaux sur la question artistique et la place de l’artiste dans la société. L’action est déplacée à notre époque où Longo, Lichtenstein, Richter ou encore Monet seront conviés tant par leurs œuvres que par leurs écrits avant chaque lever de rideau. Mathis, témoin de l’action cherche l’inspiration dans les personnes qu’il rencontre (notamment les femmes), et les situations. Chez le Cardinal Albrecht, son refus de peindre tourne au « happening ». De rage il brise une glace et macule de sang un crâne doré, art bling-bling s’il en est. L’intelligence du propos ne fait pas de doute, mais elle évacue les autres thématiques : les factieux s’affrontent au tir à la corde ; la révolte paysanne devient un guerre civile moderne sans que l’on comprenne trop son lien avec le livret. Le metteur en scène allemand attend le sixième tableau et le rêve de Mathis pour approfondir le sens de son travail. Le retable d’Issenheim est mis aux enchères devant une foule de d’acheteur mort-vivants. L’art a perdu son sens, seule compte sa valeur marchande : le foule emporte ses emplettes dans des sacs estampillés « <em>art sale </em>» (vente d’art). Les « alleluias » d’Albrecht et de Mathis qui concluent le tableau n’en sont que plus grinçants. Le septième tableau opère un retour en arrière. Avant le lever du rideau, défile l’édit nazi qui interdit la représentation de <em>Mathis</em> en 1934. Regina s’en va avec son violon, Mathis, assimilé au compositeur, renonce à la protection de l’Eglise. L’art a perdu sur toute la ligne : maintenant face à la barbarie, demain face au mercantilisme.</p>
<p>	A cette stimulante proposition scénique répond une distribution très engagée et homogène. <strong>Markus Marquard</strong> supporte le rôle titre avec bravoure et endurance où seule manque la compassion dans les premiers tableaux. Voix claire et facile, <strong>John Daszak</strong> se joue de l’écriture très tendue d’Albrecht. <strong>Annemarie Kremer</strong> est confondante en Ursula. Son timbre corsé et sa puissance certaine lui permettent nuances et éclats qu’elle fond avec intelligence dans les situations. <strong>Michael Eder</strong> (Riedinger) construit son personnage noble autour d’une ligne irréprochable où seule la puissance fait quelque peu défaut. Les deux conseillers du Cardinal, Capito (<strong>Tom Martinsen</strong>) et Pommersfelden (<strong>Matthias Henneberg</strong>) sont aussi convaincant vocalement que scéniquement. De même pour la Regina sensible d’<strong>Emily Dorn</strong> qui monte en puissance toute la soirée durant. <strong>Christa Mayer</strong> (la Comtesse) démontre en une seule scène toutes ses qualités de diseuse. Quelques ombres émaillent ce tableau d’ensemble, notamment <strong>Gerald Hupach</strong> (Sylvester) dont l’engagement ne saurait racheter les problèmes de justesse récurrents. On se console bien vite à l’écoute des chœurs où les ténors sont lumineux.</p>
<p>	<strong>Simone Young</strong> soutient les trois heures de représentation par une belle dynamique construite sur des percussions souvent mises en avant. L’ensemble est efficace, les crescendo bien menés et le plateau jamais mis en difficulté dans les tutti. Léger regret, il manque quelques enluminures à cette solide architecture.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/mathis-der-maler-dresde-art-sale/">HINDEMITH, Mathis der Maler — Dresde</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
